Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le Merapi (Indonésie) a connu un nouvel épisode éruptif le 3 mars 2020, avec une colonne de cendre qui est montée à 6 000 – 10 000 mètres de hauteur, selon les médias locaux. L’éruption a également déclenché des coulées pyroclastiques qui ont parcouru jusqu’à 2 kilomètres sur les pentes du volcan. Des retombées de cendre ont été observées jusqu’à 10 km de distance. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge pendant quelques heures. L’aéroport international de Solo City – également connu sous le nom de Surakarta – a été temporairement fermé.

Comme je l’ai écrit précédemment, le volume du dôme sommital du Merapi s’était réduit suite à l’épisode éruptif du 13 février 2020. Il est passé le 407 000m3 le 12 février à 291 000 m3 le lendemain de l’événement.
Il est conseillé aux villageois vivant sur les pentes du Merapi de rester à au moins 3 kilomètres du cratère. Le niveau d’alerte reste inchangé.

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Une brève augmentation de la sismicité a été observée sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande). les 22 et 23 février 2020. L’analyse des signaux révèle que la source de cette sismicité était localisée à 3 km sous le sommet, ce qui est normal pour le Ruapehu. Le tremor a augmenté brièvement le 29 février et le 1er mars, puis a diminué et a maintenant retrouvé des niveaux similaires.
En réaction à l’augmentation de la sismicité la semaine dernière, la température du lac de cratère est passée progressivement de 24 ° C à 30 ° C où elle se situe actuellement. Il a été observé une remontée de sédiments gris et des nappes de soufre jaune ont été observées à la surface du lac la semaine dernière. L’eau du lac déborde par le chenal d’évacuation habituel. Le passage de gaz et de fluides hydrothermaux à travers l’eau du lac montre que la ou les bouches situées au fond du lac fonctionnent normalement. Les émissions de CO2, de SO2 et H2S ont augmenté depuis les dernières mesures effectuées le 7 février 2020, mais les valeurs se situent à l’intérieur des plages mesurées l’année dernière.
Il n’est pas rare d’observer une hausse de la sismicité sur le Ruapehu. Des épisodes similaires d’augmentation de l’activité sismique et des émissions gazeuses ont été observés en mars 2018 et 2019, septembre 2017 et avril 2016. Aucun de ces événements n’a entraîné une augmentation significative de l’activité volcanique.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Vert.
Source: GNS Science.

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Au cours des dernières semaines, l’activité sismique a diminué sur le Pavlof (Aléoutiennes / Alaska). Aucune activité éruptive et aucune émission de gaz ou de cendre sommitale n’ont été observées depuis des émissions de vapeur mineures fin février. Étant donné que l’activité a maintenant retrouvé un niveau normal, l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Vert et le niveau d’alerte volcanique à Normal.
Source: Alaska Volcano Observatory.

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Le Semeru (Indonésie) est bien actif ces jours-ci, avec des panaches de cendre qui s’élèvent à 200-500 m au-dessus du sommet. Depuis le 26 février 2020, des matériaux incandescents sont éjectés à 10 – 50 m au-dessus du cratère Jonggring-Seloko. Le 2 mars, des coulées de lave descendaient le long du flanc sud. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est prié de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: VSI.

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La lave continue à sortir du cratère principal du Karangetang (Indonésie). Elle a parcouru jusqu’à 1,8 km dans des ravines sur les flancs sud-ouest et ouest du volcan. L’incandescence est visible la nuit au niveau des deux cratères sommitaux. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: VSI.

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La Garde côtière japonaise a présenté les résultats des mesures InSAR du 17 novembre 2019 au 28 février 2020 montrant la croissance du cône central sur l’île Nishinoshima, ainsi que les changements à la surface de l’île et l’expansion du littoral sous l’effet des coulées de lave. Lors d’un survol effectué le 17 février, on a observé une activité continue au niveau du cône au centre de l’île. Les matériaux éjectés atterrissent près de la base de l’édifice. La lave entre dans la mer sur les côtes N et E en générant des panaches de vapeur. Une décoloration de l’eau de mer a été observée le 4 février dans une zone à 9 km au sud de l’île. La zone d’exclusion marine conserve un rayon d’environ 2,6 km de l’île.
Source: Garde côtière japonaise.

