Mont Rainier (État de Washington / États Unis) : la peur des lahars // The fear of lahars

J’ai attiré l’attention à plusieurs reprises sur le risque de lahars sur le Mont Rainier qui culmine à 4 892 mètres d’altitude dans l’État de Washington.

Le volcan se trouve à proximité de Seattle et des son environnement industriel, avec des sociétés comme Boeing et Microsoft. Le Mont Rainier n’a pas connu d’éruption majeure au cours du millénaire écoulé. Pourtant, il inquiète de nombreux volcanologues américains.

Le principal risque sur le Mont Rainier ne réside pas dans les coulées de lave, qui, en cas d’éruption, ne parcourraient probablement que quelques kilomètres en dehors des limites du Parc national. La plupart des panaches de cendres seraient probablement emportés par le vent vers l’est où ils se dissiperaient, loin des zones habitées.
Plus que les coulées de lave, les scientifiques redoutent la survenue d’un lahar, un puissant torrent de boue et de roches généré par la fonte rapide de la glace et de la neige lors d’une éruption, et qui dévale les vallées et les ravines sur les flancs d’un volcan. Dans le monde, des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes vivent dans des zones sous la menace de lahars. Personne n’a oublié celui de novembre 1985 lorsque le Nevado del Ruiz est entré en éruption en Colombie. Quelques heures seulement après le début de l’événement, un torrent de boue a déferlé sur la ville d’Armero, tuant plus de 23 000 personnes en quelques minutes.

Source: Wikipedia

Les scientifiques américains font remarquer que le Mont Rainier compte environ huit fois plus de glaciers et de neige que le Nevado del Ruiz en 1985, de sorte qu’il existe un risque de lahar beaucoup plus important. Je ferai malgré tout remarquer que, suite à plusieurs visites au Mont Rainier ces dernières années, j’ai constaté que les glaciers avaient beaucoup fondu à cause du réchauffement climatique. En conséquence, la masse de glace sur la montagne est moins impressionnante qu’elle ne l’était il y a quelques décennies. Cela signifierait moins d’eau et de matériaux entraînés vers le bas de la montagne par les coulées de boue.

Le glacier Nisqually a beaucoup fondu ces dernières années

 Dans son évaluation des risque volcaniques en 2018, l’USGS considérait le Kīlauea (Hawaii) comme le volcan américain le plus dangereux en raison de ses fréquentes éruptions. Le Mont St. Helens, avec son éruption cataclysmale de mai 1980,arrivait en deuxième position, juste devant le Mont Rainier qui occupait la troisième place.
Les lahars se produisent généralement lors d’éruptions volcaniques, mais peuvent également être provoqués par des glissements de terrain et des séismes. Les géologues ont trouvé des preuves qu’au moins 11 lahars sur le Mont Rainier ont atteint la zone environnante – la plaine de Puget, par exemple – au cours des 6 000 dernières années. Les scientifiques n’ont pas établi de lien entre les lahars, survenus il y a environ 500 ans, et une quelconque activité volcanique. Ils ont pu avoir été causés par d’importants glissements de terrain sur la montagne. C’est la menace d’un tel lahar, déclenché par un soudain glissement de terrain, qui inquiète particulièrement les volcanologues. Il faudrait à un tel lahar seulement 10 minutes pour atteindre des zones habitées, et 60 minutes pour atteindre les grandes agglomérations les plus proches, ce qui est très bref.

Une étude de 2022 a modélisé les deux pires scénarios. Dans la première simulation, un lahar de 260 millions de mètres cubes et de 4 mètres de hauteur prend sa source sur le flanc ouest du Mont Rainier. La coulée de débris atteint la région densément peuplée d’Orting environ une heure après son déclenchement, et elle se déplace à une vitesse d’environ 4 mètres par seconde.

Une deuxième zone « à risque élevé » mentionnée dans l’étude de 2022 est la vallée de la rivière Nisqually, où un puissant lahar pourrait déplacer suffisamment d’eau dans le lac Alder pour provoquer le débordement du barrage.
L’éruption du Mont St. Helens, plus au sud le long de la Chaîne des Cascades, a déclenché un lahar dévastateur en 1980, même si le torrent de boue n’a atteint aucune zone à forte population. À la suite de l’éruption du St. Helens, l’USGS a mis en place un système de détection de lahars sur le Mont Rainier en 1998. Il a été amélioré et étendu à partir de 2017. Une vingtaine de sites sur les pentes du volcan et les deux zones identifiées comme les plus à risque de lahars disposent désormais de sismomètres qui transmettent des données en temps réel, ainsi que des capteurs à infrasons, des caméras et des récepteurs GPS. Le système est en mesure de détecter aussi bien un lahar déclenché par une éruption qu’une coulée de boue provoquée par un glissement de terrain.

