L’OVPF célèbre ses 40 ans d’existence

En cette année 2020, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) célèbre son quarantième anniversaire, avec quarante années de bons et loyaux services.

Depuis sa création les scientifiques n’ont pas chômé ; ils ont enregistré 77 éruptions ! Comme l’indique le nom de l’Observatoire, la mission des scientifiques qui y travaillent est d’observer, étudier et essayer de comprendre le fonctionnement du volcan pour mieux le surveiller. Pour cela, toute une panoplie d’instruments a été mise à la disposition du personnel de l’Observatoire, avec une foule d’écrans permettant de suivre en direct les humeurs du volcan.

A noter que depuis le mois de mai 2018, l’activité de l’OVPF a été étendue à Mayotte où l’on a observé une forte hausse de la sismicité et la naissance d’un volcan sous marin à une cinquantaine de kilomètres à l’est de l’île. .

L’histoire de l’île de la Réunion est directement liée à celle de ses volcans. Il y a d’abord eu le Piton des Neiges qui s’est endormi il y a environ 12 000 ans.

Le Piton de La Fournaise a ensuite pris le relais avec une activité particulièrement soutenue.

Au fil des ans, les volcans réunionnais ont façonné le relief et les paysages de l’île. Les trois grands cirques (Mafate ci-dessous, Cilaos, Salazie) font partie des principaux pôles touristiques.

 Il ne faudrait, bien sûr, pas oublier le célèbre Enclos Fouqué, vaste dépression bordée en amont par la Plaine des Sables et en aval par le Tremblet (commune de Saint-Philippe) et par Bois-Blanc (commune de Sainte-Rose). L’Enclos couvre une superficie de 96 km2 inhabitée.

 Aucune habitation n’est donc sous la menace des coulées de lave. Le Piton de la Fournaise est donc un merveilleux laboratoire où les scientifiques peuvent travailler en toute tranquillité. .
La quasi-totalité des éruptions se déroulent dans cet amphithéâtre naturel où les coulées de basalte, grâce au climat humide et chaud, sont rapidement colonisées par des lichens, des mousses, des orchidées sauvages et des goyaviers.

(Photos: C. Grandpey)

Les visiteurs les plus chanceux pourront assister à une éruption qui fait partie des attraits touristiques de la Réunion.

Ainsi, en mars 1977, une éruption a démarré dans l’Enclos sous les regards des volcanologues Maurice et Katia Krafft. Les images ont montré des torrents de lave très fluide, typique des coulées de volcans de point chaud, que l’on trouve par exemple sur le Kilauea à Hawaii. De très hautes fontaines de lave rehaussent en général le spectacle. En mars1977, les coulées atteignirent la Plaine des Osmondes avant de s’engager dans les Grandes Pentes.

(Photo: Christian Holveck)

Les 5, 7 et 8 avril, de nouvelles fissures s’ouvrirent sur le flanc nord-est du Piton de la Fournaise, à l’extérieur de l’Enclos, juste, au-dessus du village de Bois-Blanc. On avait donc affaire à une éruption « hors Enclos », ce qui changeait la donne d’un point de vue humain car des habitations étaient menacées. En quelques heures un vent de panique se propagea au sein de la population, avec un ordre d’évacuation décrété par les autorités.
Dans la nuit du 9 au 10 avril 1977 la lave atteignit le littoral. Le village de Piton Ste-Rose fut coupé en deux. Plusieurs habitations furent détruites, mais l’église fut miraculeusement épargnée. Le 13 avril, en pleine semaine sainte, les coulées se sont arrêtées sur le parvis de l’église, rebaptisée depuis : Notre-Dame des Laves. A l’intérieur, on peut aujourd’hui admirer la célèbre Vierge au parasol.

 Cette éruption a montré aux autorités qu’une éruption pouvait déborder de l’Enclos Fouqué et qu’il serait souhaitable de mettre en place un observatoire en mesure de contrôler l’activité volcanique. Deux ans plus tard, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise voit le jour. Les scientifiques disposent enfin d’un outil pour tenter de décrypter le fonctionnement du volcan.

En 40 ans, ils ont étudié 77 éruptions réparties sur 1850 jours. Elles ont émis 743 millions de mètres cubes de lave. L’île s’est agrandie à plusieurs reprises. L’Océan Indien et ses vagues ont cependant retaillé le profil de la côte du sud sauvage.

(Photos: C. Grandpey)

Source : Réunion La 1ère.

