Érosion littorale en France : 500 communes menacées !

J’ai indiqué dans de nombreuses notes sur ce blog les menaces qui pèsent sur le littoral français avec la hausse du niveau de la mer sous l’effet du réchauffement climatique. Il n’y a guère que les négationnistes parisiens qui peuvent affirmer qu’il ne se passe rien. Pourtant, s’ils parcouraient le littoral atlantique comme je le fais fréquemment, ils se rendraient vite compte des conséquences de l’assaut des vagues, surtout au moment des tempêtes de grandes marées.

Effondrement de dune en Gironde

En France, métropolitaine mais aussi en outre-mer, certaines zones côtières vont vite devenir inhabitables face à la progression des océans. C’est ce qu’a d’ailleurs confirmé le 4 avril le ministre de la Transition écologique. Il a précisé que près de 500 communes à risques sont d’ores et déjà identifiées et le gouvernement travaille avec les maires pour mettre en place des « plans sur mesure. » Certaines zones seront inhabitables sur le littoral, dont 20% est grignoté par l’érosion côtière, un phénomène qui s’accélère.

Enrochements du côté du Prêcheur à la Martinique

Un rapport du Centre d’études et d’expertises sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA) prévient qu’entre un millier de bâtiments en 2028 et plusieurs centaines de milliers d’ici à 2100 seront potentiellement touchés par l’érosion côtière en France qui est particulièrement vulnérable au recul du trait de côte. L’érosion grignote environ 900 km de littoral. Pour anticiper ses conséquences, le CEREMA a dressé trois scénarios à horizon 2028, 2050 et 2100 en s’appuyant notamment sur des photos aériennes et des données satellite.

Comme promis par le ministre le 4 avril 2024 sur TF1, le CEREMA a dévoilé le 5 avril ses prévisions concernant le recul du trait de côte et ses impacts sur les logements construits à proximité. Deux dates ont été retenues par les scientifiques : 2050 et 2100. 2050, est le scénario vraisemblable et 2100 l’option la plus pessimiste avec une augmentation d’un mètre du niveau de la mer et surtout sans aménagement spécifique des territoires concernés. Cette dernière option ne saurait être exclue quand on voit à quelle vitesse augmentent les températures sur notre planète. De 4 000 logements menacés en 2050, on atteint presque 450 000 en 2100, soit une augmentation de plus de 1 000 %.

Lacanau fait partie des communes menacées

(Photos: C. Grandpey)

Il faut toutefois noter que cette accélération de l’érosion côtière ne devrait pas affecter l’ensemble du territoire de la même façon. Certains départements sont plus exposés à moyen terme mais s’en sortent mieux à long terme. C’est le cas de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud qui figurent parmi les plus touchés dans le scénario de 2050 avec près de 1 000 habitations menacées mais seulement 3 000 en 2 100. Cela s’explique par la géographie spécifique de l’île qui dispose de peu de zones basses. À l’inverse, le Nord et le Pas-de-Calais sont très exposés dans le scénario de 2100 car une partie de ces départements se situe en dessous du niveau de la mer.

Le journal Le Parisien fournit sur son site web la liste des départements les plus impactés par l’érosion côtière selon les scénarios de 2050 et 2100.

https://www.leparisien.fr/futurs/montee-des-eaux-et-erosion-voici-la-liste-des-departements-les-plus-menaces-05-04-2024-LCOH6AEHXNCDBAV3CPY3V2QN7A.php

Nombre de logements impactés par l’érosion côtière en 2028

Nombre de logements impactés par l’érosion côtière en 2050

Nombre de logements impactés par l’érosion côtière en 2100

Source: CEREMA

Vous trouverez des cartes plus lisibles à cette adresse:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/cartes-littoral-decouvrez-le-nombre-de-batiments-menaces-par-l-erosion-cotiere-dans-votre-departement-2951075.html

 

 

 

 

 

 

 

La Nouvelle-Aquitaine face à l’érosion côtière

Mes fréquentes visites en Gironde et en Charente-Maritime ont confirmé à quel point le littoral atlantique de Nouvelle-Aquitaine était affecté et menacé par la montée du niveau des océans causée par le réchauffement climatique d’origine anthropique. Ici, ce sont des enrochements qui s’effondrent, là c’est la dune qui est arrachée, malgré la résistance des oyats.

Un colloque sur l’érosion côtière et la submersion marine s’est déroulé à Lacanau en Gironde le 27 mars 2024, au milieu des pelleteuses qui s’activent pour essayer d’endiguer le phénomène. Le but de cet événement, qui réunissait experts et élus, était de répondre à la question : Quelles préparations des littoraux de Nouvelle-Aquitaine pour s’adapter au réchauffement climatique ? On sait que cette hausse des températures aura des conséquences environnementales et financières très importantes dans les prochaines années.

