Exploiter le Groenland ? Pas si facile que ça ! // Exploiting Greenland? Not so easy!

Donald Trump a toujours évoqué la possibilité d’une annexion du Groenland. Il a insisté sur le fait que les États-Unis contrôleraient l’île, actuellement territoire autonome du Danemark, et que si ses propositions étaient rejetées, il pourrait s’emparer du Groenland par la force, ou, comme l’a suggéré le secrétaire d’État Marco Rubio aux membres du Congrès le 6 janvier 2026, il pourrait carrément l’acheter.
Lors d’une audition au Congrès en 2025, l’importance du Groenland pour les États-Unis a été largement débattue. Les sénateurs et les experts ont beaucoup parlé de la position stratégique de l’île et de l’importance de ses ressources naturelles : minéraux critiques, combustibles fossiles et énergie hydroélectrique. Toutefois, personne n’a mentionné les dangers, dont beaucoup sont exacerbés par le réchauffement climatique, auxquels ceux qui convoitent l’île seront inévitablement confrontés. Ils devraient se souvenir que le climat arctique évolue au Groenland plus rapidement que partout ailleurs sur Terre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de pilotes militaires américains, désorientés par un épais brouillard et à court de carburant, se sont écrasés sur la calotte glaciaire. Aujourd’hui amplifiés par le réchauffement climatique, les risques naturels rendent l’extraction des ressources et les activités militaires au Groenland incertaines, coûteuses et potentiellement mortelles.
Le littoral groenlandais est sujet aux éboulements. Ce danger provient du fait que la côte est une zone habitée où la roche n’est pas recouverte par la calotte glaciaire. Par endroits, cette roche renferme des minéraux essentiels, comme l’or, ainsi que d’autres métaux rares utilisés dans la technologie, notamment pour les circuits imprimés et les batteries de véhicules électriques. Aujourd’hui, la glace ayant fondu, les parois quasi verticales des vallées ne sont plus soutenues et s’effondrent. En 2017, un pan de montagne du nord-ouest du Groenland s’est effondré de 900 mètres dans les eaux profondes du fjord en contrebas. Quelques instants plus tard, la vague provoquée par cet éboulement a engendré un tsunami qui a submergé les villages de Nuugaatsiaq et d’Illorsuit. L’eau, chargée de blocs de glace, a arraché des maisons de leurs fondations tandis que les habitants et leurs chiens de traîneau fuyaient pour sauver leur vie. À la fin de la catastrophe, on a dénombré quatre morts et les deux villages étaient détruits.

En 2023, un autre glissement de terrain a déclenché un tsunami qui a déferlé pendant neuf jours dans un fjord du Groenland.
Il n’existe aucun réseau routier digne de ce nom au Groenland. Le seul moyen envisageable de transporter du matériel lourd, des minéraux et des combustibles fossiles sera la voie maritime. Les quais, les mines et les bâtiments situés à quelques dizaines de mètres au-dessus du niveau de la mer seront vulnérables aux tsunamis provoqués par les glissements de terrain.
Le réchauffement climatique accélère la fonte des glaces du Groenland. Cette fonte menace les infrastructures de l’île et le mode de vie des populations autochtones, qui, au fil des millénaires, ont adapté leurs systèmes de transport et d’alimentation à la présence de neige et de glace. Des inondations record, alimentées par la fonte de la calotte glaciaire, ont récemment emporté des ponts qui existaient depuis un demi-siècle. Les icebergs du Groenland menacent les plateformes pétrolières. Le réchauffement climatique accélère la marche en avant des glaciers groenlandais, provoquant le vêlage d’un nombre croissant d’icebergs dans l’océan. Certains dérivent vers le Canada, mettant en danger les plateformes pétrolières canadiennes. Des navires sont en faction, prêts à remorquer les icebergs menaçants.
La fonte des glaces du Groenland et l’écoulement de l’eau dans l’océan entraînent une modification du niveau de la mer, parfois contre-intuitif. Au large de l’île, le niveau de la mer s’élève d’environ 2,5 centimètres tous les six ans. Mais près de la calotte glaciaire, c’est la terre ferme qui s’élève. Libérée du poids de la glace, le substrat rocheux sous le Groenland subit un rebond isostatique, un phénomène déjà observé en Islande. Cette élévation du sol est rapide, près de 2 mètres par siècle. Bientôt, de nombreux ports du Groenland pourraient devenir trop peu profonds pour accueillir des navires.

