Destruction et protection de la Nature à Hawaii // Destruction and protection of Nature at Hawaii

Destruction: Les sites le long de la côte de Puna ne sont pas les seules ressources naturelles mise en péril par l’éruption du Kilauea. Le Département des Terres et Ressources Naturelles (DLNR) nous informe que l’activité volcanique dans la Lower East Rift Zone est en train de provoquer de graves dégâts dans les réserves marines et forestières.
La perte principale concerne sans aucun doute les Waiopae Tidepools dans la baie de Kapoho où la coulée de lave en provenance de la Fracture n° 8 a envahi au moins 150 hectares de mer et complètement submergé les Waiopae Tidepools. Moins de un pour cent de l’environnement marin à Hawaï est entièrement protégé grâce à cette région, de sorte que la perte des Waiopae Tidepools est une véritable catastrophe.
D’autres sites gérés par le DLNR sont affectés par l’éruption du Kilauea. Parmi eux figure le Lava Tree State Monument qui a été fermé peu de temps après le début de l’éruption en raison de la proximité des coulées de lave et des émissions de gaz nocifs. Avant la fermeture, les visiteurs pouvaient profiter d’un sentier en boucle qui permet d’admirer les troncs d’arbres moulés par les coulées de lave qui ont traversé la forêt dans le passé. Comme je l’ai déjà dit, des dizaines de touristes ont été verbalisés dans le Lava Tree Monument et la MacKenzie State Recreation Area dont l’accès est actuellement interdit.
Environ la moitié de la réserve forestière de Malama Ki, d’une superficie de 612 hectares, a été fermée car la lave a brûlé une grande partie de la végétation et les gaz volcaniques ont défolié des centaines d’arbres. La réserve fournit un habitat à de petites populations d’oiseaux indigènes, avec un isolement qui leur a permis de développer une résistance à la variole et au paludisme aviaires. Les responsables de la DLNR espèrent qu’ils ne perdront pas ce pool génétique. Si une destruction supplémentaire d’habitat devait se produire, les populations d’animaux sauvages pourraient se fragmenter encore davantage ou voir leur domaine vital se rétrécir, entraînant leur déclin, voire leur disparition.
Source: DLNR.

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Protection: La loi hawaiienne devrait bientôt interdire la vente d’écrans solaires contenant des produits chimiques susceptibles de provoquer la destruction des récifs coralliens. L’interdiction concernera les lotions contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate, qui, selon certains scientifiques, contribuent au blanchissement des coraux. Elle pourrait être mise en place en janvier 2021 si le projet de loi est approuvé par le gouverneur de l’Etat d’Hawaii.
Environ 3 500 produits de protection solaire contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate sont actuellement disponibles dans le monde entier. Ces produits chimiques provoquent la mortalité des coraux au cours de leur phase de développement ; ils favorisent le blanchissement des coraux, signe d’un stress extrême, et ils causent des dommages génétiques aux coraux et autres organismes marins. Il a également été démontré que ces produits chimiques diminuent la résilience et la capacité des coraux à s’adapter aux facteurs de changement climatique et inhibent le recrutement de nouveaux coraux.
En 2015, une étude publiée par un groupe de scientifiques internationaux a montré que l’oxybenzone était «hautement toxique» pour les jeunes coraux et d’autres organismes marins. Les chercheurs ont découvert que ce produit chimique non seulement augmente la probabilité de blanchissement, mais il endommage aussi l’ADN ; de plus, il entraîne une croissance anormale du squelette et des déformations chez le très jeune corail.
Le corail blanchit lorsque la température de l’eau dépasse le niveau tolérable. Une vague de chaleur sur la Grande Barrière de Corail en Australie entre mars et novembre 2016 a causé la mort de 30% des coraux.
Selon le projet de loi hawaiien, la pollution chimique dans les eaux de l’archipel est « constamment renouvelée » par les gens qui se baignent ou qui nagent après s’être enduits d’écran solaire. La loi serait la première du genre dans le monde. Elle marquerait une énorme différence entre la protection des récifs coralliens et la vie marine d’une part, et la santé humaine d’autre part.
La partie n’est pas encore gagnée. En effet, le projet de loi a reçu l’opposition de la Hawaii Medical Association qui s’inquiète de l’impact sur la santé publique de l’interdiction de certains types de crème solaire. Cela irait à l’encontre de plusieurs décennies de politique de santé publique mettant en garde sur le cancer de la peau et les risques d’une exposition prolongée au soleil.
Source: The Independent.

