Un cratère géant sous la calotte glaciaire du Groenland // A giant crater beneath Greenland’s ice sheet

Quand on parle de cratères, on pense tout d’abord aux volcans, mais il ne faudrait pas oublier les cratères d’impact laissés par les météorites. L’un des plus célèbres est Meteor Crater dans l’Arizona aux Etats Unis, mais il en existe de nombreux autres dans le monde, comme l’astroblème de Rochechouart-Chassenon dans la Haute Vienne, à une trentaine de kilomètres de mon domicile.

Selon un article publié le 14 novembre 2018 dans la revue Science Advances, des scientifiques ont découvert au Groenland, sous le glacier Hiawatha, un énorme cratère d’impact plus grand que la ville de Paris. C’est probablement l’une des 25 plus grandes structures d’impact sur Terre. Il s’agit d’une dépression circulaire dans le substrat rocheux. Elle mesure 31 km de diamètre, à un kilomètre sous la glace, et a probablement été causée par la chute d’un astéroïde ferreux d’environ un kilomètre de diamètre.
Il ne fait guère de doute que l’impact a eu des conséquences environnementales importantes dans l’hémisphère nord et peut-être même au-delà. Un tel événement a pu affecter le climat et faire fondre une grande partie de la glace. Cela a pu aussi provoquer un afflux soudain d’eau froide dans le détroit de Nares entre le Canada et le Groenland, avec un impact sur les courants océaniques dans la région.
Les chercheurs ne sont pas sûrs de l’âge exact du cratère, mais pensent qu’il est peu probable qu’il soit antérieur à la formation de la calotte glaciaire du Groenland au début du Pléistocène, il y a plus de deux millions d’années. En utilisant des techniques de datation, ils ont constaté que la jeune glace recouvrant le cratère était en bon état, mais que la glace plus profonde et plus ancienne présentait de nombreux débris et était très dégradée.
Ce cratère est le premier du genre à être découvert dans le nord-ouest du Groenland. Il ajoute une pièce importante au puzzle du paysage qui se cache sous la gigantesque calotte glaciaire. Bien que les sondages de la calotte glaciaire du Groenland par radar aéroporté aient commencé dans les années 1970, il n’a pas été possible de procéder à une étude détaillée de la calotte avant les deux dernières décennies.
Après avoir effectué leur découverte initiale, les chercheurs ont collecté trois échantillons de sédiments déposés par une rivière s’écoulant du glacier. Dans l’un des échantillons, des grains de quartz angulaires avec de petites inclusions fluides étaient présents et montraient des signes du choc subi au cours de l’impact. Plusieurs de ces grains sont constitués de matériaux carbonés et de verre, probablement dérivés de la fusion par impact de grains de minéraux dans le substrat rocheux. Des analyses supplémentaires ont révélé que le sédiment contenait des concentrations élevées de nickel, de cobalt, de chrome et d’or, ce qui est la preuve d’une météorite ferreuse relativement rare.
Source: Presse internationale.

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When we talk about craters, we first think of volcanoes, but we should not forget the impact craters left by meteorites. One of the most famous is Meteor Crater in Arizona in the United States, but there are many others in the world, like the “astroblème Rochechouart-Chassenon” in Haute Vienne (France), about thirty kilometers from my home.

According to an article published on November 14th, 2018 in the journal Science Advances, scientists have discovered a huge impact crater larger than the Paris area beneath Greenland’s Hiawatha Glacier. It could be one of the 25 largest impact structures on Earth. It is a 31-kilometre-wide circular bedrock depression up to a kilometre below the ice and was likely caused by a fractionated iron asteroid about a kilometre wide.

Its impact probably had substantial environmental consequences in the Northern Hemisphere and perhaps even more widely. It may have affected the climate and melted much of the ice. This may have caused a sudden influx of cold water in the Nares Strait between Canada and Greenland, which in turn may have affected the ocean currents in the area.

