Fonte accélérée des glaciers de l’Antarctique occidental // Accelerated melting of West Antarctica glaciers

drapeau francaisSelon le National Geographic – information relayée en France par le magazine Le Point – la fonte des grands glaciers de l’Ouest Antarctique s’accélère sous l’effet du réchauffement climatique et paraît irréversible. C’est la conclusion de deux études qui viennent d’être publiées le 12 mai 2014.

La première, à paraître dans la revue Geophysical Research Letters, s’appuie sur des données collectées pendant 40 années d’observations et qui indiquent que le recul des glaciers de la Mer d’Amundsen, «a atteint un point de non-retour». La fonte des six plus grands glaciers de cette région, Pine Island, Thwaites, Haynes, Smith, Pope et Kohler, contribue déjà à la montée des océans en libérant presque autant de glace annuellement dans l’océan que toute la banquise du Groenland. Ces glaciers contiennent suffisamment d’eau pour faire monter le niveau des océans de 1,20 mètre et ils fondent plus vite que ne le prévoyaient la plupart des scientifiques.

Comme je l’avais déjà indiqué à propos du Columbia Glacier en Alaska, en fondant, les glaciers s’allongent et leur épaisseur diminue, ce qui réduit leur masse, les sépare de plus en plus du socle rocheux et les fait glisser plus vite. Selon un des chercheurs qui ont réalisé l’étude, «l’effondrement des masses de glace de cette partie de l’Antarctique paraît ainsi être irréversible».

La deuxième étude, parue dans la revue Science, s’est focalisée sur le glacier Thwaites, le plus massif de l’Antarctique occidental, avec 120 kilomètres de largeur. Les chercheurs ont établi des cartes topographiques détaillées et procédé à une modélisation informatique montrant que la désintégration de ce glacier a déjà commencé. Le glacier Thwaites va probablement disparaître d’ici quelques siècles, faisant monter le niveau des océans de près de 60 centimètres. Les simulations informatiques semblent indiquer une accélération de ce glacier dans le futur, sans aucun mécanisme de stabilisation en vue, ce qui confirme les résultats de l’étude mentionnée précédemment.

Selon ce modèle, l’effondrement du glacier Thwaites pourrait intervenir au plus tôt dans 200 ans, et au plus tard dans plus d’un millénaire selon la rapidité du réchauffement de la planète, mais le scénario le plus probable se situe entre 200 et 500 ans.

Un chercheur confirme ce pronostic en déclarant : «Toutes nos simulations montrent que la fonte du glacier fera monter le niveau de l’océan de moins d’un millimètre par an pendant 200 ans, avant de commencer à se désintégrer et à disparaître». A certains endroits, le glacier Thwaites perd plusieurs mètres d’altitude par an alors qu’il avait connu une période de quasi-stabilité jusqu’en 2006. Au cours des années suivantes,  il s’est déplacé vers l’océan à une vitesse de 0,8 kilomètre par an, soit 33% plus rapidement que précédemment.

Le problème, c’est que si l’un des 6 glaciers côtiers mentionnés ci-dessus disparaît, il est fort probable que les autres feront de même, étant donné que les systèmes glaciaires de l’Ouest Antarctique sont interconnectés. Si toute cette glace venait à fondre, le niveau de la mer grimperait de 3,30 mètres !

A méditer.

