Il fait beau, il fait chaud. Oui mais… // A fine, warm weather…Yes, but….

En ce moment en France les bulletins météo mettent en évidence les températures délirantes du mois de février. En gesticulant comme à leur habitude à la télévision, les présentateurs nous expliquent, sans trop insister et avec un grand sourire, que l’on se situe à plusieurs degrés au-dessus de la normale, mais l’expression « réchauffement climatique » semble faire mal aux lèvres car elle n’est presque jamais mentionnée ! La situation est pourtant inquiétante car la pluviométrie connaît un profond déficit et certaines régions vont avoir soif l’été prochain si le ciel ne se décide pas à ouvrir les vannes.

Alors que tout le monde ou presque se réjouit de ces conditions printanières au cœur du mois de février, la banquise continue de fondre. J’ai expliqué comment la descente et la division du vortex polaire arctique avait entraîné des températures très froides dans le Midwest des Etats-Unis et en Sibérie pendant qu’elles étaient clémentes en Alaska.

En Antarctique, les glaciers Thwaites et de Pine Island, dans la mer d’Amundsen, fondent dans une indifférence quasi générale. L’Antarctique, c’est loin de la France ! Comme le disait fort justement Nicolas Hulot, « tout le monde s’en fiche ! ». Pourtant, si ces énormes étendues de glace venaient à disparaître, le niveau des mers pourrait monter d’environ 3 mètres, avec des conséquences dramatiques faciles à imaginer.

Comme je l’ai expliqué  à plusieurs reprises sur ce blog, depuis une vingtaine d’années, le Thwaites et le Pine Island reculent et perdent de la masse, et contribuent déjà à l’élévation du niveau des océans. Aujourd’hui, le niveau de la mer augmente sur tout le globe en moyenne de 3 mm par an : 1 mm est dû à la dilatation thermique des océans et 1 mm est dû à la fonte des glaciers de montagne. Le troisième millimètre est dû aux calottes polaires, avec deux tiers pour le Groenland, un tiers pour l’Antarctique.

La particularité des deux glaciers antarctiques, c’est que leur glace repose sur un substrat rocheux sous le niveau de la mer, ce qui explique leur instabilité. La NASA vient d’ailleurs de découvrir une énorme cavité sous le glacier Thwaites, ce qui ne peut qu’accroître son instabilité. En tant que tel, ces glaciers représentent le point faible de l’Antarctique de l’ouest. Comme je l’ai expliqué précédemment, s’ils fondent, ce sont tous les glaciers de cette région qui prendront le  chemin de la mer, car ils sont interconnectés.  On assistera alors à une élévation du niveau de la mer de l’ordre de 3 mètres.

Certains scientifiques se demandent si le réchauffement climatique est totalement responsable de cette situation très inquiétante, mais la probabilité est très forte. Encore plus grave, on sait que les glaciers Thwaites et Pine Island ont des points de bascule qui se trouvent à des températures situées entre 1,5 et 2 degrés au-dessus de la température avant la période pré industrielle. Or nous sommes déjà environ un degré au-dessus de ce seuil. On s’attend à ce que le phénomène de fonte de la glace devienne irréversible si on dépasse ces points de bascule durablement.

Si un tel événement se produit, il entraînera des modifications drastiques à l’échelle planétaire. Il est bien évident que si le niveau de la mer augmente de 3 mètres, cela aura un impact sur toutes les côtes du monde, les infrastructures les plus vulnérables comme les ports, et les grandes villes comme New York…  Mais il fait beau, il fait chaud ; tout va bien !