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Destruction: Shoreline sites along the Puna coastline are not the only precious natural resource endangered by the ongoing Kilauea Volcano eruption. The Department of Land and Natural Resources DLNR) informs us that volcanic activity in the Lower East Rift Zone is spreading destruction to marine and forest preserves.

The main loss is undoubtedly the Waiopae Tidepools at Kapoho Bay, where the lava flow from fissure 8 has filled at least 150 hectares of ocean and completely inundated the Waiopae Tidepools. Less than one percent of the marine environment in Hawaii is fully protected by these districts, so the loss of Waiopae is a disaster.

Other DLNR-managed sites impacted by the Kilauea eruption include the Lava Tree State Monument which was closed shortly after the eruption began because of its proximity to lava flows and noxious gas emissions. Before the closure, visitors could enjoy a loop trail that provides views of lava molds of tree trunks burned when flows swept through the forest. As I put it before, citations have been issued to dozens of sightseers caught in Lava Tree Monument and MacKenzie State Recreation Area.

About half of the 612-hectare Malama Ki Forest Reserve has been closed, as lava burned much of the forest and volcanic emissions have defoliated hundreds of trees. The reserve provides habitat to small populations of native forest birds whose isolation has allowed them to develop resistance to avian pox and avian malaria. DLNR officials hope they will not lose that genetic pool. With additional habitat loss expected, wildlife populations may become further fragmented or find their home ranges shrunk, leading to their rapid decline or extermination.

Source: DLNR.

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Protection : The state legislature in Hawaii is set to ban the sale of sunscreens that contain chemicals linked to the destruction of coral reefs. It has moved to pass laws prohibiting lotions containing oxybenzone and octinoxate, believed by some scientists to contribute to coral bleaching. The ban could be brought into place by January 2021, if the bill is approved by the state’s governor.

Around 3,500 sun protection products containing oxybenzone and octinoxate are currently available to consumers worldwide. These chemicals cause mortality in developing coral, increase coral bleaching that indicates extreme stress, and cause genetic damage to coral and other marine organisms. These chemicals have also been shown to degrade corals’ resiliency and ability to adjust to climate change factors and inhibit recruitment of new corals.

In 2015, a study published by a group of international scientists concluded oxybenzone was “highly toxic” to juvenile corals and other marine life. Researchers found the chemical not only increased the likelihood of bleaching, but also caused DNA damage, abnormal skeleton growth and deformities in baby coral.

Coral bleaches when water temperatures rise above a level it can tolerate. A heatwave on Australia’s Great Barrier Reef between March and November 2016 caused 30 per cent of its coral to die off

The legislation warns chemical pollution in Hawaii’s waters was being “constantly refreshed and renewed” by swimmers and beach goers wearing sunscreen. It would be a “first-in-the-world law”. If the bill becomes law, it will make a huge difference in protecting coral reefs, marine life, and human health in Hawaii.

However, the bill has received opposition from the Hawaii Medical Association, which has raised concerns over the public health impact of banning certain types of sun lotion on the islands. The ban would go against several decades of public policy and public health concerns about skin cancer and sun exposures.

Source : The Independent.

Lava trees (Photos: C. Grandpey)

Souvenirs des Waiopae Tidepools (Photos: C. Grandpey)

Pas de volcans dans les grottes préhistoriques // No volcanoes in prehistoric caves

drapeau-francaisInaugurée le 10 décembre 2016, Lascaux 4 est le fac-similé de la grotte découverte par hasard en 1940 par des adolescents et leur chien au cours d’une promenade. J’ai eu la chance de visiter la grotte originale quand j’étais petit garçon et les images que Lascaux 4 mises ligne sur Internet ne me donnent guère envie de me rendre à Montignac.

