Eruption aux Tonga et les perturbations ionosphériques // Tonga eruption and ionospheric disturbances

Plusieurs études ont confirmé récemment que l’éruption du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai aux Tonga le 15 janvier 2022 a provoqué des perturbations à grande échelle dans l’atmosphère terrestre.
En utilisant les données enregistrées par plus de 5 000 récepteurs GNSS – Global Navigation Satellite System – situés à travers le monde, les scientifiques de l’Observatoire Haystack du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et leurs collègues de l’Université arctique de Norvège ont observé des preuves d’ondes atmosphériques générées par les éruptions et de leurs empreintes ionosphériques à 300 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre, et cela pendant une longue période. Ces ondes atmosphériques ont été actives pendant au moins quatre jours après l’éruption et ont fait trois fois le tour du globe. Les perturbations ionosphériques sont passées au-dessus des États-Unis six fois, d’abord d’ouest en est, puis en sens inverse.
Cette éruption a été extraordinairement puissante et a libéré une énergie équivalente à 1 000 bombes atomiques de Hiroshima. Les scientifiques savent que les éruptions volcaniques te type explosif et les séismes peuvent déclencher une série d’ondes influant sur la pression atmosphérique, y compris des ondes acoustiques, qui peuvent perturber la haute atmosphère à plusieurs centaines de kilomètres au-dessus de l’épicentre. Au-dessus de l’océan, ces ondes peuvent déclencher des vagues de tsunami, et donc des perturbations dans la haute atmosphère. L’impact de l’éruption aux Tonga a surpris les scientifiques, notamment par son étendue géographique et sa durée de plusieurs jours. L’étude de ces ondes a permis de nouvelles découvertes quant à la façon dont les ondes atmosphériques et l’ionosphère sont connectées.
Une nouvelle étude, menée par des chercheurs du MIT Haystack Observatory et de l’Arctic University of Norway, a été publiée le 23 mars 2022 dans la revue Frontiers in Astronomy and Space Sciences. Les auteurs pensent que les perturbations atmosphériques sont un effet des ondes de Lamb ; ces ondes, ainsi appelées d’après le mathématicien Horace Lamb, se déplacent à la vitesse du son sans grande réduction de leur amplitude. Bien qu’elles soient principalement situées près de la surface de la Terre, ces ondes peuvent échanger de l’énergie avec l’ionosphère de manière complexe. La nouvelle étude précise que « la présence dominante des ondes de Lamb a déjà été signalée lors de l’éruption du Krakatau en 1883 et à d’autres occasions. L’étude fournit pour la première fois une preuve substantielle de leurs empreintes de longue durée dans l’ionosphère à l’échelle de la planète. »
Grâce au financement de la National Science Foundation, le Haystack Observatory concentre les observations du réseau GNSS mondial pour étudier quotidiennement des informations importantes depuis 2000. Une forme particulière de météo spatiale, causée par des ondes ionosphériques appelées perturbations ionosphériques itinérantes – Traveling Ionospheric Disturbances (TID) – est souvent favorisée par des processus comprenant des apports soudains d’énergie du soleil, des conditions météorologiques terrestres et des perturbations d’origine humaine.
Selon l’étude, seules les tempêtes solaires intenses sont connues pour produire une propagation de TID dans l’espace pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Les éruptions volcaniques et les séismes ne produisent normalement des perturbations ionosphériques que sur des milliers de kilomètres. En détectant ces importantes perturbations ionosphériques induites dans l’espace par les éruptions sur de très longues distances, les chercheurs ont découvert non seulement la génération d’ondes de Lamb et leur propagation globale sur plusieurs jours, mais aussi un nouveau processus physique fondamental.
Source:Massachusetts Institue of Technology (MIT).

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The recent eruption of Tonga’s Hunga Tonga–Hunga Ha‘apai volcano on January 15th, 2022 was recently confirmed to have causeded large-scale disturbances in the Earth’s atmosphere.

Using data recorded by more than 5,000 Global Navigation Satellite System (GNSS) ground receivers located around the globe, MIT Haystack Observatory scientists and their international partners from the Arctic University of Norway have observed substantial evidence of eruption-generated atmospheric waves and their ionospheric imprints 300 kilometers above the Earth’s surface over an extended period. These atmospheric waves were active for at least four days after the eruption and circled the globe three times. Ionospheric disturbances passed over the United States six times, at first from west to east and later in reverse.