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drapeau anglaisAccording to the National Geographic – a piece of information relayed in France by Le Point – the melting of glaciers in West Antarctica is accelerating under the effect of global warming and seems to be irreversible. This is the conclusion of two studies recently published on May 12th 2014.
The first study, to be published in the journal Geophysical Research Letters, is based on data collected during 40 years of observations and that indicate that the retreat of glaciers in the Amundsen Sea « has reached a point of no return ». The melting of the six largest glaciers in this region, Pine Island, Thwaites, Haynes, Smith, Pope and Kohler, is already contributing to the rising of the oceans by releasing almost as much ice into the ocean annually as the entire ice sheet of Greenland. These glaciers contain enough water to raise sea level by 1.20 metres and they are melting faster than predicted by most scientists .
As I already wrote about the Columbia Glacier in Alaska, while they are melting, glaciers are extending and getting thinner, which reduces their mass, separates them more and more the bedrock and makes them slide faster. According to one of the researchers who conducted the study, « the collapse of the ice masses of Antarctica appears to be irreversible. »
The second study, published in the journal Science, focused on the Thwaites Glacier, the most massive of West Antarctica, with a width of 120 kilometres. Researchers have established detailed topographic maps and performed a computer model showing that the disintegration of the glacier has begun. The Thwaites Glacier will probably disappear within a few centuries, raising sea levels by up to 60 centimetres. Computer simulations suggest an acceleration of the glacier in the future, without any mechanism for stabilization, which confirms the results of the above-mentioned study.
In this model, the collapse of the Thwaites Glacier could intervene as soon as 200 years or in more than a thousand years, depending on the speed of global warming, but the most likely scenario is between 200 and 500 years.
A researcher confirms this prediction, saying: « All our simulations show that the glacier will raise the sea level by less than a millimetre per year for 200 years, before starting to disintegrate and disappear. » In some places, the Thwaites Glacier loses several metres per year while it experienced a period of relative stability until 2006. During the following years, it moved towards the ocean at a speed 0.8 kilometre per year, or 33 % faster than before.
The problem is that if one of the six coastal glaciers disappears, it is likely that the others will do the same as the glacial systems of West Antarctica are interconnected. If all this ice were to melt, the sea level would rise by 3.30 metres !

Glaciers-Antarctique

Source:  British Antarctic Survey.

Le CO2 au plus haut! // CO2 at its highest!

drapeau francaisPetite parenthèse parmi toutes les nouvelles volcaniques : Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, et probablement pour la première fois depuis au moins 800 000 ans, le niveau moyen de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère terrestre a dépassé 400 parties par million (ppm) pendant un mois entier.
En effet, les scientifiques de la Scripps Institution of Oceanography de San Diego ont indiqué que la valeur moyenne de CO2 pour le mois d’avril atteignait 401,33 ppm. Chaque journée d’avril a montré une valeur supérieure à 400 ppm .
La référence pour ces mesures est la « courbe de Keeling ». Les premières d’entre elles ont été effectuées à la fin des années 1950 par Charles David Keeling sur le Mauna Loa à Hawaii. Quand il a commencé ses mesures, la quantité de dioxyde de carbone était de 316 ppm.
Il convient de garder à l’esprit que le CO2 est également produit par les plantes. Le niveau de CO2 atteint de ce fait un pic au printemps lorsque les plantes commencent à vivre, puis diminue lorsque elles meurent à l’automne. Le niveau demeurera probablement supérieur à 400 ppm pendant tout le mois de mai avant de tomber en dessous de ce chiffre à la fin de l’été.
Le niveau de CO2 devrait se maintenir définitivement au-dessus de 400 ppm, 12 mois sur 12, dans les prochaines années.
Selon la Scripps Institution qui mesure le niveau de CO2 avec plusieurs autres organismes, y compris la NOAA, au cours des 800 000 dernières années, le niveau de CO2 n’a jamais dépassé 300 ppm. Les traces des niveaux antérieurs de CO2 se cachent dans des échantillons d’air de cette époque lointaine conservés sous forme de bulles dans les carottes de glace de l’Antarctique.

Voici une vidéo montrant l’évolution du CO2 à travers les âges:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UatUDnFmNTY

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drapeau anglaisA short parenthesis among all the volcanic news : For the first time in human history and likely for the first time in at least 800,000 years, the average level of carbon dioxide (CO2) in Earth’s atmosphere topped 400 parts per million for an entire month.

Indeed, scientists at the Scripps Institution of Oceanography in San Diego reported that April’s average CO2 value was 401.33 parts per million (ppm). Each day in April had a reading above 400 ppm.