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At the moment in France the weather bulletins focus on the incredible temperatures of the month of February. While gesticulating as usual on TV, presenters explain, without insisting too much and with a broad smile, that we are several degrees above normal, but the expression « global warming » seems to hurt the lips because it is never mentioned! The situation is nevertheless worrying because there is a lack of rain and some regions will be thirsty next summer if the sky does not decide to open the floodgates.
While almost everyone is delighted with these spring conditions in the heart of February, the ice sheet continues to melt. I explained how the descent and division of the Arctic polar vortex caused very cold temperatures in the Midwestern United States and Siberia while they were mild in Alaska.
In Antarctica, the Thwaites and Pine Island glaciers in the Amundsen Sea are melting with almost universal indifference. Antarctica is far from France! As Nicolas Hulot rightly said, « everyone does not care! » However, if these huge ice sheets disappeared, the sea level could rise by about 3 metres, with dramatic consequences easy to imagine.
As I have explained several times on this blog, the Thwaites and the Pine Island have been receding and losing mass for twenty years or so, and already contribute to the rise of the level of the oceans. Today, the sea level is increasing around the globe at an average of 3 mm per year: 1 mm is due to the thermal expansion of the oceans and 1 mm is due to the melting of mountain glaciers. The third millimetre is due to the melting of polar ice caps, with two-thirds for Greenland, one-third for Antarctica.
The peculiarity of the two Antarctic glaciers is that their ice rests on the bedrock below sea level, which explains their instability. NASA has just discovered a huge cavity under the Thwaites glacier, which can only increase its instability. As such, these glaciers represent the weak point of West Antarctica. As I explained before, if they melt, all the glaciers of this region will take the path to the sea, because they are interconnected. We will then witness a rise in sea level by about 3 metres.
Some scientists wonder whether global warming is totally responsible for this very disturbing situation, but the probability is very high. Even more worrying, the Thwaites and Pine Island glaciers are known to have tipping points at temperatures between 1.5 and 2 degrees above the pre-industrial temperatures. At the moment, we are already about a degree above this threshold. It is expected that the ice melting phenomenon will become irreversible if these tipping points are durably exceeded.
If such an event occurs, it will result in drastic global changes. It is obvious that if the sea level increases by 3 metres, it will have an impact on all the coasts of the world, the most vulnerable infrastructures as the ports, and the big cities like New York … But the weather is nice and warm. Everything is fine !

Source: British Antarctic Survey

La fonte des glaciers himalayens et ses dangers // The melting of Himalayan glaciers and its dangers

Dans mon dernier livre «Glaciers en Péril, les effets du réchauffement climatique», j’attire l’attention sur le risque de la fonte des glaciers de l’Himalaya et les dangers pour les populations. J’aurai également l’occasion d’aborder ce sujet au cours de la conférence que je proposerai demain 8 février à 18h30 à la Médiathèque de Verneuil sur Vienne.