L’histoire montre que par le passé de nombreuses entreprises militaires au Groenland ont échoué faute d’avoir tenu compte du climat rigoureux et de la dynamique de la calotte glaciaire. Les bases américaines construites à l’intérieur de la calotte glaciaire, comme Camp Century, ont rapidement été détruites par la déformation de la neige qui les enveloppait. Les exigences actuelles de Trump, qui souhaite que les États-Unis prennent le contrôle du Groenland pour exploiter ses ressources, pourraient, elles aussi, s’avérer une vision à court terme.
Source : The Conversation.

Entrée de Camp Century (Crédit photo: Wikipedia)

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Donald Trump has always talked about taking over Greenland. He has insisted that the U.S. will control the island, currently an autonomous territory of Denmark, and that if his overtures are rejected he will perhaps seize Greenland by force, or, as Secretary of State Marco Rubio reportedly suggested to members of Congress on January 6, 2026, buy the island.

During a Congress hearing in 2025, there was a lot of talk about Greenland’s importance to the U.S. Senators and experts focused on the island’s strategic value and its natural resources: critical minerals, fossil fuels and hydropower. No one mentioned the hazards, many of them exacerbated by global warming, that those longing to exploit the island will inevitably encounter. They should remember that the Arctic’s climate is changing more rapidly than anywhere on Earth. During World War II, dozens of U.S. military pilots, disoriented by thick fog and running out of fuel, crashed onto the ice sheet. Now amplified by climate change, natural hazards make resource extraction and military endeavors in Greenland uncertain, expensive and potentially deadly.

Greenland’s coastal landscape is prone to rockslides. The hazard arises because the coast is where people live and where rock isn’t hidden under the ice sheet. In some places, that rock contains critical minerals, such as gold, as well as other rare metals used for technology, including for circuit boards and electrical vehicle batteries. The unstable slopes reflect how the ice sheet eroded the deep fjords when it was larger. Now that the ice has melted, nothing buttresses the near-vertical valley walls, and so, they collapse. In 2017, a northwestern Greenland mountainside fell 900 meters into the deep waters of the fjord below. Moments later, the wave that rockfall generated a tsunami that washed over the nearby villages of Nuugaatsiaq and Illorsuit. The water, laden with icebergs and sea ice, ripped homes from their foundations as people and sled dogs ran for their lives. By the time it was over, four people were dead and both villages lay in ruin. In 2023, another rockslide triggered a tsunami that sloshed back and forth for nine days in a Greenland fjord.

There’s no network of paved roads across Greenland. The only feasible way to move heavy equipment, minerals and fossil fuels would be by sea. Docks, mines and buildings within tens of meters of sea level would be vulnerable to rockslide-induced tsunamis.

Global warming is speeding the melting of Greenland’s ice. That melting is threatening the island’s infrastructure and the lifestyles of native people, who over millennia have adapted their transportation and food systems to the presence of snow and ice. Record floods, fed by the melting of the ice sheet, have recently swept away bridges that stood for half a century.

Greenland’s icebergs can threaten oil rigs. As the warming climate speeds the flow of Greenland’s glaciers, they calve more icebergs in the ocean. The problem is worse close to Greenland, but some icebergs drift toward Canada, endangering oil rigs there. Ships stand guard, ready to tow threatening icebergs away.

As Greenland’s ice melts and water flows into the ocean, sea level changes, but in ways that might not be intuitive. Away from the island, sea level is rising about 2.5 centimeters each six years. But close to the ice sheet, it’s the land that’s rising. Gradually freed of the weight of its ice, the rock beneath Greenland , rebounds in a phenomenon called isostatic rebound, already observed in Iceland. That rise is rapid – nearly 2 meters per century. Soon, many harbors in Greenland may become too shallow for ship traffic.

