L’éruption de 2018 du Kilauea (Hawaii) // The 2018 eruption of Kilauea (Hawaii)

En 2018, le Kilauea a connu l’éruption la plus spectaculaire des deux derniers siècles. Elle s’est déroulée au sommet du volcan et dans la Lower East Rift Zone. L’USGS vient de mettre en ligne un document retraçant l’historique des différents événements qui ont ponctué l’éruption, sans oublier les circonstances qui l’ont précédée, que ce soit dans la zone sommitale ou sur le Pu’uO’o dans l’East Rift Zone. Vous pourrez visionner le document en cliquant sur ce lien :

https://wim.usgs.gov/geonarrative/kilauea2018/

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In 2018, Kilauea experienced its largest Lower East Rift Zone eruption and summit collapse in at least 200 years. USGS has just released a geonarrative that provides a brief overview of the different eruptive events, without forgetting the circumstances that led up to the 2018 eruption, both in the summit area and on Pu’uO’o on the East Rift Zone. The document can be viewed by clicking on this link:.

https://wim.usgs.gov/geonarrative/kilauea2018/

L’effondrement du cratère du pu’uO’o juste avant la sortie de la lave dans la Lower East Rift Zone (Crédit photo: USGS / HVO)

Explosion du volcan de boue de Piparo (Trinité et Tobago) // Explosion of the Piparo mud volcano (Trinidad and Tobago)

Le volcan de boue de Piparo a connu une forte explosion à 21h08 (heure locale) le 21 septembre 2019. En mai de cette même année, des géologues ont déclaré que la pression montait sous le volcan, faisant craindre une nouvelle éruption. On pense que le volcan de boue a un cycle éruptif de 25 à 30 ans.
Des fractures sont apparues sur les routes et dans les habitations de plusieurs localités à proximité du volcan de boue et il y avait une forte odeur de soufre dans l’air.
Une éruption dévastatrice a eu lieu à Piparo le 22 février 1997. Des voitures et des maisons ont été ensevelies sous 2,5 kilomètres cubes de boue qui s’est rapidement durcie. Bien que personne n’ait été tué, 31 familles ont été définitivement évacuées de leurs maisons.
Source: Trinitad and Tobago Guardian ; The Watchers.

J’ai écrit une note sur ce volcan le 14 mai 2019 avec une vidéo montrant l’éruption de 1997:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/05/14/prochaine-eruption-du-volcan-de-boue-de-piparo-trinite-will-piparos-mud-volcano-soon-erupt-trinidad/

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 A strong explosion of the Piparo mud volcano was reported at 22:08 (local time) on September 21st. In May 2019, geologists said pressure was building up under the volcano, raising fears another eruption was imminent. It is thought Piparo has a cyclic­i­ty of large erup­tions every 25 to 30 years.

Cracks appeared across roads and homes in several communities close to the mud volcano and there was a strong sulphur scent in the air.

A devastating eruption took place at Piparo on February 22nd, 1997. Cars and homes were buried under a 2.5-cubic kilometre of mud that quickly hardened. Though no one was killed, 31 families were permanently displaced from their homes.

Source:  Trinidad and Tobago Guardian ; The Watchers.

I wrote a post about this volcano on May 14th, 2019, with a video showing the 1997 eruption:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/05/14/prochaine-eruption-du-volcan-de-boue-de-piparo-trinite-will-piparos-mud-volcano-soon-erupt-trinidad/

Source: Google Maps

Volcans du monde (suite) // Volcanoes of the world (continued)

Voici quelques informations supplémentaires sur l’activité volcanique dans le monde, publiées dans le dernier rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution:

Le SERNAGEOMIN indique qu’un séisme longue durée (LP) a été enregistré sur le Copahue (frontière entre le Chili et l’Argentine) dans la soirée du 11 septembre 2019, en relation avec une explosion qui a généré un panache de gaz et de cendre atteignant de faibles hauteurs. Une explosion plus puissante, enregistrée plus tard dans la nuit, a produit un panache qui s’est élevé à 250 mètres au-dessus du cratère. Des dépôts incandescents autour de la bouche éruptive étaient visibles la nuit et un dépôt de cendre couvrant une superficie de 3,4 kilomètres carrés recouvrait le flanc ESE. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune.

Les panaches de gaz du Nevados de Chillán (Chili) s’élèvent jusqu’à 800 mètres au-dessus du cratère Nicanor. Des explosions éjectent parfois des matériaux incandescents. Le 14 septembre, une coulée de lave de 600 mètres de long et de 100 mètres de large avançait sur environ 600 mètres le long du flanc NNE. Le niveau d’alerte reste à la couleur Orange. Le public doit rester à au moins 3 km du cratère sur le flanc sud-ouest et à 5 km sur le flanc ENE.
Source: SERNAGEOMIN.