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On observe en moyenne chaque jour 18 explosions de faible à moyenne intensité sur le Sabancaya (Pérou). Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent généralement jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. Les 26, 27 et 28 février, des lahars ont dévalé la ravine Huayuray-Pinchollo sur le flanc nord. Les coulées de boue étaient de taille faible à modérée et ont bloqué la route entre Chivay et Cabanaconde. Le niveau d’alerte reste à Orange (le deuxième niveau sur une échelle à quatre couleurs) et le public est invité à rester en dehors d’un rayon de 12 km du cratère.
Source: IGP.

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L’INSIVUMEH indique que l’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), avec une moyenne de 15 explosions stromboliennes par heure. Elles génèrent des panaches de cendre jusqu’à 4 800 m de hauteur. Des matériaux incandescents  sont également éjectés à environ 300 à 500 m au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs zones situées jusqu’à 12 km du volcan.

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Juste pour l’anecdote – à mes yeux, c’est un exploit inutile – le funambule américain Nik Wallenda a traversé sur un câble le cratère du Masaya (Nicaragua) le 4 mars 2020. Il lui a fallu environ 30 minutes pour parcourir les 540 mètres. Pour des raisons de sécurité, l’homme portait un harnais et un masque à gaz. Wallenda a dû lutter contre le vent, qui, selon lui, était plus fort que lors de sa performance dans le Grand Canyon. A noter que pendant la mise en scène de ce pseudo événement, l’accès au cratère du Masaya a été interdit aux touristes. Sympa, non ? Le seul intérêt des images est de montrer que le lac de lave est en ce moment très profond au fond du cratère. Au vu du port du masque par le funambule, les gaz n’étaient pas très agressifs! lol
Ceux qui sont intéressés trouveront une vidéo et des photos à cette adresse:
https://abc7ny.com/entertainment/nik-wallenda-walks-1800-feet-across-active-volcano-in-nicaragua-/5984676/

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Here is some news about volcanic activity around the world:

Mount Merapi (Indonesia) went through another eruptive episode on March 3rd, 2020, with an ash column that rose up to 6,000 – 10, 000 metres, according to local news media. The eruption also unleashed pyroclastic flows that travelled as far as 2 kilometres down the slopes of the volcano. Ashfall was observed as far as 10 km away. The aviation colour code was raised to Red during a few hours. The international airport in Solo city – also known as Surakarta was temporarily closed.

As I put it before, the volume of Merapi’s summit lava dome decreased after the February 13th eruption which produced a 2-km-tall ash plume. The dome volume the day before the event was estimated at 407 000 m3, and afterward, on February 14th, it was reduced to 291 000 m3.

Villagers living on Mt Merapi’s slopes are advised to stay 3 kilometres from the crater. The alert level remains unchanged.

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A brief increase in seismicity was observed at Ruapehu Volcano (New Zealand). on February 22nd and 23rd, 2020. Analysis reveals that the source area was located 3 km beneath the summit, which is normal for seismic activity at Ruapehu. The volcanic tremor increased briefly on February 29th and March 1st, then declined and has now increased again to similar levels.

In response to last week’s seismic increase, the temperature of Crater Lake has slowly increased from 24 °C and is currently at 30 °C. Upwelling of grey sediment and sulphur slicks on the lake surface were observed last week. The lake water is being mixed and is overflowing through the usual outlet channel. The flow of gases and hydrothermal fluids through the lake show that the underlying vent area is open. The amounts of carbon dioxide (CO2) and sulphur gases (SO2 and H2S) have increased since the last measurements on February 7th, 2020, but the values are within the ranges measured over the past year,

It is not unusual to observe volcanic earthquakes at Ruapehu and similar episodes of increased seismic activity and gas flux were observed during March 2018 and 2019, September 2017 and April 2016. None of these resulted in a sustained increase in volcanic unrest.

The volcanic alert level remains at 1 and the aviation colour code at Green.

Source: GNS Science.

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Over the past several weeks seismic activity has decreased at Pavlof Volcano(Aleutians / Alaska). No eruptive activity or emissions from the summit have been observed since minor steam emissions in late February. Since activity is now at background levels, AVO has decreased the aviation colour code and the alert level to Green and Normal, respectively.