Les altitudes de l’Etna (Sicile) // Mt Etna’s altitudes (Sicily)

Sur sa page Facebook (https://www.facebook.com/boris.behncke), Boris Behncke (INGV Catane) a rédigé une note très intéressante qui rétablit la vérité sur l’altitude réelle de l’Etna, le plus haut volcan actif d’Europe et l’un des plus actifs dans le monde.

Comme l’écrit Boris, les guides touristiques indiquent souvent 3340 m, 3343 m, ou encore 3350 m comme altitude maximale de l’Etna. Ces valeurs sont obsolètes depuis longtemps et font référence aux années 1970-1980. En fait,  cela fait presque une trentaine d’années que la hauteur de l’Etna a toujours été inférieure à 3330 m.

Des relevés de haute précision effectués entre 2004 et 2007 indiquaient que la lèvre sud-ouest du Cratère Nord-Est étaient le point culminant de l’Etna, avec 3329 m. Ensuite, après plusieurs effondrements, mais aussi l’activité paroxystique de la Voragine voisine en décembre 2015 et mai 2016, de nouveaux relevés haute précision effectués pendant l’été 2018 ont révélé une altitude de 3326 m pour ce même point, et une altitude légèrement inférieure à la lèvre septentrionale du Cratère Nord-Est. De nouveaux effondrements en février 2019 ont réduit la hauteur du Cratère Nord-Est à environ 3320 m, ce qui est la hauteur actuelle du volcan.

Dans le même temps, toujours pendant les paroxysmes de la Voragine en 2015-2016, les bords ouest et est de ce cratère ont pris de la hauteur, pour culminer à environ 3315 m d’altitude. Le Nouveau Cratère Sud-Est, et en particulier le « cône de la selle » [NDLR : la selle est la dépression entre l’ancien et le nouveau cratère sud-est], a grandi entre février et avril 2017 pour atteindre une altitude de 3304 m.

S’agissant du petit cône qui s’édifie depuis près de 6 mois à l’intérieur de la Voragine, les relevés effectués à l’aide de drones par le personnel de INGV-Osservatorio Etneo le 25 février 2020 ont révélé que ce « conetto » culminait à environ 3310 m, donc une dizaine de mètres sous le sommet de l’Etna. Le cône a continué à croître depuis les derniers relevés et il lui manque probablement très peu, si ce n’est déjà fait, pour atteindre 3320 m. Cette hypothèse sera confirmée dès que les conditions météorologiques reviendront plus favorables et permettront de nouvelles mesures à l’aide de drones.

En cliquant sur le lien suivant, vous trouverez une carte publiée déjà dans le Bulletin hebdomadaire sur l’activité de l’Etna le 3 mars 2020. On y voit la position du « conetto » central de la Voragine et la zone couverte par les coulée lave qui remplissent progressivement la Bocca Nuova voisine :

http://www.ct.ingv.it/joomlatools-files/docman-files/multidisciplinari/BollettinoEtna20200303.pdf

Pour en savoir plus sur les volcans italiens, je vous recommande l’excellent site de Boris : Italy’s volcanoes : The cradle of volcanology. (https://www.italysvolcanoes.com/Boris.html)

Boris dispose également de pages sur Facebook et Twitter.

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On his Facebook page (https://www.facebook.com/boris.behncke), Boris Behncke (INGV Catania) wrote a very interesting note which restores the truth about the real altitude of Etna, the highest active volcano in Europe and one of the most active in the world.
As Boris puts it, we often see in tourist guides 3340 m, 3343 m, or 3350 m as the maximum altitude of Mt Etna. These values ​​are now obsolete and refer to the years 1970-1980. In fact, it the height of Mount Etna has always been less than 3330 m for almost three decades.
High precision surveys carried out between 2004 and 2007 indicated that the southwest rim of the Northeast Crater was the highest point of Mt Etna, with 3329 m. Then, after several collapses, but also the paroxysmal activity of the neighboring Voragine in December 2015 and May 2016, new high-precision surveys carried out during the summer of 2018 revealed an altitude of 3326 m for this same point, and an altitude slightly lower than the northern rim of the Northeast Crater. New collapses in February 2019 reduced the height of the Northeast Crater to around 3320 m, which is the current height of the volcano.
At the same time, still during the paroxysms of Voragine in 2015-2016, the western and eastern edges of this crater grew up, peaking at around 3315 m above sea level. The New South-East Crater, and in particular the « saddle cone” [Editor’s note: the saddle is the depression between the old and the new south-east crater], grew between February and April 2017 to reach an altitude of 3304 m.
Regarding the small cone that has been building for almost 6 months inside Voragine, the surveys carried out using drones by the staff of INGV-Osservatorio Etneo on February 25th, 2020 revealed that this “conetto” culminated at around 3310 m, therefore ten metres below the summit of Mount Etna. The cone has kept growing since the last surveys and it is probably very close to, if it is not already done, 3320 m. This assumption will be confirmed as soon as the weather conditions get better and allow further measurements using drones.
By clicking on the following link, you will find a map, already published in the weekly Bulletin on Etna activity on March 3rd, 2020. It shows the position of the central « conetto » of Voragine and the area covered by the lava flows which are gradually filling the neighbouring Bocca Nuova:.
http://www.ct.ingv.it/joomlatools-files/docman-files/multidisciplinari/BollettinoEtna20200303.pdf
To find out more about Italian volcanoes, I recommend Boris’ excellent website: “Italy’s volcanoes: The cradle of volcanology”.(https://www.italysvolcanoes.com/Boris.html)

