La musique du Kilauea (Hawaii) // Kilauea’s music (Hawaii)

Différentes sortes de perturbations peuvent affecter le réservoir magmatique ou le lac de lave au sommet du Kilauea : arrivée de poches de gaz, effondrements des parois du cratère dans le lac de lave, etc. Lorsqu’un réservoir magmatique ou un lac de lave est perturbé, le fluide qu’il contient peut réagir de diverses manières. Dans un lac de lave, comme celui qui existait de 2008 à 2018 dans le cratère de l’Halema’uma’u, ces mouvements de fluides peuvent parfois être observés sous forme d’ondulations ou de clapotis à la surface du lac.
Il est possible de détecter des mouvements de magma en profondeur en utilisant des sismomètres pour mesurer les vibrations du sol. Toutefois, les signaux sismiques générés par le mouvement du magma sont souvent différents des autres types de signaux sismiques. Comparé aux séismes conventionnels, le magma en mouvement génère habituellement des vibrations relativement lentes au moment où le sol monte et descend pendant un laps de temps de plusieurs secondes ou dizaines de secondes.
Pendant des décennies, les scientifiques ont interprété ces signaux sismiques comme des preuves de migration ou d’accumulation du magma en profondeur, susceptibles d’annoncer une éruption imminente. Ces dernières années, toutefois, ils ont acquis de nouvelles méthodes pour interpréter ces signaux sismiques et pour résoudre les propriétés des systèmes magmatiques.
Un réservoir magmatique ou un lac de lave vibrent plus fortement à certaines fréquences – les fréquences de résonance – qui dépendent de la géométrie du réservoir magmatique ou du lac de lave, mais aussi des propriétés du magma ou de la lave qui s’y trouve, comme la température et la teneur en gaz. Ces vibrations ressemblent à la façon dont les notes de musique produites par un instrument comme une flûte de pan sont liées à la forme de l’instrument et aux propriétés de l’air qu’il contient.
Si un magma ou une lave est très fluide, une seule perturbation peut faire résonner le corps magmatique pendant des dizaines de minutes (voir figure ci-dessous).
Les variations dans les fréquences de résonance peuvent indiquer des changements dans la quantité de gaz contenue dans le magma ou la lave, facteur important pour comprendre son potentiel éruptif. De plus, des fluctuations dans la durée de résonance peuvent indiquer des changements dans la température du magma ou de la lave, ce qui indique aux scientifiques une possible arrivée de magma juvénile à haute température.
Une telle résonance a permis de déterminer la géométrie du système magmatique sommital peu profond du Kilauea. Les scientifiques ont constaté que le conduit reliant le réservoir sommital peu profond au lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u de 2008 à 2018 mesurait plus de 15 mètres de large. Cette résonance a également révélé la dynamique complexe du magma au cours de la dernière décennie, ce qui explique le niveau d’activité élevé du volcan Kilauea.
Source : HVO.
L’article ne précise pas si le Kilauea vibre ces jours-ci, mais l’activité dans le cratère de l’Halena’uma’u est relativement faible. La lave alterne apparitions et disparitions sur le plancher du cratère.

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Different types of disturbances may affect Kilauea’s summit magma reservoir or the lava lake : rising gas pockets, the fall of wall rocks into a lava lake, and so on. When a body of magma or lava is disturbed, the fluid in it can respond in a variety of ways. In a lava lake, such as the one that existed from 2008–2018 in Halema‘uma‘u crater, these fluid motions can sometimes be observed as ripples or sloshing of the surface.

One can also detect deeper magma motion by using seismometers to measure ground vibrations. The seismic signals generated by magma motion are often distinct from other types of seismic signals. Compared to normal earthquakes, magma motion usually produces relatively slow vibrations, where the ground rises and falls over several seconds or tens of seconds.

For decades scientists have been interpreting these seismic signals as evidence of underground magma migration or accumulation, which can be used to look for signs that might indicate an impending eruption. In recent years, scientists have been learning new methods to use these seismic signals to resolve properties of underground magma systems.

Magma or lava bodies vibrate most strongly at certain frequencies – resonant frequencies – that depend on the body’s geometry and the properties of the magma or lava it contains, such as temperature and gas content. This is similar to how the musical notes produced by an instrument like a pan flute depend on the instrument’s shape and the properties of the air in it.

If a magma or lava is very fluid, then a single perturbation can cause the magma body to resonate for tens of minutes (see figure below).

Changes in the resonance frequencies can indicate changes in the amount of gas contained within the magma or lava, which is important for understanding its eruptive potential. Additionally, changes in the resonance duration can indicate changes in the magma or lava temperature, which tells scientists if fresh hot magma is being brought up from deeper in the earth.

