Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le CENAPRED indique que le Popocatepetl (Mexique) continue à émettre des panaches de cendres et de vapeur. Certains panaches peuvent être plus volumineux, comme sur l’image de la webcam ci-dessous. La couleur du niveau d’alerte reste Jaune, Phase 2.
La Protection Civile mexicaine rappelle que l’approche du Popocatepetl est interdite dans un rayon de 12 km du sommet. De son côté, le CENAPRED exhorte la population à rester en dehors des ravines qui entaillent les flancs du volcan à cause du risque de coulées de boue, principalement en saison des pluies.Il y a aussi le risque d’être frappé par les projections du volcan.
Ces mises en garde sont parfois ignorées par certains randonneurs. C’est ainsi qu’une femme et son compagnon qui avaient entrepris le 22 juin 2022 l’escalade du volcan ont probablement été surpris par une pluie de projections volcaniques. Ils ont chuté dans une ravine d’une cinquantaine de mètres de profondeur, à environ 300 mètres du cratère. La femme a été tuée et son compagnon sérieusement blessé. Les autorités mexicaines n’avaient pas été prévenues de cette ascension.

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Le KVERT indique qu’un épisode éruptif a été observé le 23 juin 2022 sur le volcan Chikurachki, dans le nord des Kouriles (Russie). Les données satellitaires ont montré un nuage de cendres de 4,5 km de hauteur qui s’est déplacé sur 25 km vers le SE du volcan.

La couleur de l’alerte aérienne est alors passée du Vert à l’Orange, avant d’être abaissée au Jaune. Il est bon de rappeler que les volcans de cette région du monde se trouvent sous les couloirs aériens entre l’Amérique et l’Asie.

Source: GVP

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Après la fin de la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion), le 17 janvier 2022, l’OVPF avait enregistré une légère reprise de l’inflation sommitale. Après une accélération à la mi-avril, elle avait stoppé à la mi-mai.

Dans ses derniers bulletins quotidiens, l’Observatoire indique que les GPS de la zone sommitale enregistrent à nouveau « une inflation, témoin de la mise en pression d’une source superficielle. » Les GPS en champ lointain enregistrent eux aussi « une inflation, témoin de la mise en pression d’une source profonde. »

Les émissions de SO2 restent en dessous du seuil de détection Les émissions de CO2 au sol sont « en diminution dans le secteur distal et dans le secteur proximal. »

Au vui de ces informations, on peut raisonnablement penser qu’il n’y aura pas d’éruption dans le court terme, mais que le volcan doit être surveillé étroitement. On sait que le départ d’une éruption sur le Piton peut être très rapide.

Photo: C. Grandpey

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En Sicile, l’activité volcanique n’est pas très intense sur le Stromboli ces jours-ci. Elle se caractérise par des explosions stromboliennes, avec émissions de cendres, dans le secteur du cratère NE. On observe des émissions de vapeur et de gaz dans le secteur central de la terrasse cratèrique. L’activité explosive est faible avec une moyenne de 7 à 8 événements de petite amplitude par heure. Le tremor volcanique des valeurs moyennes.

La situation est calme également sur l’Etna et se caractérise principalement par un dégazage au niveau des cratères sommitaux. Il n’y a actuellement aucune coulée de lave.
Source : Laboratorio Geofisico Sperimentale.

Petite évolution de la situation à Vulcano (Iles Eoliennes ./ Sicile). L’ordonnance en vigueur prenait fin le 29 juin 2022. Le maire de Lipari vient de diffuser une nouvelle ordonnance qui fait quelque peu évoluer les restrictions. Ainsi, la plage de Levante et le tronçon de mer des « Acque Calde » sont de nouveau accessibles, à l’exception des secteurs où le dégazage est le plus intense. La zone avait été interdite dans son intégralité fin mai suite à la décoloration de l’eau de mer.
En revanche, l’accès au cratère reste interdit pour le moment. Attention, les carabiniers contrôlent et verbalisent (500 euros) les contrevenants.

Source: Eolie News.

Il fait très chaud en Sicile, avec plusieurs incendies de végétation. De plus, comme en France, on observe une augmentation rapide du nombre de cas de COVID.