Une vidéo du Villarrica (Chili) tournée lors d’un survol le 11 septembre montre un cône actif sur le plancher du cratère. La sismicité et l’activité explosive sont actuellement en baisse. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à la couleur Jaune.
Source: SERNAGEOMIN.

Le Sakurajima (Japon) est toujours très actif. Une éruption le 16 septembre 2019 a produit un panache de cendre qui s’est élevé à 2,8 km au-dessus du cratère. Le 17 septembre, une autre explosion a généré un panache de cendre qui est monté à 1 km, avec des projections de blocs jusqu’à 1,1 km. Deux événements éruptifs plus tard dans la journée ont produit des panaches de cendre de 1,6 km de hauteur. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5).
Source: JMA.

En Indonésie, la lave coule toujours depuis le Cratère Principal du Karangetang (Sud) et du Cratère Dua (Nord). Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1-4).
Source: CVGHM.

Le réseau sismique de l’Anak Krakatau (Indonésie) a enregistré cinq événements éruptifs du 9 au 15 septembre 2019. Une webcam a enregistré des panaches de vapeur s’élevant à 150 mètres du fond du cratère et des panaches de cendre plus denses s’élevant à 300 mètres. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester en dehors de la zone de danger de 2 km de rayon.
Source: CVGHM.

L’activité sismique du Pacaya (Guatemala) a augmenté le 8 septembre 2019 et les jours suivants, parallèlement à une intensité de l’activité explosive dans le cratère Mackenney. Des explosions ont envoyé des matériaux jusqu’à 75 mètres au-dessus du cône. Des coulées de lave avancent sur plus de 500 mètres sur les flancs nord et nord-ouest du volcan.
Source: INSIVUMEH.

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Here is some more news about volcanic activity around the world, as published in the Smithsonian Institution’s latest weekly report:

SERNAGEOMIN reports that a long-period (LP) earthquake was recorded at Copahue (Chile-Argentina border) in the evening of September 11th, 2019, correlated with an explosion that generated a gas-and-ash emission rising to low heights. A larger explosion, recorded later at night produced a plume that rose 250 metres above the crater. Incandescent deposits around the eruptive vent were visible at night, and an ash deposit covering an area of 3.4 square kilometres, was visible on the ESE flank. The Alert Level remains at Yellow.

Gas plumes from Nevados de Chillán (Chile) are rising up to 800 metres above the Nicanor Crater rim. Explosions sometimes eject incandescent material. A 600-metre-long and 100-metre-wide lava flow was advancing about 600 metres on the NNE flank by 14 September. The Alert Level remains at Orange. The public should stay at least 3 km away from the crater on the SW flank and 5 km away on the ENE flank.

Source: SERNAGEOMIN.

A video of Villarrica (Chile) shot during an overflight on September 11th showed an active cone on the crater floor. Seismicity and explosive activity are currently both decreasing. As a consequence, the volcanic alert level has been lowered to Yellow.

Source: SERNAGEOMIN.

Sakurajima (Japan) is still quite active. An eruption on September 16th, 2019 produced an ash plume that rose 2.8 km above the crater. Another explosion on September 17th generated an ash plume that rose 1 km and ejected blocks as far as 1.1 km. Two eruptive events later that day produced ash plumes that rose 1.6 km. The alert level remains at 3 (on a 5-level scale).

Source: Japan Meteorological Agency (JMA)

In Indonesia, Lava is still flowing from Karangetang’s Main Crater (S) and Dua Crater (N), travelling as far as 1.5 km down drainages on the SW flank. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

Anak Krakatau’s seismic network (Indonesia) recorded five eruptive events during 9-15 September. A webcam at the summit recorded diffuse steam and gas plumes rising 150 metres from the bottom of the crater, and dense ash plumes rising 300 metres. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside of the 2-km-radius hazard zone.

Source: CVGHM.

Seismic activity at Pacaya (Guatemala) increased on September 8th, 2019 and the following days, coincident with increased explosive activity at Mackenney Crater. Explosions ejected material as high as 75 metres above the cone. Lava flows are advancing over 500 metres on the N and NW flanks.

Source: INSIVUMEH.

Séquence éruptive sur le Sakurajima (Capture d’écran de la webcam)

Une éruption sur Io dans les prochains jours ? // An eruption on Io in the coming days ?

Io, la lune de Jupiter, est un univers de volcans actifs. Loki Patera est le plus grand d’entre eux. Il présente une vaste dépression d’un diamètre de 202 km dans laquelle se trouve un lac de lave actif probablement relié à un réservoir magmatique situé en dessous. On pense que le lac de lave est recouvert d’une fine croûte solidifiée. Les scientifiques qui observent Io à travers les télescopes pensent que cette croûte se rompt de temps en temps, ce qui provoque une tache de lumière.

