Islande : comment accéder à l’éruption // Iceland : how to reach the eruption

L’équipe de secouristes de Grindavík a donné une description de la meilleure façon de se rendre sur le site de l’éruption, avec plusieurs conseils.
1. Le meilleur chemin vers le site de l’éruption dépend de la direction du vent et de la météo. Les visiteurs doivent suivre les recommandations de la police et des équipes de secours.
2. Les gens doivent s’assurer qu’ils ont le bon équipement, s’habiller en fonction de la météo, avoir suffisamment de nourriture avec eux, des chaussures appropriées, une lampe frontale et un téléphone portable complètement chargé.
3. Les visiteurs doivent laisser leur voiture sur un parking et non sur le bord de la route.
4. Il y a beaucoup de gaz dans la zone; ils peuvent s’accumuler dans les points bas. Il est donc conseillé d’éviter les secteurs les plus exposés car les gaz peuvent causer des maladies très graves et même des décès.
5. L’ancienne lave de l’éruption de 2021 est encore très chaude et fragile. Il faut l’éviter à tout prix. Si quelque chose arrivait à des personnes sur cet ancien champ de lave, il serait difficile, voire impossible, aux équipes de secours de leur venir en aide.
Le parcours vers le site de l’éruption fait au moins 7 kilomètres (14 km AR) avec un dénivelé d’environ 300 mètres. L’itinéraire est sur sol très dur et il faut gravir des collines très escarpées près du cratère. Le parcours proprement dit peut prendre 4 à 5 heures au moins.
Il faut parcourir environ 5 km pour atteindre le point d’observation d’où le cratère est visible. Il est recommandé de garer la voiture sur le parking à côté du sentier A. Ensuite, il est conseillé aux visiteurs de parcourir le sentier A jusqu’à Fagradalsfjall. Une fois le sommet atteint, il faut avancer dans la plaine jusqu’au volcan.
Des travaux sont en cours pour aménager des sentiers et baliser l’itinéraire afin de le rendre aussi sûr et accessible que possible.
Source : SafeTravel.

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The local rescue team from Grindavík has given a description of the best way to go to the volcanic eruption site, with several pieces of advice.

1. The best way to the eruption site depends on the wind direction and weather each time. Visitors should follow the recommendations of the police and rescue teams.

2. People should make sure they have the right equipment, dress according to weather, have a good snack/food with them, appropriate shoes, headlamp and a fully charged mobile phone.

3. Visitors should leave their cars on a parking lot not on the side of the road.

4. There is gas pollution in the area and it could gather where the land is lower than other parts of the land around. It is necessary to avoid the smoke from the volcano since it could cause very serious illness and even fatalities.

5. The “old” lava from the volcano 2021 is still very hot and fragile and dangerous to walk on. It should be avoided at all costs. If something happens to people who risk going on to the “old” lava field from 2021 it is very likely that it would be impossible for search and rescue teams to rescue or help that people.

The hike to the new eruption site is at minimum 7 kilometers one way with an incline of about 300 meters. The route is on very hard terrain and up very steep hills close to the crater. The hike itself can take around 4-5 hours at least.

The hike to the sight seeing platform where the crater is visible is it about 5 km one way, it is best to park the car at the parking lot next to route A. Then visitors are advised to hike route A all the way up Fagradalsfjall and then when they reach the top of the mountain, they can walk the plain towards northwest until they see the volcano.

There is work in progress to make paths and markings for the route to make it as safe and accessible as possible.

Source: Safe Travel.

 

Source: SafeTravel

Erosion littorale : une falaise menacée à Saint-Palais-sur-Mer (Charente-Maritime)

Depuis le 11 mars 2022, l’accès à deux portions du sentier littoral des Douaniers à Saint-Palais-sur-Mer (Charente-Maritime) est fermé au public. Cette décision s’appuie sur les résultats d’une étude mettant en évidence la dangerosité du site.

En 2019, la commune et les services de l’État ont sollicité une étude au Cerema (le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) portant sur la situation de la stabilité et de la sécurité des falaises saint-palaisiennes.

La municipalité a reçu le 14 décembre 2021 un premier rapport préliminaire qui démontre des risques importants de mouvements et d’effondrements dans certains secteurs. Plusieurs points de l’étude signalent ce danger.

