Exploration des lunes de Jupiter // Exploration of Jupiter’s moons

Le 15 décembre 2022, Juno, un vaisseau spatial lancé par la NASA, a survolé Io la lune de Jupiter; c’est l’endroit le plus volcanique du système solaire. Ce survol est l’un des neuf survols d’Io qui seront effectués par Juno au cours des 18 prochains mois. Deux de ces missions auront lieu à une distance de 1 500 kilomètres de la surface d’Io.
Juno a capturé une vue infrarouge d’Io le 5 juillet à une distance de 80 000 kilomètres. Les points les plus brillants sur cette image correspondent aux températures les plus chaudes sur Io qui héberge des centaines de volcans dont certains peuvent envoyer des fontaines de lave à des dizaines de kilomètres de hauteur.
Les scientifiques utiliseront les observations de Juno sur Io pour en savoir plus sur cet ensemble de volcans et sur la manière dont ses éruptions interagissent avec Jupiter. En effet, la lune est constamment soumise à l’attraction gravitationnelle de Jupiter.
Juno a capturé une nouvelle image du cyclone le plus au nord sur Jupiter le 29 septembre 2022. L’atmosphère de Jupiter est dominée par des centaines de cyclones, et beaucoup se regroupent aux pôles de la planète.
Juno est en orbite autour de Jupiter depuis 2016; sa mission est de découvrir de nouveaux détails sur la planète et le vaisseau spatial effectue des survols des lunes de Jupiter pendant l’extension de sa mission qui a commencé en 2021 et devrait durer jusqu’à la fin de 2025.
Juno a survolé la lune de Jupiter Ganymède en 2021, puis Europe début 2022. Le vaisseau spatial a utilisé ses instruments pour pénétrer sous la croûte glacée des deux lunes et a recueilli des données sur l’intérieur d’Europe où l’on pense qu’existe un océan salé. La carapace de glace qui recouvre la surface d’Europe a une épaisseur comprise entre 16 et 24 kilomètres, et l’océan sur lequel elle se trouve a probablement une profondeur entre 64 et 161 kilomètres.
Les données et les images récoltées par Juno pourraient faciliter la tâche de deux missions d’exploration des lunes de Jupiter au cours des deux prochaines années : la mission JUpiter ICy moons Explorer de l’Agence spatiale européenne et la mission Europa Clipper de la NASA.
La première mission, dont le lancement est prévu en avril 2023, passera trois ans à explorer Jupiter et trois de ses lunes recouvertes de glace : Ganymède, Callisto et Europe. On pense que les trois lunes ont des océans sous leurs carapaces de glace, et les scientifiques veulent savoir si l’océan de Ganymède est potentiellement habitable. La mission Europa Clipper sera lancée en 2024 pour effectuer une série de 50 survols autour de cette lune après son arrivée en 2030. Passant d’une altitude de 2 736 kilomètres à seulement 26 kilomètres au-dessus de la surface de la lune, Europa Clipper pourrait être en mesure d’aider les scientifiques à déterminer si un l’océan intérieur existe vraiment et si la vie serait possible sur cette lune.
Source : NASA, CNN.

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On December 15th, 2022, a NASA spacecraft Juno flew by Jupiter’s moon Io, the most volcanic place inthe the solar system. It was one of nine flybys of Io made by Juno over the next year and a half. Two of the encounters will be from a distance of 1,500 kilometers away from the moon’s surface.

Juno captured a glowing infrared view of Io on July 5th from a distance of 80,000 kilometers. The brightest spots in that image correspond with the hottest temperatures on Io, which is home to hundreds of volcanoes, some of which can send lava fountains tens of kilometers high.

Scientists will use Juno’s observations of Io to learn more about that network of volcanoes and how its eruptions interact with Jupiter. The moon is constantly tugged by Jupiter’s massive gravitational pull.

Juno recently captured a new image of Jupiter’s northernmost cyclone on September 29th, 2022. Jupiter’s atmosphere is dominated by hundreds of cyclones, and many cluster at the planet’s poles.

The Juno spacecraft has been orbiting Jupiter since 2016 to uncover new details about the planet and is focused on performing flybys of Jupiter’s moons during the extended part of its mission, which began in 2021 and is expected to last through the end of 2025.