Les derniers événements climatiques viennent de le confirmer : chaque année, l’océan avance sur les terres. Le trait de côte recule de plusieurs mètres à chaque tempête, et encore plus si la mer part à l’assaut du rivage au moment des grandes marées. Le constat est alarmant et inéluctable. Certaines communes sont sérieusement menacées.

Comme je l’ai rappelé dans plusieurs notes sur ce blog, la ville de Lacanau est l’une des plus touchées par la montée des eaux. Les autorités locales travaillent depuis dix ans sur le phénomène d’érosion, et de gros travaux sont en cours sur plusieurs types de chantiers. Le maire de la localité explique qu’ « il va falloir relocaliser le poste de secours, les parkings du front de mer et la Maison de la glisse. Et en même temps, on aménage le centre-ville pour une nouvelle mobilité et des espaces « renaturés » en désimperméabilisant les sols, pour rendre à la nature ce qu’elle n’aurait jamais dû quitter. »

Du Pays basque aux marais charentais, de l’île d’Oléron à Lacanau, les 900 km de côtes de la Nouvelle-Aquitaine sont couverts par ces stratégies de lutte contre l’érosion. Les enrochements se multiplient ; on essaye de retenir les dunes à l’aide de différentes techniques, mais ces initiatives semblent bien fragiles devant la force de l’océan. Comme l’a déclaré le président de la région Nouvelle-Aquitaine, « la hausse du niveau marin et les tempêtes amplifieront, quoi qu’il arrive, l’érosion côtière, l’intrusion saline et le niveau de submersion et d’inondation, surtout en cas d’évènements extrêmes du type de la tempête Xynthia. » Lors de cette dernière, en février 2010, le recul du trait de côte a été de quinze mètres. Au final, l’érosion côtière menacera l’activité touristique littorale, un secteur majeur de l’économie, avec 49 000 emplois directs.

On sait qu’au final c’est l’océan qui gagnera, mais si rien n’en fait, la situation sera encore pire. La Chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine a chiffré le coût total de l’inaction entre 8 et 17 milliards d’euros à l’horizon 2050. La région Nouvelle-Aquitaine compte sur l’aide de l’État pour entreprendre ces travaux à grande échelle. Des maisons de particuliers sont menacées, mais aussi de nombreux campings qui font le plein tous les étés dans la région. En tout, ce sont 7 000 bâtiments qui sont menacés dans la région Nouvelle-Aquitaine. Si ces structures venaient à disparaître, elles généreraient un sérieux manque à gagner pour le secteur touristique aquitain.

La région en appelle à la solidarité nationale. Le préfet de Gironde, présent au colloque, a rappelé que l’État participait à hauteur de 50 % dans les travaux opération trait de côte à Lacanau. Le ministre de la Transition écologique a prévu d’intégrer des crédits dédiés à la lutte contre l’érosion côtière dans le projet de loi de finance 2025. Il le fallait, car le temps presse.

Source : France 3 Régions, presse écrite de Nouvelle-Aquitaine.

Enrochements stables à Lacanau…

….Plus fragiles ailleurs…

Erosion dunaire…

Erosion de falaise…

La côte atlantique a bien du mal à faire face aux assauts de l’océan !

(Photos: C. Grandpey)

Réfugiés climatiques : l’Australie offre l’hospitalité à la population des Tuvalu // Climate refugees : Australia offers hospitality to people of Tuvalu

Les Tuvalu sont un archipel polynésien situé dans la partie occidentale de l’océan Pacifique, à mi-chemin entre Hawaii et l’Australie. Il comprend neuf atolls, tous peuplés. Les Tuvalu font partie des pays les plus vulnérables au réchauffement climatique en raison de l’élévation du niveau de la mer. Deux des neuf îles coralliennes des Tuvalu ont déjà en grande partie disparu sous les vagues, et les climatologues craignent que l’archipel tout entier ne devienne inhabitable d’ici 80 ans.

Les Tuvalu n’avaient pas de représentant physique à la COP 26 de Glasgow, mais le gouvernement a envoyé une vidéo montrant le ministre des Affaires étrangères en train de prononcer un discours avec de l’eau jusqu’aux genoux, pour montrer à quel point sa nation insulaire du Pacifique est en première ligne du réchauffement climatique. Le ministre portait un costume et une cravate; ses jambes de pantalon étaient retroussées. Il se tenait derrière un pupitre installé dans la mer. La vidéo a été largement partagée sur les réseaux sociaux,