Selon une étude menée par l’International Centre for Integrated Moutain Development – Centre international pour le développement intégré des montagnes (ICIMOD) – et publiée début février, les deux tiers des glaciers de l’Himalaya, le «troisième pôle glaciaire» du monde, pourraient fondre d’ici 2100 si les émissions mondiales ne sont pas réduites. L’étude est le résultat de cinq années de travail par 350 chercheurs et experts. Les scientifiques y expliquent que même si l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris consistant à limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C est atteint, un tiers des glaciers disparaîtront.
La région montagneuse de Hindou-Kouch-Himalaya (HKH), qui s’étire sur plus de 3 500 kilomètres de l’Afghanistan à la Birmanie, comprend des glaciers qui constituent une source d’approvisionnement en eau essentielle pour quelque 250 millions de personnes dans les montagnes ainsi que pour 1,65 milliard d’autres dans les vallées fluviales en aval. .
Les glaciers alimentent 10 des réseaux hydrographiques les plus importants du monde, notamment le Gange, l’Indus, le Fleuve Jaune, le Mékong et l’Irrawaddy, et approvisionnent directement ou indirectement des milliards de personnes en nourriture, en énergie et en revenus.
Les effets de la fonte des glaciers sur les populations vont de l’aggravation de la pollution de l’air aux phénomènes météorologiques extrêmes, tandis que la baisse des débits des rivières d’avant la mousson déstabilise les systèmes d’approvisionnement en eau urbains ainsi que la production alimentaire et énergétique. Selon l’ICIMOD, «le réchauffement climatique est en passe de transformer en un peu moins d’un siècle les sommets recouverts de glace de huit pays en rochers nus».
L’objectif central de l’Accord de Paris de 2015 était de maintenir au cours de ce siècle la hausse globale de température bien au-dessous de deux degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, et de poursuivre les efforts visant à limiter l’augmentation de la température à 1,5 degrés Celsius.
En décembre, les participants à la COP24 en Pologne se sont mis d’accord sur la mise en œuvre de l’accord, avec engagement à limiter la hausse de la température mondiale bien en dessous de deux degrés Celsius. Toutefois, les principaux pollueurs, notamment les États-Unis et l’Arabie saoudite, ont contesté un rapport scientifique publié en octobre dans lequel il était demandé aux pays de réduire de moitié l’utilisation de combustibles fossiles en un peu plus d’une décennie.
La nouvelle étude de l’ICIMOD indique que même si l’objectif de 1,5°C est atteint, cela signifiera une augmentation de 2,1°C dans la région de l’Himalaya. Si les émissions ne sont pas réduites, la hausse sera de cinq degrés. Les glaciers de l’Himalaya, formés il y a environ 70 millions d’années, sont extrêmement sensibles aux variations de température. Depuis les années 1970, ils ont perdu de l’épaisseur et ont reculé, et les zones recouvertes de neige ont diminué. Comme je l’explique dans mon livre, la zone d’accumulation des glaciers des Alpes et de l’Himalaya est à peu près identique, autour de 3000 mètres d’altitude, mais les glaciers des Alpes disparaîtront plus tôt car les sommets les plus hauts ne dépassent guère 4 000 mètres, alors qu’ils dépassent souvent plus de 7 000 mètres dans l’Himalaya.
En même temps que les glaciers reculent, des centaines de lacs glaciaires risquent de rompre les fragiles moraines qui les retiennent et déclencher des inondations. Les données satellitaires montrent que le nombre de lacs de ce type dans la région est passé de 3 350 en 1990 à 4 260 en 10 ans.
La pollution atmosphérique provenant des plaines de l’Indus et du Gange – l’une des régions les plus polluées au monde – dépose également du carbone noir et de la poussière sur les glaciers, ce qui accélère leur fonte et modifie la circulation de la mousson.
Selon les estimations du rapport, la région aura besoin de 4,6 milliards de dollars par an d’ici 2030 pour s’adapter au changement climatique, et cette somme pourrait atteindre 7,8 milliards de dollars par an d’ici 2050.
Source: ICIMOD.

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In my new book “Glaciers en Péril, les effets du réchauffement climatique”, I draw attention to the risk of glacier melting in the Himalayas and the dangers to the populations.

According to a study led by the International Centre for Integrated Moutain Development (ICIMOD) and published in early February, two-thirds of Himalayan glaciers, the world’s ‘Third Pole’, could melt by 2100 if global emissions are not reduced. The study is the result of five years of work by 350 researchers and experts. The scientists explain that even if the most ambitious Paris Agreement goal of limiting global warming to 1.5 degrees Celsius is achieved, one-third of the glaciers will go.

Stretching over 3 500 kilometres from Afghanistan to Burma, the mountainous region of Hindu-Kush-Himalaya (HKH) includes glaciers that are a critical water source for some 250 million people in the mountains as well as to 1.65 billion others in the river valleys below.

The glaciers feed 10 of the world’s most important river systems, including the Ganges, Indus, Yellow, Mekong and Irrawaddy, and directly or indirectly supply billions of people with food, energy, clean air and income.