The reference for the measurements is the « Keeling curve, » with measurements that were initiated in the late 1950s by Charles David Keeling on Mauna Loa in Hawaii. When he first began his measurements, the amount of carbon dioxide was 316 ppm.

One should keep in mind that C02 also is produced by plants. CO2 levels peak in the spring when plants come alive, then drop when the plants die in the autumn. The level will likely stay above 400 ppm throughout May before dropping below that figure later this summer.

We should stay above 400 ppm for good, year-round, within the next few years.

For the past 800,000 years, CO2 levels never exceeded 300 ppm, according to the Scripps Institution, which measures CO2 levels along with several other agencies, including NOAA. Records of past levels of CO2 are found in samples of old air preserved as bubbles in the Antarctic ice cores.

Here is a video showing the evolution of CO2 through the ages:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UatUDnFmNTY

Volcans, vents et réchauffement climatique // Volcanoes,winds and global warming

drapeau francaisL’information a été diffusée par de nombreux medias à travers le monde au moment où je mettais en ligne ma note intitulée « Parenthèse arctique »: Après deux décennies d’augmentation rapide des températures de la planète, on assisterait à une pause surprenante (pompeusement appelée « hiatus » par certains) depuis une douzaine d’années. C’est du moins le point de vue d’une équipe scientifique sous la férule du Massachusetts Institute of Technology (MIT), bien connu pour ses réserves à propos du réchauffement climatique, attitude qui s’explique probablement par les liens étroits qui unissent l’Institut et les grosses groupes industriels nord-américains

Dans un rapport mis en ligne le 9 février via la revue Nature Climate Change, des chercheurs affirment que l’augmentation du CO2 ne modifierait pas le climat autant que le laissent supposer les modélisations climatiques diffusées jusqu’à présent. Ils reconnaissent toutefois qu’une ou deux décennies de températures stables ou en baisse ne vont pas à l’encontre du réchauffement global que l’on observe sur la planète.

D’après l’équipe scientifique, les volcans seraient la cause principale du « hiatus ». Selon une climatologue du MIT, « si l’on observe les éruptions volcaniques de la dernière décennie, on est forcé de reconnaître qu’elles ont été significatives ».

Les vents seraient une autre cause du « hiatus ». D’après le rapport, au cours des 20 dernières années, les alizés (vents qui soufflent de l’est vers l’ouest) se sont intensifiés comme jamais auparavant et ont fait se déplacer les eaux de surface chaudes vers l’ouest où elles convergent et s’accumulent à des profondeurs de plus en plus grandes. Dans le Pacifique Est, les eaux de surface chaudes sont remplacées par des eaux froides qui remontent des profondeurs et se propagent vers l’ouest, vers le Pacifique Central, ainsi que le long des côtes d’Amérique du Nord et du Sud. Les scientifiques estiment qu’au cours des 20 dernières années ce processus a suffisamment refroidi le climat pour expliquer la moitié de la différence observée entre les températures globales de surface mesurées et celles modélisées.

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En réponse au rapport du MIT, voici des graphiques publiés par le Mauna Loa Observatory, centre de recherche de premier plan qui mesure et rassemble des données sur les modifications atmosphériques depuis les années 1950.

Temperatures-Mauna-Loa-01

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Temperatures-Mauna-Loa-03

Temperatures-Mauna-Loa-04

Le premier graphique montre les effets des dernières éruptions sur l’absorption d’énergie solaire. La première chose qui saute aux yeux, c’est qu’il n’y a pas eu d’éruption majeure depuis l’an 2000. La dernière en date est celle du Pinatubo en 1991. Contrairement à ce que prétend la scientifique du MIT, je ne suis pas certain que les effets cumulés des dernières éruptions, mineures dans leur ensemble, aient eu un effet significatif sur le climat de la planète ! On connaît les capacités d’absorption de l’atmosphère et le graphique montre que les effets de l’éruption du Pinatubo n’ont été que de courte durée.

