Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Dans ma dernière mise à jour sur l’activité volcanique dans le monde, j’écrivais qu’une hausse de la température avait été enregistrée dans le lac de cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) les 13 et 21 mars, avec une température de 31°C. Le phénomène s’accompagnait d’une hausse significative du tremor volcanique indiquant une augmentation du flux de gaz dans le système et un risque d’éruption. Le niveau d’alerte volcanique avait alors été porté à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne était restée au Vert.
Dans un nouveau bulletin, on apprend que le 28 mars 2022, GeoNet a élevé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 depuis le 21 mars.
Au cours de la semaine dernière, la température du lac atteignait environ 32°C. Le réchauffement de l’eau a été entravé par de fortes pluies sur le volcan et l’arrivée d’eau froide dans le lac. le tremor volcanique reste élevé, indiquant que les gaz circulent dans le système.
L’augmentation plus lente que prévu de la température du lac laisse supposer qu’un blocage partiel s’est peut-être produit dans la bouche qui se trouve sous le lac, ce qui empêche les gaz à haute température d’entrer dans le lac. Si c’est le cas, cela pourrait provoquer une accumulation de pression dans l’édifice volcanique qui doit être surveillé de près. Le Ruapehu peut entrer en éruption avec peu ou pas de signes avant-coureurs lorsqu’il montre des signes d’activité élevés,
Source : GeoNet.

Sommet du Ruapehu et le lac de cratère (Photo : C. Grandpey

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Les bulletins du HVO à propos de l’activité du Kilauea (Hawaii) sont devenus brefs et laconiques. En voici un exemple :  » L’éruption au sommet du Kīlauea, dans le cratère de l’Halema’uma’u, est restée presque constante depuis la mise à jour quotidienne du HVO publiée ce matin. D’après les observations précédentes, la lave sera probablement observée à la surface du lac de lave actif ce soir. « 

Les émissions de SO2 restent élevées et atteignaient 1400 tonnes par jour le 23 mars 2022. La sismicité reste élevée mais stable. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Watch (Vigilance).

 

Vue de l’Halema’uma’u depuis la lèvre du cratère (Source : HVO)

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Une éruption a commencé vers 09h00 UTC au niveau de la bouche sous-marine Funka Asane près du volcan Kita-Ioto (Japon) le 27 mars 2022. L’événement a généré un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 7 km au-dessus du niveau de la mer. Les émissions se sont poursuivies jusqu’au 28 mars puis se sont dissipées sur les images satellites.
Il a été demandé aux avions et les navires d’éviter la zone en raison du risque de cendres et de gaz.
Le niveau d’alerte a été porté à 3, sur une échelle de 1 à 5.
La dernière éruption de ce volcan a duré de 1930 à 1945 (VEI 2).
https://youtu.be/HelLzQ6NiOI

Le Kita-Ioto est un stratovolcan qui forme un cône basaltique aux parois abruptes s’élevant à environ 800 m au-dessus de la mer (voir image ci-dessous). Des éruptions sont enregistrées depuis le 18ème siècle à Funka Asane, une bouche sous-marine située à 4 – 5 km au nord-ouest de l’île
Source : Agence météorologique japonaise, Smithsonian Institution.

Source : JMA

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Dans une mise à jour diffusée le 27 mars 2022, l’IAVCEI indique que les séimses continuent à São Jorge (Açores) et restent localisés entre 7 et 15 km de profondeur. Tous les événements enregistrés jusqu’à présent restent de faible magnitude et montrent une origine tectonique. Les données existantes à ce jour corroborent les observations sismologiques en indiquant l’existence de certaines déformations dans la zone épicentrale des séismes. Il semblerait donc que les structures tectoniques où se sont déroulées les éruptions historiques de 1580 et 1808 et la crise sismovolcanique de 1964, dans le système volcanique fissural de Manadas, se soient réactivées. De ce fait, on peut raisonnablement penser qu’il s’est produit une intrusion magmatique profonde. Selon les scientifiques, il existe une réelle possibilité qu’une éruption se produise, mais rien n’indique qu’elle soit imminente.