History clearly shows that many past military and colonial endeavors failed in Greenland because they showed little consideration of the island’s harsh climate and dynamic ice sheet. American bases built inside the ice sheet, such as Camp Century, were quickly crushed as the encasing snow deformed. Trump’s demands today for American control of the island to exploit its resources might similarly be shortsighted.

Source : The Conversation.

https://theconversation.com

Le Groenland et les nouvelles voies de navigation // Greenland and new shipping lanes

La volonté du président Trump de contrôler (voire d’annexer) le Groenland repose sur trois motivations principales :

1) des raisons stratégiques et sécuritaires liées à la situation géographique de l’île. Elles apparaissent clairement si l’on regarde une carte de l’Arctique. Par ailleurs, la Chine et la Russie s’intéressent également au Groenland, et Donald Trump n’a aucune envie de se faire devancer et qu’elles s’emparent de l’île.

2) la richesse du sous-sol en pétrole, gaz naturel, minéraux et terres rares, souvent enfouis sous la calotte glaciaire, constitue un autre facteur., même si certaines de ces ressources semblent très difficiles à extraire.
3) Enfin, la fonte des glaces dans l’océan Arctique ouvrira de nouvelles voies de navigation. Les passages du Nord-Est et du Nord-Ouest acquerront une importance inédite. Ils permettront aux transporteurs maritimes d’économiser des millions de dollars de carburant en empruntant un itinéraire beaucoup plus court entre l’Europe et l’Asie. Les routes nordiques étaient jusqu’à présent praticables uniquement durant la saison chaude. Un navire commercial russe, escorté par un brise-glace, a été le premier à les emprunter en hiver, en février 2021, prouvant ainsi leur faisabilité (voir ma note du 1er mars 2021). Depuis, de nombreux navires russes et chinois ont emprunté ces routes à plusieurs reprises. L’autre solution pour acheminer des marchandises depuis les ports russes ou les pôles industriels d’Asie de l’Est consiste à passer par le sud. Cette route, via le canal de Suez, est plus longue d’environ 5 000 kilomètres.

Selon l’Institut arctique, comparée au trajet par le canal de Suez, la route maritime du Nord permettrait aux transporteurs maritimes de réaliser jusqu’à 50 % d’économies – carburant et autres dépenses compris – en réduisant par exemple la distance entre le Japon et l’Europe à une dizaine de jours seulement, contre environ 22 jours aujourd’hui. Une analyse de 2024 du Middlebury Institute of International Studies indiquait également que la route du Nord permettrait de gagner une dizaine de jours sur un trajet similaire entre Shanghai (Chine) et Rotterdam (Pays-Bas).
Avec le réchauffement continu de l’océan Arctique et la réduction de la banquise en hiver, le trafic maritime par le nord devrait augmenter considérablement. Le contrôle de ce passage et de la longue côte groenlandaise qu’il longe revêtira donc une grande importance.

En 2022, la NOAA a publié des graphiques montrant les nouvelles routes maritimes qui deviendront accessibles aux pétroliers autour du Groenland au cours des prochaines décennies. Les modélisations de la NOAA montrent une augmentation considérable du nombre de trajets possibles, tant pour les navires polaires prévus pour naviguer à travers la banquise que pour les navires classiques qui ne sont pas équipés pour affronter la glace. La NOAA prévoit même que d’ici 2059, avec la réduction prévue de la glace de mer, il sera probablement possible pour un navire polaire d’emprunter la route la plus directe, en passant directement par le pôle Nord.

Les graphiques publiés par la NOAA en 2022 montrent les routes maritimes à travers l’Arctique qui devraient devenir accessibles aux navires classiques (en bleu) et aux navires polaires (en rouge) autour du Groenland au cours des prochaines décennies. (Source : NOAA)

Source : CBS News via Yahoo News.

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President Trump’s desire to control (or even annex) Greenland has three motivations :

1) There are strategic and security reasons due to the geographical situation of the island. They are easy to understand when you look at a map of the Arctic. Besides China and Russia are also interested in Greenland and Mr. Trump would not like them to take it over instead.