On apprend aujourd’hui que les habitants des Tuvalu auront le droit de vivre en Australie en vertu d’un accord dévoilé le 10 novembre 2023. En d’autres termes, l’Australie sera un refuge pour cette population lorsque l’archipel disparaîtra sous les eaux.
Les Premiers ministres des deux territoires ont signé un traité visant à aider les 11 000 habitants des Tuvalu à lutter contre le réchauffement climatique et leur permettant de se réfugier en Australie si les pires craintes deviennent réalité. Selon l’accord, les citoyens des Tuvalu pourront « vivre, étudier et travailler en Australie » et avoir accès à « l’éducation, à la santé, ainsi qu’à un pécule et un soutien familial à leur arrivée ». Pour éviter une « fuite des cerveaux, » le nombre de Tuvaluans autorisés à s’installer en Australie sera initialement plafonné à 280 individus par an. Aux termes de l’accord, l’Australie s’est également engagée à dépenser 16 millions de dollars australiens  (9,5 millions d’euros) pour renforcer les côtes des Tuvalu qui reculent sous l’effet du réchauffement climatique.
La Nouvelle-Zélande avait déjà émis l’idée d’offrir aux nations insulaires du Pacifique un « visa climatique », mais elle a été abandonnée en raison de l’opposition des îles qui craignaient une émigration économique massive. L’Australie, quant à elle, pourrait proposer des accords similaires à ses voisins du Pacifique.
L’accord sera probablement considéré comme une victoire stratégique importante pour l’Australie, qui est en concurrence avec la Chine pour consolider son influence dans cette région du Pacifique. Le traité engage l’Australie à venir en aide aux Tuvalu face aux catastrophes naturelles, aux pandémies et aux « agressions militaires ». L’Australie aura son mot à dire dans tout accord de défense que les Tuvalu pourraient signer avec d’autres pays. L’Australie n’a pas vraiment apprécié que les Îles Salomon voisines signent un accord de défense avec Pékin ; cet accord permet le déploiement de forces chinoises sur les Salomon.
L’accord entre les Tuvalu et l’Australie devra être ratifié par chaque pays avant d’entrer en vigueur.
Source : médias d’information australiens.

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Tuvalu is a Polynesian archipelago located in the western part of the Pacific Ocean,about midway between Hawaii and Australia. It includes nine atolls, all of which are populated. Tuvalu is among the world’s most vulnerable nations due to rising sea levels. Two of Tuvalu’s nine coral islands have already largely disappeared under the waves, and climate scientists fear the entire archipelago will be uninhabitable within the next 80 years.

Tuvalu has no physical representaive at the Glasgow COP 26 but it has sent a video showing its foreign minister delivering a speech knee-deep in seawater to show how his low-lying Pacific island nation is on the front line of climate change. He was wearing a suit and tie at a lectern set up in the sea, with his trouser legs rolled up. The video was shared widely on social media, drawing attention to Tuvalu’s struggle against rising sea levels.

Citizens of Tuvalu will have the right to live in Australia under an agreement unveiled on November 10th, 2023. In other words, Australia will be a refuge as their Pacific homeland is lost beneath the seas.

The Prime ministers of the two territories inked a treaty to help Tuvalu’s 11,000 residents tackle climate change, and to take up sanctuary if the worst fears materialise. According to the pact, Tuvalu’s citizens would be able to « live, study and work in Australia » and gain access to « Australian education, health, and key income and family support on arrival. » To avoid a damaging « brain drain », the number of Tuvaluans able to move to Australia will initially be capped at 280 per year. Under the agreement, Australia has also pledged to spend AUD$16 million (9.5 million euros) buttressing the country’s shrinking shorelines and reclaiming lost land.

New Zealand had previously emitted the idea of offering Pacific Island nations a « climate visa », but the idea was scrapped amid opposition from islands fearing mass economic emigration. Acting differently, Australia could be open to offering Pacific neighbours similar agreements.

The pact will likely be seen as a significant strategic win for Australia, which is competing with China to cement its influence in the Pacific region. The treaty also commits Australia to defending Tuvalu in the face of natural disasters, health pandemics and « military aggression. ».It offers Australia a say in any defence pacts Tuvalu signs with other countries. Australia had been shocked when the neighbouring Solomon Islands signed a defence pact with Beijing that would allow the deployment of Chinese forces on the islands.

The pact between Tuvalu and Australia will have to be ratified by each country before coming into effect.

Source : Australian news media.

Source: Wikipedia

Signes d’un océan sur la planète Mars ? // Signs of an ocean on Mars ?