Le système antérieur avait une faible bande passante et de faibles besoins en énergie en raison des limites de la technologie des années 1990. En conséquence, les données n’étaient transmises que toutes les deux minutes.
En mars 2024, quelque 45 000 élèves de Puyallup, Sumner-Bonney Lake, Orting, White River et Carbonado ont participé à un exercice d’évacuation en cas de lahar. C’était la première fois que plusieurs districts scolaires y participaient le même jour. Selon les autorités américaines, ce fut le plus grand exercice de prévention de lahar au monde.
Source : CNN.

Des mesures de prévention très sérieuses ont été mises en place dans le secteur l’Orting. La mairie de la localité m’a donné un dépliant où sont expliquées toutes les mesures à prendre en cas de lahar.

A l’intérieur du Visitor Center du Mont Rainier, une maquette montre les différentes trajctoires susceptibles d’être empruntées par les lahars.  (Photos: C. Grandpey)

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I have drawn attention several times on thus blog to the lahar hazard on Mount Rainier which towers 4892 meters above sea level in Washington State. The volcano lies close to Seattle and its industrial environment, with companies like Boeing and Microsoft. Mount Rainier has not produced a significant volcanic eruption in the past 1,000 years. Yet, Mount Rainier has many US volcanologists worried.

The mountain’s destructive potential does not really lie with lava flows, which, in the event of an eruption, would probably not extend more than a few kilometers beyond the boundary of Mount Rainier National Park. Moreover, most of the ash emitted during an eruption would likely dissipate downwind to the east away from population centers.

Instead of lava flows, many scientists fear the prospect of a lahar, a fast moving slurry of water and rock originating from ice or snow rapidly melted by an eruption that picks up debris as it rushes through valleys and drainage channels. One should not forget that there are tens, if not hundreds of thousands of people who live in areas that potentially could be impacted by a large lahar.

The deadliest lahar in recent memory was in November 1985 when Colombia’s Nevado del Ruiz volcano erupted. Just a couple hours after the eruption started, a river of mud swept over the town of Armero, killing over 23,000 people in a matter of minutes.

U.S. Scientists warn that Mount Rainier has about eight times the amount of glaciers and snow as Nevado del Ruiz had when it erupted, so that there is the potential to have a much more catastrophic mudflow. However, in the wake of several visits to Mount Rainier, I noticed that glaciers have melted quite a lot because of global warming. As a result, the mass of ice on the mountain is less impressive than it was a few decades ago. This would mean less water and material being carried down the mountain by mudflows. .

In the the most recent threat assessment from 2018, the USGS considered Hawaii’s Kīlauea the most hazardous US volcano because of its frequent eruptions. Mount St. Helens, which cataclysmically erupted in May 1980, ranked as second most hazardous before Mount Rainier in third place.

Lahars typically occur during volcanic eruptions but also can be caused by landslides and earthquakes. Geologists have found evidence that at least 11 large lahars from Mount Rainier have reached into the surrounding area – the Puget Lowlands – in the past 6,000 years. Scientists have not connected the most recent of these lahars, which occurred about 500 years ago, with any kind of volcanic activity. They may have been caused by large landslides on the mountain. It is the threat of a similar, spontaneous landslide-triggered lahar that particularly worries volcanologists. It would take such an event 10 minutes to reach the nearest places where people are living, and 60 minutes to the nearest large communities. Those are really short time frames

A 2022 study modeled two worst-case scenarios. In the first simulation, a 260 million-cubic-meter, 4-meter deep lahar would originate on the west side of Mount Rainier. The debris flow could reach the densely populated lowlands of Orting about one hour after an eruption, where it would travel at the speed of about 4 meters per second.

A second area of “pronounced hazard” mentioned in the 2022 stury is the Nisqually River Valley, where a massive lahar could displace enough water from Alder Lake to cause the 100-meter-tall Alder Dam to spill over.