2) Another reason is the wealth of oil, natural gas, minerals and rare earths that are hidden in the ground, very often beneath the ice cap. Some of them will be very difficult to extract.

3) At last, the melting of the ice in the Arctic Ocean will open new shipping lanes. The North-East and North-West passages will take an importance they did not have until now. They will allow shippers to save millions of dollars in fuel by taking a much shorter route between Europe and Asia.  Northern routes were long only passable in warmer months. A Russian commercial vessel, aided by an icebreaker, first traversed the route in the winter in February 2021, proving it was possible (see my post of March 1st, 2021). Since then more Russian and Chinese vessels have sailed the northern routes repeatedly.

The alternative way to get goods from ports in Russia or the manufacturing powerhouses of East Asia is to go south. But that course, through Egypt’s Suez Canal, is about 5,000 kilometers longer.

According to the Arctic Institute, compared to the Suez Canal route, the Northern Sea Route can save shippers as much as 50% in costs, considering fuel and other expenses, by reducing the distance from Japan to Europe, for instance, to only about 10 days compared to the roughly 22 today. A 2024 analysis by the Middlebury Institute of International Studies also said the northern route would shave about 10 days of a similar journey from Shanghai, China, to Rotterdam in the Netherlands.

As sea temperatures continue warming and winter ice cover shrinks, shipping traffic via the north is likely to increase, so control over that passage and the long Greenlandic coastline that it skirts will be of greater importance.

The NOAA shared graphs in 2022 predicting the new routes that would become available to regular tankers around Greenland over the coming decades. NOAA’s modeling shows a dramatic increase in viable journeys for both polar-class vessels fortified to forge through sea ice, and normal open water-faring ships. The agency even predicts that by 2059, it will likely be possible for a polar-class vessel to sail the most direct route, right across the North Pole, as the formation of sea ice reduces further.

Source : CBS News via Yahoo News.

Après le Venezuela, le Groenland ? // After Venezuela, will Greenland be next ?

Le Groenland et le Danemark ont ​​exprimé leur mécontentement le 4 janvier 2026 après la publication par Katie Miller, épouse du conseiller le plus influent du président Trump, d’une photo du Groenland aux couleurs du drapeau américain. Elle a partagé cette image sur son compte X après l’opération militaire américaine contre le Venezuela. Sa publication était accompagnée du simple mot « Bientôt ».
Le Premier ministre groenlandais a qualifié la publication de « manque de respect ». Il a toutefois ajouté : « Il n’y a ni raison de paniquer ni de s’inquiéter. Notre pays n’est pas à vendre et notre avenir ne se décide pas sur les réseaux sociaux.»
Trump a maintes fois affirmé vouloir annexer le Groenland aux États-Unis. Les initiatives de son gouvernement s’inscrivant dans cette perspective, notamment la nomination d’un envoyé spécial auprès du territoire danois (voir ma note du 27 décembre 2025), ont suscité la colère de Copenhague et de l’Union européenne.
Trump a prétendu que l’annexion du Groenland servirait les intérêts de sécurité nationale des États-Unis, compte tenu de sa position stratégique dans l’Arctique. Le Groenland est également riche en terres rares utilisés dans les secteurs de haute technologie.

Source : Médias d’information internationaux.

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Greenland and Denmark on January 4, 2026 expressed their discontent after Katie Miller, the wife of President Trump’s most influential aide posted a social media picture of Greenland painted in the colours of the US flag. She put the image on her X feed after the US military operation against Venezuela. Her post had a single word above it: « SOON ».

Greenland’s Prime Minister called the post « disrespectful ». But he also said that « there is neither reason for panic nor for concern. Our country is not for sale, and our future is not decided by social media posts ».

Trump has repeatedly made clear that he wants Greenland to become an annexed part of the United States. Moves edging towards that goal by his government – including his appointment of an envoy to the Danish territory (see my post of 27 December 2025) – have drawn the ire of both Copenhagen and the European Union.

Trump has claimed that making the Danish territory part of the United States would serve US national security interests, given its strategic location on the Arctic. Greenland is also rich in key critical minerals used in high-tech sectors.