Impacts on people from their melting will range from worsened air pollution to more extreme weather, while lower pre-monsoon river flows will throw urban water systems and food and energy production off-kilter. According to ICIMOD, “global warming is on track to turn the frigid, glacier-covered mountain peaks across eight countries into bare rocks in a little less than a century.”

The 2015 Paris Agreement’s central aim was to keep a global temperature rise this century well below two degrees Celsius above pre-industrial levels and to pursue efforts to limit the temperature increase even further to 1.5 degrees Celsius.

In December, world leaders COP24 in Poland agreed on a common rule book to implement the accord, in which countries committed to limiting global temperature rises to well below two degrees Celsius. However, major polluters, including the United States and Saudi Arabia, disputed a landmark scientific report released in October that suggested nations must slash fossil fuel use by nearly half in a little over a decade.

The new ICIMOD study says that even if the 1.5-degrees target is achieved, it would mean a rise of 2.1 degrees in the Himalayas region. If emissions are not reduced, the rise would be five degrees. The Himalayan glaciers, formed some 70 million years ago, are highly sensitive to changing temperatures. Since the 1970s, they have thinned and retreated, and areas covered by snow and snowfall have decreased. As I explain in my book, the accumulation zone for glaciers in the Alps and the Himalayas is roughly the same, about 3000 metres a.s.l., but glaciers in the Alps will disappear sooner because the highest peaks are only about 4,000 metres high whereas in the Himalayas they are often more than 7,000 metres high

As the glaciers shrink, hundreds of dangerous glacial lakes maintained by fragile moraines can burst and unleash floods. Satellite data shows that numbers of such lakes in the region grew to 4,260 in a decade from 3,350 in 1990.

Air pollution from the Indo-Gangetic Plains – one of the world’s most polluted regions – also deposits black carbon and dust on the glaciers, hastening melting and changing monsoon circulation.

The region would require up to $4.6 billion per year by 2030 to adapt to climate change, rising to as much as $7.8 billion per year by 2050, according to an estimate in the report.

Source : International Centre for Integrated Moutain Development (ICIMOD).

Carte reconstituée montrant l’Hindou Kouch – au premier plan – et le Pamir (Source : NASA)

 

Chaud-froid sur la planète // Cold-heat on the planet

Des conditions météorologiques extrêmes ont affecté l’ensemble de la planète au mois de janvier: au moment où le vortex polaire faisait frissonner le Midwest des Etats Unis, des conditions météorologiques extrêmes étaient également signalées dans d’autres régions du monde.
En Australie, une chaleur accablante a assommé le pays, avec des incendies de forêt catastrophiques et des records de température. L’ensemble de l’Australie a connu l’un de ses étés les plus chauds jamais enregistrés. Des dizaines de feux de forêt ont sévi en Tasmanie et il faisait si chaud que les serpents cherchaient refuge dans les toilettes publiques.
En revanche, en Alaska, il fait trop chaud pour que des courses de chiens de traîneau puissent avoir lieu. La pluie et les mauvaises conditions de piste ont conduit à l’annulation de la Willow 300 de cette année. Les températures positives ont fait fondre la neige si bien que l’eau a envahi certaines parties du parcours.
AZu cours de la semaine écoulée, les températures ont été nettement plus chaudes dans certaines parties de l’Alaska que dans les Etats-Unis contigus. À McGrath, dans le centre de l’Alaska, on a enregistré une température record de +5,5 ° C, soit une trentaine de degrés plus chaude que dans le Minnesota.
Il faut s’attendre à de tels extrêmes de plus en plus fréquents pour les années à venir. Selon les scientifiques, un monde plus chaud sera probablement un monde plus extrême. La NOAA explique que, bien que le réchauffement climatique causé par l’homme ne soit pas la cause unique des événements extrêmes, leur changement d’intensité ou de fréquence peut être influencé par le changement climatique. En juin dernier, un rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) avait averti que les inondations, les vagues de chaleur et d’autres conditions météorologiques extrêmes dans de nombreuses régions du monde « continueraient probablement à la suite de l’accélération du changement climatique ».
D’autres études ont établi un lien entre les conditions météorologiques extrêmes et le réchauffement de la planète. Ainsi, une étude réalisée en 2014 et parue dans la revue Nature indiquait que les épisodes de conditions météorologiques extrêmes étaient liés à de grandes fluctuations des régimes de vents au-dessus de la surface de la Terre, phénomène qui pourrait avoir pour cause le changement climatique. »
Source: Presse nord-américaine.

