Ruapehu (Nouvelle Zélande): Hausse du niveau d’alerte // The alert level has been elevated

drapeau-francaisDeux visites de contrôle du Ruapehu le 11 mai ont révélé une augmentation des émissions de CO2 et de SO2.
L’activité sismique est généralement dominée par des épisodes de tremor volcanique. Depuis les séismes d’origine volcanique enregistrés fin avril, la sismicité est restée dominée par des épisodes de tremor avec des niveaux variables. Le niveau de tremor a certes augmenté mais il n’est pas exceptionnel si l’on se réfère à ces dernières années.
La température du lac de cratère a augmenté depuis la mi-Avril 2016 ; elle est passée de 25°C  à 46°C.
L’ensemble de ces données indique une augmentation de l’activité du Ruapehu. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été élevé hier à 2, tandis que la couleur de l’alerte aérienne est passée de Vert à Jaune.

Source: GNS Science.

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drapeau-anglaisTwo monitoring visits to Mt Ruapehu on May 11th revealed an increase in the amount of both CO2 and SO2 output.

Seismic activity is usually dominated by volcanic tremor. Since the volcanic earthquakes in late April, seismicity has been dominated by volcanic tremor at varying levels. The level of tremor has increased but is not exceptional in terms of the last few years.

The temperature of the Crater Lake has been rising since mid-April 2016 from 25°C to 46°C.

Taken together these data now indicate more volcanic unrest at Mt Ruapehu. These changes have been considered sufficient to change the Volcanic Alert Level which is now raised to 2. The Aviation Colour Code has also changed, from Green to Yellow.

Source : GNS Science.

 

Yellowstone (Etats Unis): Aucun risque d’éruption à court terme ! // No risk of a short-term eruption !

drapeau-francaisIl y a quelques jours (le 6 mai 2016), le tabloïd britannique Daily Express a publié un de ces articles dont le seul but est d’attirer plus de lecteurs, mais qui n’ont aucune valeur scientifique
On pouvait lire qu’ « après la série de séismes enregistrés à travers le monde, il y a de plus en plus de craintes que le volcan du Wyoming (autrement dit Yellowstone) soit sur le point d’entrer en éruption, ce qui pourrait rendre les deux tiers des Etats-Unis immédiatement inhabitables car les volumineuses émissions de cendre dans l’atmosphère bloqueraient la lumière du soleil et affecteraient directement la vie sous ce nuage de cendre. Les chasseurs d’OVNI ont mis de l’huile sur le feu en prétendant avoir vu un vaisseau spatial extraterrestre en train de planer au-dessus du volcan de Yellowstone, dans le but de le surveiller avant une puissante éruption à très court terme. »
Heureusement, cette information est totalement infondée et le dernier rapport de l’Observatoire Volcanique de Yellowstone pour le mois d’avril est loin d’être alarmant. Voici les principaux éléments du rapport:
Au cours du mois d’avril 2016, 53 séismes ont été détectés dans le parc national de Yellowstone. L’événement le plus significatif était un micro séisme de magnitude M 2.0 le 23 avril, à 6,5 km au nord du Norris Geyser Basin. En avril 2016, la sismicité a inclus un petit essaim de 11 événements le 17 avril. La secousse la plus forte, d’une magnitude de M 1,5, a eu lieu le 17 avril à 13 km à l’est de West Thumb.
En ce qui concerne la déformation du sol, un petit soulèvement du sol (environ 1 cm) a été enregistré dans la partie nord de la caldeira de Yellowstone. L’inflation semble avoir commencé au début de l’année 2016 et son évolution est semblable à  ce qui avait été observé en 2013-2014. La plupart des stations GPS à l’intérieur de la caldeira enregistrent un léger affaissement, à raison d’environ 1,5 cm par an. Globalement, la déformation actuelle à Yellowstone reste dans la norme historique.