Source: Alaska Volcano Observatory.

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Semeru (Indonesia) is quite active these days, with ash plumes rising 200-500 m above the summit. Beginning on February 26th, 2020, incandescent material was ejected 10-50 m above the Jonggring-Seloko Crater, and by March 2nd, lava flows had travelled along the south flank. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay outside of the 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source: VSI.

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Lava continues to effuse from Karangetang’s Main Crater (Indonesia), travelling as far as 1.8 km down drainages on the SW and W flanks of the volcano. Incandescence from both summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: VSI.

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The Japan Coast Guard has presented InSAR results from November 17th, 2019 to February 28th, 2020 showing growth of Nishinoshima’s central cone, along with changes to the island’s surface and expansion of the coastline from lava flows. During an overflight performed on February 17th, observers noted continuous activity from the central vent. Ejected material landed near the cone’s base. Lava flowed into the sea at the N and E coasts, causing rising steam plumes. Discoloured water had been seen on February 4th in an area 9 km S of the island. The marine exclusion zone has a radius of about 2.6 km from the island.

Source: Japan Coast Guard.

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A daily average of 18 low- to medium-intensity explosions is recordedat Sabancaya (Peru). Gas-and-ash plumes usually rise as high as 2 km above the summit. On 26, 27, and 28 February, lahars descended the Huayuray-Pinchollo drainage on the N flank. The lahars were small to moderate in size and blocked the Chivay-Cabanaconde road in the district of Cabanaconde. The alert level remains at Orange (the second highest level on a four-color scale) and the public is asked to stay outside of a 12-km radiusfrom the crater.

Source: IGP.

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INSIVUMEH indicates that eruptive activity continues at Fuego (Guatemala), with an average of 15 strombolian explosions per hour that generate ash plumes up to 4,800 m. Incandescent material is also ejected about 300 to 500 m above the crater. Ashfall has been reported in several areas located as far as12 km from the volcano.

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Just for the anecdote – to my eyes it is a useless feat – Nik Wallenda tightroped above the crater of Masaya Volcano (Nicaragua) on March 4th, 2020. It took him about 30 minutes to perform the 540 – metre walk on the wire.  For safety reasons, the man wore a harness and a gas mask. He had to battle the wind, which he said was worse than during his  walk over the Grand Canyon. It should be noted that during the staging of this pseudo event, access to the Masaya Crater was borbidden to the public. Nice, isn’t it? The only interest of the images is to show that the lava lake is currently very deep at the bottom of the crater. Judging from the way Wallenda is wearing his mask, volcanic gases were not very aggressive! lol
Those who are interested can find a video and photos at this address:

https://abc7ny.com/entertainment/nik-wallenda-walks-1800-feet-across-active-volcano-in-nicaragua-/5984676/

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Taal (Philippines): Visite à Volcano Island // Visit to Volcano Island

Dans ses dernières mises à jour, le PHIVOLCS indique que l’activité dans le Main Crater du Taal (Philippines) se caractérise par de faibles émissions de vapeur qui s’élèvent à une cinquantaine de mètres de hauteur. Le réseau sismique enregistre toujours des séismes d’origine volcanique liés à des processus de fracturation de roches sous et autour de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte est maintenu à 2.

La BBC a publié une vidéo intéressante qui montre des habitants en train de se rendre sur Volcano Island. Les images confirment les très importants dégâts causés par la cendre qui recouvre tout. De nombreux toits se sont effondrés sous le poids de la cendre. Officiellement, personne n’a été directement tué par l’éruption, mais les personnes dans la vidéo recherchent des parents ou des proches disparus.
Le 2 février 2020, les autorités philippines ont expliqué que 39 personnes sont mortes pendant l’évacuation. Cependant, personne n’a été tué ou blessé par l’éruption phréatique du 12 janvier. Les décès enregistrés sont principalement dus à des crises d’angoisse et à la négligence des victimes. Un certain nombre de personnes évacuées sont décédées d’une crise cardiaque au cours de l’évacuation et pendant leur séjour dans les centres d’hébergement provisoires.

La plupart des habitants de Volcano Island étaient des pêcheurs qui ont tout perdu. L’île a été déclarée zone de danger permanent. Toute activité y est interdite.