Les autres graphiques montrent l’évolution des températures au cours des dernières années sur le Mauna Loa d’une part et dans la basse troposphère d’autre part, à la fois au niveau du Mauna Loa et de l’ensemble de l’hémisphère nord (NH).

Si l’on regarde ces graphiques, en particulier ceux concernant la troposphère, on n’observe pas vraiment une tendance au refroidissement. De toute façon, s’il y avait eu refroidissement, la calotte glaciaire et les glaciers auraient inévitablement réagi, ce qui n’est pas le cas.

S’agissant de l’influence des alizés, je ne suis pas suffisamment compétent pour faire des commentaires. Toutefois, ce qui est écrit me rappelle la théorie de Sénèque qui pensait que les vents provenaient de cavités à l’intérieur de la Terre.

Je suis prêt à admettre que le réchauffement climatique connaît des fluctuations, mais les mots ‘pause’ ou ‘hiatus’ me semblent exagérés !

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drapeau anglaisThe piece of news was widely spread by the media around the world at the moment when I released my note entitled “Arctic digression”: After two decades of rapid increases in the earth’s temperatures, an unexpected pause (pompously called “hiatus”) is supposed to have occurred during the past 12 years. At least, this is the opinion of a team of scientists led by the Massachusetts Institue of Technology (MIT) which has always negated the idea of global warming. Its links with US industries clearly accounts for this attitude.

In a report published on February 9th via the online edition of Nature Climate Change, the researchers argue that the climate may not be as easily altered by rising CO2 levels as climate models suggest. However, they concede that one or two decades of relatively stable, or even cooling, surface temperatures don’t represent the long-term trends over which global warming is occurring.

According to the team, the first cause of the so-called “hiatus” lies with the volcanoes. Said one MIT climate scientist: “Looking at the past decade’s volcanic eruptions, I don’t think they can be left out as not being significant. »

Another cause could be the trade winds. According to the report, over the past 20 years, the westward-blowing trade winds have intensified to unprecedented levels and have carried warm surface waters west, where they converge and accumulate at ever-deeper depths. In the eastern Pacific, the warm surface waters are replaced with cold water welling up from the deep ocean and spreading west into the central Pacific as well as along the coasts of South and North America. The team estimates that over the past 20 years this process has cooled the climate sufficiently to account for about half of the difference between global surface temperatures as measured and as modelled.

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As an answer to the MIT report, there are graphs (see above) released by the Mauna Loa Observatory, a premier atmospheric research facility which has been continuously monitoring and collecting data related to atmospheric changes since the 1950s.

The first graph shows the effects of past eruptions on the solar energy absorption. The first thing to be noticed is that there have not been any major eruptions since 2000. The last major event was the eruption of Mount Pinatubo in 1991. Contrary to what the above-mentioned scientist said, I’m not sure that the cumulated effects of all the most recent minor eruptions had a significant effect on the world’s climate! We know the absorption capabilities of the atmosphere and the graph clear shows that a major eruption like Mount Pinatubo’s only had short-lived effects.

The other graphs show the evolution of temperatures at the Mauna Loa Observatory and in the lower troposphere, both on Mauna Loa and in the Northern Hemisphere (NH), in recent years.

Looking at the graphs, especially those related to the troposphere, there does not seem to be any significant cooling trend. Should there be any cooling, the icefield and the glaciers would have responded, but I’m afraid they didn’t.

Concerning the influence of the trade winds, I am not qualified enough to comment it. However, it reminds me of Sénèque’s theory about the winds which were supposed to come from cavities within the Earth’s interior…

I agree that there may be some fluctuation in the global warming tendency but speaking of a pause or hiatus is certainly exaggerated.

Mauna-Loa-Observatory

L’observatoire du Mauna Loa  (Photo:  C. Grandpey)

L’Alaska a chaud, trop chaud ! // Alaska is hot, too hot !

drapeau francaisCe n’est pas un secret : N’en déplaise aux négationnistes, le réchauffement climatique me préoccupe au plus haut point. Les volcans en sont presque arrivés à passer au second plan ! Mes voyages en Alaska, dans le Yukon et dans d’autres pays – y compris le nôtre – où les glaciers ornent les montagnes n’ont fait qu’exacerber le sentiment qu’une catastrophe planétaire se profile à l’horizon.