Boris also has pages on Facebook and Twitter.

Point culminant de l’Etna dans les années 1990 (Photo: C. Grandpey)

Zone sommitale de l’Etna en octobre 2019

(Crédit photo : B. Behncke)

Tweet imbécile sur les volcans et le changement climatique // Stupid tweet about volcanoes and climate change

Dans le monde d’aujourd’hui, les fausses informations (les fameuses «fake news») sont légion sur les réseaux sociaux. Le changement climatique est souvent au cœur du problème, encore plus aux États-Unis où le président Donald Trump donne l’exemple.
Cette semaine, une fausse information sur les volcans publiée sur Twitter a fait le tour des réseaux sociaux. Le tweet affirmait que l’éruption du Merapi (Indonésie) le 3 mars 2020 (voir ma dernière note « Volcans du monde ») « a émis plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. Le changement climatique est naturel. » Le tweet a été écrit par un homme qui envisage de se présenter au poste de gouverneur de Californie en 2022. Il a déclenché une foule de réactions, avec plus de 100 000 ‘like’ et la vidéo qui accompagnait le tweet a été visionnée des millions de fois. Les scientifiques ont réagi rapidement et affirmé que le tweet était archi faux. Cette réaction est parfaitement justifiée.
Un professeur de Sciences de la Terre à l’Université de Stanford a expliqué qu ‘ »il y a un milliard de voitures sur la planète aujourd’hui, et les émissions de ce volcan sont infimes par rapport à la pollution qu’elles génèrent ».
En effet, l’éruption du 3 mars 2020 était relativement mineure par rapport à d’autres sur le Merapi et sur d’autres volcans de la planète. Le nuage de cendre et de gaz généré par l’éruption a atteint une hauteur de 6 000 mètres, ce qui n’est pas exceptionnel et relativement habituel pour ce volcan. À titre de comparaison, l’éruption du Pinatubo en 1991 a émis un panache de cendre et de gaz qui a atteint 35 km de hauteur.
Selon l’USGS, au cours d’une année, l’activité volcanique mondiale dans son ensemble génère entre 0,13 et 0,44 gigatonnes de CO2. Dans les seuls États-Unis en 2017, les émissions en provenance du transport routier (tous véhicules confondus) ont atteint 1,56 gigatonnes d’équivalent CO2. Ainsi, aux États-Unis en une seule année, les émissions des véhicules sont cinq fois plus importantes que tous les volcans de la planète.
L’ensemble des émissions de gaz à effet de serre par les véhicules routiers dans le monde est supérieur à 3,0 gigatonnes par an, ce qui représente plus de 10 fois la production annuelle du volcan. Par rapport aux 42 gigatonnes d’émissions générées par les activités humaines (production d’énergie, agriculture, industrie, etc.) en un an, la contribution des volcans semble relativement minime, environ 150 fois moins.
Le tweet californien ne faisait pas référence à un an seulement, mais à « plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. ». Donc, l’affirmation est définitivement fausse.
De telles allégations erronées concernant les volcans, les émissions de dioxyde de carbone et le climat ne sont pas nouvelles; elles existent depuis des décennies. Ce sont des affirmations toutes faites, qui ne s’appuient sur aucune donnée fiable, mais qui engendrent de regrettables confusions.
Source: CBS News.