Le CIVISA a relevé le niveau d’alerte à 2, puis à 3 (sur une échelle de 0 à 6) le matin du 20 mars, et enfin à 4 l’après-midi de ce même jour. Bien qu’aucune évacuation officielle n’ait été décrétée, les personnes vulnérables telles que les patients du centre de santé de Velas ont été déplacées vers d’autres endroits de l’île. La population totale de l’île est d’environ 8 400 personnes; environ 1 250 habitants ont décidé de quitter l’île les 23 et 24 mars.

Alignement des cônes sur le système fissural de Manadas.

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L’éruption du Sabancaya (Pérou) continue à un niveau modéré, avec une trentaine d’explosions par jour. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent en moyenne à 2 km au-dessus du sommet du volcan. Selon l’IGP, la situation ne devrait guère évoluer dans les prochains jours.

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L’activité volcanique reste intense sur le Taal (Philippines). Des fluides à haute température continuent de remonter dans le lac, générant des panaches qui s’élèvent jusqu’à 2,4 km de heuteur. Des événements phréatomagmatiques ont encore été enregistrés le 27 mars par le réseau sismique. Les émissions de SO2 étaient en moyenne de 1 140 à 4 273 tonnes/jour les 28 et 29 mars 2022. Le 27 mars, 2 961 personnes avaient été évacuées des zones les plus exposées.
Source : PHIVOLCS.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In my latest update about global volcanic activity, I indicated that an increase in temperature had been recorded at Mt Ruapehu‘s crater lake (New Zealand) by March 13th and 21st, with temperature of 31°C. The heating cycle was accompanied by strong levels of volcanic tremor, indicating increased gas flux though the system, and an increased likelihood of eruptive activity. The volcanic alert level had then been raised to 2 (on a scale from 0-5) and the aviation color code had remained at Green.

In a new bulletin, GeoNet indicates that on March 28th, 2022, GeoNet raised the Aviation Color Code to Yellow. The Volcanic Alert Level has remained at 2 since March 21st.

Over the past week, the lake has heated further to approximately 32 °C.The slow heating has been hindered by heavy rainfall at the volcano and influx of cold water into the lake. The strong tremor continues, indicating that gas is fluxing through the system.

However, the slower-than-expected increase in lake temperature suggests a partial blockage may exist in the vent beneath the lake, preventing the hot gas from entering the lake. This could allow pressure to build up within the volcano which needs to be closely monitored. Mt. Ruapehu has the potential to erupt with little or no warning when in a state of elevated volcanic unrest,

Source : GeoNet.

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The updates released by HVO avout activity at Kilauea Volcano (Hawaii) have become short and laconic. Here is one example :  » The summit eruption of Kīlauea Volcano, within Halemaʻumaʻu crater, has remained nearly constant since the HVO Daily Update issued this morning. Based on previous observations, lava will likely be on the surface of the active lava lake this evening. « 

SO2 emission rates remain elevated at about 1,400 tonnes per day on March 23rd. Seismicity is elevated but stable.The aviation color code and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: HVO.

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An eruption started at around 09:00 UTC at the underwater Funka Asane vent near Kita-Ioto volcano (Japan) on March 27th, 2022. It generated an ash plume that rose up to 7 km above sea level. The emissions continued into March 28th and then dissipated on satellite images.

Aircraft and ships were warned to avoid the area due to the risk of ash and gasses.

The alert level was raised to 3, on a scale 1 -5.

The last confirmed eruption at this volcano lasted from 1930 to 1945 (VEI 2).

Kita-Ioto is a stratovolcano, which forms a steep-sided basaltic cone rising about 800 m above the sea. Eruptions have been recorded since the 18th century at Funka Asane, a submarine vent 4 – 5 km NW of the island.

Source: Japan Meteorological Agency, Smithsonian Institution.

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In an update released on March 27th, 2022, IAVCEI indicates that seismicity continues at São Jorge (Azores) at depths between 7 and 15 km. All the events recorded so far remain of low magnitude and show a tectonic origin. The existing data corroborate the seismological observations and indicate the existence of certain deformations in the epicentral area of the earthquakes. It therefore seems that the tectonic structures where the historic eruptions of 1580 and 1808 and the seismovolcanic crisis of 1964 took place, in the fissural volcanic system of Manadas, have been reactivated. As a consequence, one can reasonably think that a deep magmatic intrusion occurred. According to scientists, there is a real possibility of an eruption, but there is no indication that it is imminent.