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Extreme weather has been affecting the whole planet this month: As the upper Midwest shivered with record-breaking cold temperatures because of the polar vortex, wild extremes in weather were reported in other parts of the world.

In Australia, blistering heat this month has scorched the country, causing disastrous wildfires and setting temperature records. All of Australia is in the midst of one of its hottest summers on record. Dozens of wildfires raged on Tasmania and it is so hot there that snakes are seeking refuge in people’s toilets.

Meantime in Alaska, it is too warm for sled dog races to take place. Rain and poor trail conditions have led to the cancellation of this year’s Willow 300. A stretch of above-freezing temperatures has led to open water on sections of the trail.

In fact, temperatures this week were significantly warmer in parts of Alaska than in the north-central part of the continental U.S. In McGrath, central Alaska, a record-breaking temperature of 5.5°C was reported this week, which was about 30 degrees Celsius warmer than portions of Minnesota.

Weird extremes like this may become more commonplace in the future. According to scientists, a warming world will likely be a more extreme world. NOAA explains that although human-caused global warming is not the sole cause of any single extreme event, changes in the intensity or frequency of extremes may be influenced by climate change. Last June, a report from the World Meteorological Organization (WMO) warned that the floods, heatwaves and other extreme weather conditions gripping many parts of the world « are likely to continue as a consequence of accelerating climate change. »

Other research has backed up a connection between extreme weather and global warming: A 2014 study in Nature found that bouts of extreme weather are linked to large fluctuations of wind patterns high above the Earth’s surface, which could be related to climate change. »

Source : U.S. news media .

Les caprices du vortex polaire (Source: NOAA / AFP)

Donald Trump et la vague de froid aux Etats Unis // Donald Trump and the cold wave in the U.S.