Juno flew by Jupiter’s moon Ganymede in 2021, followed by Europa earlier in 2022. The spacecraft used its instruments to look beneath the icy crust of both moons and gathered data about Europa’s interior, where a salty ocean is thought to exist. The ice shell that makes up Europa’s surface is between 16 and 24 kilometers thick, and the ocean it likely sits atop is estimated to be 64 to 161 kilometers deep.

The data and images captured by Juno could help inform two separate missions heading to Jupiter’s moons in the next two years: the European Space Agency’s JUpiter ICy moons Explorer, and NASA’s Europa Clipper mission.

The first mission, expected to launch in April 2023, will spend three years exploring Jupiter and three of its icy moons : Ganymede, Callisto and Europa. All three moons are thought to have oceans beneath their ice-covered crusts, and scientists want to know whether Ganymede’s ocean is potentially habitable. Europa Clipper will launch in 2024 to perform a dedicated series of 50 flybys around this moon after arriving in 2030. Eventually transitioning from an altitude of 2,736 kilometers to just 26 kilometers above the moon’s surface, Europa Clipper may be able to help scientists determine whether an interior ocean truly exists there and if the moon could support life.

Source: NASA, CNN.

Image infrarouge de Io capturée par Juno en juillet 2022 depuis une distance de 80 000 kilomètres. Le taches jaunes sont les zones de très haute température (Source: NASA)

Aurores polaires de Jupiter photographiées par le télescope spatial Hubble alors que le vaisseau spatial Juno s’apprêtait à entrer en orbite autour de Jupiter (Source: NASA)

L’éruption du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai ne cesse de surprendre // The Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai eruption was really amazing

Des mois après qu’elle se soit produite (15 janvier 2022), l’éruption du volcan sous-marin Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai intrigue toujours la communauté scientifique car sa puissance n’avait jamais été observée à l’occasion d’autres éruptions sur Terre.
Une analyse des ondes sismiques a révélé quatre événements qui ont été interprétés comme de puissantes poussées de roche en fusion sous le volcan. En l’espace de cinq minutes, chacun de ces coups de boutoir a probablement développé une force d’un milliard de tonnes.
Comme je l’ai écrit précédemment, le Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai a généré la plus grande explosion atmosphérique jamais enregistrée par l’instrumentation moderne. Elle a déplacé environ 10 kilomètres cubes de roche, de cendres et de sédiments. Une grande partie a été évacuée par la caldeira du volcan et a été propulsée directement dans le ciel.
Des scientifiques se sont réunis à Chicago lors de la réunion d’automne de l’American Geophysical Union (AGU) pour comparer les derniers résultats de leurs études à propos de cette éruption hors du commun.
Un scientifique de l’Université de Houston (Texas) a détaillé l’analyse, par son équipe, des ondes sismiques qui ont accompagné l’événement de magnitude M 5,8 et qui se sont propagées pendant un peu plus de 10 minutes après le début de l’éruption. Ces signaux ont été captés par plus de 400 stations à travers le monde. Le chercheur les attribue à une poussée magmatique qui a percuté la base de la caldeira. Il semble qu’une nouvelle arrivée de magma ait tout à coup atteint la chambre magmatique et l’ait mise en surpression. Il ajoute : « Le magma a surgi à grande vitesse, comme un train qui aurait percuté un mur. Le phénomène s’est produit à quatre reprises en 300 secondes. »
Les satellites ont montré que les cendres du Hunga-Tonga ont atteint une altitude de 57 km; c’est le panache volcanique le plus élevé jamais enregistré. De nouvelles données présentées lors de la réunion de l’AGU ont indiqué que les cendres sont montées jusque dans l’espace. En effet, les capteurs des satellites de l’agence spatiale américaine et de l’US Air Force qui mesurent le rayonnement ultraviolet lointain du Soleil ont détecté dans leurs données un fort coefficient d’absorption à une altitude supérieure à 100 km, ce qui correspond à la ligne Karman, la frontière avec l’espace.
Les analyses de l’éruption ont également révélé que le volcan avait envoyé dans l’espace une masse de vapeur d’eau estimée entre 20 000 à 200 000 tonnes. Les scientifiques expliquent qu’il n’est pas surprenant qu’un volcan sous-marin envoie de l’eau dans le ciel lors d’une éruption, mais la hauteur atteinte par cette eau défie l’entendement.