CIVISA raised the Alert Level to 2 and then 3 (on a scale of 0-6) during the morning of March 20th, and finally to 4 that afternoon. Although no official evacuations had been issued, vulnerable people such as patients in the Velas health center were being moved to other locations on the island. The total estimated population of the island is around 8,400 people; about 1,250 residents decided to leave the island onMarch 23rd and 24th.

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The eruption of Sabancaya (Peru) continues at a moderate level, with about thirty explosions per day. They generate ash plumes that rise an average of 2 km above the summit of the volcano. According to IGP, the situation should not much change in the coming days.

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Volcanic unrest continues at Taal (Philippines). Hot fluids continue to upwell in the lake, generating plumes that rise as high as 2.4 km. Phreatomagmatic events were still recorded on March 27th by the seismic network. SO2 emissions averaged 1,140-4,273 tonnes/day on March 28th-29th, 2022. By March 27th , 2,961 people had been evacuated.

Source : PHIVOLCS.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Surfer sur un volcan…! // Volcano boarding..!

Le Cerro Negro (728 m) est un volcan actif du Nicaragua. Il est devenu le site d’une attraction touristique : le surf ! Dévaler ses pentes couvertes de cendres sur une planche est une expérience de 40 secondes qui permet aux participants de dire qu’ils ont surfé sur un volcan.
Bien qu’actif, le Cerro Negro n’émet ni cendres ni gaz. Sa dernière éruption majeure remonte à 1999.
Selon un touriste portugais, le meilleur moment est « d’être en contact avec la terre. Je pense que c’est la meilleure expérience humaine que l’on puisse vivre pour ressentir la chaleur de la terre ».
Des centaines de personnes viennent surfer sur le Cerro Negro, une aubaine pour le tourisme dans un pays qui a connu une crise politique en 2018 avec la répression brutale de manifestants et ensuite la pandémie de coronavirus.
L’idée de surfer sur le Cerro Negro a été lancée pour la première fois en 2006. Comme tout le tourisme au Nicaragua, le surf sur le volcan a été touché par la crise politique et la pandémie. Toute activité s’est arrêtée pendant environ huit mois, mais maintenant les gens commencent à revenir dans le pays et ils ont envie de surfer sur un volcan. À Leon, la grande ville la plus proche du Cerro Negro, au moins 12 voyagistes proposent, pour une trentaine de dollars, de glisser sur une planche le long des pentes du Cerro Negro. Les localités à proximité du volcan, soit un demi-million de personnes, vivent directement ou indirectement du tourisme.

Source : The Independent.
En ce qui me concerne, je me souviens avoir suggéré aux guides de Stromboli, dans les années 1990, d’organiser des descentes à ski sur le Rina Grande, une grande pente de cendre sur le volcan. J’ai expliqué qu’en retirant quelques pierres de la cendre, cette activité pourrait attirer de nombreux touristes. Mais ma suggestion est tombée à la mer…
Source : The Independent.

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Cerro Negro (728 m) is an active volcano in Nicaragua. It has become the site of atourist attraction: volcano boarding. Sliding down its ash-covered slopes on a board is a 40-second thrill that allows participants to say they have surfed a volcano.

Although active, Cerro Negro does not emit ash or gases. Its last major eruption was in 1999.

According to a Portuguese tourist, the best moment was « being in contact with the earth. I think it’s the best human experience you can have to feel the warmth of the earth. »

Hundreds of persons converge on Cerro Negro, a boon for tourism in a country that has been hammered by a political crisis sparked in 2018 with the brutal repression of street protesters and exacerbated by the coronavirus pandemic.

The pioneers of volcano boarding first tackled the Cerro Negro slopes in 2006. Like all tourism in Nicaragua, volcano boarding was hit by the political crisis and pandemic. All activity stopped for about eight months, but now people are starting to come back to the country and obviously they always come looking for volcano boarding. In Leon, the closest big town to the volcano, there are at least 12 tour operators offering boarding experiences on Cerro Negro for around $30. Twelve communities living close to the volcano, making up half a million people, live directly or indirectly off tourism.