The researchers are unsure of its exact age, but suggest it is unlikely to predate the Pleistocene inception of the Greenland Ice Sheet, more than two million years ago. Using dating techniques, they inferred that the young ice covering the crater is in a good state but that deeper and older ice is debris-rich and heavily disturbed.

The crater is the first of its kind to be discovered in northwest Greenland, and adds another important piece to the jigsaw of the long-hidden landscape lying underneath its giant ice sheet. While airborne radar sounding of the Greenland Ice Sheet began in the 1970s, comprehensive surveying of the ice sheet has only become possible over the past two decades.

After making their initial discovery, the researchers retrieved three sediment samples deposited by a river draining out of the glacier. In one sample, angular quartz grains with small fluid inclusions were present and showed signs of being shocked by an impact. Several of these grains consist of carbonaceous materials and glass that are likely derived from impact melting of mineral grains in the bedrock. Further testing of subsamples found the sediment contained elevated concentrations of nickel, cobalt, chromium and gold, indicative of a relatively rare iron meteorite.

Source: International news media.

Photos: C. Grandpey

Du méthane sous le Katla (Islande) // Methane beneath Katla Volcano (Iceland)

Le méthane (CH4) est un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2). Il inquiète de plus en plus les environnementalistes car il contribue au changement climatique. Comme je l’ai expliqué dans plusieurs articles, dans les régions arctiques, le méthane est emprisonné dans le pergélisol. Avec la hausse globale des températures, le sol dégèle et libère ce gaz, ce qui contribue au réchauffement de la planète.
Une étude récente publiée dans la revue Scientific Reports a fait de nouvelles révélations inquiétantes. En effet, le Sólheimajökull, un glacier islandais connecté au volcan Katla, l’un des plus actifs du pays, rejette d’énormes quantités de méthane. Les chercheurs ont découvert que pendant les mois d’été il laisse échapper quotidiennement jusqu’à 41 tonnes de méthane par l’intermédiaire des eaux de fonte du glacier. L’étude est la première à montrer que le méthane est rejeté en aussi grande quantité par les glaciers.
L’identification et la compréhension des sources de méthane non reconnues jusqu’à maintenant, dans des secteurs comme les glaciers, sont très importantes pour la modélisation du changement climatique. Si le volcan et le glacier islandais sont représentatifs d’autres systèmes similaires, cela signifie que des volumes de méthane non encore comptabilisés s’échappent dans l’atmosphère. Il devient de plus en plus évident que de vastes zones d’activité géothermale sous les immenses calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland produisent probablement de grandes quantités de méthane.
L’équipe scientifique a prélevé des échantillons d’eau accumulée devant le front du glacier pour mesurer les concentrations de méthane. Les chercheurs ont constaté que, par rapport aux autres rivières et sédiments de la région, les niveaux de ce gaz étaient beaucoup plus élevés sur le Sólheimajökull. Les plus fortes concentrations se trouvent au point où la rivière émerge sous le glacier. Une analyse plus poussée a permis aux chercheurs de trouver la source exacte du méthane: il provient de l’activité microbiologique sur le soubassement du glaciers. Lorsque le méthane entre en contact avec l’oxygène, il se combine normalement pour former du dioxyde de carbone. Cependant, s’agissant du Sólheimajökull, lorsque l’eau de fonte atteint le soubassement du glacier, elle entre en contact avec les gaz du volcan. Ces gaz réduisent la teneur en oxygène de l’eau, permettant ainsi au méthane produit d’être dissous et transporté à l’extérieur du glacier.
Les scientifiques estiment que le volcan fournit les conditions nécessaires au développement des microbes et à la libération du méthane dans l’eau de fonte. En d’autres termes, la chaleur géothermale transforme le volcan en un incubateur géant.
Les chercheurs ont conclu, suite aux observations sur le Sólheimajökull et le Katla, que de nombreux autres volcans actifs recouverts de glace produisaient probablement du méthane de la même manière. Ils espèrent maintenant conduire des recherches semblables au Groenland ou en Antarctique. Si de grandes zones géothermales situées sous ces inlandsis produisent du méthane comme en Islande, et si le réchauffement climatique se poursuit à son rythme actuel, les conséquences pourraient être préoccupantes. Des quantités d’eau de fonte de plus en plus importantes vont atteindre le soubassement des glaciers. Cela favorisera une plus grande connectivité avec les zones volcaniques et géothermales enfouies sous la glace. Si une zone géothermale est reliée à un système hydrologique, cela signifie que le méthane peut s’échapper dans l’atmosphère au lieu d’être piégé sous la glace.
Source: Newsweek.

