Kilauea (Hawaï) : Épisode 51 !

15 juillet 2026 : Dans ma note du 10 juillet 2026, j’indiquais que, selon le HVO, l’Épisode 51 de l’éruption du Kīlauea devait se produire entre le 11 et le 15 juillet. Dans son bulletin du 11 juillet, l’Observatoire précisait que « l’épisode de fontaines de lave était susceptible de débuter d’ici le 13 juillet, mais très probablement le 11 ou le 12 juillet. Toutefois, si la déflation actuelle se maintenait, la date du 13 juillet devenait plus probable. » Le 11 juillet, le Kīlauea produisait de faibles projections de lave au niveau de la bouche nord. Durant la nuit, les images des webcams montraient une forte lueur et des projections au niveau de la bouche nord, ainsi qu’une lueur variable dans la bouche sud.

La déflation sommitale s’étant poursuivie pendant quelques jours, l’activité au niveau des bouches éruptives a ralenti. Ce n’est que le 14 juillet que le HVO a signalé la reprise d’une activité préliminaire de faible intensité à 14 h 51 (heure locale), avec un débordement de lave depuis la bouche nord, puis de la bouche sud le 15 juillet. En conséquence, le HVO a fait passer le niveau d’alerte du Kilauea de « Advisory » (surveillance conseillée) à « Watch » (Vigilance), et a relevé la couleur de l’alerte aérienne du Jaune à l’Orange.

L’activité a commencé à s’intensifier fortement vers 6 heures (heure locale) à la bouche nord et a évolué en fontaines en dôme, comme lors des épisodes précédents.

Vers 8h30, les fontaines en dôme ont évolué en fontaines de lave plus classiques et beaucoup plus hautes, comme lors des épisodes précédents. La bouche sud est restée inactive.

Selon le HVO, les fontaines de lave atteignent 290 mètres de hauteur et les débits d’effusion culminent à environ 300 mètres cubes par seconde. Le panache de cette éruption s’élève jusqu’à 5 400 mètres au-dessus du niveau de la mer.

 L’éruption continue à 23 heures (heure française). Il est l’heure d’aller au lit. Plus d’information demain matin.

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16 juillet 2026 : L’Épisode 51 de l’éruption du Kilauea a pris fin le 15 juillet 2026 à 16 h 46 (heure locale), après plus de huit heures ininterrompues de fontaines de lave. Comme indiqué précédemment, la hauteur maximale des fontaines a atteint environ 290 mètres au niveau de la bouche nord. La bouche éruptive sud n’a produit aucune fontaine de lave durant cet épisode, mais a émis des flammes et des jets de gaz. La hauteur maximale du panache de téphras a atteint environ 5 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les retombées de téphras se sont limitées à la zone du Parc national des volcans d’Hawaï. Aucune retombée de téphras n’a été signalée dans les zones habitées. Le volume de lave émis est estimé à 5,1 millions de mètres cubes. La lave a couvert environ 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
La fin de l’Épisode 51 a vu le passage soudain d’une phase de déflation sommitale à une phase de gonflement. Un Épisode 52 est fort probable dans les prochains jours.
Source : HVO.

 Images : captures d’écrans des webcams du HVO

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July 15th, 2026 : In my post of July 10, 2026, I indicated that, according to the HVO, Episode 51 of the Kilauea eruption would occur between July 11 and 15. In its update of July 11, the Observatory wrote that « lava fountaining Episode 51 was likely to start between now and July 13, but most likely July 11 or 12. However, if the current deflation is sustained, then July 13 is more likely. » On July 11, Kīlauea was erupting small precursory spatter bursts. During the night, webcam views showed strong glow and spatter from the north vent, and variable glow from the south vent.

Because summit deflation continued for some days, activity slowed down at the eruptive vents. It was only on July 14 that HVO indicated that precursory low-level activity for Episode 51 began around 2:51 p.m. (local time) with a lava overflow from the north vent and deim the south vent on July 15. Accordingly, HVO rose the Alert Level for Kīlauea from ADVISORY to WATCH and the Aviation Color Code from YELLOW to ORANGE.

Activity began to intensify sharply around 6:00 a.m. (local time) at the north vent and evolved into dome-shaped fountains, as seen in previous episodes.

Around 8:30 a.m., the dome-shaped fountains transitioned into more conventional—and much taller—lava fountains, similar to previous episodes. The south vent remained inactive.

