Le lac d’eau du Kilauea (Hawaï) // Kilauea’s water lake (Hawaii)

Bien que le Kilauea ne soit pas actuellement en éruption à Hawaï, le volcan est célèbre pour les lacs de lave qui bouillonnent souvent dans le cratère sommital. Cependant, fin juillet 2019, une pièce d’eau verte a remplacé le lac de lave dans l’Halema’uma’u et elle pu être observée pendant environ 18 mois. Voir les notes que j’ai écrites à propos de ce lac le 6 août et le 12 octobre 2019, ainsi que le 18 août 2020.

Au début, la mare d’eau était relativement petite, d’une dizaine de mètres de diamètre, et peu profond. (Crédit photo : HVO)

Dans un article de la série Volcano Watch, les scientifiques de l’Observatoire Volcanologique d’Hawaï (HVO) expliquent que la surveillance et l’étude du lac étaient importantes car la présence d’eau augmentait le risque d’explosions phréatiques violentes, en sachant que de telles éruptions avaient été observées sur le Kilauea par le passé.
Pendant tout le temps de la présence du lac dans le cratère de l’Halema’uma’u, le HVO a surveillé de près sa couleur, son niveau et sa température. En effet, des phénomènes comme un changement soudain de couleur ou un bouillonnement à la surface peuvent être des précurseurs d’éruptions.

Crédit photo: HVO

Les mesures du niveau de l’eau effectuées par le personnel du HVO ont révélé qu’il montait régulièrement et n’était pas affecté par les précipitations. Cela signifie qu’il était alimenté par les eaux souterraines. Les mesures effectuées par caméra thermique ont également montré que l’eau était très chaude (jusqu’à environ 80 °C), de sorte qu’au moins la moitié des eaux souterraines qui entraient dans le lac s’évacuait par évaporation.

Crédit photo: HVO

Le lac était inaccessible à pied et l’utilisation d’un hélicoptère pour échantillonner l’eau a été jugée trop dangereuse. Le HVO a obtenu des échantillons d’eau du lac à l’aide de drones, la première fois le 26 octobre 2019, puis le 17 janvier 2020. Un troisième échantillonnage a été effectué le 26 octobre 2020. Les échantillons ont révélé que la composition chimique du lac avait très peu changé entre la première et la troisième campagne d’échantillonnage.

 

(Crédit photo : HVO)

L’eau du lac était acide (pH d’environ 4), mais pas aussi acide que la plupart des lacs volcaniques acides dans monde qui présentent souvent un pH d’environ 1, voire moins pour le Kawah Ijen en Indonésie. L’eau du lac du Kilauea contenait de grandes quantités de fer, de magnésium et de soufre dissous. Les géochimistes du HVO ont conclu que le fer et le magnésium provenaient des roches basaltiques du Kilauea. Le fer était également responsable des différentes couleurs du lac. La couleur verdâtre initiale était due à la forme de fer présente dans les basaltes du Kilauea. Au fur et à mesure que le fer séjournait de plus en plus longtemps dans l’eau et entrait en contact avec l’oxygène de l’atmosphère, il se transformait en une autre forme de fer, avec des minéraux de couleur orange et marron, semblables à la rouille qui se forme sur les objets métalliques. Cela explique pourquoi la couleur du lac est passée du vert au marron au fil du temps. L’eau verte visible fréquemment sur les bords du lac était la preuve que le lac était constamment alimenté par les eaux souterraines avec la forme verte du fer. Au début, les scientifiques du HVO ont pensé que le soufre détecté dans l’eau pouvait être dû à la dissolution de gaz sulfureux, comme le SO2, émis par le magma situé sous le lac. Cependant, une étude du type de soufre dans l’eau, ainsi que du niveau d’acidité (pH 4) de cette eau, ont révélé que le soufre du lac provenait plutôt de minéraux d’altération sulfatés, déposés sur les roches voisines pendant de nombreuses années, qui s’étaient dissous dans l’eau.
Le lac n’a montré aucun changement significatif avant l’éruption de décembre 2020. Heureusement, la lave a percé la surface à côté du lac, de sorte qu’aucune explosion phréatique majeure ne s’est produite. Au lieu de cela, en un peu plus d’une heure, toute l’eau qui s’était accumulée au fond du cratère a été vaporisée par la chaleur de la lave.
L’Halemaʻumaʻu a ensuite retrouvé sa lave. Les eaux souterraines au sommet du Kilauea sont nettement plus profondes que le plancher actuel du cratère. En conséquence, si l’apparition d’une nouvelle pièce d’eau ne peut être exclue, le HVO ne s’attend pas à en voir une de sitôt dans le cratère de l’Halema’uma’u.