La faune figurée sur les parois de Lascaux est celle que l’on retrouve dans la majorité des grottes ornées : chevaux, aurochs, bisons, cerfs et bouquetins dominent largement, suivis d’animaux plus rares et souvent dangereux, comme l’ours, le rhinocéros et les grands félins.

Il faut noter que plus de 90 % des représentations pariétales sont consacrées aux animaux. On observe très peu de figures humanoïdes qui sont en général juste esquissées et mal proportionnées.

En revanche, la Nature n’est jamais représentée. Comme me l’écrivait récemment Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France, « d’une manière générale, il n’y a aucune représentation d’éléments de la nature dans tout l’art préhistorique, hormis les animaux et de très rares humains: pas de plante, pas de paysage, pas d’entités célestes … Par ailleurs, ces grands chasseurs et connaisseurs des animaux et de leurs moeurs n’ont représenté aucune scène de vie, ou sujette à discussions. »

Selon Axel Kahn, les hommes préhistoriques n’ont pas représenté de scènes de paysages et de volcans parce que c’était pour eux une évidence. Cette nature était leur environnement quotidien et ils ne ressentaient pas le besoin de la représenter sur les parois des cavernes. Les êtres vivants revêtaient une plus grande importance dans leur vie, voire leur survie.

Il est donc normal que les éruptions volcaniques n’apparaissent pas, elles non plus, dans les grottes. J’ai rédigé le 11 janvier 2016 une note à ce sujet (https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/01/11/des-volcans-dans-la-grotte-chauvet-ardeche/).

J’y évoque les gerbes rouges qui éclaboussent le « Sacré-Cœur », un des panneaux ornés de la grotte Chauvet-Pont-d’Arc, ou encore d’autres marques de doigts qui dessinent des faisceaux sur les parois tendres de la grotte ardéchoise, et qui – selon certains scientifiques – représenteraient des éruptions des volcans tout proches du Bas-Vivarais. Pourquoi pas, mais cela n’a rien d’évident et reste à prouver. Même chose pour le site de Çatalhöyük, en Turquie, vieux de 8 000 ans. Il n’est pas du tout certain que la peinture murale représente vraiment un volcan. Tous les scientifiques ne sont pas d’accord.

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drapeau-anglaisInaugurated on December 10th, 2016, Lascaux 4 is the facsimile of the cave discovered by chance in 1940 by teenagers and their dog during a walk. I was lucky to visit the original cave when I was a little boy and the images of Lascaux 4 on the Internet do not incite me to go to Montignac. .
The fauna on the walls of Lascaux is the one found in most ornate caves: horses, aurochs, bison, deer and ibex dominate widely, followed by rarer and often dangerous animals such as bears, rhinoceros and big cats.
It should be noted that more than 90% of parietal representations are devoted to animals. There are very few humanoid figures which are generally just sketched and ill-proportioned.
On the other hand, Nature is never represented. As Pascal Picq, a paleoanthropologist at the Collège de France, wrote me recently, « In general, there is no representation of elements of nature in all prehistoric art except animals and very few human beings : No plant, no landscape, no celestial entities … Moreover, these great hunters and connoisseurs of animals and their manners did not represent any scene of life. »
According to Axel Kahn, prehistoric men did not represent scenes of landscapes and volcanoes because they were obvious to them. This nature was their daily environment and they did not feel the need to represent it on the walls of the caves. Living beings assumed a greater importance in their lives, and even their survival.
It is therefore normal that volcanic eruptions should not appear, either, in prehistoric caves. On January 11th, 2016, I wrote a note on this subject (https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/01/11/des-volcans-dans-la-grotte-chauvet-ardeche/).

I mentioned the red sheaves spattering the « Sacré-Coeur », one of the panels adorned with the Chauvet-Pont-d’Arc cave, or other marks of fingers that draw beams on the tender walls of the cave Ardéchoise, and which – according to some scientists – would represent eruptions of nearby volcanoes of the Bas-Vivarais. Why not, but this is not evident and remains to prove. The same remark is true for the Çatalhöyük site in Turkey, 8,000 years old. It is by no means certain that the mural represents a volcano. Not all scientists agree.