Les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient. Sans aller plus loin, des inondations affectent cruellement la Bretagne, le sud-est et le sud-ouest de la France, rappelant aux populations qu’il n’est pas toujours judicieux de construire des habitations à proximité des cours d’eau ou du littoral.

En Indonésie, Jakarta connaît des problèmes identiques, avec une trentaine de morts à la clé, sans parler des glissements de terrain qui sont régulièrement provoqués par les fortes pluies.

L’Alaska connaît le mois de janvier le plus chaud de son histoire. La neige fond à la vitesse V et provoque des avalanches. L’une d’elles, d’une ampleur encore jamais vue, obstrue, pour une durée indéterminée, la seule route d’accès au port de Valdez.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-WjQ9GCUSH4

La station de ski d’Aleskya, pas très loin d’Anchorage, a dû fermer, faute de neige. Plusieurs courses de traîneaux, qualificatives pour la célèbre Iditarod ont été annulées. La course elle-même, qui relie Anchorage à Nome sur 1600 km, pourrait bien être perturbée si le froid et la neige ne reviennent pas. L’hibernation des ours pourrait être raccourcie par ces températures anormalement hautes. Il ne gèle que très peu la nuit et le thermomètre prend parfois des allures de mois de juin pendant la journée !

Je ne reviendrai pas sur la fonte des glaciers qui reculent à vue d’œil.

Certains me feront remarquer que le nord-est de l’Amérique a connu une période de froid polaire avec de la neige en abondance. C’est vrai, mais le phénomène a été ponctuel et on ne se base pas que sur une région de la planète pour définir l’évolution globale de la température.

Bien sûr, rien n’est fait par nos gouvernants et il semblerait que l’expression « réchauffement climatique » soit devenue taboue. Il est vrai que le phénomène est facile à dissimuler derrière tous les problèmes qui assaillent actuellement notre société. L’expression à la mode est « On remettra ça à plus tard », mais il est fort à craindre que ce « plus tard » devienne rapidement « trop tard » !

drapeau anglaisIt is not a secret: Even though it may not please those who deny it, global warming greatly worries me and has nearly pushed volcanoes into the background ! My travels to Alaska, the Yukon and other countries – including ours – where glaciers adorn the mountains have only exacerbated the feeling that a global catastrophe is looming on the horizon.
Extreme weather events are getting more and more frequent. Without going any further , floods severely affecting Britain, the southeast and the southwest of France, reminding people that it is not always sensible to build houses close to rivers or the coastline.
Indonesia, Jakarta is experiencing similar problems, with thirty deaths at that, not to mention landslides are regularly caused by heavy rains.
Alaska is going through the hottest January in history. Snow is melting at great speed and triggers avalanches. One of them, with a size never seen before, has led to the closure of the only access road to the port of Valdez.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-WjQ9GCUSH4

Aleskya, the Anchorage ski resort, had to close due to the lack of snow. Several sled races , qualifying for the famous Iditarod had to be canceled. The race itself , which connects Anchorage to Nome over 1600 km, could be disrupted if the cold and the snow do not return. The hibernation of bears could be shortened by the unusually high temperatures. It freezes very little at night and the temperature sometimes looks like in June during the day!
I will not harp on the melting glaciers which are receding rapidly .
Some people will undoubtedly telle me that north-eastern America has experienced a period of arctic cold with snow in abundance. This is true, but the phenomenon was punctual and one should not refer to one single region of the world to define global temperature changes.
Of course, no significant measures have ever been taken by our leaders and it seems that the term  » global warming  » has become taboo. It is true that the phenomenon is easy to hide behind all the problems currently facing our society. We’ll see later, they say, but it is greatly to be feared that « later » will quickly become « too late ». Too late too bad !

Glacier-melting

(Photo:  C. Grandpey)