Source : USGS / HVO.

 

Au mois de décembre 2020, le lac de lave avait fait son retour sur le plancher de l’Halema’uma’u (Crédit photo : HVO)

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Although Kilauea is currently not eruptiing in Hawaii, the volcano is famous for the lava lakes that bubble in the summi crater. However, in late July 2019, a puddle of green water had replaced the lava lake in Halema’uma’u and stayed there for about 18 months. See the posts I wrote about this lake on August 6th, October 12th 2029, and August 18th, 2020.

In a Volcano Watch article, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) scientists explain that monitoring and understanding the lake was important because the presence of water increased the possibility of violent phreatic explosions, without forgetting that such eruptions had been observed at Kilauea in the past.

During the lake’s lifetime, the HVO kept a close eye on the color, level, and temperature of the lake. Indeed, phenomena like a sudden color change or boiling can be precursors to eruptions.

The water level measurements made by HVO staff revealed that the lake rose steadily and was not affected by rainfall, which meant that it was fed by groundwater. Measurements made by thermal camera also showed that the water was so warm (up to about 80°C) that at least half the groundwater flowing into the lake evaporated away rather than remaining in the lake itself.

The lake was inaccessible on foot, and using a helicopter to sample the water was deemed too hazardous. HVO obtained water samples from the lake using drones, first on October 26th, 2019, next on January 17th, 2020. A third sampling was conducted on October 26th, 2020. The samples revealed that the chemical composition of the lake changed very little in the year between the first and third sampling campaigns.

The lake water was acidic (pH of approximately 4), but not as acidic as most acid volcanic lakes around the world (pH of about 1), and it contained large amounts of dissolved iron, magnesium, and sulfur. HVO geochemists concluded that the iron and magnesium were leached from Kilauea’s basaltic rocks. The iron also was responsible for the lake’s many colors. The initial greenish color was due to the form of iron that exists in Kilauea basalts. As that iron in the water spent more and more time in the lake and in contact with oxygen in the atmosphere, it transformed to another form of iron that creates orange- and brown-colored minerals, similar to rust that forms on metal objects. That explains why the lake changed color from green to brown over time. The green water that frequently reappeared at the lake’s edges was a proof that the lake was consistently being fed by groundwater with the green form of iron.

Initially, HVO scientists thought that the sulfur that was detected in the water might be the result of the lake dissolving sulfur gases, like SO2, being released from magma below. However, careful study of the type of sulfur in the water, along with the pH 4 acidic level of this water, revealed that the lake’s sulfur was instead derived from sulfate alteration minerals,deposited on the nearby rocks for years and years, that had dissolved into the water.

The lake didn’t show any changes before the December 2020 eruption. Fortunately, lava erupted adjacent to the lake rather than through it, so no large phreatic explosions occurred. Instead, in just over an hour, all the water accumulated over the past year and a half was boiled away by lava flows.

Halemaʻumaʻu has since been filled by lava, and groundwater in the Kilauea summit is significantly deeper than the current crater floor, well beneath the surface. So, though another water lake is not out of the question in Kilauea’s future, HVO is not expecting one any time soon.

Source : USGS / HVO.