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In today’s world, misinformation (the famous ‘fake news’) runs rampant on social media. Climate change is often at the core of the problem, even more in the U.S. where President Donald Trump sets the example.

This week, a false claim about volcanoes posted on Twitter went viral. The tweet claimed that the eruption of Mt. Merapi (Indonesia) on March 3rd, 2020 (see my note in the last “Volcanoes of the World”) « spewed more CO2 than every car driven in history. Climate change is natural. » The tweet was written by a man who says he is running for governor of California in 2022. It generated tremendous interest and engagement, with over 100,000 likes and millions of video views. But scientists say the claim is blatantly false, and they are right to do so.

A professor of Earth System Science at Stanford University explained that « there are a billion cars on the planet today, and this volcano’s emissions are tiny compared to their pollution. »

Indeed, the eruption referred to is fairly small compared to others at that volcano and around the world. The ash and gas cloud generated by Mt Merapi’s eruption rose to 6,000 metres high, which is fairly small, and usual for this volcano. As a comparison, the Mt. Pinatubo eruption of 1991 emitted an ash and gas cloud that rose 35 km high.

According to USGS, in an average year all global volcanic activity releases a total of 0.13 to 0.44 gigatons of CO2 emissions. In the U.S. alone, in 2017, emissions from transportation from all on-road vehicles reached 1.56 gigatons of CO2 equivalent. So, just in the U.S. in a single year, emissions from vehicles are five times greater than all global volcanoes.
The total greenhouse gas emissions from on-road vehicles worldwide are greater than 3.0 gigatons per year, which is more than 10 times the yearly volcano output. When compared to the 42 gigatons of emissions produced by all human contributions per year (from energy production, agriculture, industry, etc.), the contribution from volcanoes appears relatively tiny, about 150 times less.

The tweet’s claim was not referring to just one year, but « more CO2 than every car driven in history. » So the claim is not just wrong, it’s wrong my multiple orders of magnitude.

Erroneous claims regarding volcanoes and carbon dioxide emissions are nothing new; they have existed for decades. They are ready-made statements, not based on data, and they breed misunderstanding.

Source : CBS News.

Eruption du Merapi le 3 mars 2020 (source : CVGHM)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le Merapi (Indonésie) a connu un nouvel épisode éruptif le 3 mars 2020, avec une colonne de cendre qui est montée à 6 000 – 10 000 mètres de hauteur, selon les médias locaux. L’éruption a également déclenché des coulées pyroclastiques qui ont parcouru jusqu’à 2 kilomètres sur les pentes du volcan. Des retombées de cendre ont été observées jusqu’à 10 km de distance. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge pendant quelques heures. L’aéroport international de Solo City – également connu sous le nom de Surakarta – a été temporairement fermé.

Comme je l’ai écrit précédemment, le volume du dôme sommital du Merapi s’était réduit suite à l’épisode éruptif du 13 février 2020. Il est passé le 407 000m3 le 12 février à 291 000 m3 le lendemain de l’événement.
Il est conseillé aux villageois vivant sur les pentes du Merapi de rester à au moins 3 kilomètres du cratère. Le niveau d’alerte reste inchangé.

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Une brève augmentation de la sismicité a été observée sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande). les 22 et 23 février 2020. L’analyse des signaux révèle que la source de cette sismicité était localisée à 3 km sous le sommet, ce qui est normal pour le Ruapehu. Le tremor a augmenté brièvement le 29 février et le 1er mars, puis a diminué et a maintenant retrouvé des niveaux similaires.
En réaction à l’augmentation de la sismicité la semaine dernière, la température du lac de cratère est passée progressivement de 24 ° C à 30 ° C où elle se situe actuellement. Il a été observé une remontée de sédiments gris et des nappes de soufre jaune ont été observées à la surface du lac la semaine dernière. L’eau du lac déborde par le chenal d’évacuation habituel. Le passage de gaz et de fluides hydrothermaux à travers l’eau du lac montre que la ou les bouches situées au fond du lac fonctionnent normalement. Les émissions de CO2, de SO2 et H2S ont augmenté depuis les dernières mesures effectuées le 7 février 2020, mais les valeurs se situent à l’intérieur des plages mesurées l’année dernière.
Il n’est pas rare d’observer une hausse de la sismicité sur le Ruapehu. Des épisodes similaires d’augmentation de l’activité sismique et des émissions gazeuses ont été observés en mars 2018 et 2019, septembre 2017 et avril 2016. Aucun de ces événements n’a entraîné une augmentation significative de l’activité volcanique.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Vert.
Source: GNS Science.