Source : International news media.

Désastre climatique en Alaska // Climate disaster in Alaska

Les médias français ont à peine évoqué la catastrophe qui vient de frapper l’ouest et le sud-ouest de l’Alaska. Suite au passage du typhon Halong, qui a pris naissance dans le nord de la mer des Philippines le 5 octobre 2025, des inondations désastreuses ont ravagé des communautés isolées dans l’ouest de l’Alaska, avec des centaines d’évacuations qui pourraient durer encore plusieurs jours. Voici une vidéo illustrant la situation :

https://www.facebook.com/watch/?v=2321075508351194

Les restes du typhon Halong ont provoqué des inondations à grande échelle dans l’ouest de l’Alaska le week-end dernier.

La houle a fait s’élever le niveau de l’océan qui a recouvert les terres parfois sur une hauteur de deux mètres. Outre les inondations côtières, des rafales de vent ont atteint 80 à 160 km/h dans certaines des 49 localités touchées.

 

Les bourgades côtières isolées ont été les plus durement touchées par les inondations, notamment Kipnuk, située à environ 800 kilomètres d’Anchorage. 264 personnes avaient été évacuées par la Garde nationale d’Alaska le 16 octobre et 211 le 15 octobre dans les localités touchées par les inondations. Les évacuations se poursuivront pendant plusieurs jours, car il reste probablement des centaines de personnes en grande difficulté. Des agences locales et des charters privés sont mobilisés pour ces évacuations.
Au moins une personne est décédée et deux autres sont toujours portées disparues. Cependant, les autorités ont déclaré qu’il n’y avait actuellement aucune crainte de nouvelles disparitions. Des photos de la Garde nationale d’Alaska montrent environ 300 personnes déplacées entassées dans un avion C-17.


Selon la Fondation communautaire d’Alaska, au moins 2 000 personnes des zones rurales d’Alaska ont été déplacées. Le gouverneur de l’Alaska a déclaré avoir signé une demande de déclaration de catastrophe et demandé au président Trump de « déclarer l’état de catastrophe majeure pour l’Alaska, », ce qui permettrait d’avoir des aides fédérales Les évacuations se déroulent dans une course contre la montre car l’hiver s’est déjà installé en Alaska avec des températures très froides.

La crise humanitaire dans le sud-ouest de l’Alaska a attiré l’attention sur les coupes drastiques opérées par l’administration Trump dans les subventions destinées à aider les petits villages, majoritairement autochtones, à se préparer aux tempêtes ou à atténuer les risques de catastrophe.
Par exemple, une subvention de 20 millions de dollars accordée par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) à Kipnuk, inondée aujourd’hui par la montée de l’océan, a été annulée par l’administration Trump, une décision violemment contestée par les groupes environnementaux. Cette subvention était destinée à protéger les passages en caillebotis que les habitants empruntent pour se déplacer, ainsi que les équipements destinés à protéger la localité contre l’érosion de la rivière locale.
Bien sûr, la Nature est la plus forte et aucun projet n’était susceptible d’empêcher les dernières inondations qui montrent les effets du réchauffement climatique sur le niveau des océans. Cependant, les travaux visant à retirer les réservoirs de carburant abandonnés et autres matériaux afin d’éviter leur déversement dans la rivière auraient pu être réalisables en 2025 si les subventions fédérales n’avaient pas été supprimées. Selon les autorités locales, « la situation à Kipnuk illustre le coût réel du retrait du soutien fédéral qui avait été promis aux communautés les plus exposées aux tempêtes. Ces subventions étaient destinées à aider les collectivités locales à se préparer et à s’adapter aux effets croissants du réchauffement climatique. Le non-respect de cet engagement met en péril la sécurité, les habitations et l’avenir des populations. » Les autorités locales – de tendance politique républicaine – affirment également que, malgré ces inondations d’une ampleur record, les prévisions météorologiques étaient exactes et que les météorologues recevaient des données fiables. Cependant, comme je l’ai déjà expliqué, les coupes budgétaires ont empêché les météorologues locaux de disposer du nombre suffisant de ballons-sondes pour effectuer des prévisions plus précises.