Islande : l’éruption continue // Iceland : the eruption continues

Samedi 24 août 2024 – 7 heures, heure française ; 5 heures à Reyklavik : Il est 5 heures du matin en Islande. Il faudra attendre un peu pur avoir les dernières informations officielles du Met Office. L’éruption fait rougeoyer le ciel mais ne semble pas avoir évolué de manière spectaculaire depuis la veille. Les webcams montrent qu’une bouche est bien active sur la fissure éruptive. La sismicité est faible. Reste à savoir combien de temps durera cette éruption qui ne devrait pas menacer les infrastructures sensibles, ni la ville portuaire de Grindavik.

Voici une vidéo montrant le début de l’éruption le 22 août 2024. Il y a des mini coupures mais on comprend parfaitement ce qui se passe :

https://youtu.be/D8c50LQp2U4

Image webcam de l’éruption

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18 heures (heure française) : Ce soir à Reykjavik, c’est la Nuit de la Culture, le « plus grand rassemblement en plein air » de la ville avec de l’art, de la musique, de la danse, etc. Il y a fort à parier que les gens ne se soucieront pas de l’éruption qui semble être entrée dans une sorte de routine. Connaissant les Islandais, je pense aussi que la bière va couler à flot !
Les dernières observations révèlent qu’une mare de lave s’est formée autour de la fissure éruptive à Sundhnúksgíga. La principale coulée de lave se trouve au nord-ouest, mais elle ne progresse plus, de sorte qu’il est peu probable qu’elle atteigne la Grindavíkurvegur. Tout se passe au nord du Mt Stóra Skógfell.
Globalement, l’éruption s’est stabilisée et montre beaucoup moins d’énergie que pendant la phase initiale. Quelques heures après le début de l’éruption, le débit de la lave était d’environ 100 mètres cubes par seconde, soit environ le 20ème du débit maximal au début. La lave occupait à ce moment-là une zone d’environ 12 kilomètres carrés. Au vu du volume de magma accumulé sous Svartsengi, je m’attendais à une éruption de plus grande ampleur, mais il est vrai que la fissure est longue (environ 4 kilomètres) ce qui a permis à plus de magma de percer la surface d’un seul coup.
Comme je l’ai écrit auparavant, la lave a provoqué plusieurs feux de végétation sur la péninsule de Reykjanes, d’autant plus que le sol est sec et qu’il y a beaucoup de vent.
La zone de l’éruption est très difficile d’accès car il s’agit d’une ancienne zone d’entraînement militaire. Il n’est pas possible de se rendre en voiture dans cette zone. Vouloir marcher jusqu’au lieu de l’éruption serait très dangereux. Une personne qui a essayé d’avancer sur ce terrain jonché de nombreuses crevasses est tombée dans l’une d’elles et s’est cassée la jambe.
Personne ne sait, bien sûr, si l’éruption durera longtemps ou si elle se poursuivra comme actuellement, sans changement significatif. Pour l’instant, acheter un billet d’avion pour aller voir le spectacle ne serait pas forcément une bonne idée.

Vue du site éruptif le 24 août 2024 à 16h45 (heure locale) lors d’un survol en direct avec un drone. Du grand spectacle!   https://www.youtube.com/watch?v=kn7H3Rwt_EA

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Saturday, August 24th, 2024 – 7:00 am French time; 5:00 AM in Reyklavik: It is 5:00 am in Iceland. We will have to wait some time to get the latest official information from the Met Office. The eruption makes the sky glow red but does not seem to have evolved significantly since the day before. Webcams show that a vent is active on the eruptive fissure. Seismicity is low. It remains to be seen how long this eruption will last. It is unlikely to threaten sensitive infrastructure or the port city of Grindavik.
Here is a video showing the start of the eruption on August 22,d, 2024. There are mini cuts but one can understand perfectly what is happening:
https://youtu.be/D8c50LQp2U4

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6:00 pm (French time) : Tonight in Reykjavik is Culture Night, the city’s « biggest outdoor gathering » with art, music, dancing and so on. The odds are that people will not care about the eruption which seems to have entered a kind of routine.