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Methane (CH4) is a greenhouse gas far more potent than carbon dioxide (CO2). It is becoming of increasing concern because of its potential to contribute to climate change. As I explained in several posts, in Arctic regions, methane is locked up in permafrost. As global temperatures increase, the soil thaws and methane is released, contributing to further warming.

A recent study published in Scientific Reports has made more worrying revelations. Indeed, huge amounts of methane are being released from Sólheimajökull, an Icelandic glacier connected to Katla, one of the country’s most active volcanoes. Researchers found that up to 41 tonnes of methane are released through meltwater from the glacier every day over the summer months. The study is the first to show methane is released from glaciers on such a large scale.

Identifying and understanding previously unrecognized sources of methane, like on glaciers, is very important to climate change models. If this volcano and glacier are representative of other similar systems, it could mean masses of previously unaccounted methane are being released into the atmosphere. There is increasing evidence for large zones of geothermal activity beneath the world’s biggest ice sheets in Antarctica and Greenland, so there could be a large amount of methane being produced there.

The team took water samples from the edge of the lake in front of the glacier to measure the concentrations of methane. They found that compared to other nearby rivers and sediments, the levels were far higher. The highest concentrations of methane were at the point where the river emerges from beneath the glacier. Further analysis allowed the researchers to find the exact sources of the methane: it was produced by microbiological activity on the glacier bed. When methane comes into contact with oxygen it normally combines to form carbon dioxide. However, at Sólheimajökull, when the meltwater reaches the bed of the glacier it comes into contact with gasses from the volcano. These gases lower the oxygen content in the water, allowing the methane produced to be dissolved and transported out of the glacier.

The ssientists believe that the volcano provides the conditions necessary for microbes to thrive and release methane into the meltwater. In other words, the geothermal heat turns the volcano into a giant incubator.

Researchers say that while the study only focuses on Sólheimajökull and Katla, there are many other ice-covered active volcanoes that could produce methane in a similar way. The team now hopes to carry out similar research in Greenland or Antarctica. If large geothermal areas beneath these ice sheets produce methane like in Iceland, and if global warming continues at its current rate, the consequences could be concerning. The increased amount of meltwater produced in a warming world will access the bed of the glacier. This may encourage greater connectivity with volcanic and geothermal areas buried beneath the ice. A hydrologically connected geothermal area means the methane can escape to the atmosphere rather than being trapped beneath the ice.

Source : Newsweek.

Eau de fonte du Sólheimajökull (Photo: C. Grandpey)

Nouvel effondrement glaciaire au Groenland // New glacier collapse in Greenland

Certains vont peut-être dire que je me répète, que je radote, mais c’est la triste réalité. Un effondrement glaciaire majeure a eu lieu au Groenland au début de l’été 2018.

Le 22 juin 2018, une équipe de chercheurs de l’Université de New York a filmé le vêlage du glacier Helheim, au Groenland. Les images sont impressionnantes et sous-entendent des conséquences pour le niveau des océans.

