Vers un Super El Niño ! // Towards a Super El Niño !

Concentrations de CO2 : 431,77 ppm (8 mai 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Toutes les données actuelles indiquent que l’ENSO, ou ‘Oscillation australe El Niño’, sera un facteur majeur de perturbation météorologique à l’échelle planétaire en 2026/2027. L’ENSO désigne une région du Pacifique équatorial oriental qui alterne entre des phases chaudes et froides tous les quelques années. Ces phases océaniques peuvent engendrer des perturbations importantes du système météorologique mondial.
Outre la température de l’océan, chaque phase induit également des variations de pression et de précipitations différentes dans les régions tropicales, ce qui, à terme, a un impact sur la circulation atmosphérique mondiale.
Au cours du cycle actuel, nous sommes en train d’entrer dans un épisode El Niño intense, ce qui nous permet d’observer les modifications habituelles qu’il induit sur la circulation atmosphérique. Les cellules de Walker, mouvements atmosphériques ascendants et descendants dans les régions tropicales, sont particulièrement sensibles aux épisodes ENSO intenses.
Généralement, un épisode El Niño provoque une chute de pression dans le Pacifique tropical central et oriental et la formation d’une zone de haute pression sur le Pacifique occidental. Ceci a une influence majeure sur les régimes de précipitations et de pression tropicaux, qui se répercutent sur les latitudes moyennes et le système météorologique mondial.
Les dernières données indiquent qu’un épisode de Super El Niño est prévu pour la période 2026/2027. Ces super-événements se produisent généralement une fois par décennie, voire moins. Les trois derniers ont eu lieu en 2015/16, 1997/98 et 1982/83. Vous trouverez ci-dessous des graphiques du National Center for Environmental Information (NCEI) illustrant l’évolution mensuelle de chaque épisode qui débute au printemps et atteint son apogée en hiver. Il dépasse le seuil de super-événement fixé à +2 degrés.

Un Super El Niño est un phénomène extrêmement puissant, avec des répercussions sur le climat à l’échelle planétaire.
Ce processus est parfaitement visible dans la vidéo ci-dessous, grâce à une excellente visualisation de NASA Earth. Elle présente le cycle de vie complet d’un Super El Niño,en s’appuyant sur le dernier épisode survenu en 2015. On peut observer une importante anomalie chaude sous-marine en train de se propager vers l’est du Pacifique et remonter à la surface, ce qui crée une vaste anomalie chaude à la surface de l’océan.

https://itp.mediavine.com/video-poster/1920×1080/https://thumbnails.scriptwrapper.com/8400/TbCi4njXgpwnOvaIbIw3

Les dernières données révèlent également une anomalie chaude en train de se développer rapidement, tant au-dessus qu’en dessous de la surface de l’océan, signe évident qu’un phénomène puissant commence à se produire.

Pour plus d’informations sur le Super El Niño et ses conséquences, n’hésitez pas à consulter le site web Severe Weather Europe :

https://www.severe-weather.eu/long-range-2/super-el-nino-2026-record-breaking-intensity-forecast-weather-impacts-united-states-canada-europe-fa/

————————————————

All data indicate today that ENSO, short for El Niño Southern Oscillation, will be a major global weather driver in 2026/2027. ENSO refers to a region of the equatorial Pacific Ocean that alternates between warm and cold phases every few years. These ocean phases can cause a significant disturbance to the global weather system.

Besides ocean temperature, each phase also brings different pressure and rainfall impacts on the tropics, which, down the line, result in a very different impact on the global weather circulation.

In this cycle, we are entering a strong El Niño, so we can look at the usual changes it makes to the atmospheric circulation. The upward and downward atmospheric motion in the tropical regions is called a Walker Cell, and is especially sensitive to strong ENSO events.

Generally, an El Niño causes a pressure drop in the central and eastern tropical Pacific and a high-pressure zone over the western Pacific. This has a major influence on the tropical rainfall and pressure patterns, filtering into the mid latitudes and the global weather system.

The latest data shows a Super El Niño event is forecast for the 2026/2027 period. Super events tend to occur once per decade or less. The last three such events were in 2015/16, 1997/98, and 1982/83. Here above are graphs from NCEI, showing the monthly progression of each event, starting in spring and peaking during the Winter season, breaking the Super event threshold, which is +2 degrees.

This whole process is nicely visible in the video below, showing a great visualization by NASA Earth. It shows a full life cycle of a Super El Niño, with an example of the latest such event in 2015. You can see a massive subsurface warm anomaly making way towards the eastern Pacific and surfacing, releasing a large warm ocean surface anomaly.

https://itp.mediavine.com/video-poster/1920×1080/https://thumbnails.scriptwrapper.com/8400/TbCi4njXgpwnOvaIbIw3

The latest analysis data also shows a rapidly developing warm anomaly both above and below the ocean surface, a clear sign of a strong event starting to unfold.