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drapeau-anglaisA few days ago (on May 6th 2016), the British Daily Express released one of these articles whose only goal is to attract more readers and which are a nonsense from a scientific point of view

One could read that “following a spate of seismic activity around the globe, fears have been mounting the volcano in Wyoming (i.e.Yellowstone) could be about to blow which could leave two-thirds of the USA immediately uninhabitable as the large spew of ash into the atmosphere would block out sunlight and directly affecting life beneath it. UFO hunters have now added more fuel to the fire by claiming to have spotted alien spacecraft hovering over the Yellowstone volcano, claiming they are monitoring it before its imminent massive eruption.”

Fortunately, this piece of news is totally unfounded and the Yellowstone Volcano Observatory’s latest report for the month of April is by no means alarming. Here are the main parts of the report:

During April 2016, 53 earthquakes were located in the Yellowstone National Park. The largest event was a micro earthquake of magnitude M 2.0 on April 23rd and was located 6.5 km north of Norris Geyser Basin.  April 2016 seismicity included a small earthquake swarm of 11 earthquakes occurring on April 17th. The largest event, with a magnitude of M 1.5, occurred on April 17th 13 km east of West Thumb.
As far as ground deformation is concerned, a small amount of ground uplift (about 1 cm) has been recorded to the north of the Yellowstone Caldera. The uplift appears to have started early in 2016 and the apparent pattern is similar to that observed in 2013/2014. Most of the GPS stations within the caldera record slight subsidence, at a rate of about 1.5 cm/year. Current deformation patterns at Yellowstone remain within historical norms.

Norris-Geyser-Basin

West Thumb blog

Vue des champs hydrothermaux de Norris et West Thumb.

(Photos: C. Grandpey

Essaim sismique sur le Mont St Helens mais pas de risque d’éruption // Seismic swarm on Mt St Helens but no risk of an eruption

drapeau-francaisUn essaim sismique enregistré récemment sur le Mont St Helens a donné naissance à un grand nombre d’articles et de reportages dans la presse des Etats-Unis. Certains médias sont allés jusqu’à affirmer qu’une éruption du Mont St Helens pourrait être en préparation. En fait, la situation est loin d’être alarmante et l’USGS a rassuré tout le monde.
Voici les faits: Un essaim sismique incluant plus de 130 petits événements a été enregistré sous le mont St. Helens au cours des huit dernières semaines. La sismicité est en hausse régulière depuis le mois de mars, avec un maximum de près de 40 événements par semaine. Ils ne sont toutefois pas considérés comme dangereux et ne signifient pas le volcan est sur le point d’entrer en éruption. Les responsables de l’USGS précisent que les hypocentres des secousses ont été localisés à une profondeur de 1,5 à 6,4 kilomètres et elles sont trop faibles pour être ressenties à la surface. La plupart ont des magnitudes de M 0,5 ou moins; la plus forte secousse était de M 1,3. De nombreux autres petits séismes ont été détectés, mais ils étaient si faibles qu’ils n’ont pas pu être localisés avec précision. Les scientifiques indiquent que la répartition des séismes sur le Mt St Helens est la même qu’en 2013 et 2014. Selon l’USGS, la chambre magmatique exerce probablement une pression sur la croûte autour et au-dessus tandis que le système se recharge lentement. Bien que les séismes soient actuellement nombreux, les essaims observés dans les années 1990 étaient beaucoup plus significatifs et indiquaient une libération d’énergie beaucoup plus importante.

Une mise au point de l’ USGS indique qu’« aucune émission anormale de gaz, aucun gonflement du sol et aucune sismicité superficielle n’ont été détectés en même temps que l’essaim, et il n’y a aucun signe d’une éruption imminente. La recharge de la chambre magmatique peut se poursuivre pendant de nombreuses années sous un volcan sans qu’une éruption se produise. »
Source: Presse nord-américaine..