Une gigantesque masse de glace, de 6 kilomètres de large, s’est séparée du glacier et a glissé vers la mer. Le phénomène, qui a duré une trentaine de minutes en réalité, a été accéléré dans cette petite vidéo de 90 secondes :

https://youtu.be/7tyfSlnMe8E

Le vêlage est un phénomène classique sur les glaciers. J’ai personnellement eu l’occasion de l’observer à plusieurs reprises en Alaska, comme ici sur le glacier Sawyer :.

https://youtu.be/vYN3qp-9Adw

Il est facile de comprendre le processus d’un vêlage glaciaire. Un glacier se forme par accumulation de neige sur le continent ; cette neige qui se tasse devient de la glace qui s’écoule sous son propre poids jusque vers la mer. En temps normal, il y a un équilibre entre la quantité de neige qui tombe sur la calotte chaque année et la perte de masse par vêlage. Ce n’est plus le cas aujourd’hui du fait du changement climatique.

Le glacier Helheim fait partie de ceux étudiés par les scientifiques pour mesurer l’ampleur du réchauffement climatique. Le constat est sans appel. Selon les observations de la NASA, le front du glacier a reculé de plus de 4 kilomètres entre 1998 et 2013. Il s’est également perdu une centaine de mètres d’épaisseur pendant cette période.

Les très nombreux icebergs produits lors du vêlage gagnent la mer où ils contribuent à la hausse du niveau de l’eau. Actuellement, le niveau des océans augmente d’environ 3 millimètres par an, dont un millimètre par dilation thermique, 1 millimètre par la fonte des glaciers de montagnes et 1 millimètre par la fonte des calottes arctique et antarctique. Or, ce dernier millimètre n’existait pas dans les années 1990 car les calottes du Groenland et de l’Antarctique étaient dans une situation d’équilibre. L’iceberg qui s’est détaché du glacier de Helheim au mois de juin ne devrait pas provoquer une hausse spectaculaire du niveau de la mer, mais il est la preuve d’un phénomène qui inquiète les climatologues.

Le 28 mai 2008, une équipe de glaciologues avait filmé un vêlage du glacier Ilulissat, dans l’ouest du Groenland. Le film est entré dans le livre Guinness des Records car c’est le plus important événement de ce type jamais filmé. Il a duré 75 minutes. Pour se donner une idée, la hauteur totale de la glace est de 900 mètres, avec une partie émergée de 90-120 mètres

https://youtu.be/hC3VTgIPoGU

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Some people may say that I repeat myself, but it is the sad reality. A major glacial collapse occurred in Greenland early in the summer of 2018.
On June 22nd, 2018, a team of researchers from New York University filmed the calving of the Helheim Glacier in Greenland. The images are impressive and imply consequences for the level of the oceans.
A gigantic mass of ice, 6 kilometres wide, broke away from the glacier and slid towards the sea. The phenomenon, which lasted about thirty minutes, was accelerated in this small video of 90 seconds:
https://youtu.be/7tyfSlnMe8E

Calving is a frequent phenomenon on glaciers. I personally have had the opportunity to observe it several times in Alaska, as here on the Sawyer Glacier:.
https://youtu.be/vYN3qp-9Adw

It is easy to understand the process of glacial calving. A glacier is formed by snow accumulation on the continent; this falling snow becomes ice that moves under its own weight toward the sea. Normally, there is a balance between the amount of snow falling on the ice cap each year and the loss of mass by calving. . This is no longer the case today because of climate change.
The Helheim Glacier is one of those studied by scientists to measure the extent of global warming. The conclusion makes no doubt. According to NASA observations, the glacier front retreated more than 4 kilometres between 1998 and 2013. It also lost a hundred metres in thickness during this period.
The numerous icebergs produced at calving reach the sea where they contribute to the rise of the water level. At present, the level of the oceans is increasing by about 3 millimetres per year, of which one millimetre by thermal expansion, 1 millimetre by the melting of mountain glaciers and 1 millimetre by the melting of the Arctic and Antarctic ice caps. However, this last millimeter did not exist in the 1990s because the ice caps of Greenland and Antarctica were in a state of equilibrium. The iceberg that broke away from the Helheim Glacier in June is not expected to cause a dramatic rise in sea level, but it is the evidence of a phenomenon that worries climatologists.
On May 28th, 2008, a team of glaciologists had filmed a calving of the Ilulissat Glacier in West Greenland. The film entered the Guinness Book of Records because it was the most important event of its kind ever filmed. It lasted 75 minutes. To get an idea, the total height of the ice is 900 metres, with 90-120 metres above the water.
https://youtu.be/hC3VTgIPoGU