This volcanic event was extraordinarily powerful, releasing energy equivalent to 1,000 Hiroshima atomic bombs. Scientists have known that explosive volcanic eruptions and earthquakes can trigger a series of atmospheric pressure waves, including acoustic waves, that can perturb the upper atmosphere a few hundred kilometers above the epicenter. When over the ocean, they can trigger tsunami waves, and therefore upper-atmospheric disturbances. Results from this Tonga eruption have surprised this international team, particularly in their geographic extent and multiple-day durations. These discoveries ultimately suggest new ways in which the atmospheric waves and the global ionosphere are connected.

A new study, led by researchers at MIT Haystack Observatory and the Arctic University of Norway, was published on March 23rd, 2022 in the journal Frontiers in Astronomy and Space Sciences. The authors believe the disturbances to be an effect of Lamb waves; these waves, named after mathematician Horace Lamb, travel at the speed of sound without much reduction in amplitude. Although they are located predominantly near Earth’s surface, these waves can exchange energy with the ionosphere through complex pathways. As stated in the new study, “prevailing Lamb waves have been reported before as atmospheric responses to the Krakatoa eruption in 1883 and other occasionss. This study provides substantial first evidence of their long-duration imprints up in the global ionosphere.”

Under National Science Foundation support, Haystack has been assembling global GNSS network observations ton a daily basis since 2000. A particular form of space weather, caused by ionospheric waves called traveling ionospheric disturbances (TIDs), are often excited by processes including sudden energy inputs from the sun, terrestrial weather, and human-made disturbances.

According to the study, only severe solar storms are known to produce TID global propagation in space for several hours, if not for days. Volcanic eruptions and earthquakes normally yield ionospheric disturbances only within thousands of kilometers. By detecting these significant eruption-induced ionospheric disturbances in space over very large distances, the researchers found not only generation of Lamb waves and their global propagation over several days, but also a fundamental new physical process.

Source: Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Perturbations ionosphériques itinérantes (TID) après l’éruption des Tonga, mesurées à partir des réseaux GNSS de récepteurs. L’axe horizontal indique le temps ; l’axe vertical indique la distance. Les TID se propagent à la fois vers le nord et vers le sud à partir des Tonga. L’antipode de l’éruption se situe en Afrique du Nord, à environ 21 000 km des Tonga. Les TID ont mis 17 à 18 heures pour atteindre l’antipode et le même temps pour revenir aux Tonga le lendemain. (Source: Hayward Observatory).

Traveling ionospheric disturbances (TID) following the Tonga eruption, as measured from the GNSS networks of receivers. The horizontal axis shows time; the vertical axis shows distance. TIDs are propagating both northward and southward from Tonga. The eruption antipode is in North Africa, approximately 21,000 km away from Tonga. TIDs took 17-18 hours to reach the antipode and the same time to return to Tonga on the next day. (Source: Hayward Observatory).

Eruption phréatomagmatique sur le Taal (Philippines)

Une éruption phréatomagmatique s’est produite sur le Taal (Philippines) à 07h22 (heure locale) le 26 mars 2022). En conséquence, le PHIVOLS a relevé le niveau d’alerte de 2 à 3. L’Institut indique que « cela signifie qu’il y a une intrusion magmatique au niveau du cratère principal qui pourrait entraîner davantage d’éruptions ».

L’événement a été de courte durée et a été suivi d’une activité phréatomagmatique quasi continue qui a généré des panaches montant à 1 500 m au-dessus du cratère, avec des séismes volcaniques et de signaux infrasonores.
Selon le VAAC de Tokyo, les images satellites ont montré des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 3,3 km et dérivant vers l’ouest à 28 km/h.
Le PHIVOLCS recommande fortement l’évacuation Volcano Island et des barangays à haut risque proches du lac en raison du risques de coulées pyroclastiques et de tsunami si des éruptions plus fortes devaient se produire.
Il est rappelé au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ) et que l’entrée sur l’île ainsi que dans les barangays d’Agoncillo et de Laurel est interdite. Toutes les activités sur le lac Taal sont également interdites pour le moment.
Il est conseillé aux pilotes d’éviter de survoler Volcano Island, car les cendres et les projections provenant de possibles explosions et coulées pyroclastique peuvent présenter un danger pour les aéronefs.
Les garde-côtes philippins qui ont procédé aux évacuations indiquent que le volcan s’est calmé depuis l’éruption.
Source : PHIVOLCS.