Mount St. Helens, farther south in the Cascade Range, triggered a devastating lahar when it erupted in 1980, although it did not reach any densely populated areas. In the wake of the Mount St. Helens eruption, the USGS set up an lahar detection system at Mount Rainier in 1998, which since 2017 has been upgraded and expanded. About 20 sites on the volcano’s slopes and the two paths identified as most at risk of a lahar now feature seismometers that transmit real-time data and other sensors including infrasound sensors, web cameras and GPS receivers. The system is geared toward both detecting a lahar triggered by an eruption and one linked toa landslide.

The previous system had low bandwidth and low power requirements due to the limitations of 1990s-era technology, which meant that data was only transmitted every two minutes.

In March 2024, some 45,000 students from Puyallup, Sumner-Bonney Lake, Orting, White River and Carbonado participated in a lahar evacuation drill. It was the first time that multiple school districts practiced on the same day, making it the world’s largest lahar drill.

Source : CNN.

Martinique : simulation d’un effondrement de la Montagne Pelée à Saint Pierre…

Dans la matinée du 23 mars 2023, la ville de Saint-Pierre (Martinique) a été le théâtre d’une nouvelle simulation « Caribe Wave ». Pour cette 12ème édition, « un tsunami causé par l’effondrement du flanc de la Montagne Pelée » était l‘une des deux fictions retenues par l’organisation de cette mise en scène annuelle. L’objectif est de « valider et de faire progresser les efforts de préparation aux tsunamis dans les Caraïbes et les régions adjacentes ».

L’événement était organisé, comme chaque année, par la Commission océanographique intergouvernementale de coordination pour les tsunamis et autres systèmes d’alerte aux risques côtiers pour la mer des Caraïbes et les régions adjacentes de l’UNESCO.

Pour le « Caribe Wave 2023 », 2 scénarios ont été retenus par les coordonnateurs. Le premier simule « un tsunami généré par un séisme de magnitude M 7,6 dans le golfe du Honduras ». Le deuxième scénario concerne « un tsunami causé par un effondrement du flanc du volcan de la Montagne Pelée » à Saint-Pierre.

Le but de cet exercice est de tester les plans d’urgence en cas de catastrophe naturelle,.de valider et de faire progresser les efforts de préparation aux tsunamis dans les Caraïbes et les régions adjacentes.

Au fil du temps, les plans d’urgence sont mis à jour et du nouveau personnel est intégré aux opérations tsunami, une bonne occasion de se familiariser et de revoir et tester les procédures actuelles.

Le Bureau caribéen du centre international d’information sur les tsunamis « se concentre sur le renforcement et le maintien du système d’observation des tsunamis ainsi que sur l’amélioration continue de la sensibilisation, de l’éducation et de la préparation aux tsunamis, y compris la mise en œuvre des programmes ». 48 États et territoires des Caraïbes et de l’Atlantique Ouest sont associés à cette opération.

Source : Martinique la 1ère.

Photo: C. Grandpey

Activité volcanique et prévention sur le Mauna Loa (Hawaii) // Volcanic unrest and prevention on Mauna Loa (Hawaii)