Effondrement sur le front du Columbia Glacier (Alaska) [Photo: C. Grandpey]

La course aux richesses de l’Arctique // The race to Arctic wealth

Au cours des trente dernières années, le réchauffement climatique a fait fondre la glace de l’Arctique qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Alors que beaucoup de gens considèrent cette situation comme une catastrophe écologique, cinq pays en bordure de l’Arctique savent qu’ils en tireront profit. Alors que la glace continue à fondre, les États-Unis, le Canada, le Danemark, la Norvège et la Russie prévoient déjà l’ouverture de nouvelles routes commerciales et des transactions potentiellement lucratives dans l’exploitation des ressources naturelles jusque là enfouies sous la glace.
Selon l’Institut Royal des Affaires Internationales, l’Arctique contient probablement jusqu’à 90 milliards de barils de pétrole et 47x 1012 mètres cubes de gaz naturel. L’USGS estime que la région détient 30% du gaz naturel non encore découvert dans le monde et 13% de son pétrole. En outre, des quantités énormes de minerais comme l’or, le zinc, le nickel et le platine se cachent dans la région. Bien que ces ressources restent difficiles d’accès, le réchauffement climatique les rend de plus en plus accessibles chaque année. De plus, à mesure que la glace se transforme en eau, de nouvelles voies de navigation s’ouvrent. En été, la région est devenue navigable, ce qui réduit considérablement le temps de trajet entre les marchés asiatiques et occidentaux.
Avec tous ces avantages potentiels, la question est de savoir à qui appartiendront les parts du gâteau. En 2007, une expédition polaire dirigée par la Russie a planté un drapeau russe sur le fond marin pile sous le pôle Nord. En vertu du droit international régi par les Nations Unies, chaque pays peut revendiquer jusqu’à 200 milles nautiques (370 km) au large de ses côtes; c’est ce qu’on appelle une «zone économique exclusive» (ZEE). Jusqu’à présent, la Norvège et l’Islande sont les deux seuls pays à avoir soumis des revendications territoriales qui ont été approuvées par les Nations Unies. C’est lorsque les revendications des différents pays se chevauchent que les problèmes surgissent. La Russie, le Danemark et le Canada sont dans une telle situation et leurs revendications sont toujours en attente d’approbation.
Le Groenland, pays autonome appartenant au Danemark, a le littoral le plus proche du pôle Nord. En 2014, le Danemark a revendiqué une superficie de 894 000 kilomètres carrés s’étendant de la frontière groenlandaise jusqu’aux limites de la ZEE russe de 370 kilomètres. La Russie est réticente à concéder une portion de territoire au Groenland. Le Kremlin organise aux yeux de tous des exercices militaires et implante des bases dans l’Arctique pour bien montrer au reste du monde qu’il désire s’approprier la région. Avant le sommet de l’OTAN de 2018, il a été demandé à l’Organisation de mettre en place une présence militaire plus forte dans la région afin d’empêcher le Kremin d’y augmenter ses capacités militaires.
Pendant ce temps, le président Donald Trump reste étonnamment discret sur le front de l’Arctique. Il est vrai qu’en dehors de quelques avant-postes isolés en Alaska, les États-Unis sont relativement loin du pôle Nord et il est donc difficile de s’y implanter.
La Chine voit, elle aussi, des avantages dans l’Arctique. Le pays essaie maintenant de profiter des nouvelles voies de navigation par le biais d’une nouvelle Route de la Soie baptisée « Belt and Road Initiative », projet de plusieurs milliards de dollars qui vise à connecter les pays de différents continents grâce au commerce, avec la Chine comme plaque tournante.
Ce plan ambitieux prévoit la création d’une route maritime de 6 600 kilomètres reliant la Chine à l’Asie du Sud-Est, l’Océanie et l’Afrique du Nord, ainsi que la construction d’infrastructures ferroviaires et routières reliant la Chine à l’Asie centrale et occidentale.
Début 2018, Beijing a publié un livre blanc détaillant ses plans de la Route du Nord (« Northern Sea Route), une voie maritime qui représenterait un sérieux raccourci pour commercer avec l’Europe. Cette voie de navigation réduirait aussi les temps et les coûts des trajets
Source: news.com.au