The latest observations reveal that a lava pool is forming around the fissure at the volcanic eruption at Sundhnúksgíga. The main lava flow is to the northwest, but it no longer makes progress so that it is unlikely to reach Grindavíkurvegur. It is all north of Mt Stóra Skógfell.
Globally, the eruption has stabilized and has far less power than during the initial phase. A few hours after the start of the eruption, the lava flow was about 100 cubic metres per second, around 1/20 of the flow at its peak in the beginning. Lava occupied an area of around 12 square kilometers. Judging from the volume of magma accumulated beneath Svartsengi, I expected a more powerful eruption, but the fissure is quite long (about 4 kilometers) which allowed more magma to pierce the surface in one go.
As I put it before, lava has ignited several wildfires on the Reykjanes peninsula, all the more as the ground is dry and the weather windy. .
The area is very difficult to cross as it is a former military training area. It is not possible to go by car to this area. Trying to walk to the eruption site would be very dangerous. One person who tried to move forward on the terrain with many crevasses fell and broke her leg.

Nobody knows, of course, whether the eruption will last long or if will go on with no significant changes. However, for the time being, buying a plane ticket to go and see the show would not be a good idea.

 

Islande: nouvelle éruption ! // Iceland : new eruption !

Vendredi 23 août 2024 6h00 heure française – 4h00 heure islandaise) : Une nouvelle éruption a débuté à 21h26 le 22 août 2024 sur la péninsule de Reykjanes. L’éruption était attendue depuis plusieurs semaines en raison de l’activité sismique et du soulèvement du sol dans la région de Svartsengi. .
Une situation d’urgence a été déclarée peu après 21h00 (heure locale) et la zone autour de Grindavík a été évacuée. Peu d’habitants se trouvaient dans la ville ces dernières semaines ; il y avait juste des ouvriers qui construisaient et renforçaient les digues de terre dans la région. L’éruption a aussi entraîné l’évacuation du Blue Lagoon, où se trouvaient environ 1 300 clients et membres du personnel.

L’éruption se situe dans la région de Sundhnúksgígaröð, à peu près au même endroit que l’éruption de mai dernier. La fissure semblait mesurer 1,4 km de long au début de l’éruption mais le Met Office s’attend à ce qu’elle s’allonge au cours des prochaines heures.
Les autorités demandent aux civils de rester à l’écart de la zone pour leur propre sécurité et celle des équipes d’intervention.

Il s’agit de la neuvième éruption en un peu plus de trois ans et de la sixième en huit mois, depuis la première éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar en décembre dernier.
Comme les éruptions précédentes dans la région, l’éruption n’a pas d’impact sur le trafic aérien.
Source : Met Office et presse islandaise.

Des webcams de l’éruption sont accessibles à cette adresse ;

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2024/08/22/live_footage_9th_eruption_in_the_reykjanes_peninsul/

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Dans ses dernières mises à jour, le Met Office donne quelques détails supplémentaires sur le début de l’éruption.
A 20h48 UTC, un intense essaim sismique a commencé sur la chaîne de cratères Sundhnúkur entre Stóra-Skógfell et Sýlingarfell. Une hausse de la pression a également été mesurée dans les puits de forages. Il était évident qu’une intrusion magmatique avait commencé et qu’une éruption était imminente.
Une fissure s’est effectivement ouverte à l’est de Sýlingarfell et à 21h30, un panache de gaz d’environ 1 km de hauteur se dirigeait vers le sud. La fissure éruptive mesure environ 3,9 km de long. Elle s’est d’abord étirée à la fois vers le nord et vers le sud. L’activité sismique est enregistrée principalement au nord, ce qui indique que le magma se fraye un chemin vers le nord plutôt que vers le sud.
A 23h00 le 22 août, la longueur de la fissure éruptive n’avait pas varié. La sismicité était relativement stable et l’activité principale se situait à l’extrémité nord de la fissure. Il est donc peu probable que la fissure s’étende vers le sud en direction de Grindavík.