Les éruptions du Loki sont si régulières qu’une astronome du Planetary Science Institute à Tucson (Arizona) en a prédit une pour la mi-septembre 2019. Si le volcan entre effectivement en éruption, les astronomes sur Terre pourront admirer, grâce à leurs télescopes, une lueur intense, ainsi que les nuages ​​toroïdaux de plasma qui encercleront Jupiter.
Après plus de 20 ans d’observations, la scientifique du Planetary Science Institute a déclaré que l’apparition des taches de lumière sur le Loki était le signe qu’une éruption allait se produire. Un tel événement est observé environ tous les 475 jours. Elle vient de présenter ses travaux au Congrès européen des sciences planétaires de Genève.
Le Loki est le volcan le plus imposant et le plus actif sur Io. Il est si brillant dans l’infrarouge que les astronomes peuvent l’observer à l’aide de télescopes sur Terre. Si son cycle éruptif ne s’est pas modifié, le Loki devrait entrer en éruption en septembre 2019. La dernière éruption a été correctement prévue en mai 2018.
En janvier, des caméras embarquées à bord de la sonde Juno de la NASA ont pris de superbes photos d’un énorme panache volcanique alors qu’elles observaient la surface de Io.
Bien que la taille énorme du Loki ait un effet stabilisateur sur ses cycles, ce qui le rend plus prévisible que de nombreux volcans, la scientifique reste prudente. En effet, au début des années 2000, alors qu’un cycle de 540 jours avait été détecté, le comportement du Loki a changé et il n’a plus présenté d’activité périodique jusqu’en 2013. Elle explique aussi qu’il est difficile de prévoir les éruptions volcaniques. De nombreux facteurs doivent être pris en compte, notamment l’alimentation magmatique, la composition du magma et en particulier la présence de bulles dans le magma, le type de roche sur lequel repose le volcan, les fracturations, ainsi que de nombreux autres facteurs. Selon elle, les éruptions du Loki Patera peuvent être prévues car c’est un très gros volcan. En raison de sa taille, c’est la physique de base qui est dominante au moment des éruptions. Les modifications ce comportement qui affectent les volcans de petite taille sont moins visibles en ce qui concerne le Loki.
Source: EarthSky.

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Jupiter’s moon Io is a world of active volcanoes, and Loki Patera is the largest of these, a great depression in the moon’s surface some 202 km across. An active lava lake resides in this depression, and is thought to be directly connected to a magma reservoir below. The lake is likely covered over by a thin, solidified crust. Scientists peering through earthly telescopes have seen this area as continuously active. They think that the crust overlying the lake occasionally gives way, causing a brightness increase. In fact, Loki’s periodic eruptions are so regular that an astronomer of the Planetary Science Institute based in Tucson (Arizona) has predicted one for this month. Loki is expected to erupt again in mid-September 2019. If the volcano does erupt, Earth’s astronomers with their telescopes will be able to marvel as the celestial body brightens and its toroidal clouds of plasma encircle Jupiter.

Based on more than 20 years of lunar observations, the astronomer at Planetary Science Institute says Loki’s brightenings signal an on-schedule eruption that could be predicted approximately every 475 days. She presented her studies at the 2019 European Planetary Science Congress in Geneva.

Loki is the largest and most powerful volcano on Io, so bright in the infrared that astronomers can detect it using telescopes on the Earth. If its behaviour remains the same, Loki should erupt in September 2019. Scientists correctly predicted the last eruption in May 2018.

In January, cameras aboard NASA’s Juno spacecraft caught great photos of a massive volcanic plume as it shot material off Io’s surface.

Though Loki’s enormous size has a stabilizing effect on its cycles, making it more predictable than many volcanoes, the female scientist remains cautious. Indeed, in the early 2000s, once the 540-day pattern was detected, Loki’s behaviour changed and did not exhibit periodic behaviour again until about 2013. She explains that volcanoes are difficult to predict because they are complicated. Many things influence volcanic eruptions, including the rate of magma supply, the composition of the magma and particularly the presence of bubbles in the magma, the type of rock the volcano sits in, the fracture state of the rock, and many other issues. Loki Patera could be predictable because it is so large. Because of its size, basic physics are likely to dominate when it erupts, so the small complications that affect smaller volcanoes are likely to not affect Loki as much.

Source: EarthSky.

Vue du volcan Loki Patera sur Io. La structure en fer à cheval est un lac de lave. (Source : NASA)

Eruption à la surface de Io (Source: NASA)