Cette eau a de toute évidence contribué à créer les conditions nécessaires à la plus grande concentration de foudre jamais détectée. Le panache de l’éruption du Hunga-Tonga a produit 400 000 éclairs le 15 janvier, avec jusqu’à 5 000 à 5 200 événements par minute. C’est un ordre de grandeur supérieur à celui observé pendant les orages supercellulaires qui sont parmi les plus puissants sur Terre. La concentration d’éclairs était si élevée qu’elle a saturé les capteurs. Le nombre de 400 000 est donc très probablement en dessous de la vérité.
Une conséquence remarquable de tous ces éclairs est qu’ils ont produit un flash de rayons gamma détecté par un satellite de la NASA qui recherche dans l’Univers ces émissions à haute énergie. Elles sont censées provenir de trous noirs lointains ou d’explosions d’étoiles. C’était la première fois que le vaisseau spatial Fermi captait un tel flzsh en provenance d’un volcan sur Terre. Cela confirme le caractère extrême et exceptionnel de l’éruption Hunga-Tonga.
Source : la BBC.

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Months after it happened on January 15th 2022, the eruption of Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai summarine volcano still puzzles scientists around the word as its power had never been observed on other eruptiond on Earth.

An analysis of seismic waves has revealed four individual events that are interpreted to be thrusts of molten rock beneath the underwater mountain. Occurring within a five-minute period, each of these blows is calculated to have had a force of a billion tonnes.

As I put it previously, the seamount produced the biggest atmospheric explosion ever recorded by modern instrumentation. It displaced some 10 cubic kilometers of rock, ash and sediment, much of it exiting through the volcano’s caldera, to shoot straight up into the sky.

Scientists have gathered in Chicago at the American Geophysical Union (AGU) Fall Meeting to compare the latest results of their investigations into what happened.

A scientist from the University of Houston (Texas) detailed his team’s analysis of the Magnitude 5.8 seismic waves generated just over 10 minutes into the climactic eruption. These signals were picked up at more than 400 monitoring stations around the globe. The researcher attributes them to a pulse of magma moving up from below the mountain and hitting the base of the caldera. It looked as if a new batch of magma had suddenly just reached into the magma chamber and over-pressured the chamber. He adds : « The pulse of the magma was travelling up at high speed and it was like a train hitting the base of the wall. It hammered four times within 300 seconds. »

Ash from Hunga-Tonga was measured by weather satellites to have travelled 57 km above the Earth’s surface, the highest ever recorded volcanic plume. But new data presented at the AGU meeting indicated the disturbance went higher still, all the way to space. Sensors on US space agency and US Air Force satellites that measure far-ultraviolet radiation from the Sun noticed a strong absorption feature in their data correlated to an altitude above 100 km, which corresponds to the Karman Line, the recognised boundary to space.

Analyses of the eruption aloso revealed that the volcano sent into space a mass o water vapour estimated between 20,000 to 200,000 tonnes. Scientists say that a submarine volcano throwing so much water into the sky during an eruption is not a surprise, but the height to which that water travelled is. This water also clearly played a role in creating the conditions necessary to generate the greatest concentration of lightning ever detected. The Hunga-Tonga eruption plume produced 400,000 lightning events on January 15th, with rates of up to 5,000 to 5,200 events per minute. This is an order of magnitude higher than the one observed in super-cell thunderstorms, some of the strongest thunderstorms that exist on Earth. The rates were so high that they saturated the sensors. The 400,000 number is most probably below the truth.

One remarkable consequence of all this lightning is that it produced a gamma-ray flash detected by a Nasa satellite that normally looks out into the Universe for such high-energy emissions. These are expected to come from far-off black holes or exploding stars. This was the first time the Fermi spacecraft had caught a flash coming from a volcano on Earth. This confirms the extreme and exceptional nature of the Hunga-Tonga eruption.