Photo: C. Grandpey

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Une activité modérée est toujours observée sur l’Ebeko (île Paramushir / Russie). Les explosions génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 2,5 km au-dessus du niveau de la mer. Une anomalie thermique a été identifiée sur les images satellites le 22 juin 2022. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange.
Source : KVERT.

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Selon un article de presse, une explosion modérée sur le San Cristóbal (Nicaragua) a généré un panache de gaz et de cendres qui s’est élevé à 1,5 km au-dessus du cratère. Une petite quantité de cendres est retombée sur les localités proches du volcan. La situation est redevenue normale par la suite.
Source : INETER.

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Le Bulusan (Philippines) reste bien actif avec des panaches de cendres qui montent de 100 à 400 m au-dessus du sommet. Les émissions de SO2 étaient en moyenne de 559 à 751 tonnes par jour à la fin juin 2022. Le réseau sismique enregistrait alors quotidiennement 7 à 65 séismes d’origine volcanique. Un petit lahar a été détecté lors d’un orage le 26 juin. Le niveau d’alerte reste à 1. Il est demandé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent de 4 km de rayon autour du volcan.
Source : PHIVOLCS.

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L’activité a diminué sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande) au cours des dernières semaines. Aucun nouveau séisme n’a été enregistré. La température du lac de cratère est descendue à 21°C, contre 40°C début mai. Les émissions de gaz continuent de fluctuer mais sont globalement en baisse. Comme le volcan montre toujours des signes d’activité, le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune
Source : GéoNet.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

CENAPRED indicates that Popocatepetl (Mexico) continues to emit plumes of ash and steam. Some plumes may be larger, as seen in the webcam image below. The colour of the alert level remains Yellow, Phase 2.
The Mexican Civil Protection recalls that the approach to Popocatepetl is prohibited within a radius of 12 km from the summit. For its part, CENAPRED urges the population to stay out of the drainages that slash the sides of the volcano because of the risk of mudslides, mainly in the rainy season. There is also the risk of being hit by the projections from the volcano.
These warnings are sometimes ignored by some hikers. A woman and her companion who had undertaken to climb the volcano on June 22nd, 2022 were probably hit by a shower of volcanic projections. They fell into a ravine about fifty meters deep, 300 meters from the crater. The woman was killed and her companion seriously injured. The Mexican authorities had not been informed of this ascent.

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KVERT indicates that an eruptive episode was observed on June 23rd, 2022 on Chikurachki volcano, in the north Kuriles (Russia). Satellite data showed an ash cloud 4.5 km in height that moved 25 km to the SE of the volcano.
The aviation colour code changed from Green to Orange before being lowered to Yellow. It is good to remember that the volcanoes of this region of the world are beneath air corridors between America and Asia.

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After the end of the last eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island), on January 17th, 2022, OVPF had recorded a slight recovery in summit inflation. After an acceleration in mid-April, it had stopped by mid-May.
In its last daily bulletins, the Observatory indicates that the GPS of the summit area again records « inflation, evidence the pressurization of a shallow source. » Far-field GPS instruments also record « inflation, the sign of pressurization of a deep source. »
SO2 emissions remain below the detection threshold. CO2 emissions on the ground are « decreasing both in the distal and in the proximal sectors. »
In view of this information, one may think that there will be no eruption in the short term, but the volcano should be closely monitored. It is well known that the start of an eruption on the Piton can be very rapid.

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Volcanic activity is not very intense at Stromboli (Sicily) these days. it is generally characterized by strombolian explosions, with ash emissions, located at the NE crater sector with steam and gas emissions at the at C crater sector. The explosive activity is low with an average of 7-8 small amplitude events per hour.The volcanic tremor shows medium values.

The situation is quiet on Mt Etna and is mainly characterised by degassing at the craters. No lava effusion is currently observed.

Source: Laboratorio Geofisico Sperimentale.