La falaise de calcaire supportant le sentier du littoral est fortement fragilisée à son pied par l’érosion marine. On y constate des fissures ouvertes, des failles et des puits relativement récents. Cette fragilité s’accroît inexorablement sous l’action conjuguée et permanente des intempéries et de la houle marine, d’autant plus forte avec les tempêtes hivernales.

Le rapport précise que « la falaise est ainsi confrontée de manière imminente à des risques de nouveaux écroulements. Des glissements de terrain, plus ou moins importants, et des chutes de blocs ont également été constatés. »

La municipalité a donc suivi les recommandations de l’étude en interdisant par arrêté municipal l’accès aux visiteurs sur les deux tronçons identifiés. Au total sur les 3 kilomètres de sentier littoral situés sur la commune, la zone inaccessible représente environ 300 mètres. Un itinéraire de déviation est proposé au public.

A court terme, des filets de sécurité anti-éboulements pourraient être installés sur la totalité de la zone identifiée comme dangereuse, comme cela se fait par exemple en régions montagneuses.

L’une des solutions envisagées, à moyen terme cette fois, pourrait consister à remplir de béton les cavités observées. Mais les coûts que cela représenterait pour la collectivité risquent d’être dissuasifs.

Le département de Charente-Maritime est particulièrement sensible aux phénomènes d’évolution du trait de côte consécutifs aux tempêtes régulières qui contribuent à l’érosion littorale.

Dans ce contexte, la loi du 22 août 2021, portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, apporte de nouvelles dispositions permettant aux collectivités de mener une gestion intégrée de ce risque au regard de leur politique d’urbanisme.

Il s’agit, aujourd’hui, d’accepter la mobilité naturelle du trait de côte et de renoncer à lui opposer systématiquement des ouvrages de défense contre la mer en s’appuyant, au contraire, sur les services rendus par les écosystèmes.

La mise en œuvre de telles solutions requiert des stratégies d’aménagement fondées sur des projets de territoire portés par les collectivités territoriale. Afin de pouvoir bénéficier de ces nouveaux dispositifs réglementaires, les communes devront au préalable être identifiées sur une liste fixée par décret. Elles pourront ainsi bénéficier des outils et dispositifs prévus par la loi Climat et Résilience pour accompagner le recul du trait de côte, comme le droit de préemption spécifique ou des dérogations à la loi littorale, sous certaines conditions, lorsqu’elles sont nécessaires à la mise en œuvre d’un projet de relocalisation durable.

Parallèlement, les communes concernées devront faire figurer dans les documents d’urbanisme les zonages d’exposition de leur territoire au recul du trait de côte aux horizons de 30 ans et de 30 à 100 ans. Un régime de limitation de la constructibilité adapté à ces échéances sera mis en place dans ces zones.

Par délibération en date du 3 février 2022, le conseil municipal a approuvé l’inscription de la commune de Saint-Palais-sur-Mer sur cette liste.

Ce cas de figure n’est pas propre à la commune de Saint-Palais-sur-Mer. Dernièrement, le sentier littoral de la Corniche Basque ou celui des Pays de la Loire de Saint-Nazaire ont également été fermés au public, définitivement pour l’un et temporairement pour l’autre.

Pas très loin de Saint-Palais-sur-Mer, la commune des Mathes / La Palmyre est également inscrite sur la liste des collectivités concernées par ce phénomène naturel.

Source: Municipalité de Saint-Palais-sur-Mer.

Toujours en Charente-Maritime, la falaise de Talmont-sur-Gironde est, elle aussi, menacée par les assauts de l’océan (Photo: C. Grandpey)

Eruption islandaise : dernières nouvelles // Icelandic eruption : latest news

La lave a recouvert le sentier principal menant à la Geldingadalir. Les deux sentiers (A et B) ont été fermés aux visiteurs le 14 mai lorsque la lave a commencé à couler sur le sentier principal. Le sentier B est à nouveau ouvert, mais il est plus raide et légèrement plus long que le sentier A. Les autorités mettent actuellement en place un troisième sentier et le sentier B restera ouvert au public jusqu’à ce que ce troisième sentier soit accessible.