Such resonance has helped to reveal Kilauea’s shallow summit magma system geometry, for example suggesting that the conduit connecting its shallow summit magma reservoir with the overlying lava lake in Halema‘uma‘u from 2008–2018 was more than 15 meters wide. It has also revealed complex magma dynamics over the past decade which inform the restless nature of Kilauea Volcano.

Source : HVO.

The article does not specify whether Kilauea is vibrating these days, but activity within Halena’uma’u Crater is quite low, with lava appearing or disappearing on the crater floor.

Le graphique du haut montre le tracé d’un séisme classique peu profond, de magnitude M 2,0 enregistré en 2013 à quelques kilomètres au sud du sommet du Kilauea.

Le tracé du bas montre un enregistrement sismique, effectué en 2013, de la résonance du magma lors de l’impact produit par un rocher qui s’était détaché d’une paroi du cratère de l’Halema’uma’u. On notera les différentes échelles de temps; le séisme classique n’a duré qu’une vingtaine de secondes alors que chaque cycle d’oscillation du magma dans le graphique du bas a duré 40 secondes et les vibrations ont continué pendant plus de 20 minutes.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une éruption majeure a eu lieu sur le volcan de l’île de Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée) les 8 et 9 mars 2022 avec des explosions qui ont envoyé des panaches de cendres jusqu’à 15 km d’altitude.
La couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Rouge et le niveau d’alerte volcanique est à 3 sur une échelle de 5.
La dernière éruption majeure du volcan a eu lieu le 19 octobre 2021, avec un nuage de cendres qui s’est élevé jusqu’à 15,2 km d’altitude.
D’autres violentes éruptions ont également été signalées sur le volcan en décembre 2018 – janvier 2019.
Source : Darwin VAAC, The Watchers.

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L’activité reste faible sur le Kilauea (Hawaii) avec des apparitions éphémères de la lave sur le plancher de l’Halema’uma’u. Aucune activité particulière n’est observée le long de l’East Rift Zone.

Source : HVO

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Suite à la dernière crise éruptive du Fuego (Guatemala) du 6 au 8 mars 2022, l’INSIVUMEH indique que des explosions faibles, modérées et fortes sont toujours enregistrées sur le volcan, avec des panaches de cendres qui se déplacent vers l’ouest et le sud-ouest. On continue à observer des avalanches faibles et modérées dans les ravines Ceniza, Trinidad et Las Lajas. L’incandescence persiste dans le cratère mai aucune coulée de lave active n’est observée. La zone affectée par les récentes coulées pyroclastiques présente un rayon de 7 km du cratère en direction du sud-ouest, du sud et du sud-est où la végétation et les cultures ont été affectées par des nuages ​​de gaz et de cendres à haute température. Des retombées de cendre ont également eu lieu sur les localités à proximité du Fuego. Pendant les périodes de pluie, des lahars peuvent se déclencher dans tous les ravines sur les flancs du volcan, en particulier dans les ravines El Jute, Las Lajas, Ceniza et Trinidad.

Source: INSIVUMEH.

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Le 10 mars 2022, le Merapi (Indonésie) a émis plusieurs coulées pyroclastiques qui ont forcé quelque 250 habitants à fuir vers des abris temporaires. Les cendres ont recouvert les villages voisins, mais aucune victime n’a été signalée. Les avalanches ont parcouru jusqu’à 5 kilomètres sur les pentes du volcan. Leur grondement pouvait être entendu à plusieurs kilomètres.
Il est conseillé aux personnes vivant sur les pentes du Merapi de rester à 7 kilomètres du cratère.
Source : CVGHM.

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Toujours en Indonésie, l’éruption du Semeru se poursuit, incitant l’observatoire à émettre plusieurs alertes aux panaches de cendres. Le 3 mars 2022, une coulée pyroclastique provenant du front d’une coulée de lave a descendu la ravine Kobokan sur le flanc SE. Des panaches de cendres sont observés jusqu’à 400 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester à au moins 500 m de la ravine Kobokan et de ne pas s’approcher du lit des cours d’eau provenant de Semeru, en raison des risques de lahar et de coulée pyroclastique.
Source : CVGHM.

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Une hausse de la sismicité a été enregistrée juste en dessous du Shinmoedake (Japon), incitant la JMA à relever le niveau d’alerte à 2 (sur une échelle de 1 à 5) le 2 mars 2022. Aucun changement n’a été observé sur le volcan lors d’une visite sur le terrain ce même jour. L’activité sismique d’origine volcanique a persisté jusqu’au 7 mars.
Source : JMA.