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Over the past three decades, global warming has contributed to the melting of the Arctic, which is warming twice as fast as the rest of the world. However, while much of the globe sees this as an environmental disaster, five Arctic nations stand to benefit from it. As the ice continues to melt, the US, Canada, Denmark, Norway and Russia see a chance for new trade routes and potentially lucrative deals in untapped natural resources.

According to the Royal Institute of International Affairs, the Arctic could contain as much as 90 billion barrels of oil and 47x 1012 cubic metres of natural gas. USGS estimates that the Arctic region holds 30 percent of the world’s undiscovered natural gas, and 13 percent of its oil. Besides, huge quantities of minerals like gold, zinc, nickel and platinum lies in the region. While these resources remain difficult to access, global warming is rendering them more and more accessible every year. On top of that, as the ice turns to water, new shipping routes are opening up. In the summer, the region is more navigable, cutting weeks off the trips between Asian and Western markets.

With all these advantages in sight, the question is to know to whom they belong. In 2007, a Russian-led polar expedition planted a Russian flag on the seabed directly underneath the North Pole. But under international law, which is governed by the United Nations, each country can claim up to 200 nautical miles off its coast; this is known as an “exclusive economic zone” (EEZ). So far, Norway and Iceland are the only two countries that have submitted claims that have been approved by the United Nations. It is when countries’ claims overlap that the problems arise. Russia, Denmark and Canada have submitted overlapping claims that are still waiting for approval.

Greenland, an autonomous country owned by Denmark, has the nearest coastline to the North Pole. In 2014, Denmark claimed an area of 894,000 square kilometres extending from the Greenland border into the limits of Russia’s 370-kilometre EEZ. Russia remains unwilling to concede to the smaller nation. The Kremlin is publicly holding military exercises and building bases in the Arctic region, to show the rest of the world that it wants to take ownership of the region. Prior to the 2018 NATO summit, the organization was urged to develop a stronger military presence in the region to prevent the Kremin from increasing its military capabilities there.

Meantime, President Donald Trump has been surprisingly quiet on the Arctic front. Apart from some isolated Alaskan outposts, the US is relatively isolated from the North Pole.

China is also seeing advantages in the Arctic. The country is now attempting to get in on the new trade routes by making it part of its international Belt and Road Initiative, a trillion-dollar project that seeks to connect countries across continents on trade, with China at its centre.

The ambitious plan involves creating a 6,600-kilometre sea route connecting China to South East Asia, Oceania and North Africa, as well as through building railway and road infrastructure to connect China with Central and West Asia, the Middle East and Europe.

Earlier this year Beijing issued a white paper detailing its Northern Sea Route plans. Beijing is ultimately wishing to take advantage of the opening sea route as a shortcut to trade with Europe, which would slash travel times, and with that costs.

Source : news.com.au

Passage du nord-ouest

Passage du nord-est (en rouge)

On comprend facilement l’intérêt de ces nouvelles voies commerciales qui empruntent des trajets beaucoup plus courts.