Alors que le Midwest des Etats-Unis doit faire face en ce moment à une vague de frod exceptionnelle, le président Trump en a profité, comme d’habitude, pour réfuter tout lien entre cet événement et le changement climatique.
Dans l’un de ses célèbres tweets, il a écrit: «Dans le magnifique Midwest, les températures de ressenti atteignent moins 60 degrés, les plus froides jamais enregistrées. Dans les prochains jours, on s’attend à ce qu’il fasse encore plus froid. Les gens ne peuvent pas rester dehors même pendant quelques minutes. Qu’est-ce qui se passe avec le réchauffement climatique?
Le réchauffement climatique est, bien sûr, toujours présent. Comme je l’ai écrit dans ma note précédente, le vortex polaire est responsable de cette descente d’air froid. Les scientifiques expliquent que le vortex polaire affecte actuellement les États-Unis car une arrivée soudaine d’air chaud dans l’Arctique le mois dernier a repoussé une partie de la masse d’air très froid vers le sud. Certains climatologues sont convaincus que le réchauffement de la planète contribue à l’instabilité du jet-stream, ce qui a entraîné des conditions climatiques hivernales extrêmes sur le continent américain au cours de la dernière décennie.
Il semble que Donald Trump ne puisse pas – ou ne veuille pas – comprendre cela. La seule chose qu’il arrive à assimiler, c’est que le 29 janvier 2019, la température dans les Dakotas et dans le Minnesota a chuté jusqu’à -32°C, avec un ressenti pouvant aller jusqu’à -50°C. Aujourd’hui 30 janvier, il est prévu une température maximale de -24°C à Chicago.
Cependant, Donald Trump devrait remarquer que, dans le même temps, l’Arctique connaît des températures anormalement chaudes et bien plus élevées que dans les Etats-Unis contigus. Par exemple, les prévisions pour Fairbanks (Alaska) sont de -11°C et la température oscille autour de 0°C à Anchorage !
Alors que Donald Trump n’arrive pas à comprendre comment le réchauffement climatique peut provoquer un froid extrême, les membres de son propre gouvernement ont tenu à rappeler aux Américains qu’un lien existe réellement. Lors de son intervention devant le Senate Intelligence Committee, le directeur du Renseignement (National Intellignce) a mis en garde sur le fait que le changement climatique constituait une menace pour la sécurité nationale. Au cours de son intervention, il a déclaré : «La dégradation de l’environnement mondial ainsi que le changement climatique sont susceptibles d’exacerber la course aux ressources naturelles, la détresse économique et le mécontentement social. Les aléas climatiques tels que les conditions météorologiques extrêmes, les températures plus élevées, les sécheresses, les inondations, les incendies de forêt, les tempêtes, l’élévation du niveau de la mer, la dégradation des sols et l’acidification des océans s’intensifient, menaçant les infrastructures, la santé, les réserves d’eau et la sécurité alimentaire. Les phénomènes météorologiques extrêmes, souvent aggravés par l’élévation du niveau de la mer, affecteront particulièrement les zones côtières urbaines d’Asie du Sud, d’Asie du Sud-Est et de l’hémisphère occidental. Les dégâts causés aux infrastructures de communication, d’énergie et de transport pourraient affecter les bases militaires au niveau de la mer, infliger des coûts économiques, entraîner des déplacements de personnes et causer des pertes de vies humaines. »
Source: Presse américaine.

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As exceptionally cold air is currently affecting the U.S. Midwest, President Trump took the opportunity, as he did before, to refute any possible link between this event and climate change.

In one of his famous tweets, he wrote: “In the beautiful Midwest, windchill temperatures are reaching minus 60 degrees, the coldest ever recorded. In coming days, expected to get even colder. People can’t last outside even for minutes. What the hell is going on with Global Warming?”

Global warming, of course, is still present. As I put it in a previous post, the polar vortex is the culprit. Scientists explain that the current polar vortex is affecting the United States because a sudden jolt of warm air in the Arctic last month moved part of the icy air mass south. Some climatologists suspect that global warming is actually contributing to instability in the jet stream, which has brought extreme winter weather to the continental United States in the last decade.

It seems Donald Trump cannot – or does not want – to understand this. The ovly thing he can understand is that on January 29th, 2019, temperatures from the Dakotas to Minnesota dropped as low as -32°C, with wind chills as cold as -50°C. On January 30th, the high temperature in Chicago is predicted to be -24°C.

However, Trump should notice that, in the meantime, the Arctic is much warmer than the Lower 48. For instance, the forecast for Fairbanks, Alaska, is for a high of -11°C and temperatures are oscillating around 0°C in Anchorage. .

While Trump may not understand how global warming can lead to extreme cold, members of his own government made a point of reminding Americans the link does exist. In testimony before the Senate Intelligence Committee, the Director of National Intelligence warned that climate change remains a national security threat. “Global environmental and ecological degradation, as well as climate change, are likely to fuel competition for resources, economic distress, and social discontent. Climate hazards such as extreme weather, higher temperatures, droughts, floods, wildfires, storms, sea level rise, soil degradation, and acidifying oceans are intensifying, threatening infrastructure, health, and water and food security. Extreme weather events, many worsened by accelerating sea level rise, will particularly affect urban coastal areas in South Asia, Southeast Asia, and the Western Hemisphere. Damage to communication, energy, and transportation infrastructure could affect low-lying military bases, inflict economic costs, and cause human displacement and loss of life.”

Source : American newspapers.