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Lors d’un survol du Popocatépetl (Mexique) le 23 février 2022, des scientifiques locaux ont noté que les dimensions intérieures du cratère étaient semblables à celles enregistrées en novembre 2021. Le cratère mesurait 390-410 m de diamètre et 160-200 m de profondeur ; le fond du cratère était recouvert de tephra et des restes d’explosions récentes du dôme de lave. Le volcan émet ses habituels panaches de vapeur auxquels se mêle parfois un peu de cendre. Le niveau d’alerte reste au Jaune, Phase 2.
Source : CENAPRED.

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L’éruption du Wolf (Galapagos / Equateur) se poursuit. Des coulées de lave actives avancent sur le flanc SSE du volcan.
Source :Instituto Geofisico.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Karymsky et le Sheveluch. Elle est maintenue au Jaune pour le Bezymianny.

Source: KVERT.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A major eruption took place at Manam volcano (Papua New Guinea) on March 8th and 9th, 2022 with explosions that sent ash plumes up to 15 km above sea level.

The Aviation Color Code was raised to Red and the Volcano Alert Level is at 3 out of 5.

The last major eruption at the volcano took place on October 19th, 2021,with an ash cloud up to 15.2 km above sea level.

Other high-level eruptions were also reported at the volcano in December 2018 – January 2019.

Source : Darwin VAAC, The Watchers.

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Activity remains low on Kilauea (Hawaii) with short-lives lava emissions on the floor of Halema’uma’u. No unusual activity is observed along the East Rift Zone.
Source: HVO.

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Following the latest eruptive crisis of Fuego (Guatemala) from March 6th to 8th, 2022, INSIVUMEH indicates that weak, moderate and strong explosions are still recorded on the volcano, with ash plumes moving west and the southwest. Light and moderate avalanches continue to be observed in the Ceniza, Trinidad and Las Lajas drainages. Incandescence persists in the crater but no active lava flow is observed. The area affected by the recent pyroclastic flows has a radius of 7 km from the crater towards the southwest, south and southeast where vegetation and crops have been affected by hot gas and ash clouds. Ashfall also occurred in municipalities near Fuego. During rainfall, lahars can be generated in all drainages on the flanks of the volcano, in particular in the El Jute, Las Lajas, Ceniza and Trinidad drainages.
Source: INSIVUMEH.

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On March 10th, 2022, Mount Merapi (Indonesia) spewed several pyroclastic flows that forced about 250 residents to flee to temporary shelters. Ash blanketed nearby villages and towns, but no casualties were reported. The avalanches traveled up to 5 kilometers down the volcano’s slopes. The rumbling could be heard several kilometers.

Residents living on Merapi’s fertile slopes are advised to stay 7 kilometers away from the crater.

Source: CVGHM.

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Still in Indonesia, the eruption at Semeru continues, causing the observatory to issue several alerts for ash plumes. On March 3rd, 2022, a pyroclastic flow originating from the end of a lava flow descended the Kobokan drainage on the SE flank. Ash plumes are observed rising up to 400 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay at least 500 m away from Kobokan drainages within 17 km of the summit, along with other drainages originating on Semeru, due to lahar and pyroclastic flow hazards.

Source: CVGHM.

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An increase in seismicity has been recorded just below Shinmoedake (Japan), prompting JMA to raise the Alert Level to 2 (on a scale of 1-5) on March 2nd, 2022. No changes were seen at the volcano during a field visit that same day. Volcanic earthquakes persisted through March 7th.

Source: JMA.

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During an overflight of Popocatépetl (Mexico) on February 23rd, 2022 , local scientists noted that the inner crater dimensions were similar to those recorded in November 2021. The crater was 390-410 m in diameter and 160-200 m deep; the crater floor was covered in tephra and the remains of recent lava domes. The volcano emits its usual steam plumes, with occasional ash in them. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two.

Source: CENAPRED.

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The eruption at Wolf (Galapagos / Ecuador) continues. Active and advancing lava flows are observed on the SSE flank of the volcano.

Source:Instituto Geofisico.