La principale préoccupation concerne actuellement la conduite d’eau froide qui alimente Svartsengi. Elle est cependant protégée et a résisté aux précédentes éruptions. Comme la lave se dirige plus vers le nord qu’auparavant, elle pourrait atteindre la Grindavíkurvegur, ce qui signifie que les conduites d’eau froide seraient en danger. Si elles sont touchées par la lave, l’eau sera coupée dans toute la région de Suðurnes. Cependant, des équipes sont prêtes à intervenir et procéder à des réparations en cas de rupture de la conduite.

L’éruption vers 21h30 le 22 août 2024

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Vendredi 23 août 2024 (11h00 heure française – 9h00 heure islandaise) : L’éruption dans la région de Sundhnúksgígaröð sur la péninsule de Reykjanes se poursuit. L’activité a décliné et reste principalement concentrée à l’extrémité nord de la fissure éruptive. Le Met Office précise que l’activité se limite principalement à deux fissures, l’extrémité nord de la fissure qui s’est ouverte en premier et la fissure qui s’est ouverte ensuite au nord de la première. La sismicité a diminué rapidement après 04h00 (UTC). Cependant, l’extension au sol continue au nord de Stóra-Skógfell, ce qui laisse supposer que l’éruption n’a pas atteint son équilibre.

La lave coule vers Litla-Skógfelli, au-delà de Stóra-Skógfelli et vers l’est et le nord. Il y a peu d’activité à l’extrémité sud de la fissure, ce qui est une bonne nouvelle pour Grindavík.

Source: https://www.ruv.is

La lave a d’abord pris la direction de la Grindavíkurvegur, mais n’a pas beaucoup bougé depuis les premières heures de l’éruption. Le front de coulée se trouve actuellement à environ 200 à 300 mètres de la route. Les infrastructures de la zone semblent épargnées.
Tout compte fait, la situation globale semble bonne dans la mesure où la lave se dirige principalement du côté nord de l’éruption. L’activité sismique a considérablement diminué après l’ouverture de la fissure éruptive.
Les autorités ont demandé au public de ne pas se rendre sur le site de l’éruption. De nombreuses personnes ont fait fi de ces recommandations et sont allées se poster le long de la route Reykjanesbraut qui relie la capitale à l’aéroport de Keflavík.

Source: https://www.ruv.is

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23 août 2024 (15h00 – heure locale) : L’éruption se poursuit sur la péninsule de Reykjanes. L’activité est désormais confinée à l’extrémité nord de la fissure qui s’est ouverte en premier, et à l’autre fissure qui s’est ouverte au nord de la précédente. La déformation du sol au niveau des centres éruptifs a diminué au cours des dernières heures. Cela signifie que l’éruption a atteint un équilibre, mais cela ne signifie pas qu’elle est terminée.
Rien ne montre en ce moment que Grindavík et Svartsengi sont en danger. Cependant, les travaux de construction des digues de terre à Svartsengi se poursuivent. Les employés ont été autorisés à retourner au travail à Svartsengi et le Blue Lagoon pourrait rouvrir le 24 août.
La police de Suðurnes insiste sur le fait qu’il est extrêmement difficile et dangereux de se rendre à proximité de l’éruption à pied, car le champ de lave est difficile à traverser. Il y a de nombreuses crevasses. Un randonneur est tombé dans l’une d’elles la nuit dernière et a été blessé. De nombreuses personnes garent leur voiture sur le bord de la route entre la capitale et l’aéroport de Keflavik, ce qui constitue un autre danger. La vitesse a été limitée à 50 km/h.

Source : Médias d’information islandais.

Vue de la fissure éruptive ce matin (Source: https://www.ruv.is)

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Dans une mise à jour publiée également dans l’après-midi, le Met Office confirme que l’activité sismique et la déformation du sol ont ralenti. L’activité éruptive se produit principalement au nord de Stóra-Skógafell. Elle se limite à deux zones au nord de Stóra-Skógafell.
La fissure qui s’est ouverte au début de l’éruption montre maintenant une très faible activité. La langue de lave qui s’approchait de la Grindavíkurvegur au début de l’éruption s’est pratiuqement arrêtée.
La majeure partie de la coulée de lave progresse vers le nord-ouest, en déclenchant des incendies de végétation sur son passage.