Source: The BBC.

Images montrant l’étendue du nuage de cendres au moment de l’éruption du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai (Source: USGS)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

A Hawaii, l’éruption du Kilauea est officiellement terminée. Selon la dernière mise à jour du Hawaiian Volcano Observatory (HVO), le Kilauea n’est plus en éruption. L’alimentation du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u a cessé le 9 décembre 2022. Les émissions de SO2 ont diminué pour atteindre les niveaux d’avant l’éruption. En conséquence, le HVO a abaissé le niveau d’alerte volcanique de Watch (Vigilance) à Advisory (Surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne d’Orange à Jaune. Il faut toutefois noter que les schémas de sismicité et de déformation restent instables, ce qui signifie que l’éruption pourrait reprendre ou qu’une nouvelle éruption pourrait se produire au sommet ou à proximité du sommet du Kilauea.

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Le 14 décembre 2022, le HVO a publié une mise à jour indiquant que l’activité éruptive n’a pas repris au sommet du Kilauea. Un ‘renversement passif’ du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u a toutefois commencé juste avant midi et s’est poursuivi jusqu’à environ 16 heures le 14 décembre, ce qui a fait remonter de la lave à la surface du lac. Les renversements passifs ne sont pas rares lors du refroidissement des lacs de lave et cette activité peut se répéter au cours des prochaines semaines. (NDLR : Elle se produit lorsque la croûte de l’ancien lac s’affaisse et exerce une pression qui fait remonter la lave encore présente en dessous). Cependant, il n’y a pas eu de reprise du tremor éruptif, de dégazage ou de réapparition de la lave au niveau de la bouche éruptive dans la partie ouest du cratère.

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L’éruption du Mauna Loa (Hawaii) est également terminée. L’alimentation en lave de la bouche éruptive sur la Fracture n°3 dans la zone de rift nord-est a cessé le 10 décembre 2022. Les émissions de SO2 ont diminué pour atteindre les niveaux d’avant l’éruption. Le tremor volcanique et la sismicité associée à l’éruption ont fortement diminué.
En conséquence, le HVO a abaissé le niveau d’alerte volcanique de WATCH (Vigilance) à ADVISORY (Surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne de ORANGE à JAUNE.
Des points d’incandescence peuvent subsister au niveau de la Fracture n°3, le long des chenaux de lave et sur le front de coulée pendant des jours ou des semaines au fur et à mesure que les coulées de lave se refroidissent. Cependant, l’activité éruptive ne devrait pas reprendre si l’on se réfère au comportement éruptif passé du Mauna Loa. L’inflation se poursuit au sommet et dans la zone de rift nord-est.

 

Aucune activité n’est observée dans la Fracture n°3 sur le Mauna Loa (Crédit photo: HVO)

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Stratovolcan andésitique à dacitique, le Láscar est le volcan le plus actif des Andes chiliennes septentrionales. Une forte explosion vulcanienne a secoué le Lascar à 15h36 (UTC) le 10 décembre 2022. Les observatoires locaux indiquent que le niveau d’alerte est passé à Jaune.
L’éruption a généré une colonne éruptive qui a atteint 6 000 m au-dessus du niveau du cratère, soit 11,5 km au-dessus du niveau de la mer.
L’explosion a généré des coulées pyroclastiques qui ont affecté sur de courtes distances les secteurs proches du cratère sur les flancs nord et sud-est du volcan.
Compte tenu de l’histoire éruptive du Lascar, d’autres explosions ne peuvent être exclues avec une zone de danger potentiel de 3 km autour du cratère actif du volcan.
Le dernier épisode éruptif du Lascar a duré du 30 octobre 2015 au 2 avril 2017, avec un VEI 2.
Source : OAVV, The Watchers.
Voici une courte vidéo de l’éruption : https://twitter.com/i/status/1601880347406385153

 

Vue de l’éruption du 10 décembre 2022 (Crédit photo: OAVV)