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Extrait du bestiaire de la grotte de Lascaux (Crédit photo: Wikipedia)

Nishinoshima (Japon) : Une nouvelle Surtsey ? // Nishinoshima (Japan) : A new Surtsey ?

drapeau-francaisLe Ministère de l’Environnement japonais envisage d’interdire l’accès à l’île Nishinoshima qui, selon lui, est le seul (!) « site naturel expérimental » au monde. Normalement, la Nature devrait partir de rien et se développer après les éruptions volcaniques qui ont commencé en 2013. L’interdiction empêcherait les personnes qui visitent l’île d’y introduire des espèces non natives. Le ministère semble toutefois oublier que l’île Surtsey en Islande, née d’une éruption en 1963, est elle aussi un site protégé où les visites sont très limitées
Le Ministère de l’Environnement prévoit dans un premier temps d’envoyer une équipe scientifique à Nishinoshima afin de préparer la mise en place des mesures de protection. L’île appartient à l’Etat et est inhabitée. L’herbe et les arbres y poussaient librement et c’était une aire de nidification pour les oiseaux de mer. Les plantes ont presque toutes été détruites par la lave lors de l’éruption. La superficie de l’île atteint aujourd’hui 268 hectares, soit 12 fois sa taille d’origine de 22 hectares. Aucune nouvelle éruption n’a été observée depuis le mois de novembre 2015.
Les îles Ogasawara, connues sous le nom de Galapagos de l’Est, ont été inscrites au patrimoine naturel mondial en 2011. Les chercheurs font remarquer que leur système écologique a commencé à se développer avec des graines apportées par les oiseaux ou par la mer. Le nouveau système écologique de Nishinoshima devrait se développer de la même manière. Il pourrait donc fournir des indications sur la façon dont a évolué la nature sur les îles Ogasawara.
En s’inspirant d’Ogasawara, le Ministère de l’Environnement a commencé à envisager des mesures de restriction en décrétant officiellement que l’île serait un « site naturel protégé ». Cependant, pour être considérée comme « site naturel protégé », une île japonaise doit avoir une surface d’au moins 300 hectares. Comme Nishinoshima ne remplit pas ces conditions, il faudra revoir les critères d’admission. Une telle démarche légale peut prendre deux à trois ans. En attendant, le ministère et les autres autorités compétentes ont tenté d’imposer de nouvelles restrictions en juin pour empêcher que des espèces inconnues soient introduites sur l’île avant que la nouvelle loi soit promulguée. Elles permettront de réduire le nombre de visiteurs sur l’île; ces derniers devront porter des vêtements, sacs et chaussures neufs ; il faudra aussi que les bagages soient trempés dans l’eau de mer pour éliminer toutes les graines, plantes ou espèces animales susceptibles d’être introduites sur l’île.

Source : The Japan News.

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drapeau-anglaisThe Japanese Environment Ministry is considering banning people from Nishinoshima Island which is the world’s sole (!) “natural experimental site.” Its local ecological system is expected to grow from scratch after the volcanic eruptions that started in 2013. The ban would prevent people who visit the island from taking non-native flora and fauna with them. The Ministry seemed to forget that Surtsey in Iceland, born from an eruption in 1963, is also a protected island.

The Environment Ministry plans to dispatch a research team to Nishinoshima as early as October as a step toward discussing protective measures. The island is state-owned and uninhabited, where grasses and low trees used to grow, and it was a breeding site by seabirds. However, the island’s plants were almost all destroyed by lava during the eruption. Since then, the total land area has grown to 268 hectares, 12 times its original size of 22 hectares. No further eruptions have been confirmed since November last year.

The Ogasawara Islands, known as the Galapagos of the East, were registered as a natural World Heritage site in 2011. Researchers say its ecological system started with seeds that were carried by birds flying over the islands, or nuts that drifted ashore. Nishinoshima’s new ecological system is expected to develop in the same way. This could provide clues about how the ecology of the Ogasawaras developed.