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In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Karymsky and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Eruption du Hunga Tonga-Hunga-Ha’apai : pas d’effet sur la température terrestre // No impact on Earth’s temperature

Les scientifiques viennent de confirmer que l’éruption sous-marine du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai en janvier 2022 n’affectera pas le climat de la Terre malgré la présence de nuages de cendres de dizaines de kilomètres de hauteur dans l’atmosphère (voir ma note précédente à ce sujet),
De puissantes éruptions volcaniques provoquent parfois un refroidissement à court terme de la planète, mais ce ne sera pas le cas avec le récent événement dans l’archipel des Tonga.
Une nouvelle étude confirme en effet les estimations précédentes. Elle indique que l’effet de refroidissement du Hunga Tonga ne dépasserait pas 0,004 ° C dans l’hémisphère nord et 0,01 ° C dans l’hémisphère sud, ce qui est encore moins que certaines estimations précédentes.
La clé de l’impact d’une éruption volcanique sur la température de la Terre est la quantité de dioxyde de soufre (SO2) qui a été émise par le volcan. En effet, dans l’atmosphère, le gaz forme des particules d’aérosol qui font obstacle à la lumière du soleil, avec diminution de la quantité d’énergie qui entre dans le système terrestre. Par exemple, l’éruption du Pinatubo en 1991 a entraîné un refroidissement d’environ 0,6°C qui a duré près de deux ans. La différence avec l’éruption aux Tonga, c’est que les cendres rejetées dans l’air par le Pinatubo contenaient environ 50 fois plus de dioxyde de soufre.
Source : space.com.

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Scientists have just confirmed that the Hunga Tonga submarine eruption in January 2022 will not affect Earth’s climate despite sending clouds of ash dozens of kilometers high into the atmosphere (see my previous post about this topic),

Powerful volcanic eruptions sometimes cause short-term cooling of the planet, but this won’t be the case of the recent Tonga event.

A new study confirms previous estimates, stating that the cooling effect of Hunga Tonga could range from just 0.004°C in the northern hemisphere to 0.01°C in the southern hemisphere, which is even less than some of the previous estimates expected.

The key to the impact of a volcanic eruption on the Earth’s temperature is the amounrt of sulfur dioxide (SO2) that has been emitted by the volcano. Indeed, in the atmosphere the gas forms aerosol particles, which deflect sunlight, thus decreasing the amount of energy that enters the Earth’s system. For example, the 1991 explosive eruption of Mount Pinatubo produced a cooling of about 0.6°C that lasted for nearly two years. The difference with the Tonga eruption is that the ash spewed into the air by Mount Pinatubo contained about 50 times as much sulfur dioxide.

Source: space.com.

Effet de l’éruption du Pinatubo sur l’atmosphère (Source : Wikipedia)

Eruption du Fuego (Guatemala)

Une nouvelle éruption a débuté sur le Fuego le 6 mars 2022. Elle a duré 26 heures. Même si l’activité éruptive a faibli, l’INSIVUMEH indique que les explosions et les émissions de cendres continuent. L’Institut conseille à la CONRED de rester en alerte car l’activité n’a pas cessé et il est nécessaire de protéger la population vivant à proximité du volcan.
L’éruption a commencé dans la nuit du 6 mars avec de fortes explosions, une activité strombolienne intense, avec des projections jusqu’à 200 mètres au-dessus du cratère. Des avalanches pyroclastiques et des nuages de cendres ont affecté plusieurs localités.
Cette forte activité a contraint les autorités à évacuer préventivement quelque 500 personnes de Panimaché 1 et Morelia vers Santa Lucía Cotzumalguapa, Escuintla, où elles resteront en sécurité dans un gymnase jusqu’à ce que les conditions soient propices à leur retour. .
Après ce paroxysme, l’activité éruptive a décliné progressivement, mais toujours avec des cendres et une odeur de soufre dans l’air ambiant.

Source: INSIVUMEH, Prensa Libre.

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A new eruption began on Fuego on March 6th, 2022. It lasted 26 hours. Although eruptive activity has waned, INSIVUMEH indicates that explosions and ash emissions continue. The Institute advises CONRED to remain on alert because activity has not ceased and it is necessary to protect the population living near the volcano.
The eruption began on the night of March 6th with strong explosions, intense Strombolian activity, with projections up to 200 meters above the crater. Pyroclastic avalanches and ash clouds affected several municipalities.
This high activity has forced the authorities to preemptively evacuate some 500 people from Panimaché 1 and Morelia to Santa Lucía Cotzumalguapa, Escuintla, where they will remain safe in a gym until conditions are suitable for their return. .
After this paroxysm, the eruptive activity gradually declined, but still with ash and a smell of sulfur in the surrounding air.
Source: INSIVUMEH, Prensa Libre.


Le graphique reflète la diminution de l’amplitude sismique sur le Fuego vers 3 heures du matin le 8 mars.

(Source: INSIVUMEH))