Source: The Independent.

As far as I’m concerned, I can remeber suggesting skiing down the Rina Grande, an ash-covered slope on Stromboli many years ago. I said that, removing some stones from the ash, it could attract many tourists. But my suggestion fell into the sea…

Vue du Cerro Negro (Source: Smithsonian Institution)

Secousses sismiques dans la région de Pouzzoles (Campanie / Italie) // Earthquakes in the Pozzuoli area (Campania / Italy)

La Campanie, et Pouzzoles en particulier, sont depuis quelques jours le théâtre de séismes liés à l’activité volcanique des Champs Phlégréens. Une secousse de magnitude M 3,5 a été enregistrée à 15h14 le 16 mars, avec son épicentre à Pouzzoles. C’est la plus forte des 40 dernières années. L’hypocentre de l’événement avait une profondeur de seulement 2,7 km et a été ressenti par la population.
Suite à ce premier séisme, deux autres de moindre intensité se sont produits, mais dans la même zone. Le premier a été enregistré par les sismographes de l’INGV à 15h31, avec une magnitude de M 1,4 et une profondeur de 2,2 ; le second s’est produit à 15h39, avec une magnitude de M 1,1 et une profondeur de 2,5 km.
Les secousses sont liées au phénomène de bradyséisme bien connu dans les Champs Phlégréens. Rappelons que les épisodes bradysismiques se manifestent par des soulèvements et abaissements périodiques du sol. Les colonnes du temple de Serapis à Pouzzoles, avec leurs incrustations de coquillages, sont les témoins de ce phénomène.

Sur le site de l’Observatoire du Vésuve, un séisme de magnitude M 3,6 a été enregistré à 19h45 le 29 mars 2022. L’épicentre a été localisé à une courte distance le la Solfatara, à une profondeur de 2,7 kilomètres.
Les différents séismes n’ont causé aucun dommage aux personnes ou aux biens. Leur faible profondeu (un peu moins de 3 km) est la raison pour laquelle ils ont été autant ressentis par la population, malgré des magnitudes relativement modestes. De plus, la zone où la sismicité s’est produite est très peuplée, facteur qui explique l’inquiétude généralisée.
L’Osservatorio Vesuviano précise que, pour le moment, les autres paramètres – tout en continuant à être anormaux car une phase bradysismique est en cours – n’ont pas montré d’anomalies particulières. Le sol se soulève actuellement de 13 mm par mois et on observe des anomalies typiques dans les flux et les émissions fumeroliennes.
L’activité volcanique des Champs Phlégréens est surveillée en permanence par les réseaux de surveillance de l’Osservatorio Vesuviano, en contact étroit avec le Département de la Protection Civile. Les paramètres géophysiques et géochimiques analysés indiquent la persistance des tendances enregistrées les mois précédents. A l’heure actuelle, aucun élément ne laisse présager d’évolutions significatives à court terme, en sachant que toute variation future des paramètres suivis (déformations, sismicité, géochimie, etc.) peut conduire à une évolution différente des scénarios d’aléa.

Sources : Osservatorio Vesuviano, INGV, presse italienne.