Attention: certaines images de la vidéo peuvent choquer.

https://www.bbc.com/news/av/world-asia-51660902/philippines-volcano-residents-return-to-visit-island

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In its latest updates, PHIVOLCS indicates that activity in Taal’s Main Crater (Philippines) is characterized by weak steam emissions rising 50 metres high. The Taal Volcano Network is still recording volcanic earthquakes that are associated with rock fracturing processes beneath and around the edifice. The alert level is kept at 2.

The BBC has released an interesting video that shows residents returning to visit Volcano Island. The images confirm the devastation caused by the ash that covers everything. Many roofs collapsed under the weight of the ash. Officially, no one was directly killed by the eruption, but the people in the video are looking for missing parents or relatives.

On February 2nd, 2020, Philippine authorities explained that 39 people died during the span of the evacuation. However, no one died nor was hospitalized during the phreatic eruption of January 12th. The recorded deaths were mostly due to anxiety and negligence of the casualties. A number of evacuees were reported to have died of heart attack during the evacuation and while staying at the evacuation centres.

Most of the residents on the island were fishermen who have lost their businesses for ever as Volcano Island has been declared a Permanent Danger Zone. All commercial activity is forbidden.

Warning: you may find some of the images in this report distressing.

https://www.bbc.com/news/av/world-asia-51660902/philippines-volcano-residents-return-to-visit-island

Image extraite de la vidéo de la BBC.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une diminution significative de l’activité sismique est observée dans la Péninsule de Reykjanes (Islande), et aucune inflation n’est détectée dans les données GPS et InSAR. La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Vert.
Source: OMI.

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Le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) a diminué à la suite d’un épisode explosif survenu le 13 février 2020 et qui a produit un panache de cendre de 2 km de hauteur. Des matériaux ont été éjectés à moins de 1 km, avec des retombées de cendre dans un rayon de 10 km. Le volume du dôme la veille de l’événement était estimé à 407 000 mètres cubes, puis (le 19 février) à 291 000 mètres cubes.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est conseillé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: VSI.

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Des observateurs locaux du San Miguel (El Salvador) ont signalé des grondements en provenance du volcan les 20 et 21 février 2020. On a observé une augmentation de l’amplitude des micro-séismes et de petites émissions de gaz dans le cratère principal. Les émissions de SO2 avaient également augmenté. Dans la matinée du 22 février, une émission de gaz et de cendre d’une dizaine de minutes a provoqué un petit panache qui s’est élevé à 400 m au-dessus du cratère.
Source: SNET.

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Pas d’inquiétude pour ceux qui voyagent actuellement en Nouvelle-Zélande! GeoNert indique qu’un essaim sismique mineur avec des événements d’une magnitude maximale de M 1,5 a été enregistré sous le Mont Ruapehu les 22 et 23 février 2020. Il n’y a pas de changement significatif dans la température du lac de cratère qui est restée stable à 24 – 25 ° C au cours de des derniers mois Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est Verte.
La dernière éruption du Ruapahu s’est produite en 2007, avec un VEI 1.
Source: GeoNet.

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Ce n’est pas de la volcanologie, mais la presse internationale a indiqué qu’une très violente tempête de sable – baptisée «calima» localement – en provenance du Sahara a affecté les Iles Canaries les 22 et 23 février 2020, avec d’innombrables annulations de vols et des milliers de touristes bloqués sur les îles, en particulier à Tenerife. Les vents très violents, atteignant parfois 140 km/h ont également ravivé les incendies de végétation déjà présents sur cette île. Les écoles étaient toujours fermées lundi et il était conseillé à la population de rester à l’intérieur des maisons. La circulation routière a été également fortement perturbée. Pour couronner le tout, des dizaines de touristes sont confinés dans leur hôtel suite à la détection d’un cas de coronavirus!