According to HVO, fountain heights are reaching 290 meters and effusion rates a peak of about 300 cubic meters per second. The plume from this eruption are rising up to 5,400 m above sea level.

The eruption is continuing at 11 p.m. (French time). It’s time to go to bed. More information tomorrow morning.

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July 16th, 2026 : Episode 51 of the Kilauea eruption ended at 4:46 p.m. (local time) on July 15, 2026 after more than 8 hours of continuous lava fountaining. As I put it previously, the maximum lava fountain height was approximately 290 meters from the north vent. The south vent never showed lava fountains during this episode but emitted flames and gas jets. The maximum plume height was approximately 5,500 meters above mean sea level. Tephra fall was restricted mostly to the closed area of Hawaiʻi Volcanoes National Park. No tephra was reported from any populated areas.An estimated 5.1 million cubic meters of lava erupted and covered about 50% of the Halemaʻumaʻu crater floor.

The abrupt switch from summit deflation to inflation at the end of Episode 51 indicate that another lava fountaining episode is likely.

Source : HVO.

L’Ol Doinyo Lengai (Tanzanie) 24 ans après…

Dans une note publiée le 7 juillet 2026 sur Facebook, Olivier Grünewald, photographe qui a participé à une mission sur l’Ol Donyo Lengai (Tanzanie) au mois de juin indique qu’elle a été une vraie réussite et tous les objectifs ont été atteints. « Grâce à Stéphane Trannoy, cordiste chez Colibri, nous avons pu installer les cordes pour descendre au fond du cratère pour collecter des laves récentes. Lydéric France, magmatologue à l’Université de Lorraine/CNRS en rêvait depuis des années ! Pour Amdemichael Zafu Tadesse, Chercheur à l’Observatoire du Lamont-Doherty de l’Université Columbia à New York, approcher aussi près, sur un câble, son système d’analyse de gaz était un vrai challenge. Le câble a aussi permis de descendre des récipients dans une bouche active pour collecter de la lave ultra fraîche. Pour Emmanuel Kazimoto géologue tanzanien, c’était l’occasion de revenir travailler sur ce volcan, montagne des dieux Massais. » Olivier ajoute que Bernadette et lui ont pu filmer toutes les étapes de la mission et capter l’activité si particulière de ce volcan unique.

Suite à ce bilan de la mission, j’expliquais à Olivier que la morphologie du cratère avait sacrément changé depuis ma visite en décembre 2002 avec Aventure et Volcans, sous la houlette du regretté Alain de Tofoli. À l’époque, le cratère ne s’était pas encore effondré et la lave coulait en surface depuis un petit lac.

Le Lengai en décembre 2002 (Photos: C. Grandpe

S’agissant des analyses, j’écrivais à Olivier que je n’étais pas sûr que les gaz et la natrocarbonatite montraient de grandes variations avec le temps et qu’il  faudrait des mesures répétées dans le temps pour s’en rendre compte. Selon moi, un seul prélèvement ponctuel n’apportait pas grand chose.

Voici l’intégralité de la réponse qu’Olivier m’a aimablement envoyée :

« Pour répondre à la question que tu soulèves concernant les échantillons récoltés au fond du cratère, les techniques d’analyses ont beaucoup évolué, et voici la réponse de Lydéric France magmatologue à l’Université de Lorraine/CNRS : Nous allons travailler 1/ sur la dynamique d’altération de surface des natrocarbonatites, ainsi que 2/ étudier l’évolution (potentielle) à long terme des compositions chimiques et isotopiques de ces magmas et des gaz associés depuis la phase pré-déstabilisation du système (lors de l’éruption très explosive / sub-Plinienne de 2007-08) jusqu’à aujourd’hui. L’objectif étant de discuter de l’origine de ces magmas & gaz. La composition et texture des phases minérales sera aussi étudiée en détail pour remonter à l’histoire de solidification de ces magmas dans la plomberie magmatique (altération + composition magmas: CRPG; gaz: Lamont+IPGP; minéraux: ISTEP). Les séries de l’U-Th seront potentiellement utilisées pour apporter des contraintes cinétiques sur la durée des processus. »

Le Lengai en juin 2026 (Photo: O. Grünewald)

Dans ma réponse à Olivier Grünewald, j’ai écrit que cette approche scientifique me paraît très intéressante dans la mesure où le Lengai n’est pas instrumenté et donc pas surveillé en permanence.Reste à savoir si elle permettra de faire avancer la prévision éruptive.