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drapeau-anglaisA recent seismic swarm on Mt St Helens triggered a lot of articles and reports in the U.S. news media. Some of them went as far as saying that an eruption at Mt St Helens might be in the brewing. Actually, the situation is by no means alarming and USGS has reassured everybody.

Here are the facts: A seismic swarm of more than 130 small events has been detected beneath Mount St. Helens over the past eight weeks. Earthquake rates have been steadily increasing since March, reaching nearly 40 per week, but are not considered dangerous and do not mean the volcano is about to erupt again. USGS officials say the quakes are occuring at a depth of 1.5 to 6.4 kilometres and are too small to be felt at the surface. Most have magnitudes of M 0.5 or less; the largest was M 1.3. Many smaller quakes have been detected but are so weak their locations cannot be pinpointed. Scientists say the pattern is similar to swarms seen at Mount St. Helens in 2013 and 2014. According to USGS, the magma chamber is likely imparting its own stresses on the crust around and above it, as the system slowly recharges. Although the quakes are currently numerous, swarms in the 1990s had much higher earthquake rates and energy release.

A USGS statement indicates that “no anomalous gases, increases in ground inflation or shallow seismicity have been detected with this swarm, and there are no signs of an imminent eruption. Recharge can continue for many years beneath a volcano without an eruption.”

Source: North American news media.

St Helens 2015

Cratère du Mt St Helens en juin 2015 (Photo: C. Grandpey)

La sismicité à Hawaii // Seismicity in Hawaii

drapeau-francaisSi vous allez à Hawaii, ne soyez pas surpris de sentir parfois la terre trembler. Chaque année, les habitants de la Grande Ile ressentent des dizaines de petits séismes qui font partie de leur vie quotidienne. Cependant, trois événements plus significatifs ont récemment été enregistrés sur l’archipel hawaiien, rappelant aux habitants des autres îles que, eux aussi, vivent avec le risque sismique.
Ainsi, le 28 mars dernier, un séisme de M 3.6 a secoué l’isthme reliant l’ouest et de l’est de Maui. Quatre jours plus tard, un événement de M 4.2, centré à environ 88 km à l’est de Hana, sur Maui, a été ressenti à travers tout l’État d’Hawaii. Trois jours plus tard, dans la matinée du 5 avril, une secousse de M 2.8, centrée à environ 5 km au large de Diamond Head, a fait vibrer des quartiers de Honolulu. Bien que ces trois événements aient présenté une faible magnitude, ils ont été suffisamment forts pour être ressentis par la population.
En règle générale, la localisation d’un séisme fournit les premiers indices quant à sa source. Les récentes secousses enregistrées à Maui et Oahu étaient toutes situées à des profondeurs comprises entre 18 et 36 km. A de telles profondeurs, et loin des centres d’activité volcanique comme le Kilauea ou le Mauna Loa sur l’île d’Hawaii, ce sont en général les mouvements de la lithosphère sous le poids des îles qui génèrent des forces se traduisant de temps à autre par des tremblements de terre. Les contraintes subies par la lithosphère recouvrent les temps géologiques, avec des séismes qui se produisent beaucoup moins fréquemment que ceux directement liés au volcanisme actif hawaiien. Les processus volcaniques, qui peuvent rapidement modifier les conditions au sein des volcans actifs, génèrent des milliers de séismes enregistrés chaque année par le HVO.
Lorsque des séismes relativement inhabituels se produisent à une semaine d’intervalle, on peut raisonnablement se demander s’il existe un lien entre eux. Cependant, nous manquons d’informations suffisamment détaillées et nous connaissons mal les conditions en profondeur sous l’archipel hawaiien pour savoir si un petit séisme sur une île peut en provoquer un autre sur une autre île.