Il est conseillé aux randonneurs les moins aguerris de se rendre dans la vallée de Nátthagi où avance la lave.

Vous pouvez aussi opter pour un survol en hélicopère avec dépose à proximité, mais il vous faudra débourser environ 400 euros pour une telle expérience.

L’éruption a commencé le 19 mars 2021 et reste soutenue, comme on peut le voir sur les images des webcams. Depuis le 14 juin, il y a eu un important dégazage au niveau du cratère principal où le lac de lave est très actif.

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Lava is now flowing across the main hiking path leading to the Geldingadalir. Both paths (A and B) were closed to visitors on May 14th after lava began flowing across the main trail. Trail B is now open again but it is more challenging for hikers, as it is both steeper and slightly longer. Authorities are currently marking a third, new trail to the eruption and trail B will remain open to the public until it is ready.

Less experienced hikers are advised to visit Nátthagi valley which is being filled with lava from the eruption.

You can also choose to watch the eruption from a helicopter. The experience will cost you about 400 euros.

The eruption began on March 19th, 2021 and shows no signs of stopping, as can be seen on the webcam images. Since yesterday, there has been a huge degassing at the main crater where the lava lake is very active.

Islande : l’éruption continue et le champ de lave s’agrandit // Iceland : the eruption continues and the lava field is growing

L’éruption qui a commencé il y a plus de deux mois – le 19 mars 2021 – continue dans la Geldingadalir sur la péninsule de Reykjanes. Le tremor se maintient à un niveau élevé et personne n’est capable de prévoir quand l’éruption s’arrêtera. La photo ci-dessous montre que la colline d’observation qui était très prisée des touristes est sur le point d’être encerclée par la lave et de devenir un kipuka. Son accès a été fermé par la police le 30 mai pour empêcher les randonneurs de se faire piéger. La coulée de lave qui était sur le point de recouvrir le sentier s’est momentanément arrêtée, mais il y a de fortes chances pour que le sentier disparaisse à court terme.

Les volcanologues locaux expliquent que l’éruption commence à prendre la forme d’un volcan bouclier avec de très belles coulées cordées de lave fluide  pahoehoe. Les Islandais rappellent que le mot pahoehoe vient de la langue hawaïenne et du verbe hoe qui signifie « pagayer », car les pagaies provoquent des remous dans l’eau. Le bord de la lave dans les vallées de Meradalir est un mètre plus haut qu’avant.

La lave très fluide circule dans des tunnels dans lesquels elle conserve sa chaleur. Par endroits, la lave prend un très bel aspect argenté à cause du verre volcanique à sa surface. Le verre se forme lorsque le magma refroidit rapidement et peut prendre de nombreuses formes, avecdes roches qui miroitent au soleil ou des cheveux de Pele – nornahár (cheveux de sorcière) en islandais – eu encore des larmes de Pele.

Source : médias islandais

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The eruption in Geldingadalir began over two months ago on March 19th, 2021 and continues on the Reykjanes peninsula. The tremor is still intense and there is no way to predict when the eruption will stop. The photo below shows that the popular observation hill is about to be surrounded by lava and to become a kipuka. The hill was sealed off by the police on May 30th to prevent hikers from getting trapped. The lava flow that was about to close the hiking path has temporarily stopped, but the odds are that the trail will be covered in the short term.

Local volcanologists explain that the eruption is beginning to take the shape of a shield volcano with very nice ropy pahoehoe flows. We are reminded that the word pahoehoe comes from the Hawaiian language and from the verb hoe which means ‘to paddle,’ since paddles make swirls in the water.

The edge of the lava in Meradalir valleys is a metre higher than it used to be. The very fluid lava travels in tunnels in which it loses very little heat on its way.

In places, the lava takes up a very nice silvery appearance caused by the volcanic glass at its surface. The glass is formed when magma cools rapidly and can take many different forms, from shimmering rocks to Pele’s hair – nornahár (witches’ hair) in Icelandic – and Pele’s tears.

Source: Icelandic news media

Vue de la colline sur le point d’être totalement encerclée (Crédit photo: mbl.is/Einar Falur)