La dernière éruption du Mauna Loa a eu lieu en 1984 et a commencé avec le style typique qui caractérise ce volcan. A 22h55 le 24 mars 1984, la sismicité a commencé à augmenter rapidement, avec 2-3 événements par minute. À 23h30, une forte secousse sismique a été enregistrée, indiquant que le magma avait commencé son ascension vers la surface. L’éruption a débuté au sommet du Mauna Loa à 1 h 30 le 25 mars.
L’apparition rapide d’une forte activité débouchant sur une éruption est typique du Mauna Loa. C’est ce que les scientifiques ont observé au cours des deux derniers siècles. En plus d’un début rapide, les éruptions le long de l’une ou l’autre des zones de rift du Mauna Loa ont tendance à émettre de gros volumes de lave, avec des coulées qui peuvent atteindre rapidement l’océan. En dévalant les pentes abruptes du Sud Kona, la lave peut atteindre l’océan en seulement 3 ou 4 heures après le début d’une éruption. Avec un début rapide, de grands volumes de lave et des coulées rapides, les éruptions du Mauna Loa peuvent être particulièrement dangereuses.
Les techniques utilisées par le HVO pour surveiller les volcans ont beaucoup évolué depuis 1984. Les sismogrammes sur papier, les données collectées à la main et les observations visuelles ont cédé la place aux données sismiques numériques, aux mesures GPS en continu et à un réseau de webcams. Cela signifie que les scientifiques obtiennent aujourd’hui beaucoup plus de détails qu’auparavant sur la période d’activité du Mauna Loa. Néanmoins, la situation est toujours susceptible d’évoluer très rapidement et il est difficile de prévoir quand une éruption va se produire.
La période actuelle d’activité du Mauna Loa a commencé fin 2014 avec une augmentation de la déformation et de la sismicité sur l’édifice volcanique. Ces paramètres ont diminué en 2017-2018, mais ils ont recommencé à augmenter en 2019 et sont restés plus ou moins stables depuis cette époque, à raison d’un vingtaine de secousses sismiques par jour. Un essaim sismique remarquable a été enregistré entre fin janvier et mi-avril 2021 et s’est accompagné d’une inflation sommitale. Ces observations indiquaient que le magma se rapprochait de la surface. Un autre bref essaim sismique accompagné d’inflation a été observé début août 2022.
L’essaim sismique actuel a commencé le 22 septembre 2022 et a marqué le début d’une augmentation persistante de la sismicité au sommet du Mauna Loa. On est passé d’environ 20 événements par jour à 40-50 par jour, avec deux jours où l’on a enregistré 100 secousses quotidiennes.

La majeure partie de la déformation du Mauna Loa reste provoquée par des processus profonds (plus de 3 kilomètres de profondeur) qui se produisent depuis 2019.
D’autres paramètres, tels que l’apparition d’épisodes de tremor, pouvant indiquer qu’une éruption est imminente, n’ont pas été observés. Cependant, en raison du niveau élevé de la sismicité, le HVO a commencé à publier des mises à jour quotidiennes sur la situation sur le Mauna Loa. Elles sont disponibles sur le site Web de l’USGS.
Cette hausse d’activité est l’occasion de rappeler à la population qu’elle doit se tenir prête à l’éventualité d’une nouvelle éruption du Mauna Loa. Les mesures à prendre incluent la constitution d’un sac contenant l’essentiel des affaires et documents à emporter en cas d’évacuation rapide, ainsi qu’un plan de communication entre les membres de la famille. Il faut aussi être en mesure de recevoir des informations d’urgence actualisées.
Les visiteurs doivent garder à l’esprit qu’en raison de l’activité actuelle le sommet du Mauna Loa a été fermé jusqu’à nouvel ordre. La Mauna Loa Road et le le Mauna Loa Lookout (point d’observation sur le volcan) à 2 000 m d’altitude restent ouverts au public.
Source : HVO.

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The last eruption of Mauna Loa occurred in 1984 and began in a style typical of the volcano. At 10:55 p.m. March 24th, 1984, the rate of earthquakes under Mauna Loa started to rapidly pick up, reaching 2-3 events per minute. By 11:30 p.m., strong seismic tremor was recorded, indicating that magma was moving underground and getting close to the surface. The eruption began at Mauna Loa’s summit at 1:30 a.m. on March 25th.

The rapid onset of extreme unrest leading to eruption in 1984 is typical of the Mauna Loa eruptions that have been observed in the last two centuries. In addition to rapid onset, eruptions that migrate along either of Mauna Loa’s rift zones tend to be high volume and the resulting lava flows can move quickly from their eruptive vents downslope toward the ocean. Moving down the steep slopes of South Kona, they can reach the ocean as soon as 3-4 hours after the start of a rift eruption. The combination of rapid onset, large lava volumes, and fast lava flows can make Mauna Loa eruptions particularly hazardous.

The technology used by HVO to monitor volcanoes has changed a lot since 1984. Paper seismograms, hand-collected survey data, and visual observations have given way to digital seismic data, continuous GPS measurements, and a network of webcams. This means scientists have a lot more detail about Mauna Loa’s current period of unrest than they had before. Nonetheless, it is still possible for the situation to change rapidly and it is difficult to forecast when that might happen.