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A phreatomagmatic eruption occurred at Taal Volcano (Philippines) at 07:22 (local time) on March 26th, 2022). As a consequence, the Philippine Institute of Volcanology and Seismology (PHIVOLS) has raised the alert level from 2 to 3. The Institutes indicates that « this means that there is magmatic intrusion at the Main Crater that may lead to more eruptions, » The eruption was short-lived, followed by a nearly continuous phreatomagmatic activity that generated plumes 1,500 m above the crater, accompanied by volcanic earthquakes and infrasound signals.

According to the Tokyo VAAC, volcanic ash was continuously observed in satellite imagery rising up to 3.3 km and drifting W at 28 km/h.

PHIVOLCS strongly recommends Taal Volcano Island and high-risk barangays close to the lake be evacuated due to the possible hazards of pyroclastic flows and volcanic tsunami if stronger eruptions should occur.

The public is reminded that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ), and entry into the island as well as high-risk barangays of Agoncillo and Laurel must be prohibited. All activities on Taal Lake should not be allowed at this time.

Civil aviation authorities advised pilots to avoid flying over Taal Volcano Island as airborne ash and ballistic fragments from sudden explosions and pyroclastic density currents may pose hazards to aircraft.

The Philippine Coast Guard (PCG), which was evacuating residents from the area, observed that the volcano has calmed down since the eruption.

Source: PHIVOLCS.

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Vue de l’éruption entre 7h22 et 8h59 le 26 mars 2022.

Vue du Taal et de Volcano Island (Source: Wikipedia)

São Jorge (Açores) : Vers une éruption? // Will an eruption occur?

Les dernières informations en provenance des Açores indiquent que la sismicité est toujours intense sur l’île de São Jorge. Le Centre d’information et de surveillance sismo-volcanique des Açores (CIVISA) a relevé le niveau d’alerte de l’activité volcanique à 4 (sur une échelle de 1 à 5), ce qui signifie « possibilité réelle d’éruption ».
Les autorités expliquent qu’il sera peut-être nécessaire d’évacuer l’île partiellement ou en totalité en raison de la forte activité sismique. La Protection Civile des Açores a déjà activé le plan d’urgence régional.
En cas d’éruption imminente, les cloches des paroisses sonneront pour avertir la population. Cette alerte sera suivie d’un plan d’évacuation impliquant les réseaux sociaux et la radio locale. Tous les habitants de São Jorge doivent être en alerte et se tenir prêts à une évacuation imminente. En cas de besoin, des moyens aériens et maritimes seront mobilisés et un camp de soutien militaire est en cours de préparation dans la municipalité de Calheta, .
Il est conseillé aux personnes préparer un sac à dos avec le minimum, à savoir avec des vêtements de rechange, les médicaments et quelques aliments.
La zone entre Velas et Terreiros a été identifiée comme la « plus critique » car c’est là que vivent trois mille personnes. La commune compte environ 5 000 habitants. La population totale de l’île est d’environ 8 400 personnes.
L’île connaît une intense crise sismique depuis le 19 mars 2022, avec plus de 2 000 événements de faible magnitude. Bien que 142 de ces secousses aient été ressenties par la population, il n’y a eu ni décès ni dégâts matériels.
Le gouvernement régional des Açores déconseille de se rendre sur l’île de São Jorge pour le moment. Il est recommandé de reporter les voyages sur l’île et de ne s’y rendre que pour des raisons essentielles.
Sāo Jorge, l’une des neuf îles qui composent les Açores, fait partie du groupe central de l’archipel, qui comprend les destinations touristiques populaires de Faial et Pico, qui sont également volcaniques.
Source : Portuguese American Journal.

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Dernier bulletin du CIVISA (24 mars 2022 à 22h):

Le CIVISA informe qu’une activité sismique significative est enregistrée depuis 16h05 (heure locale) le 19 mars 2022 dans la partie centrale de l’île de São Jorge, plus précisément le long d’une ligne l’ONO- ESE, dans la zone entre Velas et Fajã do Ouvidor.
L’événement le plus puissant s’est produit le 19 mars à 18h41 et avait une magnitude de M 3,3.
Plusieurs secousses ont été ressenties par la population, dont 8 entre 10h00 et 22h00 le 24 mars 2022.