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Le Popocatepetl (Mexique) est bien actif ces jours-ci et plusieurs fortes explosions ont été enregistrées récemment. La dernière a été observée dans la matinée du 25 février 2020, avec un panache de cendre qui s’est élevé jusqu’à 8 kilomètres au dessus du niveau de la mer. De nouvelles émissions ont ensuite été observées ; les nauges de cendre s’étiraient jusqu’à 185 km du sommet.
https://youtu.be/r1B5PFee_w8

En 24 heures jusqu’au 24 février au soir, les réseaux de surveillance du CENAPRED ont enregistré 148 émissions de gaz avec un peu de cendre, une explosion modérée et 10 explosions mineures sur le Popocatepetl.
Un survol du cratère a été effectué le 18 février  2020. Le cratère interne présente toujours un diamètre de 350 m et une profondeur de 100 à 150 m. Il est essentiellement recouvert de téphra. Aucun changement significatif n’a été observé depuis le survol précédent. .
Source: CENAPRED.

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Au cours du mois écoulé, on a observé une hausse de l’activité sismique sur le Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) qui est actuellement supérieure à la normale. En conséquence, l’AVO a élevé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et a fait passer le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée).

Dans le même temps, les données satellitaires ne montrent pas d’activité éruptive récente ni de dépôts de cendre sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Bien que l’activité sismique reste supérieure à la normale, l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et a fait passeré le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée).

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A l’attention des volcanophiles qui se rendront prochainement sur l’île de la Réunion, voici l’essentiel du dernier bulletin émis par la Préfecture le 21 février 2020 :

Suite aux constatations de l’OVPF et aux différentes reconnaissances terrain, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de VIGILANCE pour le Piton de la Fournaise à compter du vendredi 21 février 2020 à 7h.

L’interdiction d’accès du public à la partie haute de l’Enclos est levée à compter de cette date. Cet accès reste strictement limité aux trois sentiers balisés suivants :
• le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivais- Cratère Caubet ;
• le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère) ;
• le sentier Kapor jusqu’à Piton Kapor.

Le public devra se conformer strictement aux prescriptions et consignes figurant sur les panneaux d’information et d’avertissement affichés sur le site.

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Here is some news about volcanic activity around the world:

A significant decrease in seismic activity is observed at the Reykjanes Peninsula (Iceland), and inflation is no longer detected in GPS and InSAR data. The aviation colour code has been lowered to Green.

Source: IMO.

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The volume of Merapi’s summit lava dome (Indonesia) has decreased following an explosive episode that occurred on February 13th, 2020 and that produced a 2-km-tall ash plume, ejected material within 1 km, and caused ashfall within a 10-km radius. The dome volume the day before the event was estimated at 407,000 cubic metres, and afterwards (on February 19th) was reduced to 291,000 cubic metres.

The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are advised to stay outside the 3-km exclusion zone.

Source: VSI.

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Local observers of San Miguel (El Salvador) reported a series of rumbling noises on February 20th and 21st, 2020. The report noted an increase in amplitude of microearthquakes and minor gas emissions from the main crater. SO2 emissions had also increased. In the morning of February 22nd, an ash emission that lasted 10 minutes long resulted in a small gas-and-ash plume that rose 400 m above the crater.

Source: SNET.

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No worry for those currently travelling in New Zealand! GeoNert indicates that a minor seismic swarm with the larger events measuring M 1.5 was recorded beneath Mt Ruapehu on February 22nd and 23rd, 2020. There has been no significant change in the Crater Lake temperature which has been around 24 – 25 °C during the last few months The volcanic alert level remains at 1 and the aviation colour code at Green.

Mt Ruapahu’s last known eruption occurred in 2007, with a VEI 1.

Source: GeoNet.

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This is not volcanology, but the international press has indicated that a very violent sandstorm – locally called « calima » – coming from the Sahara affected the Canary Islands on February 22nd and 23rd, 2020, with countless flight cancellations and thousands of tourists stranded on the islands, particularly in Tenerife. The very strong winds, sometimes reaching 140 km / h also revived the wildfires on this island. Schools were still closed on Monday and people were advised to stay inside the houses. Road traffic was also severely disrupted.

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Popocatepetl (Mexico) is quite active these days and several large explosions have been recorded recently. The last one was observed in the morning of February 25th, 2020, with an ash plume rising up to 8 kilometres above sea level. New emissions were later observed, drifting as far as 185 km from the summit.

https://youtu.be/r1B5PFee_w8

In 24 hours until February 24th in the evening, CENAPRED’s monitoring systems had identified 148 exhalations, one moderate explosion, and 10 minor explosions on Popocatepetl.