Mauna Loa’s current episode of unrest began in late 2014 with an increase in the rates of inflationary deformation and seismicity. These rates waned in 2017-18, but began increasing again in 2019 and have remained somewhat steady since then, with earthquake rates of about 20 per day. A noticeable seismic swarm occurred from late January through mid-April 2021 and was accompanied by changes by ground surface inflation recorded by a summit tiltmeter. This was an unprecedented observation that indicated magma had been getting closer to the surface. Another short swarm and inflation event was observed in early August 2022.

The current seismic swarm began on September 22nd, 2022, and marked the start of a persistent increase in earthquake rate at Mauna Loa’s summit. It rose from about 20 events per day to 40-50 per day, with two days getting as high as 100 per day.

The bulk of Mauna Loa’s deformation is still due to deeper processes (greater than 3 kilometers deep) that have been occurring since 2019.

Other signals, such as seismic tremor, that indicate that an eruption is imminent, have not been observed. However, due to the sustained high level of earthquakes, HVO has begun issuing daily updates on Mauna Loa’s status that are available on the USGS website.

This uptick in activity is a good reminder to be prepared for a volcanic eruption, whether people live on the flanks of Mauna Loa or anywhere else on the Island of Hawaii. The steps to be prepared for a volcanic eruption include putting together a “go bag” with essentials in the case of quick evacuation, as well as a communication plan among family members, and knowing how to get updated emergency information.

Visitors should keep in mind that, due to the current unrest, the Mauna Loa summit has been closed until further notice. Mauna Loa Road and the Mauna Loa Lookout at 2,000 m elevation remain open to the public.

Source: HVO.

 

Graphiques montrant la déformation du sol (en haut) et la sismicité (en bas) sur le Mauna Loa entre le 8 août et le 5 octobre 2022 (Source: USGS / HVO)

Des feux clignotants sur la plage de Reynisfjara (Islande) // Warning lights on Reynisfjara beach (Iceland)

Suite à plusieurs accidents mortels sur la plage de Reynisfjara (voir notes sur ce l blog), les autorités islandaises ont finalement décidé d’installer un feu rouge clignotant qui indiquera aux visiteurs les moments où les vagues sont vraiment dangereuses. Le feu sera installé au cours des trois prochaines semaines. De puissantes vagues et des lames de fond sur la plage ont été à l’origine de plusieurs accidents mortels, malgré des panneaux qui demandent aux visiteurs de ne pas s’approcher du rivage.
Le feu clignotera en Orange ou en Rouge en fonction des conditions sur la plage. Le code couleur est basé sur un système de prévision des vagues que l’Administration des routes et du littoral a commencé à développer il y a cinq ans. Le responsable de l’Administration explique qu' »avec [le système de prévision] nous pouvons prévoir avec un certain degré de certitude le comportement des vagues ». Le risque a été codé en vert, jaune et rouge en fonction du danger posé par les vagues à Reynisfjara.
Le feu sera installé près du parking et du sentier qui conduit à Reynisfjara et n’utilisera jamais la couleur verte. Il clignotera en Orange en permanence et il sera Rouge lorsque les conditions seront mauvaises. Ce feu sera la première étape du système de prévention. Les autorités vont voir comment les choses se passent et si les gens respectent le feu.
Des caméras seront également installées près de la plage pour permettre aux autorités d’observer les vagues et de tenir compte de ces observations dans les prévisions.
Source : médias d’information islandais.

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After several fatal accidents at Reynisfjara beach (see posts on this blog), Icelandic authorities have finally decided to install a flashing red light to warn visitors of dangerous waves. The light will be installed within three weeks. Powerful sneaker waves at the beach have been the cause of several fatal accidents, despite signs that warn visitors to keep their distance from the water.

The light will flash yellow or red based on the conditions at the beach. The colour code is based on a wave forecasting system that the Road and Coastal Administration began developing five years ago. The manager of the Administration explains that“with [the forecasting system] we can predict with some degree of certainty how the waves will be.” The risk has been colour-coded green, yellow, and red depending on how much danger is posed by the waves at Reynisfjara.

The light will be installed by the parking lot and walking path by Reynisfjara and will never be lit green. There will be a flashing yellow warning light and it will be red when conditions are poor. This light will be the first phase of the warning system. Authorities will see how itt goes and whether people notice it.

A camera system will also be set up by the beach to allow authorities to observe the waves visually and calibrate those observations into the forecast.

Source: Icelandic news media.

 

Photos: C. Grandpey