Je pense que tous ceux qui, comme moi, ont eu la chance (le privilège, devrais-je dire) de visiter ce volcan en gardent un souvenir gravé à jamais dans leur mémoire. Outre l’approche des coulées de natrocarbonatite, l’univers du Lengai est particulièrement fascinant avec les vues sur le rift africain et le lac Natron, sans oublier – en ce qui me concerne – la traversée des plaines masaï et leur faune abondante pour atteindre le cratère du Ngorongoro…

Vue sur le rift depuis le sommet du Lengai (Photo: C. Grandpey)

La Soufrière de la Guadeloupe depuis 1976 : les progrès de la volcanologie

Alors que vient de se terminer à la Guadeloupe le colloque SOUFRIÈRE_50 organisé par l’IPGP et l’Observatoire volcanologique et sismologique (OVSG), un article publié sur le site Guadeloupe la 1ère montre l’évolution de la volcanologie au cours des 50 années qui se sont écoulées depuis l’éruption de La Soufrière en juillet 1976. On se souvient que cette éruption avait été marquée pat la relation conflictuelle entre Haroun Tazieff et Claude Allègre, ce dernier ayant décrété une évacuation qui n’était pas justifiée au vu des observations scientifiques effectuées par l’équipe Tazieff.

Source : Radio France, INA

Aujourd’hui, à la Guadeloupe comme ailleurs dans le monde, les moyens de surveillance volcanique n’ont plus grand-chose à voir avec ceux de 1976, mais force est tout de même de reconnaître que la prévision éruptive est toujours loin d’être parfaite. On l’a constaté lors d’éruptions récentes comme celle du Fuego (Guatemala) en 2018 qui a été particulièrement meurtrière.

L’OVSG installé à Gourbeyre, dans le sud de l’île, est depuis quelques années en état de « vigilance renforcée » face au volcan, qui domine l’archipel du haut de ses 1 467 mètres.

Crédit photo : Wikiprdia

La Soufrière est sous étroite surveillance car le volcan montre des signes de réveil. Le bulletin publié par l’Observatoire rappelle que depuis mai 2021, la zone active du sommet est devenue « plus dangereuse qu’auparavant », en raison des gaz toxiques, des projections de vapeur et de matière à haute température et des effondrements de sol. La directrice de l’Observatoire a toutefois fait remarquer en novembre 2025 que « la micro-sismicité est moins forte en ce moment. » Selon elle, le canal par lequel remonte la vapeur d’eau serait aujourd’hui bien ouvert. Cette vapeur ne fracture donc plus les entrailles du volcan, un phénomène qui provoque des séismes. Le risque d’une éruption phréatique semble donc écarté pour le moment.

Crédit photo : CNRS

En cas d’éruption, la première question qui se poserait serait celle des évacuations. En novembre, un exercice grandeur nature a simulé l’évacuation d’une partie de Saint-Claude, commune installée sur les flancs du volcan, vers des centres d’accueil du nord de l’île.

En 1976, Claude Allègre, alors directeur de l’IPGP, avait décrété une évacuation d’ampleur, faisant fi des résultats des observations de l’équipe Tazieff qui n’avait détecté aucun magma juvénile dans les matériaux éjectés par le volcan. Quelque 73 000 personnes avaient finalement été évacuées de l’île de Basse-Terre à la mi-août et la commune, chef-lieu de la Guadeloupe, ne s’en est jamais vraiment remise. L’éruption a précipité son déclin au profit de Pointe-à-Pitre, la capitale économique.

D’un point de vue scientifique, les chercheurs considèrent désormais la Soufrière comme un volcan similaire à la Montagne Pelée en Martinique, et à La Soufriere de Montserrat, capable de produire des éruptions phréatiques, mais aussi magmatiques. [NDLR : Il ne faudrait pas oublier que chacun de ces volcans a son propre dynamisme éruptif. La lecture du livre d’Alfred Lacroix sur les éruptions de la Montagne Pelée, comme l’a fait le professeur Brousse en 1976 au moment de la crise de la Soufrière n’était pas forcément le meilleur moyen de comprendre l’éruption à la Guadeloupe].