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La situation à Sāo Jorge confirme notre difficulté à prévoir les éruptions, surtout lorsque des zones habitées sont en jeu. Les instruments montrent aux scientifiques qu’une éruption peut se produire, mais il n’y a pas de certitude. En conséquence, les autorités locales doivent recourir au principe de précaution. Mieux vaut évacuer la population plutôt que de faire face à une éventuelle catastrophe humaine.

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Seismicity is still intense on the island of São Jorge and the Azores Seismovolcanic Information and Surveillance Center (CIVISA) has raised the volcanic activity alert level to 4 (on a scale of 1 – 5), which means “real possibility of eruption.”

Authorities say that it may be necessary to evacuate the island partially or in full due to the high seismic activity. The Civil Protection of the Azores has already activated the Regional Emergency Plan.

In case of an impending eruption, the bells of the parishes will warn the island population. The alert will be followed by an evacuation plan involving the social networks and the local radio. All residents of São Jorge must be on alert and prepared for an imminent evacuation. If it becomes needed, air and sea resources have been mobilized, while a military support camp is being prepared, located in the municipality of Calheta, .

People are advised to have their backpack prepared with the minimum, namely with a change of clothes, with their medicines, with some basic food.

The area between Velas and Terreiros has been identified as the “most critical” where three thousand people live. The municipality has about 5,000 inhabitants. The total population of the island is about 8,400 people.

The island has been experiencing a severe seismic crisis since March 19th, 2022, with more than 2,000 earthquakes of low magnitude. Although 142 of these earthquakes were felt by the population, there were no fatalities or damage to property.

The Regional Government of the Azores has advised against travel to São Jorge island at this time. Officials advise that trips to the island should be postponed, and that travel should be undertaken only for essential reasons.

Sāo Jorge, one of nine islands which make up the Azores, is part of the archipelago’s central group, which includes the popular tourist destinations of Faial and Pico, which are also volcanic.

Source: Portuguese American Journal.

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CIVISA’s latest update (March 24th, 2022 – 10 pm) :

CIVISA informs that a significant seismic activity has been recorded since 4:05 p.m. (local time) on March 19th, 2022 in the central part of the island of São Jorge, more precisely along a line WNW-ESE, in the area between Velas and Fajã do Ouvidor. The strongest event occurred on March 19th at 6:41 p.m. and had a magnitude of M 3.3. Several tremors were felt by the population, including 8 events between 10 a.m. and 10 p.m. on March 24th, 2022.

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The situation at Sāo Jorge is another evidence of the difficulty to predict eruptions when populated areas are at stake. Instruments show scientists that an eruption may happen, but not for sure. As a consequence, local authorities have to resort to the precaution principle. They’d rather evacuation the population than gface a possible human disaster.

 La sismicité à São Jorge (Source : CIVISA)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

  Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

La situation doit être surveillée. On ne sait jamais! Un essaim sismique intense est enregistré le long du système de fissures volcaniques de Manadas dans la partie nord-ouest de l’île de São Jorge (Açores / Portugal).
L’essaim a commencé à 17h19 (heure locale) le 19 mars 2022. Trois secousses ont été enregistrés au cours des 2 minutes suivantes, avec des magnitudes allant de M2,8 à M2,9. Au cours des 24 heures suivantes, plus de 700 séismes de faible magnitude ont été enregistrés dans la région.
Le CIVISA indique que tous les séismes sont d’origine tectonique. L’événement le plus significatif a atteint M3.2 le 20 mars. Il a été ressenti par les populations de São Jorge et de l’île de Pico.
L’essaim sismique actuel rappelle à la population ceux qui ont précédé l’éruption de 2021 à La Palma.
L’île de São Jorge, où l’activité sismique est observée actuellement, mesure 54 km de long et seulement 6 km de large. Il est principalement basaltique. Elle a été façonnée par des éruptions fissurales qui ont débuté dans la partie orientale de l’île. Les deux tiers ouest de l’île présentent de jeunes coulées de lave alimentées par des fissures ressemblant à celles de l’île voisine de Pico. La lave a été émise en 1580, avec des coulées qui ont atteint l’océan. En 1808, une série d’explosions a eu lieu à partir de bouches le long de la crête centre-sud de l’île.
Des éruptions sous-marines ont également été signalées à plusieurs reprises à partir de bouches éruptives au large des côtes sud et sud-ouest.
La dernière éruption sur l’île de São Jorge a eu lieu en 1808.
Source : Centre d’information et de surveillance sismovolcaniques des Açores (CIVISA), Smithsonian Institution.