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L’éruption du Fuego (Guatemala) continue mais s’est intensifiée le 11 décembre 2022, avec de fortes explosions, de volumineux panaches de cendres et une coulée de lave qui a parcouru 800 mètres dans la ravine Ceniza. Les panaches de cendres ont atteint plus de 7 kilomètres d’altitude.
Les émissions de cendres se sont poursuivies jusqu’au 12 décembre, atteignant 4,6 km au-dessus du niveau de la mer.
En raison des abondantes quantités de cendres émises par l’éruption, le plus grand aéroport du pays et une route majeure ont été fermés le 11 décembre. Les habitants et les touristes doivent se tenir à l’écart des ravines. Des retombées de cendres peuvent affecter les localités sous le vent.
Tout le monde a encore en tête l’éruption du 3 juin 2018 qui a officiellement causé la mort d’au moins 190 personnes, avec 256 disparus. La population locale, quant à elle, estime qu’environ 2 000 personnes ont été ensevelies sous les coulées pyroclastiques. Une organisation locale a déclaré que jusqu’à 2 900 personnes ont probablement péri.
Source : médias d’information guatémaltèques.

 

Eruption du Fuego le 12 décembre 2022 (Source: Teledos)

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Les villageois continuent d’être impactés par les effondrements et les coulées pyroclastiques sur le flanc SE du Semeru (Indonésie). 781 personnes vivent encore dans 21 hébergements provisoires. De fortes retombées de cendres ont empêché les secours d’atteindre facilement Pronojiwo, qui est le village le plus touché.
La lave continue d’être émise pas une bouche au sommet du volcan, bien que l’activité ait globalement diminué. Des anomalies thermiques sont toujours observées sur les images satellites, mais leur intensité a diminué elle aussi. L’amplitude de déformation de l’édifice volcanique a également diminué. Des coulées pyroclastiques continuent d’être observées sur 6 km sur le flanc SE. En raison de la diminution de l’activité, le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 3 le 9 décembre 2022. Le public est prié de rester loin du sommet et à au moins 17 km de ce dernier le long des ravines en raison des risques de lahars, d’avalanches et coulées pyroclastiques.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Cotopaxi (Équateur) se poursuit avec des émissions de vapeur et de gaz et parfois de cendres. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne de 665 à 2 745 tonnes par jour. Les panaches éruptifs s’élèvent jusqu’à 2 km au-dessus du cratère. Desretombées de cendres mineures sont signalées dans les villages sous le vent.
Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

Crédit photo: Wikipedia

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L’Instituto Geofísico del Perú (IGP) signale des niveaux d’activité modérés sur le Sabancaya, avec une moyenne quotidienne de 40 explosions. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent jusqu’à 2 km au-dessus du sommet.

Crédit photo: IGP

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

In Hawaii, the eruption of Kilauea is officially over. According to the latest update from the Hawaiian Volcano Observatory (HVO),Kilauea is no longer erupting. Lava supply to the Halemaʻumaʻu lava lake ceased on December 9th, 2022. SO2 emissions have decreased to near pre-eruption background levels. Accordingly, HVO is lowering the Volcano Alert Level from Watch to Advisory and the Aviation Color Code from Orange to Yellow. However, seismicity and deformation patterns remain unsettled, which means the eruption might resume or a new eruption can occur at or near the summit of Kilauea.

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On December 14th, 2022, HVO released an update indicating that eruptive activity has not resumed at the summit of Kīlauea. A passive overturn of the lava lake in Halema’uma’u Crater began just before noon and continued until about 4 p.m. on December 14th, exposing new lava at the surface of the lake. Passive overturns are not uncommon in cooling lava lakes and this activity may be repeated during the next several weeks. However, there has been no resumption of the eruptive tremor, strong degassing, or supply of lava from the west vent.

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The eruption of Mauna Loa is over too. Lava supply to the fissure 3 vent on the Northeast Rift Zone ceased on December 10th, 2022. SO2 emissions have decreased to pre-eruption levels. The volcanic tremor and the seismicitys associated with the eruption are greatly diminished.

Accordingly, HVO has lowered the Volcano Alert Level from WATCH to ADVISORY and the Aviation Color Code from ORANGE to YELLOW.

Spots of incandescence may remain near the vent, along channels, and at the flow front for days or weeks as the lava flows cool. However, eruptive activity is not expected to return based on past eruptive behaviour. Summit and Northeast Rift Zone inflation continues.