With this in mind, the ministry started considering protective measures, including legally registering the island as a wilderness area. However, an island needs to be least 300 hectares to be designated as a wilderness area. Because Nishinoshima island does not fulfill this criteria, a review on the rule will also be considered. Such legislative action could take two to three years. Meanwhile, the ministry and other relevant authorities tried to impose new rules in June to prevent unknown species from being brought onto the island until the legislation is completed. They will reduce the number of people who can visit the island; ensuring visitors wear brand-new clothing, shoes and bags; and ensuring visitors and their baggage are soaked in sea water to wash away any plant seeds or other flora and fauna.

Source : The Japan News.

Nishinoshima

Vue de Nishinoshima pendant l’éruption (Source: NASA)

Surtsey 2

Vue de Surtsey, île-laboratoire au large de l’Islande

(Crédit photo: Iceland Magazine)

 

Islande: Le Lac Mývatn en danger // Iceland: Lake Mývatn in danger

drapeau-francaisComme je l’ai indiqué à plusieurs reprises sur ce blog, l’Islande subit de plein fouet les assauts du tourisme de masse avec les conséquences que l’on imagine pour la nature très fragile de ce pays. J’ai signalé les agissements de certains qui n’hésitent pas à faire rouler leur 4X4 sur des zones protégées où la végétation mettra des décennies pour se régénérer, sans parler du comportement imbécile d’autres touristes à Gullfoss ou au Jokulsarlon.

C’est maintenant au tour de la flore et de la faune du célèbre Lac Mývatn et des rivières de la région, la Laxá par exemple, d’être affectées par un mal mystérieux. La situation est très préoccupante et le gouvernement va devoir prendre des mesures d’urgence. Selon une association de pêche locale, la flore et la faune du lac sont menacées d’eutrophisation (accumulation de nutriments entraînant une croissance dense de la vie végétale et la mort de la vie animale en raison du manque d’oxygène). Dans les rivières, la population de truites est proche de l’extinction, les populations d’épinoches sont à des niveaux historiquement bas, et le niveau de floraison bactérienne dans le lac est bien en dessus de la limite préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé pour les lacs de loisirs. Les boules de cladophora (NDLR : également appelées boules anti-nitrates par les aquariophiles) qui tapissaient autrefois le fond du lac ont maintenant disparu de Mývatn. La région du Lac Mývatn figure sur la liste rouge  de l’Agence de l’Environnement islandaise pour la quatrième année consécutive.
Le mystère entoure la cause de la détérioration de la flore et de la faune locales, mais les pêcheurs sont persuadés que le principal responsable est l’augmentation considérable du nombre de visiteurs et le stress que leur présence occasionne sur la Nature.
Source: Iceland Review.

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drapeau-anglaisAs I have written several times in this blog, Iceland is suffering the brunt of mass tourism with the consequences we can imagine for the very fragile nature of the country. I have reported the actions of some tourists who drove their 4-wheel vehicles on protected areas where the vegetation will take decades to regenerate, not to mention the idiotic behaviour of other tourists at Gullfoss and Jokulsarlon.
It is now the flora and fauna of the famous Lake Myvatn and the rivers of the region, the Laxá for example, to be affected by a mysterious illness. The situation is very worrying and the government needs to take emergency measures. According to a local fishing association, wildlife in the area is under threat from eutrophication (a build-up of nutrients causing a dense growth of plant life and death of animal life due to lack of oxygen). River trout have been close to extinction, populations of stickleback are at historical lows, and levels of bacterial bloom in the lake are well above World Health Organisation safety limits for recreational lakes. The distinctive cladophora moss balls, which once covered the lake floor have now disappeared from Mývatn. The Mývatn area is now on the Environment Agency of Iceland’s ‘red list’ for the fourth year in a row.

Mystery surrounds the cause of the deterioration in local flora and fauna, but fishermen point out that the only change in the area in recent years is the huge increase in visitors with the accompanying pressure placed on nature.

Source: Iceland Review.

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Le lac Mývatn et le village de Reykjalid.

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Arlequins plongeurs sur la rivière Laxá.

(Photos: C. Grandpey)