Photo montrant la partie la plus septentrionale de l’éruption (Crédit photo : garde côtière islandaise)

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Friday August 23rd, 2024 6:00 am French time – 4:00 Icelandic time) : A new eruption started at 9:26 pm on August 22nd, 2024 on the Reykjanes peninsula. The eruption had been expected for some weeks due to ongoing seismic activity and the ground uplift in the Svartsengi area. .

An emergency phase was declared shortly after 9:00 pm and the area around Grindavík was evacuated. While few residents had been in the town in recent weeks, there were some workers constructing and reinforcing lava barriers in the area. The eruption also set off the evacuation of the Blue Lagoon, where roughly 1,300 guests and staff members were on site.

The eruption is in the Sundhnúksgígaröð area, in a very similar location to the eruption that occurred last May. The fissure appears to be 1.4 km long at the beginning of the eruption but the Met Office expected it to lengthen further over the next hours.

Authorities ask civilians to stay away from the area for their own safety and the safety of response crews.

The eruption is the ninth in just over three years and the sixth in about eight months, since the first eruption at the Sundhnúkagígar crater row in December last year.

Like previous eruptions in the area, the eruption does not impact air trafic.

Source : Met Office and Icelandic news media.

You will find webcams of the eruption at this address :

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2024/08/22/live_footage_9th_eruption_in_the_reykjanes_peninsul/

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In its latest updates, the Met Office gives some more details about the start of the eruption.

At 20:48 UTC an intense earthquake swarm started in the Sundhnúkur crater row between Stóra-Skógfell and Sýlingarfell.

Increased pressure was also measured in boreholes. These were clear signs that a dyke propagation had started and that an eruption was imminent.

A fissure opened east of Sýlingarfell and by 9:30 pm a gas plume about 1 km high could be seen drifting to the south. The eruptive fissure was about 3.9 km long. It initially expanded both to the north and to the south. Seismic activity was mainly to the north, which indicated that the magma was breaking its way to the north rather than to the south.

At 11:00 pm on August 22nd, the length of the eruptive fissure appeared to remain the same. Seismicity was fairly stable and the main activity was at the northern end of the eruptive fissure. It was therefore unlikely that the fissure will extend to the south. No lava flow was observed to the south towards Grindavík.

The main concern right now is about the cold water pipe that runs into Svartsengi. The pipe is however protected and has withstood previous eruptions. As the lava is flowing further north than before, it might reach Grindavíkurvegur road, which means the cold water pipes would be at risk. If they are affected by lava, water will be cut off to all of Suðurnes. However, crews are ready for repairs if the pipeline breaks.

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Friday, August 23rd, 2024 (11:00 am French time – 9:00 am Icelandic time) : The eruption in the Sundhnúksgígaröð area on the Reykjanes Peninsula is going on. Activity has subsided and remains mainly concentrated to the northern end of the fissure. The Met Office indicates that activity is now mostly confined to two fissures, the northern end of the fissure that erupted first and the fissure that opened north of the first one. Seismicity decreased rapidly after 04:00 UTC. However, ground extension continues north of Stóra-Skógfell, which suggests that the eruption has not reached equilibrium.

The lava flows towards Litla-Skógfelli, past Stóra-Skógfelli and to the east and north.There little activity in the southern end of the fissure , which is good news for Grindavík.

Lava initially flowed towards Grindavíkurvegur road, although it has not moved much since the early hours of the eruption. The flow front is currently about 200 to 300 metres away from the road. Infrastructure in the area appears to be safe.

All in all, the global situation looks good as long as lava is flowing mainly on the northern side of the eruption. Seismic activity significantly decreased after the new fissure opened.

The authorities urged the public not to travel to the site of the eruption. Many did, however, view the eruption from the shoulder of the Reykjanesbraut road leading from the capital area to the Keflavík International Airport.