An overflight of the crater was performed on February 18th. The internal crater maintains a diameter of 350 m with a depth of 100 -150 m, mostly covered by tephra. No significant changes have been observed since the previous overflight. .

Source : CENAPRED.

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Over the past month, seismic activity has increased at Great Sitkin (Aleutians / Alaska) and is now above background levels. Thus, AVO has increased the aviation colour code to Yellow and the volcanic alert level to Advisory.

At the same time, satellite data shows no signs of eruptive activity or recent ash deposits at Semisopochnoi Aleutians / Alaska). Although seismic activity remains above background, it does not appear to be increasing towards an eruption in the short-term. Thus, AVO has reduced the aviation colour code to Yellow and the volcanic alert level to Advisory.

 Le sable saharien se dirige vers Tenerife (Source: NASA)

Le Ruapehu et son lac de cratère (Photo: C. Grandpey)

Les populations après l’éruption du Toba (Indonésie) // Populations after the Toba eruption (Indonesia)

Il y a 75 000 ans, une super éruption a secoué le Mont Toba à Sumatra (Indonésie), sur le site occupé par le Lac Toba d’aujourd’hui. Ce fut l’une des plus puissantes éruptions sur Terre. Les chercheurs expliquent que cet événement a provoqué un hiver volcanique de six à dix ans à l’échelle de la planète et un probable épisode de refroidissement de 1000 ans.
Dans les années 1990, plusieurs scientifiques ont suggéré que l’éruption avait pu être suffisamment importante pour anéantir la majorité des premiers humains vivant à l’époque, ralentissant ainsi l’extension de l’humanité. En 1993, la journaliste scientifique Ann Gibbons a expliqué qu’un « goulot d’étranglement de la population » s’était produit dans l’évolution de l’espèce humaine il y a environ 70 000 ans, et elle a avancé l’hypothèse selon laquelle cela était dû à l’éruption. Un géologue de l’Université de New York et un volcanologue de l’Université d’Hawaï sont allés dans le sens de cette hypothèse. En 1998, la théorie du « goulot d’étranglement » a été confirmée par un anthropologue de l’Université de l’Illinois.

Selon une nouvelle étude qui vient d’être publiée dans la revue Nature Communications, il existe des preuves que des Homo sapiens migraient avant, pendant et après l’éruption.
Comme écrit précédemment, l’éruption explosive, que l’on estime 5000 fois plus puissante que celle du Mont Saint-Helens en 1980, aurait créé un hiver volcanique avec un impact sur la propagation l’espèce humaine à cette époque. Si tel était le cas, l’événement aurait anéanti les humains présents, leurs ancêtres et les populations animales à travers l’Asie. La nouvelle étude montre que la situation n’a peut-être pas été aussi désastreuse.
Des chercheurs qui ont travaillé sur le site de Dhaba dans la vallée de la rivière Middle Son, dans le centre de l’Inde, ont découvert des preuves que les humains occupaient le site de manière permanente depuis 80 000 ans. Les outils en pierre trouvés sur le site sont par ailleurs semblables à ceux associés aux êtres humains du Middle Stone Age* en Afrique et même en Australie, ce qui laisse supposer qu’ils ont tous été forgés pendant la migration d’Homo sapiens. La découverte des outils montre également que les Homo sapiens vivaient en Asie plus tôt qu’on le pensait. Le fait que ces ensembles d’outils n’aient pas disparu au moment de la super éruption du Toba, ou aient changé de façon spectaculaire peu de temps après cet événement, démontre que les populations ont survécu à la soi-disant catastrophe et ont continué à créer des outils pour modifier leur environnement.
La découverte des outils met en évidence la résistance et la ténacité des communautés de chasseurs-cueilleurs qui ont su s’adapter malgré les bouleversements subis par leur environnement après l’un des plus grands événements volcaniques des deux derniers millions d’années.
Cependant, cette situation n’a pas eu des effets à long terme. Ainsi, les humains qui ont survécu à l’éruption ne se sont pas suffisamment développés pour pouvoir contribuer au pool génétique actuel. Ils ont probablement été confrontés à d’autres défis et à la période glaciaire qui a suivi l’éruption.
Les résultats de la dernière étude apportent une nouvelle lumière sur l’arrivée des humains en Inde ; en effet, jusqu’à présent, aucun reste humain de cette période n’a été retrouvé dans la région.
Des études récentes indiquent que les humains tels que nous les connaissons auraient migré d’Afrique il y a entre 52 000 et 70 000 ans. Les fossiles et les outils en pierre commencent à nous montrer où et quand  ils se sont retrouvés, avec en particulier une présence humaine en Chine avant 80000 ans, en Asie du Sud-Est entre 63000 et 73000 ans, ainsi qu’en Australie il y a 65000 ans. L’Australie marque la fin de «l’arc sud» de la dispersion de la migration, ce qui – selon l’étude – signifie que l’Homo sapiens se trouvait auparavant en Asie du Sud. «La localité de Dhaba constitue un point de liaison important entre des régions avec une archéologie similaire à l’est et à l’ouest.»
Source: Presse scientifique américaine.