São Jorge vue depuis l’espace (Source: NASA)

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Le SERNAGEOMIN indique que la sismicité est en hausse sous le volcan Lonquimay (Chili) depuis le 9 mars 2022. Les événements sont situés entre 2 et 7 km du cratère et à des profondeurs entre 4 et 11 km du sommet. La sismicité au niveau de ce volcan est habituellement liée à la dynamique des fluides. Aucun changement n’a été détecté concernant la déformation de surface et les émissions de SO2.

Le niveau d’alerte est passé du Vert au Jaune le 21 mars 2022. La dernière éruption de ce volcan a duré de 1988 à 1990, avec un VEI 3.
Source : SERNAGEOMIN.

 

Vue du Lonquimay depuis l’espace (Source: Copernicus)

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Une hausse de température a été enregistrée dans le lac de cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) les 13 et 21 mars, avec une température de 31°C. Le phénomène s’est accompagné d’une hausse du tremor volcanique indiquant une augmentation du flux de gaz dans le système et un risque d’éruption. Le niveau d’alerte volcanique a été porté à 2 (sur une échelle de 0 à 5) tandis que la couleur de l’alerte aérienne reste au Vert.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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On observe toujours une émission de lave sur le Kilauea (Hawaii) à partir de bouches au bas de la paroi inférieure ouest du cratère de l’Halema`uma`u. Toutefois, les images de la caméra thermique montrent que la taille du lac de lave n’a rien à voir avec ce qu’il était avant l’éruption de 2018..
Source : HVO.

Source: HVO

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Deux épisodes éruptifs ont été enregistrés sur l’Anak Krakatau (Indonésie) le 24 mars 2022. Les panaches de cendre ont atteint 1200 m au-dessus du niveau de la mer.

La dernière séquence éruptive avait eu lieu le6 février 2022.

Source: CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Lewotolok (Indonésie) se poursuit avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 600 m au-dessus du sommet. L’incandescence du cratère et des coulées de lave sont signalées la plupart du temps. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : CVGHM.

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La lave est toujours présente dans le cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili). Les images satellites révèlent toujours des températures élevées. L’activité sismique a régulièrement diminué depuis janvier 2022. Début mars, les émissions de SO2 étaient en moyenne de 454 tonnes par jour. Le niveau d’alerte reste au Jaune,
Source: SERNAGEOMIN.

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En République Démocratique du Congo (RDC), des images satellites montrent un épanchement de lave à partir de plusieurs bouches au fond du cratère du Nyiragongo, avec d’importantes émissions de gaz. .

La lave est présente sur le plancher du cratère du Nyamulagira. C’est ce que révélaient les images satellites entre le 8 et le 13 mars 2022. .
Sources : Observatoire Volcanologique de Goma.

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En Equateur, un niveau d’activité élevé est toujours observé sur le Reventador. Les panaches de vapeur et de cendres s’élèvent généralement jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. L’incandescence du cratère est visible la plupart des nuits et des matériaux incandescents dévalent le flanc S du volcan.

Toujours en Equateur, une forte activité a été observée sur le Sangay entre le 15 et le 22 mars. Des panaches de gaz et de cendres s’élevaient jusqu’à 1 km au-dessus du volcan. Plusieurs anomalies thermiques sont visibles dans les données satellitaires. Des émissions de matériaux incandescents sont parfois visibles sur les images des webcams. Le réseau sismique a détecté plusieurs signaux de lahars.

L’éruption du Wolf (Galapagos / Equateur) se poursuit. Des anomalies thermiques quotidiennes indiquent des coulées de lave actives sur le flanc SSE.
Source : Instituto Geofisico.

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Le niveau d’alerte de la Soufrière Saint-Vincent a été abaissé au Vert (le niveau le plus bas) le 16 mars 2022. L’activité sismique et fumerolienne est redevenue égale ou inférieure à ce qu’elle était avant l’éruption de 2020-2021. Cependant, il est rappelé à la population qu’un risque de lahar existe lors de fortes pluies.
Source : UWI.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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  Here is some news of volcanic activity around the world :

The situation needs to be monitored. You never know! An intense seismic swarm is being recorded along the Manadas volcanic fissure system in the NW part of the São Jorge Island (Azores / Portugal).