Slight evolution of the situation at Vulcano (Aeolian Islands ./ Sicily). The current ordinance ended on June 29th, 2022. The mayor of Lipari has just issued a new ordinance which changes the restrictions somewhat. Thus, the Levante beach and the stretch of sea of ​​the « Acque Calde » are accessible again, except for the sectors where the degassing is most intense. The area had been closed off in its entirety at the end of May following the discoloration of the sea water.
On the other hand, access to the La Fossa crater remains prohibited for the moment. Beware, the carabinieri control and fine (500 euros) the offenders.
Source: Eolie News.

The weather is currently very hot in Sicily, with several wildfires. Besides, like in France there is a rapid increase in the number of COVID cases.

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Moderate activity continues at Ebeko (Paramushir Island / Russia). Explosions generate ash plumes that rise up to 2.5 km a.s.l. A thermal anomaly over the volcano was identified in satellite images on June 22nd, 2022. The Aviation Color Code was raised to Orange.

Source: KVERT.

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According to a news article, a moderate explosion at San Cristóbal (Nicaragua) produced a gas-and-ash plume that rose 1.5 km above the crater. A minor amount of ash fell on nearby communities during the explosion and the situation returned to normal levels afterwards.

Source: INETER.

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Unrest continues at Bulusan (Philippines) with emissions that rise 100-400 m above the summit. SO2 emissions averaged 559-751 tonnes per day by the end of June 2022. The seismic network recorded 7-65 daily volcanic earthquakes. A small lahar was detected during a thunderstorm on June 26th. The Alert Level remains at 1. The public is asked not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

Source: PHIVOLCS.

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Activity has been declining at Ruapehu (New Zealand) in the past weeks. No new earthquakes have been recorded. The temperature of the crater lake has dropped to 21°C, versus 40°C in early May. Gas emissions continue to fluctuate but globally decline. As the volcano is still showing signs of unrest, the Volcanic Alert Level remains at 2 (on a scale from 0-5) and the Aviation Color Code is kept at Yellow

Source: GeoNet.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Âge du Bronze : refroidissement causé par une éruption en Alaska // Bronze Age : cooling caused by an eruption in Alaska

En 1627 avant notre ère, au cours de l’Âge du Bronze, le climat s’est soudain refroidi. On présumait jusqu’à présent que ce refroidissement global était une conséquence de l’éruption qui a détruit l’île de Théra en mer Égée, et qui correspond aujourd’hui à Santorin. Une nouvelle étude publiée dans les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences et dirigée par une scientifique de l’université de l’Arizona vient remettre en cause cette hypothèse.

Suite à l’analyse des cendres volcaniques et du soufre présents dans des carottes de glace prélevées au Groenland et en Antarctique, il ressort que le principal responsable de ce refroidissement serait le volcan Aniakchak qui se trouve dans l’arc des Aléoutiennes en Alaska. Il présente aujourd’hui une caldeira de 10 km de large qui s’est formée il y a environ 3 400 ans lors d’une éruption volumineuse au cours de laquelle des coulées pyroclastiques ont parcouru plus de 50 km au nord de la mer de Béring et ont également atteint l’océan Pacifique au sud. Au moins 40 éruptions explosives ont été documentées au cours des 10 000 dernières années, ce qui en fait le volcan le plus actif des Aléoutiennes orientales.Son éruption en 1628 avant notre ère, est celle qui a eu le plus fort impact sur le climat au cours des quatre derniers millénaires.

Ce n’est donc pas l’éruption de Santorin, mais bien celle de l’Aniakchak, qui serait à l’origine du refroidissement global de l’Âge du Bronze

Si l’on connaît assez bien l’activité volcanique et son impact sur le climat au cours des 2500 dernières années, ce n’est pas le cas pour les périodes antérieures. Ainsi, celle du Théra (Santorin) en mer Égée, qui fut l’une des plus explosives de l’Holocène. On ne connaît pas sa date précise, si ce n’est qu’elle a eu lieu au cours d’une période comprise entre 1680 et 1500 avant notre ère.