* L’expression Middle Stone Age désigne un ensemble d’industries lithiques préhistoriques trouvées en Afrique australe et orientale, plus ou moins contemporaines des industries du Paléolithique moyen identifiées en Afrique du Nord, en Europe, et en Asie.

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75,000 years ago, a super eruption shook Mount Toba in Sumatra (Indonesia), at the site of today’s Lake Toba. It was one of the Earth’s largest known eruptions. Researchers explained that rhe event caused a global volcanic winter of six to ten years and possibly a 1,000-year-long cooling episode.

In the 1990s, several scientists suspected the eruption had beenlarge enough to wipe out a majority of early humans living at the time, slowing down the spread of humanity. In 1993, science journalist Ann Gibbons explained that a population bottleneck occurred in human evolution about 70,000 years ago, and she suggested that this was caused by the eruption. A geologist of New York University and a volcanologist of the University of Hawaii supported her suggestion. In 1998, the bottleneck theory was further developed by an anthropologist of the University of Illinois.

According to a new study just published in the journal Nature Communications, there is evidence that Homo sapiens were migrating before, during and after the eruption.

As I put it before, the explosive event, which was estimated to be 5,000 times more massive than the 1980 Mount St. Helens eruption, is thought to have created a volcanic winter that impacted the spread of ancient humans. If true, this would have devastated humans, human ancestors and animal populations across Asia. However, the new study shows that the situation may not have been that dire.

Researchers investigating a site called Dhaba in Central India’s Middle Son River Valley uncovered evidence revealing that humans have occupied the site continuously for the last 80,000 years. Stone tools found at the site are also similar to those associated with Middle Stone Age* humans in Africa and even Australia, suggesting that they were all forged by migrating Homo sapiens. The discovery of the tools also suggests that Homo sapiens were living in Asia earlier than expected. The fact that these toolkits did not disappear at the time of the Toba super-eruption, or change dramatically soon after, indicates that human populations survived the so-called catastrophe and continued to create tools to modify their environments.

The discovery of the tools showcases the tenacity of hunter-gatherer communities who adapted despite changes in their environment after one of the largest volcanic events to occur during the last two million years.

However, this was not a lasting legacy. For example, the humans who survived this event did not thrive enough to the point that they contributed to the current gene pool. They likely suffered due to other challenges and the glacial period that followed the eruption.

The findings have a larger implication for the arrival of humans in India because so far no human remains from this time period have been recovered in the area.

Recent studies suggest that modern humans migrated from Africa between 52,000 to 70,000 years ago. Fossil and stone tool evidence is beginning to show where they ended up and when, including a human presence in China before 80,000 years ago, Southeast Asia between 63,000 and 73,000 years ago, as well as Australia by 65,000 years ago. Australia marks the end of the “southern arc” of the migration dispersal, meaning that Homo sapiens were in South Asia beforehand, according to the study. “The Dhaba locality serves as an important bridge linking regions with similar archeology to the east and west.”

Source: U.S. scientific press.

The Middle Stone Age was a period of African prehistory between the Early Stone Age and the Later Stone Age.  It is generally considered to have begun around 280,000 years ago and ended around 50–25,000 years ago.

Site de l’éruption du Toba vu depuis l’espace (Source: NASA)