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Campania, and Pozzuoli in particular, have been the scene of earthquakes for several days linked to the volcanic activity of Campi Flegrei. A tremor of magnitude M 3.5 was recorded at 3:14 p.m. on March 16th, with its epicenter in Pozzuoli. It is the most significant event of the last 40 years. The hypocenter was only 2.7 km deep and was felt by the population.
Following this first earthquake, two others of less intensity occurred, but in the same area. The first was recorded by INGV seismographs at 3:31 p.m., with a magnitude of M 1.4 and a depth of 2.2; the second occurred at 3:39 p.m., with a magnitude of M 1.1 and a depth of 2.5 km.
The tremors are linked to the well-known phenomenon of bradyseism in the Phlegraean Fields. Bradyseismic episodes are periodic uplifts and subsidences of the ground. The columns of the temple of Serapis at Pozzuoli, with their shell encrustations, bear witness to this phenomenon.
An earthquake with a magnitude M 3.6 was recorded at 7:45 p.m. on March 29th, 2022. The epicenter was located a short distance from the Solfatara, at a depth of 2.7 kilometers .
The various earthquakes did not cause any damage to persons or property. The shallow depth of the earthquakes (a little less than 3 km) is the reason why they were felt so much by the population, despite relatively modest magnitudes. Additionally, the area where the seismicity occurred is heavily populated, a factor that has influenced widespread seismic resentment.
The Osservatorio Vesuviano specifies that, for the moment, the other parameters – while continuing to be abnormal because a bradyseismic phase is in progress – have not shown any particular anomalies. The ground is currently uplifting 13 mm per month and typical anomalies are observed in fumarolic flows and emissions.
The volcanic activity of the Phlegraean Fields is constantly monitored by the surveillance networks of the Osservatorio Vesuviano, in close contact with the Department of Civil Protection. The geophysical and geochemical parameters indicate the persistence of the trends recorded in the previous months. At present, there is no element suggesting significant changes in the short term, although any future variation in the parameters monitored (deformation, seismicity, geochemistry, etc.) may lead to a different evolution of the hazard scenarios.
Sources: Osservatorio Vesuviano, INGV, Italian press.

Pouzzoles : temple de Serapis et traces de l’activité bradysismique

(Photo : C. Grandpey)

Nouvelles de São Jorge (Açores) // News of São Jorge (Azores)

La situation n’a pas évolué à São Jorge (Açores) au cours des dernières heures et les habitants sont inquiets devant la sismicité qui agite l’île depuis le 19 mars 2022. Ils craignent que ces événements annoncent une éruption volcanique ou un puissant séisme. Plusieurs secousses ont été ressenties par la population. De 22h00 le 25 mars à 22h00 le 26 mars, 6 d’entre elles ont secoué les secteurs de Santo Amaro e Velas, avec des magnitudes de M 1,8 à M 2,4.

Le 23 mars, le Centre de surveillance sismo-volcanique (CIVISA) a fait passer le niveau d’alerte volcanique à 4, autrement dit la »possibilité réelle » que le volcan entre en éruption pour la première fois depuis 1808. Toutefois, le Centre s’est empressé d’ajouter qu’il n’y avait « aucune preuve qu’une éruption volcanique était imminente », mais qu’un tel scénario ne pouvait être écarté. En d’autres termes, les scientifiques ne savent pas comment la situation est susceptible d’évoluer et la prévision est nulle, tant au niveau volcanique que sismique.

Le problème, c’est que São Jorge est habitée, avec une population de quelque 8400 âmes. Le plan d’urgence a été activé et les autorités indiquent que tout est prêt pour évacuer les gens si nécessaire. À Velas, les habitants qui vivent sur les petites plaines au pied des falaises ont été sommés de partir. Même si aucune évacuation n’a officiellement été décrétée, quelque 1250 personnes ont quitté l’île de leur propre gré, par voie aérienne ou maritime au cours des deux derniers jours.

Source: Sky News, CIVISA.

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The situation has not changed in São Jorge (Azores) in the last hours and the inhabitants are worried about the seismicity which has affected the island since March 19th, 2022. They fear that these events may herald a volcanic eruption or a powerful earthquake. . Several tremors were felt by the population. From 10:00 p.m. on March 25th to 10:00 p.m. on March 26th, 6 of them shook the sectors of Santo Amaro e Velas, with magnitudes from M 1.8 to M 2.4.
On March 23rd, the Seismo-Volcanic Monitoring Center (CIVISA) raised the volcanic alert level to 4. In other words, there is the « real possibility » that the volcano might erupt for the first time since 1808. However, the Center was quick to add that there was « no evidence that a volcanic eruption was imminent », but that such a scenario could not be ruled out. In other words, scientists do not know how likely the situation is likely to evolve and prediction amounts to zero, both volcanically and seismically.
The problem is that São Jorge has a population of some 8,400 souls. The emergency plan has been activated and the authorities indicate that everything is ready to evacuate people if necessary. In Velas, the inhabitants who live on the small plains at the foot of the cliffs have been ordered to leave. Although no evacuation has been officially decided, many people have left the island of their own accord. Some 1,250 people have left São Jorge by air or sea in the past two days.
Source: Sky News, CIVISA.

Source: NASA