Pour dater les éruptions volcaniques, les scientifiques s’appuient sur deux types de preuves : la présence de sulfates volcaniques dans les carottes de glace et les anomalies de croissance dans les cernes des arbres. C’est en étudiant des carottes de glace prélevées au Groenland et en Antarctique et en les faisant correspondre aux anomalies de formation de croissance d’arbres du sud-ouest des États-Unis et d’Irlande, que les chercheurs ont réussi à déduire les datations, mais aussi la latitude, les dimensions et l’impact climatique de sept éruptions détectées entre 1680 et 1500 avant notre ère.

Source: Science et Avenir, Yahoo News, Smithsonian Institution.

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In 1627 BCE, during the Bronze Age, the climate suddenly cooled. It was assumed until now that this global cooling was a consequence of the eruption that destroyed the island of Thera in the Aegean Sea, and which today corresponds to Santorini. A new study published in the Proceedings of the National Academy of Sciences and led by a scientist from the University of Arizona challenges this hypothesis.
Following the analysis of volcanic ash and sulfur present in ice cores taken from Greenland and Antarctica, it appears that the main culprit for this cooling was the Aniakchak volcano, in the Aleutian arc (Alaska). It now features a 10 km wide caldera that formed about 3,400 years ago in a large eruption in which pyroclastic flows traveled more than 50 km north of the Bering Sea and also reached the Pacific Ocean to the south. At least 40 explosive eruptions have been documented over the past 10,000 years, making it the most active volcano in the eastern Aleutians. Its eruption in 1628 BCE was the one with the greatest impact on climate in the over the past four millennia.
Therefore, it was the eruption of Aniakchak, not Santorini, which was the cause of the global cooling of the Bronze Age.
We know quite well the volcanic activity and its impact on the climate during the last 2500 years, but not during the previous periods. This is the case of the eruption of Thera (Santorini) which was one of the most explosive of the Holocene. However, we do not know its precise date, except that it took place during a period between 1680 and 1500 BC.
To date volcanic eruptions, scientists rely on two types of evidence: the presence of volcanic sulfates in ice cores and growth anomalies in tree rings. By studying ice cores taken from Greenland and Antarctica and matching them with growth formation anomalies of trees in the southwestern United States and Ireland, the researchers were able to deduce the datings, but also the latitude, dimensions and climatic impact of seven eruptions detected between 1680 and 1500 BC.
Source: Science and Future, Yahoo News, Smithsonian Institution.

Vue de la caldeira de l’Aniakchak (Source: AVO)

Au cas où le Mont Fuji (Japon) entrerait en éruption… // In case Mt Fuji (Japan) should erupt…