L’article paru sur le site Guadeloupe le 1ère explique qu’en un demi-siècle, la connaissance du passé éruptif de La Soufrière et la densification d’instruments toujours plus précis ont changé la façon de voir le volcan. Depuis fin 2024, les scientifiques disposent en outre de l’imagerie matricielle qui permet d’obtenir une sorte d’échographie du volcan. Cette nouvelle méthode repose sur la disposition d’un réseau de géophones qui captent non seulement les fortes secousses sismiques, mais aussi le bruit sismique induit par le vent, l’océan et l’activité humaine.  Les ondes émises par le volcan ont permis de représenter son sous-sol en image, jusqu’à 10 km de profondeur et environ 6 km de large. C’est ainsi qu’est apparu un conduit hélicoïdal sur les cinq premiers kilomètres de profondeur, qui se connecte à des réservoirs de magma plus en profondeur, un peu comme une éponge alvéolée. [NDLR : Une image semblable de l’intérieur de La Soufriàre avait été obtenue grâce à la tomographie muonique dans le cadre du projet Diaphane. Voir ma note du 9 mai 2016]

Selon un scientifique de l’arc antillais, cette technique permet de mieux comprendre le fonctionnement du volcan et pourrait aider à mieux anticiper les éruptions, en révélant à l’image d’éventuels changements du régime magmatique ou gazeux du volcan.

Source » : Guadeloupe la 1ère.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Une éruption modérément explosive s’est produite au niveau du cratère sommital du Kanlaon (Philippines) dans la matinée du 9 juillet 2026. L’événement a duré environ trois minutes, générant un panache de cendres qui s’est élevé entre 2 000 et 3 000 mètres au-dessus du sommet. Des coulées pyroclastiques, difficilement visibles, ont dévalé les pentes sud-est où elles ont parcouru probablement une distance inférieure à un kilomètre depuis le cratère sommital.
Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités. Au moins huit vols intérieurs ont été annulés à l’aéroport international de Mactan-Cebu en raison de l’éruption. Les autorités locales ont commencé à distribuer des masques aux habitants afin de réduire l’exposition aux cendres volcaniques, susceptibles de provoquer des problèmes respiratoires.
Le niveau d’alerte 2 reste en vigueur pour le Kanlaon. L’accès à la zone de danger permanent (PDZ), définie par un rayon de 4 kilomètres autour du volcan, demeure interdit.
Source : PHIVOLCS.

Activité explosive sur le Kanlaon en décembre 2025 (Crédit photo: PHIVOLCS)

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Une puissante éruption explosive sur le Sheveluch (Kamtchatka) le 5 juillet 2026 a propulsé un panache de cendres jusqu’à 12,2 km d’altitude et a conduit les autorités à relever au Rouge la couleur de l’alerte aérienne. L’explosion a duré une dizaine de minutes. Aucune nouvelle explosion n’a été observée par la suite et la couleur de l’alerte aérienne a été ramenée à l’Orange. Toutefois, la survenue d’autres épisodes explosifs ne peut être exclue.
Cet événement faisait suite à une hausse d’activité le 3 juillet, date à laquelle la couleur de l’alerte aérienne avait déjà été portée au Rouge avant d’être abaissée à l’Orange.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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L’éruption sommitale du Kīlauea (Hawaï) est en pause. La nuit, les images des webcams montrent une lueur au niveau des bouches éruptives nord et sud, tandis que l’inflation sommitale se poursuit. Les modèles de prévision laissent supposer que l’Épisode 51 et ses fontaines de lave se produira entre le 11 et le 15 juillet 2026.

Source: HVO.

Image webcam de l’Épisode 50

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Vers la fin du mois de juin 2026, l’INGV a signalé le début d’une activité effusive sur l’Etna (Sicile) dans la partie supérieure de la Valle del Leone et de la Valle del Bove, à une altitude d’environ 3 000 mètres, Cette activité produisait une petite coulée de lave faiblement alimentée. Au cours de la nuit du 25 au 26 juin 2026, une faible activité strombolienne était également observée à partir de la bouche située sur le versant supérieur de la Voragine. L’alerte aérienne VONA émise par l’INGV restait alors à l’Orange, mais l’activité éruptive de l’Etna n’avait pas d’impact sur le fonctionnement de l’aéroport de Catane.