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23 August 2024 (3:00 pm – local time) : The eruption continues on the Reykjanes Peninsula. Activity is now mostly confined to the northern end of the fissure that opened first, and on the other fissure that opened north of the original fissure. Land deformation at the eruption centres has subsided in the past hours. It indicates that the eruption is reaching equilibrium, but that does not yet mean it is over.

There is currently no evidence that Grindavík and Svartsengi are in danger. However, work on building defences at Svartsengi continues. Employees have been allowed to go back to work in Svartsengi and the Blue Lagoon may reopen on August 24th.

The police in Suðurnes say that it is extremely difficult and dangerous to go to the eruption centers on foot, as the lava is difficult to cross. There are many cracks in the area and a hiker fell into one of them last night and was injured. There are a lot of people parking their cars on the side of the road between the capital and Keflavik airport, which creates another danger. Speed has been limited to 50 km/h.

Source : Icelandic news media.

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In an update released in the afternoon, the Met Office confirms that seismic activity and ground deformation have slowed down. Eruptive activity is primarily occurring north of Stóra-Skógafell. It is limited to two areas north of Stóra-Skógafell.

The fissure that opened at the beginning of the eruption is now showing very low activity. The lava tongue that approached the Grindavíkurvegur road at the beginning of the eruption has almost stopped.

Most of the flow of lava has been progressing to the northwest, triggering wildfires on its path.

Islande : on se prépare à affronter la lave // Iceland : getting ready to face lava

Comme je l’ai écrit précédemment, le Met Office islandais s’attend à une nouvelle éruption dans les prochains jours sur la péninsule de Reykjanes. Afin d’être prêt à faire face à cet événement, de nombreux préparatifs sont en cours pour en minimiser l’impact.
Les digues de terre ont prouvé leur efficacité pour détourner le cours de la lave. Elles ont donc été renforcées et surélevées.
La stratégie utilisée à Heimaey en 1973 pourrait être utilisée pour protéger les infrastructures sur la péninsule de Reykjanes. De nouveaux équipements de refroidissement de la lave avec de l’eau sont en train d’être mis en place. Des tuyaux d’environ 25 centimètres de diamètre ont été connectés aux réserves d’eau de Svartengi et du Blue Lagoon et à des pompes, puis ont été installés le long de plusieurs des digues de terre dans le secteur de Sundhnúksgígaröðin, là où la prochaine éruption est la plus susceptible d’avoir lieu. Quatre kilomètres de ces tuyaux géants sont opérationnels, reliés à quatre pompes de 13 000 litres. Ils traversent Sýlingarfell et passent sous la Grindavíkurvegur pour atteindre la zone à protéger. Cette stratégie permettra de commencer à refroidir la lave beaucoup plus tôt et d’être beaucoup plus efficace que lors des tentatives précédentes.
Source : Iceland Review.

Opération de refroidissement de la lave à Heimaey en 1973 (Source: Wikipedia)

 

Premiers tests de refroidissement de la lave en 2024 (Crédit photo : Iceland Review)

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As I put it before, a new eruption is expected in the short term by the Icelandic Met Office on the Reykjanes Peninsula. In order to be ready to face this event, many preparations are being made to minimise the impact.

The earthen barriers have proved their efficiency to divert the course of lava. They have been reinforced and elevated.

The strategy used in Heimaey in 1973 might be used to protect infrastructure on the Reykjanes Peninsula. New lava cooling equipment is being set up to try and cool lava with water. Hoses about 25 centimeters in diameter have been connected to water sources and pumps, and then led to several of the earthen barriers already around Sundhnúksgígaröðin, where the next eruption is most likely to take place. The water sources are both Svartengi and the Blue Lagoon. Four kilometres of these giant hoses have already been laid down, stretching from four 13,000L pumps, across Sýlingarfell and under Grindavíkurvegur to reach the protected area. This will allow the lava cooling to begin much sooner, and reach much closer, than previous efforts.

Source : Iceland Review.