L’historique sismique de la région et notre expérience des tremblements de terre sont  essentiels, en particulier lorsque des séismes se produisent dans des secteurs relativement inactifs comme Maui et Honolulu. D’une manière générale, les zones où se sont produits de puissants séismes dans le passé sont susceptibles de connaître de semblables événements dans l’avenir. Par exemple, en janvier 1938, un séisme de M 6,9 a eu lieu au NE de Maui. Parmi ses effets les plus significatifs sur l’île, on relève la fissuration d’un château d’eau et la rupture de canalisations. Des bâtiments ont été également endommagés à Maui, ainsi que sur les îles d’Oahu, de Kauai et Hawaii. Il est impossible de dire si le séisme de M 4.2 enregistré le 31 mars 2016, a été causé par la même faille qu’en 1938, mais on sait qu’un séisme de M 6,9 près de Maui entraînerait aujourd’hui beaucoup plus de pertes qu’autrefois.
Prédire avec précision l’emplacement, le jour, et l’amplitude d’un séisme reste impossible. Toutefois, les secousses mineures nous rappellent que des séismes destructeurs font partie de l’histoire d’Hawaii. Les autorités et la population devront donc être prêtes à réagir rapidement et efficacement en tout point de l’État le jour où un puissant séisme se produira.
Source: HVO.

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drapeau-anglaisIf you go and visit Hawaii, don’t be surprised if you feel the earth tremble. Each year, Big Island inhabitants feel dozens of small earthquakes which are part of their way of life. But three small earthquakes recently struck the whole State of Hawaii, reminding the residents that they, too, live with earthquakes.

On March 28th, an M 3.6 quake struck beneath the isthmus connecting West and East Maui. Four days later, an M 4.2 event, centered roughly 88 km east of Hana, Maui, was felt across the State. Three days later, on the morning of April 5th, an M 2.8 earthquake, centered about 5 km off Diamond Head, shook parts of Honolulu. While all three were considered small earthquakes, they were large enough to be felt by people.

Typically, an earthquake’s location provides the first clues as to its cause. The recent Maui and Oahu earthquakes were all located at depths between about 18 and 36 km. At such depths, and away from centers of volcanic activity, such as Kilauea or Mauna Loa on Hawai‘i Island, the flexing, or bending, of the Earth’s lithosphere due to the weight of the islands produces forces that result in occasional earthquakes. Lithospheric flexure occurs over geologic time, with associated earthquakes occurring much less frequently, compared to earthquakes more directly linked to active Hawaiian volcanism. Volcanic processes, which can rapidly change conditions within active volcanoes, generate many thousands of earthquakes recorded by HVO each year.

When relatively infrequent earthquakes occur within a week of one another, it’s reasonable to wonder whether they might be closely linked. However, we lack sufficiently detailed information and understanding of conditions at these depths beneath Hawaii to explain why one small earthquake would lead to another, islands apart.

Awareness of relevant earthquake history and experiences is essential, especially when earthquakes occur and are felt in relatively inactive regions like Maui and Honolulu. In general terms, areas where large earthquakes have occurred in the past are expected to continue to experience large earthquakes in the future. For instance, in January 1938, an M 6.9 earthquake occurred northeast of Maui. Among its extreme effects on Maui, there were cracked water catchment and broken water pipelines. Buildings were also damaged on Maui, as well as on Oahu, Kauai, and Hawaii. It’s not possible to say if the M 4.2 earthquake on March 31st, 2016, ruptured the same fault as in 1938, but an M 6.9 earthquake near Maui today would result in far greater losses now than then.

Predicting the precise location, time, and magnitude of a future earthquake is still not possible. Small earthquakes, however, remind us that damaging earthquakes are part of Hawaii’s history, and we must understand how to prepare and respond effectively across the entire State when a large earthquake strikes.

Source: HVO.

Hawaii earthquakes

Sur cette carte, les points rouges indiquent les 3 séismes enregistrés fin mars-début avril 2016, tandis que les points bleus montrent les séismes mineurs observés sur la Grande Ile entre le 28 mars et le 14 avril 2016 (Source: USGS / HVO)