Depuis la nuit des temps, les hommes espèrent découvrir de l’eau sur la planète Mars, ce qui leur permettrait d’y poser le pied et même d’y vivre. Aujourd’hui, une nouvelle étude laisse supposer qu’Olympus Mons, le plus haut volcans de l’univers, était autrefois bordé par un océan, ce qui expliquerait les stries que l’on peut observer à la surface de la planète. Les chercheurs pensent qu’une portion de sol ridée située à proximité de la région nord d’Olympus Mons s’est formée lorsque de la lave à très haute température s’est échappée du sommet du volcan il y a des millions d’années. Ils pensent que cette lave s’est répandue sur la glace et l’eau au pied de la montagne, provoquant des glissements de terrain. Certains de ces glissements de terrain se sont probablement étendus jusqu’à environ 1 000 km du volcan et se sont plissés en durcissant avec le temps.
Même si les stries à la surface de la planète sont connues depuis longtemps, le rôle de l’eau dans leur formation n’a jamais été vraiment prouvé. La nouvelle étude conforte la théorie la plus répandue selon laquelle l’eau liquide coulait autrefois sur la planète rouge. Cette dernière est devenue un monde désertique,sans rien à sa surface, à l’exception des calottes de glace à ses pôles.
La parcelle de sol froissé visible dans les nouvelles images est connue sous le nom de Lycus Sulci (sulci est un mot latin signifiant rainures parallèles). Elle a été photographiée en janvier 2023 par l’orbiteur Mars Express de l’Agence spatiale européenne qui recherchait des traces d’eau dans le sous-sol de la planète.
Ces nouvelles informations arrivent quelques semaines après la découverte au mois de juillet (voir ma note du 3 août 2023) de gigantesques falaises ou escarpements autour d’Olympus Mons. Les chercheurs pensent que ces falaises marquent un ancien rivage à l’intérieur duquel se trouvait autrefois une grande dépression où s’agitait l’eau liquide. Les dernières études soutiennent cette idée en expliquant que la partie inférieure de la montagne s’est effondrée lorsque la glace et l’eau à sa base sont devenues instables suite à la rencontre de la lave en provenance de l’intérieur du volcan.
Lycus Sulci, la parcelle de sol froissé observée dans les nouvelles images, s’étend sur plus de 1 000 km depuis Olympus Mons et s’arrête juste avant le cratère Yelwa, une dépression de 8 km nommée d’après une ville du Nigeria.
Les chercheurs affirment que les rainures dans le sol montrent « jusqu’où les glissements de terrain se sont éloignés des flancs du volcan avant de se stabiliser ».
Bien que ce soit une possibilité, les nouvelles observations ne permettent pas de déterminer si la région de Lycus Sulci a rendu la vie possible sur Mars.
Bien que la présence d’eau liquide dans le passé de Mars soit une bonne nouvelle pour espérer trouver des signes vie, les scientifiques pensent que tous les organismes vivants qui auraient pu se développer sur une planète Mars où l’eau était présente ont péri avec la disparition des océans. D’autres chercheurs pensent que des organismes unicellulaires pourraient avoir réussi à hiberner au plus profond des calottes glaciaires de la planète, bien qu’il n’existe aujourd’hui aucune preuve de cette hypothèse.
Source : space.com.

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Since the dawn of time, men have hoped there might be some water on Mars, which would allow them to set foot and live on the planet. Today, new evidence suggests Olympus Mons was once bordered by a Martian oceanwhich would account for the streaks on the planet’s surface. Researchers say a wrinkled patch of land near Olympus Mons’ northern region likely formed when hot lava oozed out of the volcano’s summit millions of years ago. That lava is thought to have run into ice and water at the mountain’s base, resulting in landslides. Some of these landslides probably stretched about 1000 km from the volcano and wrinkled as they hardened across eons.

While the streaks on the planet’s surface have been long-studied, the role of water in their formation has remained an open question. A new study adds evidence to the prevailing theory that liquid water once flowed freely on the Red Planet, which is now a frigid desert world except for remnant ice locked within its poles.

The crumpled patch of land featured in the new images is known as Lycus Sulci (sulci is a Latin word for parallel grooves). It was snapped in January 2023 by the European Space Agency’s Mars Express orbiter while searching for signs of underground water.

These new insights arrive a few weeks after similar geological evidence was found in July regarding gigantic cliffs surrounding Olympus Mons (see my post of August 3rd, 2023). Researchers believe those cliffs, or escarpments as they’re called, mark an ancient shoreline inside of which lies a large depression where liquid water once swirled. The latest results support that idea, suggesting the lower part of the mountain crumbled when ice and water at its base became unstable upon encountering lava extruded from its insides.

Lycus Sulci, featured in the new images, stretches over 1,000 km from Olympus Mons and stops just short of reaching the Yelwa Crater, an 8-km Martian bowl named after a town in Nigeria.

The researchers say that the grooves that mark lava flows near the Yelwa Crater show « just how far the destructive landslides traveled from the volcano’s flanks before settling. »

Although it is a possibility, the new results do not conclude whether the Lycus Sulci region made life possible on Mars.

While the presence of liquid water in Mars’ past is good news for life in general, scientists think any living organisms that may have thrived on a once watery Mars perished along with the oceans. Other researchers suggest single-celled organisms may have managed to hibernate deep inside the planet’s ice caps, although no proof of this exists today.

Source : space.com.

Source: NASA