The swarm started at 17:19 (local time)on March 19th, 2022. Three earthquakes were registered over the next 2 minutes, with magnitudes ranging from M2.8 to M2.9. Over the next 24 hours, more than 700 low-magnitude earthquakes were recorded in the region.

CIVISA says that all the earthquakes are of tectonic origin. The largest event was M3.2 on March 20th It was felt by the populations of São Jorge and the island of Pico.

The current seismic swarm reminds the population of the swarms that preceded the 2021 eruption at La Palma.

São Jorge Island where the seismic activity is observed is 54 km long and only 6 km wide. It is mainly basaltic. It was formed by fissure eruptions beginning in the eastern part of the island. The western two-thirds of the island contain youthful, fissure-fed lava flows resembling those on neighboring Pico Island. Lava was emitted in 1580, with flows that reached the ocean. In 1808 a series of explosions took place from vents along the south-central crest of the island.

Submarine eruptions were also reported on several occasions from vents off the S and SW coasts.

The last eruption on São Jorge Island took place in 1808.

Source: Center for Seismovolcanic Information and Surveillance of the Azores (CIVISA), Smithsonian Institution.

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SERNAGEOMIN indicates that seismicity has been increasing under Lonquimay volcano (Chile) since March 9th, 2022. The earthquakes are located between 2 and 7 km from the crater and at depths between 4 to 11 km from the summit..Seismicity at the volcano is commonly associated with the dynamics of fluids. No changes have been detected about surface deformation and SO2 emissions.

The alert level was raised from Green to Yellow on March 21st, 2022. The last eruption of this volcano lasted from 1988 to 1990, with a VEI 3.

Source: SERNAGEOMIN.

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An increase in temperature was recorded at Mt Ruapehu‘s crater lake (New Zealand) by March 13th and 21st, with temperature of 31°C. The heating cycle was accompanied by strong levels of volcanic tremor, indicating increased gas flux though the system, and an increased likelihood of eruptive activity. The volcanic alert level was raised to 2 (on a scale from 0-5) and the aviation color code remains at Green.

Source: GeoNet.

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Lava effusion is still observed from vents in the lower W wall of Kilauea’s Halema`uma`u Crater (Hawaii) but the images provided by the thermal camera show that the size of the lava lake has nothing to do with what it was before the 2018 eruption.

Source: HVO.

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Two eruptive episodes were recorded at Anak Krakatau (Indonesia) on March 24th, 2022, with ash plumes up to 1200 m above sea level. .

The last eruption had taken place on February 6th, 2022.

Source: CVGHM.

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The eruption at Lewotolok (Indonesia) continues with ash plumes rising as high as 600 m above the summit. Crater incandescence and lava effusion are reported on most days. The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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Lava is still observed in Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile), together with elevated thermal temperatures identified in satellite images. Seismic activity has steadily declined since January. In early March, SO2 emissions averaged 454 tons per day. The alert level remains at Yellow,

Source: SERNAGEOMIN.

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In the Democratic Republic of Congo (DRC), satellite images show lava effusion from vents on Nyiragongo’s crater floor, accompanied by significant gas emissions. .

Active lava on Nyamulagira’s crater floor was visible in satellite images between March 8th and 13th, 2022. .

Sources: Observatoire Volcanologique de Goma.

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In Ecuador, a high level of activity continues at Reventador. Steam-and-ash plumes usually rise as high as 1 km above the summit. Crater incandescence is visible most nights and incandescent material descends the S flank of the volcano.

Still in Ecuador, a high level of activity was observed at Sangay between March 15th and 22nd. Gas and ash plumes rose as high as 1 km above the volcano. Multiple daily thermal anomalies over the volcano were visible in satellite data. Emissions of incandescent material were occasionally visible in webcam images. The seismic network detected lahar signals.

The eruption at Wolf (Galapagos / Ecuador) continues. Daily thermal anomalies indicate active lava flows on the SSE flank.

Source: Instituto Geofisico.

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The alert level for Soufrière St. Vincent was lowered to Green (the lowest level) on March 16th, 2022. Seismic and fumarolic activity are at or below background levels recorded prior to the 2020-2021 eruption. However, the public is reminded about lahar hazards during heavy rains.

Source: UWI.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm