Essaim sismique sur le Mauna Loa (Hawaii) mais pas d’éruption en vue // Seismic swarm on Mauna Loa (Hawaii) but no imminent eruption

Le 18 mars 2021, le HVO a enregistré un essaim sismique avec plus de 40 événements dans la partie supérieure de la zone sismique de Ka’oiki du Mauna Loa. Les secousses se sont produites dans un secteur d’environ 1,6 km de diamètre et à 800-6500 mètres sous la surface. L’événement le plus significatif avait une magnitude M 3,5. La plupart des autres secousses avaient une magnitude inférieure à M 2,0. Le HVO explique que la présence de foyers sismiques peu profonds dans cette zone ne signifie pas qu’une éruption est imminente. L’observatoire enregistre des séismes peu profonds dans cette zone depuis de nombreuses décennies. Ils ne montrent aucun signe d’ascension magmatique et font partie des « réajustements normaux en raison de l’évolution des contraintes à l’intérieur de l’édifice volcanique.»

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On March 18th, 2021, HVO recorded more than 40 earthquakes beneath Mauna Loa’s upper Ka‘ōiki seismic zone. These earthquakes occurred in a cluster about 1.6 km wide and 800-6,500 metres below the surface. The largest event had a magnitude M 3.5. The bulk of the events had a magnitude less than M 2.0.

HVO explains that clustering of shallow earthquakes in this region does NOT mean an eruption is imminent. The observatory has recorded shallow earthquakes in this area for many decades. They do not show any signs of magmatic involvement and are “part of normal re-adjustments of the volcano due to changing stresses within it.”

Vue du sommet du Mauna Loa (Crédit photo : HVO)

Péninsule de Reykjanes (Islande): le magma sortira-t-il ? // Will magma erupt or not ?

L’activité sismique sur la Péninsule de Reykjanes a marqué le pas le 16 mars 2021, mais de nouvelles images InSAR indiquent que le dyke magmatique continue de progresser à une profondeur qui se situe toujours à environ 1 km sous la surface.

Les nouvelles images satellites montrent qu’au cours de la semaine écoulée, la croûte terrestre de chaque côté du dyke s’est écartée d’une vingtaine de centimètres. Cette poussée a provoqué des fissures le long de la route qui longe la côte sud de la péninsule. Les conducteurs sont priés d’être prudents.

Les scientifiques considèrent toujours le secteur de Nátthagi, juste au sud du Fagradalsfjall, comme le point le plus probable de sortie de la lave si une éruption doit avoir lieu. La Preotection Civile travaille sur un plan d’urgence en cas d’éruption. Les pelleteuses et les bulldozers sont prêts à intervenir pour protéger les infrastructures telles que les routes ou les zones habitées. Cependant, il n’est pas prévu que ces équipements creusent des fossés pour détourner la lave afin de sauver les routes, car ces dernières sont relativement faciles à reconstruire. Toutefois, si une éruption menaçait les centrales électriques ou les localités de la région, cette option serait envisagée.

Si une éruption se produit à Nátthagi, il est peu probable qu’elle menace les zones habitées ou les centrales électriques. Un géophysicien du Met Office islandais explique qu’il y a encore des signes évidents que le magma est en mouvement et que le calme actuel de la sismicité ne signifie probablement pas la fin de l’essaim dans la péninsule de Reykjanes.

Source: Iceland Review. .

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While the seismic activity on the Reykjanes eninsula was less strong on March 16th, 2021 than it has been for the past few weeks, new InSAR images indicate that the magma dike keeps growing at a similar depth as before, about 1 km underneath the surface.

The new satellite images indicate that over the past week, the earth’s crust on either side of the dike has been pushed apart by about 20 cm. The shifts in the land have caused cracks alongside the nearby road along the south coast of the peninsula. Drivers are asked to be careful.

Scientists still consider Nátthagi, just south of Mt Fagradalsfjall the most likely point of eruption and the Department of Civil Defense and Emergency Response is working on a contingency plan if an eruption were to occur. Excavators and bulldozers are ready to be used to protect infrastructure in the area such as roads or inhabited areas. However, they likely wouldn’t risk digging ditches to redirect lava to save roads, as roads are relatively easily reconstructed, but if an eruption threatens powerplants or towns in the area, this option is available.

If an eruption occurs in Nátthagi, it is unlikely to threaten inhabited areas or power plants.

A geophysicist at the Icelandic Met Office explains that that there are still clear signs that magma is on the move and that today’s comparative calm in seismicity does not probably mean the end of the Reykjanes Peninsula earthquake swarm.

Source: Iceland Review.

Source : Icelandic Road and Coastal Administration

Péninsule de Reykjanes (Islande): les scientifiques face à la situation actuelle // Scientists in the face of the current situation

Selon les volcanologues islandais, si une éruption se produit sur la Péninsule de Reykjanes, elle mettrait probablement un terme à l’essaim sismique qui a commencé dans la région le 24 février 2021. En effet, selon eux, une éruption allègerait la pression qui a déclenché de fréquents séismes dans la région.

Les scientifiques islandais restent persuadés que l’essaim sismique se soldera probablement par une éruption… tôt ou tard. Cependant, ils n’excluent pas que l’activité sismique se termine sans éruption. En bref, personne n’est en mesure de prévoir ce qui va se passer sur la péninsule. La prévision volcanique dans la situation actuelle est nulle.

Au cours de l’année écoulée, les géologues islandais ont décelé quatre intrusions magmatiques sur la Péninsule de Reykjanes… mais la lave n’a jamais percé la surface! Le dyke à l’origine des séismes actuels est plus important que les précédents. Il s’étend de Keilir à Fagradalsfjall. Les autres intrusions semblent avoir eu lieu près de Svartsengi (au nord de Grindavík), dans le système volcanique dans la partie la plus occidentale de la péninsule, et du côté de Krýsuvík (près du lac Kleifarvatn).

Les scientifiques islandais s’accordent pour dire que l’interprétation de l’histoire géologique de la Péninsule de Reykjanes est difficile. En effet, les matériaux volcaniques émis lors des éruptions précédentes recouvrent la région, ce qui rend difficile l’examen des strates qui pourraient aider à prévoir les éruptions futures. De plus, il n’y a pas eu d’éruption volcanique dans la région depuis 800 ans et, par conséquent, les géologues ne peuvent pas s’appuyer sur une expérience antérieure. Ils ne peuvent se fier qu’à des données GPS et des images satellites qui, chaque semaine depuis le début de l’activité sismique, permettent de se faire une idée sur l’évolution de la situation dans la péninsule. Ces données montrent clairement que le dyke magmatique continue de progresser vers le sud-sud-ouest ; ce déplacement va de pair avec l’activité sismique. Des observations, mais pas de prévisions fiables!

Source: Iceland Monitor.

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According to Icelandic volcanologists, if an eruption ovccurred on the Reykjanes peninsula, it would likely put an end to the swarm of earthquakes that began in the area on February 24th, 2021. In their opinion, an eruption would relieve the pressure that has been causing frequent earthquakes in the area.

The Icelandic scientists remain persuaded that the seismic swarm will likely end with an eruption, sooner or later. However, they also say the quakes could end without an eruption, but that is difficult to predict. To put it shortly, nobody is able to predict what will happen next. Volcanic prediction in the current situation equals to zero.

During the past year, Icelandic geoscientists have noticed what they believe to be four magma intrusions on the Reykjanes peninsula…..but lava never emerged at the surface!

The magma dyke causing the present quakes is more significant than the previous ones. It extends from Keilir to Fagradalsfjall. The other magma intrusions appeared to be near Svartsengi (north of Grindavík), in the volcanic system on Reykjanes point (the westernmost part of the peninsula), and by Krýsuvík (near Kleifarvatn lake).

Icelandic scientists agree to say that interpreting the geological history of the Reykjanes peninsula can prove difficult. Indeed, volcanic material from earlier eruptions covers the area, making it difficult to look at strata, which otherwise could help predict future eruptions. Moreover, there hasn’t been a volcanic eruption in the area for 800 years, and, as a result, geoscientists cannot base their knowledge on prior experience of eruptions in the area. They can only rely on GPS data and satellite pictures, which every week since the beginning of the seismic activity have shed light on developments on the peninsula. This data clearly shows that the magma dyke continues to expand south-southwest ; its movements are in line with the seismic activity. Observations, but no reliable predictions!

Source: Iceland Monitor.

En rouge, la zone où une éruption est susceptible de se produire (Source : IMO)

Dernières nouvelles de la Péninsule de Reykjanes (Islande) // Latest news about the Reykjanes Peninsule (Iceland)

Comme je l’ai écrit précédemment, un séisme de magnitude M 5.1 a été enregistré à 3h14 le 10 mars 2021. C’est l’un des quelque 700 événements enregistrés sur la Péninsule de Reykjanes entre minuit et 8h00 le 10 mars. La majeure partie de l’activité sismique se produit au niveau de la montagne de Fagradalsfjall, à l’extrémité sud d’une intrusion magmatique qui s’est formée à une profondeur comprise entre 1 et 2 kilomètres. Selon le Met Office, l’activité sismique du 10 mars indique probablement que l’intrusion magmatique continue et qu’une éruption dans la région reste une possibilité.

Selon les volcanologues islandais, l’intrusion magmatique a la forme d’un couloir horizontal qui s’étire sur environ 7 kilomètres entre les montagnes de Fagradalsfjall et Keilir. Le couloir se trouve à environ 2 km sous la surface près du Keilir mais à seulement 1 km sous la surface au niveau du Fagradalsfjall. Le magma est également plus chaud à hauteur du Fagradalsfjall qui est donc le site le plus probable pour une éventuelle éruption.

Les dernières observations tendent à montrer qu’une éruption sur la Péninsule de Reykjanes est de plus en plus probable. Cependant, il est difficile de prévoir quand elle se produira.

Source: Iceland Review.

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As I put it before, an M 5.1 earthquake was recorded at 3.14 am on March 10th, 2021. It was one of over 700 earthquakes registered on the Reykjanes peninsula between midnight and 8.00am on March 10th. Most of the seismic activity is occurring by Fagradalsfjall mountain, at the southern end of a magma intrusion that has formed at a depth between 1-2 kilometres. According to the Met Office, the March 10th seismic activity likely indicates the magma intrusion is growing, and an eruption in the area continues to be a possibility.

According to Icelandic volcanologists, the magma intrusion has the shape of a horizontal corridor stretching some 7 kilometres between Fagradalsfjall and Keilir mountains. The corridor is around 2 km below the surface by Keilir but 1 km below the surface at Fagradalsfjall. The magma is also hotter by Fagradalsfjall, making it the more likely site for a possible eruption.

The latest observations tend to reveal that an eruption on the Reykjanes Peninsula is more and more likely. However, it is difficult to predict when it will occur.

Source: Iceland Review.

Source : Icelandic Met Office