Cette situation a évolué le 5 juillet vers 7h45 (heure locale) quand de volumineux panaches de cendres sont apparus sur l’Etna au niveau de la bouche située dans la partie supérieure du flanc est de la Voragine. Ces émissions se sont intensifiées vers 8 h 45, générant un nuage éruptif à environ 1,5 km au-dessus du sommet du volcan et dirigé vers les secteurs sud et sud-sud-est. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Rouge.

Image webcam du panache de cendres le 5 juillet 2026

La SAC qui gère l’aéroport a mis en œuvre une série de restrictions progressives : d’abord, la fermeture de l’espace aérien en direction du nuage de cendres, avec une limitation à cinq vols par heure ; puis l’arrêt total de tout trafic aérien à l’arrivée. L’activité de l’aéroport de Catane a ensuite été totalement interrompue jusqu’au 7 juillet à midi. Les émissions de cendres de l’Etna ayant décliné de manière significative, les avions ont pu à nouveau décoller et atterrir.

À noter que pendant ces fortes émissions de cendres, la lave de la Voragine se déversait dans le Cratère Nord-Est.

Source: réseaux sociaux

L’INGV a indiqué le 7 juillet que l’épisode éruptif était terminé.

Source : INGV, journal La Sicilia.

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Rien de nouveau en Islande. L’accumulation de magma et le soulèvement du sol se poursuivent dans le secteur de Svartsengi. La vitesse moyenne d’accumulation magmatique est restée stable au cours des dernières semaines. Selon le Met Office, le scénario le plus probable demeure une accumulation lente et continue de magma, conduisant à terme à une nouvelle intrusion de dyke et éventuellement à une éruption. Toutefois, le Met Office ne fait plus de prévision quant au moment où une éruption pourrait se produire !
L’activité sismique le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur et près de Grindavík reste relativement faible et comparable à celle des semaines précédentes. Aucune variation significative de l’activité sismique n’a été observés ces dernières semaines.
Source : Met Office.

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La plateforme littorale qui s’est formée lors de l’éruption dr Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) en février-avril 2026 subit les assauts des vagues et s’érode.

Entre le 16 et le 24 mars 2026, l’île de La Réunion avait gagné 8,7 hectares grâce à l’arrivée de la lave à l’océan.

Source : OVPF

10 campagnes de cartographie par drones ont été menées en 3 mois et demi par l’OVPF, l’Université de La Réunion et la CIREST pour suivre l’érosion de la plateforme qui se réduit comme peau de chagrin. Entre le 24 mars et le 7 avril, elle a perdu 871 m² par jour. Depuis le 7 avril, elle perd-151 m²/jour et son recul est constant. L’OVPF précise que les vagues creusent la base de la pré-falaise, provoquant sa fragilisation et puis des effondrements. Les blocs, réduits en taille, sont emportés par les vagues et accélèrent l’érosion.

Source : OVPF.

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Un demi-siècle après l’éruption de la Soufrière (8 juillet 1976) qui a profondément marqué l’histoire de la Guadeloupe et de la volcanologie mondiale, l’archipel est devenu, durant une semaine, le centre d’échanges internationaux sur les volcans actifs et la gestion des risques naturels.

Le colloque SOUFRIÈRE_50, organisé par l’IPGP et l’Observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe (OVSG) s’est déroulé du 6 au 10 juillet 2026 sur le campus de Saint-Claude. L’événement a réuni des chercheurs de neuf nationalités Le but de ce colloque était pour les chercheurs, experts, autorités publiques et acteurs du territoire de partager leurs connaissances afin de tirer les leçons de la crise de 1976 et de renforcer la préparation face aux futurs phénomènes volcaniques.

La directrice de l’OVSG a rappelé l’importance historique de l’éruption de 1976. Il ne faudrait pas oublier que la Soufrière est un volcan actif, en phase de réactivation depuis 1992. La directrice a également déclaré : « L’objectif est de revenir sur tout ce que nous avons appris depuis 1976. Cette éruption a permis de mieux comprendre les volcans du type Soufrière, d’améliorer les réseaux de surveillance et de mieux anticiper les futures éruptions. » [NDLR : On peut ajouter ajouter qu’à l’avenir, il faudrait éviter les erreurs d’interprétation commises par certains en 1976 et tenir compte honnêtement des observations scientifiques avant de prendre une décision d’évacuation de la population.]

Tout au long de l’année 2026, d’autres manifestations seront proposées avec les communes de Saint-Claude, Basse-Terre et Pointe-à-Pitre afin de transmettre la mémoire de l’éruption de 1976 et de rappeler l’importance de la prévention face aux risques volcaniques.