Le mont Fuji (3776 m) sur l’île de Honshū, est le volcan le plus connu et le plus populaire du Japon. Il s’agit d’un stratovolcan actif dont la dernière éruption s’est déroulée de 1707 à 1708. L’événement a déposé quelques centimètres de cendres sur Edo (aujourd’hui Tokyo) et a formé un grand cratère sur le flanc est. Le mont Fuji a été ajouté à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que site culturel le 22 juin 2013. Selon l’Organisation, le mont Fuji a « inspiré des artistes et des poètes et fait l’objet de pèlerinages depuis des siècles »
Le volcan se trouve à la triple jonction entre la plaque de l’Amour, la plaque d’Okhotsk et la plaque des Philippines qui forment respectivement la partie occidentale du Japon, la partie orientale du Japon et la péninsule d’Izu.
Aucune activité éruptive n’a été observée sur le mont Fuji depuis 1708. Les Japonais craignent que le volcan se réveille soudainement, entraînant des problèmes pour les régions environnantes, jusqu’à Tokyo qui se trouve à une centaine de kilomètres au nord-est du volcan. C’est la raison pour laquelle l’Agence de Police Nationale japonaise (NPA) a commencé à lancer une campagne de préparatifs pour le cas où le mont Fuji se réveillerait.
Une simulation réalisée par le Conseil de gestion des catastrophes en avril 2020 a montré que si une éruption semblable à celle de 1707-1708 (avec un VEI 5) devait se produire aujourd’hui, la ville de Tokyo pourrait se retrouver complètement paralysée en seulement trois heures, avec d’importantes perturbations de l’électricité, de l’eau potable et de la circulation.
En juin 2021, la Commission nationale de la sécurité publique et la NPA ont révisé les mesures à prendre en cas de catastrophe, en ajoutant pour la première fois l’achat d’équipements nécessaires au traitement des cendres volcaniques. En conséquence, la NPA a l’intention d’acheter environ 95 000 masques anti-poussière et environ 6 000 lunettes de protection destinés aux services de police lors des opérations de secours. La NPA a estimé que quelque 36 000 policiers seraient mobilisés.
La police de la préfecture de Kanagawa a prévu deux chargeuses sur pneus pour éliminer les cendres volcaniques des routes, tandis que les services de police métropolitaine de Tokyo ont prévu d’augmenter le nombre de groupes électrogènes à utiliser pendant les pannes d’électricité. Les services de police préfectoraux de Kanagawa, Yamanashi et Shizuoka ont également prévu des exercices en vue d’une éventuelle éruption du mont Fuji.
L’éruption du mont Fuji de 1707-1708 a commencé 49 jours après un séisme de M 8,6 le 28 octobre, le plus puissant événement au Japon avant le séisme de Tohoku de 2011. Bien qu’il n’y ait eu aucun décès associé directement à l’éruption, de nombreuses personnes sont mortes (certaines estimations indiquent 20 000 décès) en raison de la quantité de cendres (environ 800 millions de mètres cubes) vomie par le volcan. Le secteur agricole a été décimé, ce qui a provoqué de la famine. Les cendres se sont également retrouvées dans les ruisseaux et les rivières, jusqu’à les obstruer et former des barrages. En août 1708, certains de ces barrages se sont rompus, provoquant des inondations de boue et de cendres volcaniques qui ont recouvert les régions en aval.
Il convient de noter qu’à la suite du séisme et du tsunami destructeurs de Tohoku en 2011, plusieurs volcanologues japonais craignaient que l’événement n’augmente la pression sur le mont Fuji et ne déclenche une éruption. Aucun événement de ce type ne s’est produit jusqu’à présent…
Source : The Watchers.

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Mount Fuji (3776 m) on the island of Honshū, is Japan’s best known and most popular volcano. It is an active stratovolcano that last erupted from 1707 to 1708. The event deposited a few centimeters of ash on Edo (today’s Tokyo) and formed a large new crater on the east flank. Mount Fuji was added to the World Heritage List as a Cultural Site on June 22, 2013. According to UNESCO, Mount Fuji has « inspired artists and poets and been the object of pilgrimage for centuries »

The volcano is located at the triple junction where the Amurian Plate, the Okhotsk Plate, and the Philippine Sea Plate meet. Those plates form the western part of Japan, the eastern part of Japan, and the Izu Peninsula, respectively.

No eruptive activity has been observed since 1708. Japanese fear the volcano might wake up suddenly and cause problems to surrounding areas, as far as Tokyo which is located 100 km to the north-east. This is the reason why Japan’s National Police Agency (NPA) has started making comprehensive preparations for a possible eruption of Mount Fuji.

A simulation made by the government’s Central Disaster Management Council in April 2020 showed that if an eruption similar to the one that occurred in 1707/08 (with a VEI 5) were to happen today, Tokyo could end up completely paralyzed within just three hours, with major power, drinking water, and traffic disruptions.

In June 2021, the National Public Safety Commission and the NPA revised their disaster countermeasures, adding for the first time the procurement of equipment needed for dealing with volcanic ash. As a result, NPA is now looking to purchase about 95 000 dust masks and roughly 6 000 goggles for distribution to local police departments for rescue and relief activities. NPA estimated that some 36 000 police officers would be mobilized.

The Kanagawa Prefectural Police have secured two wheel loaders for removing volcanic ash from roads, while Tokyo’s Metropolitan Police Department has increased the number of power generators for use during outages. The Kanagawa, Yamanashi and Shizuoka prefectural police departments have also conducted drills in preparation for a possible eruption of Mount Fuji.

The 1707-1708 Mount Fuji eruption started 49 days after an M8.6 earthquake on October 28th, Japan’s largest earthquake before the 2011 Tohoku earthquake. While there were no direct deaths associated with the eruption, many people died (some estimates suggest 20 000) as a consequence of the massive amount of ash (an estimated 800 million cubic meters) released by the volcano.The agricultural sector was decimated, causing many people to starve to death. Ash also ended up in streams and rivers, filling them up and even damming them. In August 1708, these dams broke, causing a flood of mud and volcanic ash, which blanketed the downstream regions.