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Au cours des dernières semaines, l’activité sismique a diminué sur le Pavlof (Aléoutiennes / Alaska). Aucune activité éruptive et aucune émission de gaz ou de cendre sommitale n’ont été observées depuis des émissions de vapeur mineures fin février. Étant donné que l’activité a maintenant retrouvé un niveau normal, l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Vert et le niveau d’alerte volcanique à Normal.
Source: Alaska Volcano Observatory.

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Le Semeru (Indonésie) est bien actif ces jours-ci, avec des panaches de cendre qui s’élèvent à 200-500 m au-dessus du sommet. Depuis le 26 février 2020, des matériaux incandescents sont éjectés à 10 – 50 m au-dessus du cratère Jonggring-Seloko. Le 2 mars, des coulées de lave descendaient le long du flanc sud. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est prié de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: VSI.

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La lave continue à sortir du cratère principal du Karangetang (Indonésie). Elle a parcouru jusqu’à 1,8 km dans des ravines sur les flancs sud-ouest et ouest du volcan. L’incandescence est visible la nuit au niveau des deux cratères sommitaux. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: VSI.

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La Garde côtière japonaise a présenté les résultats des mesures InSAR du 17 novembre 2019 au 28 février 2020 montrant la croissance du cône central sur l’île Nishinoshima, ainsi que les changements à la surface de l’île et l’expansion du littoral sous l’effet des coulées de lave. Lors d’un survol effectué le 17 février, on a observé une activité continue au niveau du cône au centre de l’île. Les matériaux éjectés atterrissent près de la base de l’édifice. La lave entre dans la mer sur les côtes N et E en générant des panaches de vapeur. Une décoloration de l’eau de mer a été observée le 4 février dans une zone à 9 km au sud de l’île. La zone d’exclusion marine conserve un rayon d’environ 2,6 km de l’île.
Source: Garde côtière japonaise.

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On observe en moyenne chaque jour 18 explosions de faible à moyenne intensité sur le Sabancaya (Pérou). Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent généralement jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. Les 26, 27 et 28 février, des lahars ont dévalé la ravine Huayuray-Pinchollo sur le flanc nord. Les coulées de boue étaient de taille faible à modérée et ont bloqué la route entre Chivay et Cabanaconde. Le niveau d’alerte reste à Orange (le deuxième niveau sur une échelle à quatre couleurs) et le public est invité à rester en dehors d’un rayon de 12 km du cratère.
Source: IGP.

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L’INSIVUMEH indique que l’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), avec une moyenne de 15 explosions stromboliennes par heure. Elles génèrent des panaches de cendre jusqu’à 4 800 m de hauteur. Des matériaux incandescents  sont également éjectés à environ 300 à 500 m au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs zones situées jusqu’à 12 km du volcan.

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Juste pour l’anecdote – à mes yeux, c’est un exploit inutile – le funambule américain Nik Wallenda a traversé sur un câble le cratère du Masaya (Nicaragua) le 4 mars 2020. Il lui a fallu environ 30 minutes pour parcourir les 540 mètres. Pour des raisons de sécurité, l’homme portait un harnais et un masque à gaz. Wallenda a dû lutter contre le vent, qui, selon lui, était plus fort que lors de sa performance dans le Grand Canyon. A noter que pendant la mise en scène de ce pseudo événement, l’accès au cratère du Masaya a été interdit aux touristes. Sympa, non ? Le seul intérêt des images est de montrer que le lac de lave est en ce moment très profond au fond du cratère. Au vu du port du masque par le funambule, les gaz n’étaient pas très agressifs! lol
Ceux qui sont intéressés trouveront une vidéo et des photos à cette adresse:
https://abc7ny.com/entertainment/nik-wallenda-walks-1800-feet-across-active-volcano-in-nicaragua-/5984676/

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Here is some news about volcanic activity around the world:

Mount Merapi (Indonesia) went through another eruptive episode on March 3rd, 2020, with an ash column that rose up to 6,000 – 10, 000 metres, according to local news media. The eruption also unleashed pyroclastic flows that travelled as far as 2 kilometres down the slopes of the volcano. Ashfall was observed as far as 10 km away. The aviation colour code was raised to Red during a few hours. The international airport in Solo city – also known as Surakarta was temporarily closed.

As I put it before, the volume of Merapi’s summit lava dome decreased after the February 13th eruption which produced a 2-km-tall ash plume. The dome volume the day before the event was estimated at 407 000 m3, and afterward, on February 14th, it was reduced to 291 000 m3.