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An andesitic-to-dacitic stratovolcano, Láscar is the most active volcano of the northern Chilean Andes. A strong vulcanian explosion shook Lascar at 15:36 (UTC) on December 10th, 2022.

Local observatories indicate that the alert level was increased to Yellow.

The eruption generated an eruptive column that reached 6 000 m above the crater level, or 11.5 km above sea level.

The explosion generated short-range pyroclastic flows that affected the sectors near the crater on the north and southeast flanks of the volcano.

Considering Lascar’s eruptive history, more explosions cannot be excluded with a potential danger area of 3 km around the active crater of the volcano.

The last eruptive episode on Lascar lasted from October 30th, 2015 to April 2nd, 2017, with a VEI 2.

Source: OAVV, The Watchers.

Here is a short videi of the eruption : https://twitter.com/i/status/1601880347406385153

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Fuego (Guatemala) is still erupting but activity increased on December 11th, 2022, producing intense explosions, heavy ash and a lava flow that travelled 800 meters in the Ceniza drainage. The ash plumes reached more than 7 kilometers above sea level.

Ash emissions continued into December 12th, rising up to 4.6 km a.s.l.

Because of all the ash produced by the eruption, the country’s largest airport and a major highway were closed on December 11th. Residents and tourists are urged to stay away from the drainages. Ashfall may affect downwind municipalities.

Everybody has still in mind the eruption of June 3rd, 2018 which officially caused the deaths of at least 190 people, with at least 256 more missing.However, local residents estimate that approximately 2 000 people have been buried beneath pyroclastic flows A local organization said that up to 2 900 people may have died.

Source: Guatemalan news media.

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Residents continue to be impacted by the collapses and large pyroclastic flows on Semeru’s SE flank (Indonesia). 781 people arestill living in 21 evacuation shelters. Heavy ashfall prevented aid from easily reaching Pronojiwo which is the worst affected village.
Lava continues to erupt from the summit vent, though activity generally declined. Thermal anomalies are still identified in satellite images, though their intensity had decreased. The rate of deformation has also declined. Pyroclastic flows continue to be observed over 6 km down the SE flank. Owing to te decrease in activity, the Alert Level was lowered to 3 on DEcember 9th, 2022. The public is asked to stay away from the summit and from drainages within 17 km of the summit due to lahar, avalanche, and pyroclastic flow hazards.

Source: CVGHM.

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The eruption at Cotopaxi (Ecuador) continues with steam-and-gas emissions and occasional ash emissions. SO2 emissions average 665-2,745 tons per day. The eruption plumes rise as high as 2 km above the crater. Minor ashfall is reported in downwind villages.

The Alert Level is kept at Yellow (the second lowest level on a four-color scale).

Source: Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

La double éruption du Mauna Loa et du Kilauea (Hawaii) // The dual eruption of Mauna Loa and Kilauea (Hawaii)