Source : Guadeloupe la 1ère.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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A moderately explosive eruption occurred at the summit crater of Kanlaon (Philippines) on the morning of July 9, 2026. The event lasted approximately three minutes, generating an ash plume that rose 2 000 to 3 000 m above the summit. Poorly visible pyroclastic flows descended the southeastern slopes, possibly travelling less than 1 km from the summit crater.

Ashfall was reported in several municipalities. At least eight domestic flights were canceled at Mactan-Cebu International Airport due to the eruption. The local government has begun distributing face masks to residents to minimize exposure to volcanic ash, which may cause respiratory problems.

Alert Level 2 remains in effect dor Kanlaon. Entry into the 4 km-radius Permanent Danger Zone (PDZ) remains prohibited.

Source : PHIVOLCS.

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A powerful explosive eruption at Sheveluch (Kamchatka) on July 5, 2026, sent an ash plume as high as 12.2 km and prompted authorities to raise the Aviation Color Code to Red after video observations confirmed an approximately 10-minute explosion. No new ash explosions has been observed and the aviation color code was lowered to Orange. However, more explosive events cannot be excluded..

The event followed elevated activity beginning on July 3 when the aviation color code was already raised to Red, then lowered to Orange.

Source : KVERT.

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The summit eruption of Kīlauea (Hawaii) is paused. At night, webcam views show glow at both the north and south eruptive vents, while summit inflation continues. Current forecast models suggest that lava fountaining Episode 51 will occur sometime between July 11 and 15, 2026.

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Towards the end of June 2026, the INGV reported the onset of effusive activity on Mt Etna (Sicily), in the upper part of the Valle del Leone and Valle del Bove, at an elevation of approximately 3,000 meters; this activity produced a small, poorly-fed lava flow. During the night of June 25–26, 2026, weak Strombolian activity was also observed from the vent located on the upper slope of the Voragine. The VONA aviation color code issued by the INGV remained at « Orange, » and Etna’s eruptive activity did not impact operations at Catania Airport.
The situation changed on July 5 at approximately 7:45 a.m. (local time) when large ash plumes appeared at Mt Etna, originating from the vent on the upper eastern flank of the Voragine crater. These emissions intensified around 8:45 a.m., generating an eruption cloud that rose to about 1.5 km above the volcano’s summit and drifted toward the south and south-southeast. Consequently, the aviation color code was raised from Orange to Red. SAC, the airport operator, implemented a series of progressive restrictions: initially closing airspace in the direction of the ash cloud and limiting traffic to five flights per hour, followed by a complete halt to all incoming air traffic. Operations at Catania Airport were subsequently suspended entirely until noon on July 7. As Etna’s ash emissions subsided significantly, aircraft were able to resume takeoffs and landings.

Notably, during this period of intense ash emission, lava from the Voragine crater was spilling into the Northeast Crater.

INGV indicated on 7 July that the eruptive episode was over.

Source: INGV, La Sicilia.

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Nothing new in Iceland. Magma accumulation and ground uplift continue beneath Svartsengi. The average rate of magma accumulation over the past few weeks has remained steady. According to the Met Office, the most likely scenario remains continued slow magma accumulation, eventually leading to a new dike intrusion and possibly a volcanic eruption. However, no more prediction is made about the moment when an eruption might occur.

Seismic activity along the Sundhnúkur crater row and near Grindavík remains relatively low and is similar to previous weeks. No significant changes in seismic activity have been observed in recent weeks.

Source : Met Office.

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The coastal platform formed during the Piton de la Fournaise eruption (Réunion Island) between February and April 2026 is being battered by the waves and is eroding.
Between March 16 and March 24, 2026, Réunion Island gained 8.7 hectares as lava reached the ocean.
Over a period of three and a half months, the OVPF, the University of Réunion, and CIREST conducted ten drone-based mapping campaigns to monitor the erosion of the platform, which is rapidly shrinking. Between March 24 and April 7, it lost 871 m² per day. Since April 7, it has been losing 151 m² per day, and its retreat is constant.
The OVPF notes that waves are undercutting the base of the incipient cliff, causing it to weaken and eventually collapse. The resulting smaller blocks are swept away by the waves, further accelerating erosion.
Source: OVPF.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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