It should be noted that in the wake of the destructive 2011 Tohoku earthquake and tsunami, several Japanese volcanologists feared that the event might raise pressure on Mt Fuji and trigger an deruption. No such event has occurred so far.

Source : The Watchers.

Le mont Fuji a inspiré les artistes japonais comme Katsuhika Hokusai et ses Trente-six vues du Mont Fuji (Source: Wikipedia)

Fort risque sismique en Méditerranée?

C’est bien connu, la presse a ses marottes, avec des sujets qui ressortent de temps à autre, histoire de titiller les angoisses des lecteurs. Ces derniers jours, Le Figaro titrait :  » Le volcanisme sous-marin, menace oubliée en Méditerranée »; La Croix annonçait qu’ en Méditerranée, il y avait « un risque certain de tsunami dans les trente ans », information confirmée par le journal Libération. A l’heure où nous ne sommes pas fichus de prévoir, même à très court terme séismes et éruptions volcaniques, de telles affirmations prêtent à sourire, voire carrément à rire. Comme disait ma grand-mère, c’est gratuit et ça ne coûte pas cher.

On notera au passage que personne n’a vu venir les deux séismes de M 5,9 et M 4,5 qui ont tué plus d’un millier de personnes en Afghanistan le 22 juin 2022 !

C’est une déclaration en provenance de l’Unesco qui a déclenché cette avalanche d’articles. L’institution nous rappelle que le risque sismique est très peu considéré autour de la Méditerranée et qu’il est ignoré par beaucoup de personnes. Pourtant, le 16 octobre 1979, un raz-de-marée a été déclenché par un glissement de terrain à Nice. Il faut toutefois remarquer que cet événement était lié à l’effondrement d’une partie de l’extension de l’aéroport en cours de travaux. Le tsunami avait donc une cause largement humaine. Il a frappé la côte niçoise, faisant une dizaine de morts. D’autres événements similaires, mais d’origine naturelle, ont eu lieu en Algérie en 2003, et sur l’île grecque de Samos en 2020.

Selon un scientifique mandaté par l’UNESCO, «il y a 100 % de chances qu’un tel phénomène ait lieu en Méditerranée au cours des trente prochaines années.» Face à cette menace, l’institution onusienne a appelé, le 21 juin 2022, les pouvoirs publics à mettre en œuvre des mesures de sensibilisation, d’alerte et de prévention afin de s’assurer que les communautés côtières soient prêtes à réagir face à de tels phénomènes.

Il est indéniable que le risque tsunami existe en Méditerranée, tout comme le risque volcanique auquel il peut être lié, comme on l’a vu à Stromboli en décembre 2002. D’autres volcans se cachent sous la mer à proximité de la Sicile et de la côte italienne. Ils ont pour noms Panarea, Marsili – le plus grand volcan sous-marin d’Europe et de Méditerranée, dans la mer Tyrrhénienne entre Palerme et Naples – ou Empedocle dans le Canal de Sicile – entre la Sicile et la Tunisie -, un volcan sous-marin d’une trentaine de kilomètres de diamètre à sa base et dont le Ferdinandea n’est que l’un des cônes éruptifs. Dans une note publiée le 23 janvier 2022, je rapportais les paroles de Boris Behncke (INGV Catane) à propos de ce volcan dont le système éruptif a été décrit par les scientifiques comme « un grand relief sous-marin qui s’élève sur les fonds marins à une profondeur de 250 à 500 m, et sur lequel sont implantés des dizaines d’édifices volcaniques bien structurés de dimensions très variables, souvent alignés selon l’orientation NNO du Canal de Sicile. » Selon Boris, s’il n’y a pas de danger imminent, il est également vrai qu’il y a toujours la possibilité d’une forte éruption sous-marine avec un risque significatif de tsunami.

Dégâts causés par le tsunami de 2002 à Stromboli (Photo: C. Grandpey)