Fin novembre et début décembre 2022, les visiteurs du Parc national des volcans d’Hawaii sur la Grande Ile ont eu la chance de pouvoir assister à deux éruptions simultanées. D’un côté, ils ont pu apercevoir un lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u sur le Kilauea et, et à environ 29 kilomètres de distance, ils ont pu admirer la forte lueur émise par la lueur de la lave qui avançait sur le flanc du Mauna Loa. Les deux volcans étaient déjà entrés en éruption en même temps en 1984, l’année de la dernière colère du Mauna Loa.
Cette double éruption vient de prendre fin. Le 11 décembre 2022, les scientifiques du HVO avaient déjà déclaré que l’éruption du Kilauea marquait une pause dans le cratère de l’Halema’uma’u. Le lac de lave était recouvert d’une croûte et il n’y avait plus aucune lave active sur le plancher du cratère. Dans le même temps, l’éruption du Mauna Loa diminuait régulièrement avec le front de coulée qui s’était immobilisé à environ 2,8 km de la Saddle Road.
Dans les années 1800, époque où le Kīlauea était actif en permanence, les éruptions doubles sur la Grande Île se produisaient assez souvent. Les scientifiques du HVO expliquent que « au cours des 200 dernières années d’éruptions du Mauna Loa, lorsque ce volcan entrait en éruption, le Kīlauea faisait de même la plupart du temps ».
Selon le Global Volcanism Program (GVP) de la Smithsonian Institution qui compile les informations sur l’activité volcanique dans le monde, il y a en permanence 40 à 50 volcans en éruption à un moment donné sur notre planète. La dernière mise à jour du GVP date du 28 octobre 2022 et répertorie 47 éruptions.
Il existe un certain nombre de volcans jumeaux dans le monde. Le meilleur exemple se trouve en République Démocratique du Congo où le Nyiragongo et le Nyamulagira entrent en éruption fréquemment en même temps. Le Nyiragongo est un peu comme le Kilauea car il héberge un lac de lave qui est généralement actif. Le Nyamulagira ressemble davantage au Mauna Loa, avec des émissions de coulées de lave espacées de quelques années. En distance, ces deux volcans sont encore plus proches l’un de l’autre que le Kilauea et le Mauna Loa.
En Indonésie, les volcans Ibu et Dukono entrent, eux aussi, souvent en éruption en même temps sur l’île d’Halmahera.
En ce qui concerne le Mauna Loa et le Kilauea, les deux volcans ont probablement des sources d’alimentation indépendantes dans le manteau terrestre car ils ont des laves dont la composition est légèrement différente. De plus, rien ne montre qu’il existe vraiment une influence du comportement de l’un sur l’autre. .
Le Kilauea et le Mauna Loa sont des volcans importants car ils sont bien surveillés. Comme le Piton de la Fournaise à La Réunion, ce sont des volcans « laboratoires ». Les leçons tirées de leur comportement peuvent être appliquées à d’autres volcans moins bien surveillés dans le monde.
Source : Big Island Now.

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Late in November and early in December 2022, visitors to Hawaii Volcanoes National Park on the Big Island have had the rare opportunity to view two eruptions. They could see a lava lake in Halemaʻumaʻu Crater on Kilauea; and about 29 kilometer away, the bright glow of lava travelling down the slopes of Mauna Loa. The last time the two volcanoes were erupting at the same time was in 1984. It was also the last time Mauna Loa erupted.

However, the dual eruption has ended. On December 11th, 2022, scientists said the Kilauea eruption within Halemaʻumaʻu crater had paused. The lava lake was all crusted over and no more active lava could be seen on the crater floor. In the meantime, the Mauna Loa eruption was steadily declining with the flow front stalled about 2.8 km from Saddle Road.

In the 1800s, when Kīlauea was continuously active, dual eruptions on the Big Island occurred more often. Sciebtists at HVO explain that “over the last 200 years of Mauna Loa eruptions, when Mauna Loa erupted, Kīlauea was also erupting a majority of the time.”

There are always 40 to 50 volcanoes erupting at any given time in the world, according to the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Program which compiles the information about volcanic activity around the world. The latest update for active volcanoes is from October 28th, 2022 and lists 47 eruptions.

There are a number of pairs of volcanoes that are in close proximity around the world. The best example is in the Democratic Republic of Congo, where Nyiragongo and Nyamulagira frequently erupt at the same time. Nyiragongo is a bit like Kilauea because there is a lava lake that is usually active, while Nyamulagira is similar to Mauna Loa, with lava flow eruptions every few years. Those two volcanoes are located even closer together than Kilauea and Mauna Loa.

In Indonesia, volcanoes Ibu and Dukono are erupting in tandem on the same island in the remote Maluku island chain.

As far as Mauna Loa and Kilauea are concerned, both volcanoes probably have independent source areas in the mantle because they erupt in slightly different compositions. Moreover, there is not really a record of them impacting one another in a direct way.

Kilauea and Mauna Loa are important volcanoes because they are well monitored. Like Piton de la Fournaise on Reunion Island, they are dubbed “laboratory” volcanoes. The lessons learnt from their behaviour can be applied to other, less-well-understood volcanoes around the world.

Source: Big Island Now.

Des coulées de lave sur les flancs du Mauna Loa et un lac de lave au sommet du Kilauea, un comportement habituel de ces deux volcans (Crédit photo: USGS / HVO)