Villagers living on Mt Merapi’s slopes are advised to stay 3 kilometres from the crater. The alert level remains unchanged.

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A brief increase in seismicity was observed at Ruapehu Volcano (New Zealand). on February 22nd and 23rd, 2020. Analysis reveals that the source area was located 3 km beneath the summit, which is normal for seismic activity at Ruapehu. The volcanic tremor increased briefly on February 29th and March 1st, then declined and has now increased again to similar levels.

In response to last week’s seismic increase, the temperature of Crater Lake has slowly increased from 24 °C and is currently at 30 °C. Upwelling of grey sediment and sulphur slicks on the lake surface were observed last week. The lake water is being mixed and is overflowing through the usual outlet channel. The flow of gases and hydrothermal fluids through the lake show that the underlying vent area is open. The amounts of carbon dioxide (CO2) and sulphur gases (SO2 and H2S) have increased since the last measurements on February 7th, 2020, but the values are within the ranges measured over the past year,

It is not unusual to observe volcanic earthquakes at Ruapehu and similar episodes of increased seismic activity and gas flux were observed during March 2018 and 2019, September 2017 and April 2016. None of these resulted in a sustained increase in volcanic unrest.

The volcanic alert level remains at 1 and the aviation colour code at Green.

Source: GNS Science.

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Over the past several weeks seismic activity has decreased at Pavlof Volcano(Aleutians / Alaska). No eruptive activity or emissions from the summit have been observed since minor steam emissions in late February. Since activity is now at background levels, AVO has decreased the aviation colour code and the alert level to Green and Normal, respectively.

Source: Alaska Volcano Observatory.

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Semeru (Indonesia) is quite active these days, with ash plumes rising 200-500 m above the summit. Beginning on February 26th, 2020, incandescent material was ejected 10-50 m above the Jonggring-Seloko Crater, and by March 2nd, lava flows had travelled along the south flank. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay outside of the 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source: VSI.

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Lava continues to effuse from Karangetang’s Main Crater (Indonesia), travelling as far as 1.8 km down drainages on the SW and W flanks of the volcano. Incandescence from both summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: VSI.

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The Japan Coast Guard has presented InSAR results from November 17th, 2019 to February 28th, 2020 showing growth of Nishinoshima’s central cone, along with changes to the island’s surface and expansion of the coastline from lava flows. During an overflight performed on February 17th, observers noted continuous activity from the central vent. Ejected material landed near the cone’s base. Lava flowed into the sea at the N and E coasts, causing rising steam plumes. Discoloured water had been seen on February 4th in an area 9 km S of the island. The marine exclusion zone has a radius of about 2.6 km from the island.

Source: Japan Coast Guard.

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A daily average of 18 low- to medium-intensity explosions is recordedat Sabancaya (Peru). Gas-and-ash plumes usually rise as high as 2 km above the summit. On 26, 27, and 28 February, lahars descended the Huayuray-Pinchollo drainage on the N flank. The lahars were small to moderate in size and blocked the Chivay-Cabanaconde road in the district of Cabanaconde. The alert level remains at Orange (the second highest level on a four-color scale) and the public is asked to stay outside of a 12-km radiusfrom the crater.

Source: IGP.

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INSIVUMEH indicates that eruptive activity continues at Fuego (Guatemala), with an average of 15 strombolian explosions per hour that generate ash plumes up to 4,800 m. Incandescent material is also ejected about 300 to 500 m above the crater. Ashfall has been reported in several areas located as far as12 km from the volcano.

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Just for the anecdote – to my eyes it is a useless feat – Nik Wallenda tightroped above the crater of Masaya Volcano (Nicaragua) on March 4th, 2020. It took him about 30 minutes to perform the 540 – metre walk on the wire.  For safety reasons, the man wore a harness and a gas mask. He had to battle the wind, which he said was worse than during his  walk over the Grand Canyon. It should be noted that during the staging of this pseudo event, access to the Masaya Crater was borbidden to the public. Nice, isn’t it? The only interest of the images is to show that the lava lake is currently very deep at the bottom of the crater. Judging from the way Wallenda is wearing his mask, volcanic gases were not very aggressive! lol
Those who are interested can find a video and photos at this address:

https://abc7ny.com/entertainment/nik-wallenda-walks-1800-feet-across-active-volcano-in-nicaragua-/5984676/

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)