Le principal obstacle pendant la tempête a été la distance et le manque de moyens de communication. Les routes sont très rares et elles ont toutes été inondées, ainsi que les pistes des quelques petits aéroports. Le seul moyen d’évacuer les personnes était la voie aérienne. Environ 300 personnes ont été transportées à Anchorage qui se trouve à environ 800 kilomètres à l’est des villages côtiers sinistrés. Certaines ont été accueillies dans un abri temporaire installé à l’Alaska Airlines Center, une salle omnisports d’Anchorage.

Source des différentes illustrations : presse américaine

Beaucoup de personnes ignorent si elles pourront un jour retourner dans leurs villages. Certaines maisons ne peuvent être réoccupées, même avec des réparations d’urgence, et d’autres pourraient ne plus être habitables d’ici l’hiver.
Source (texte et images) : médias d’information américains.

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French news media hardly mentioned the disaster that is occurring in western and southwestern Alaska. In the aftermath of Typhoon Halong, which originated in the northern Philippine Sea on October 5th, 2025, historic floodwaters have destroyed remote communities across western Alaska, causing hundreds of evacuations that could continue for days.Here is a video illustrating the situation :

https://www.facebook.com/watch/?v=2321075508351194

The remnants of the typhoon brought the massive flooding to these western regions of Alaska last weekend, sweeping across the west coast of the state on Monday and dumping nearly 2 meters of water in some areas. Along with coastal flooding, wind gusts reached 80 to 160 kmph in some of the 49 communities affected.

Remote, coastal towns have been hit the hardest by the floods, including Kipnuk which is about 800 kilometers from Anchorage. So far, 264 people were evacuated on 16 October and 211 on 15 October from these impacted communities by the Alaska National Guard. The evacuations of these flooded-out, smaller communities will continue « for days » as there are likely hundreds left to be evacuated. Both local agencies and private charters are being used for the evacuations.

At least one person has died from these floods, with two people remaining missing. But, officials said there is currently no concern that additional people may be missing. Photos from the Alaska photoNational Guard show around 300 displaced individuals taking shelter in a C-17 aircraft.

At least 2,000 people from rural Alaska have been displaced, according to the Alaska Community Foundation. Alaska’s Governor has said that he signed an application for a Presidential Disaster Declaration, asking President Donald Trump to « declare a major disaster for Alaska » as a result of this storm. The evacuations are arace against time as winter is arriving in Alaska with very cold temperatures.

The crisis unfolding in southwest Alaska has drawn attention to Trump administration cuts to grants aimed at helping small, mostly Indigenous villages prepare for storms or mitigate disaster risks.

For example, a $20 million U.S. Environmental Protection Agency grant to Kipnuk, which was inundated by floodwaters, was cancelled by the Trump administration, a move challenged by environmental groups. The grant was intended to protect the boardwalk residents use to get around the community as well as river from erosion.

Of course, no single project was likely to prevent the recent flood. However, work to remove abandoned fuel tanks and other material to prevent it from falling into the river might have been feasible during the 2025 construction season. According to local authorities, »what’s happening in Kipnuk shows the real cost of pulling back support that was already promised to front line communities. These grants were designed to help local governments prepare for and adapt to the growing effects of climate change. When that commitment is broken, it puts people’s safety, homes and futures at risk. »

Local authorities also say that while some of the flooding was record-level, the weather forecasting was accurate, and they received the normal weather predictions and had the right data. However, as I put it before,the administration cuts prevented local weather forecasters from having the adequate number of balloons to make more accurate predictions.

The major obstacle during the storm was the distance and the lack of means of communication. There are very fes roads and they were all inundated. The only way to evacuated people was by air. About 300 evacuees were brought to Anchorage, about 800 kilometers east of the battered coastline villages. Sme evacuees were received at a temporary shelter set up at the Alaska Airlines Center, an arena in Anchorage. Many of these persons do not know whethers they will ever be able to return to their villages. Some homes cannot be reoccupied, even with emergency repairs, and others may not be livable by winter.

Source : U.S. News media.