More details about a Super El Niño and its consequences can be found at the Severe Weather Europe website :

https://www.severe-weather.eu/long-range-2/super-el-nino-2026-record-breaking-intensity-forecast-weather-impacts-united-states-canada-europe-fa/

Ça va vraiment mal ! // It’s going from bad to worse !

Concentrations de CO2 : 431,79 ppm

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb

Dans un communiqué diffusé le 8 mai, le service européen Copernicus sur le changement climatique indique que la température des océans frôle des records et avril 2026 a été le troisième plus chaud jamais mesuré. C’est le signe que le réchauffement climatique est plus que jamais une réalité.

D’après les données ERA5, la température moyenne mondiale a atteint 14,89 °C, soit 0,52 °C au-dessus de la normale 1991 2020 et 1,43 °C au-dessus du niveau préindustriel. Une hausse qui s’inscrit dans la continuité des records récents, 2024 restant l’année la plus chaude pour un mois d’avril, suivie de 2025.

Dans le même temps, la température de surface des océans a atteint un niveau inédit pour la saison, avec la deuxième valeur la plus élevée jamais observée. En avril, cette température moyenne de surface a atteint 21 °C dans les régions extrapolaires (60°S 60°N), soit la deuxième valeur la plus élevée jamais enregistrée. Seule l’année 2024, marquée par un fort épisode El Niño, fait mieux. De vastes zones du Pacifique équatorial ont même battu des records mensuels, accompagnées de fortes vagues de chaleur marines.

Côté précipitations, l’Europe occidentale et centrale a été plus sèche que la normale, tandis que l’est et le sud est ont connu des conditions plus humides. Ailleurs dans le monde, des phénomènes extrêmes ont marqué le mois d’avril : inondations au Moyen Orient et en Asie, crues soudaines dans la péninsule arabique, mais aussi sécheresse en Afrique australe.

Comme je l’ai écrit dans une note spécifique, la banquise arctique continue de reculer. Son étendue a été la deuxième plus faible jamais mesurée pour un mois d’avril. Cette tendance est observée depuis le début de l’année. En Antarctique, la glace de mer reste également en retrait, à environ 10 % sous la normale.

En toile de fond, les conditions El Niño devraient se développer dans les prochains mois. Il faut donc s’attendre à une hausse des températures globales dans les prochains mois. 2027 inquiète particulièrement les climatologues. facteur susceptible d’accentuer encore les températures globales.

°°°°°°°°°°

Je suis très surpris de lire que, selon une étude pilotée par le Programme mondial de recherche sur le climat, le scénario le plus pessimiste prévoyant un réchauffement de notre planète au-delà des cinq degrés à la fin du siècle est désormais « improbable ». On a vu ces dernières années que l’accélération du réchauffement climatique rendait souvent caduques les prévisions du GIEC.

Comme l’indique l’étude, les prévisions actuelles semblent montrer que l’on se dirige vers un réchauffement de +3°C en 2100. Mais affirmer qu’un réchauffement de 5°C est « improbable » est aller un peu vite en besogne car on ne sait absolument pas comment les températures évolueront d’ici là. Comme nos gouvernants ne font rien, ou presque rien, pour infléchir la courbe des émissions et donc des concentrations de CO2 (elle vient de battre un nouveau record avec plus de 433 ppm le 3 mai 2026)., il est peu probable que la tendance s’inversera dans les prochaines décennies.

Selon les auteurs de la dernière étude, la pire de leurs projections (si les émissions de gaz à effet de serre progressent encore fortement) montre que le réchauffement ne dépassera pas quatre degrés Celsius en 2100.

Il est quand même bon de rappeler qu’avec un scénario de hausse de 3°C – prévision actuelle – notre planète continuera d’être confrontée à des événements extrêmes (vagues de chaleur, inondations et sècheresses) de plus en plus sévères.

—————————————–

In a press release issued on May 8, the European Copernicus Climate Change Service indicated that ocean temperatures are nearing record highs, with April 2026 being the third warmest ever recorded. This is a clear sign that climate change is more real than ever.

According to ERA5 data, the global average temperature reached 14.89°C, 0.52°C above the 1991-2020 average and 1.43°C above pre-industrial levels. This increase is consistent with recent record highs, with 2024 remaining the warmest April on record, followed by 2025.

At the same time, ocean surface temperatures reached an unprecedented level for the season, the second highest value ever observed. In April, the average surface temperature reached 21°C in the extrapolar regions (60°S-60°N), the second highest value ever recorded. Only 2024, marked by a strong El Niño event, surpassed this. Vast areas of the equatorial Pacific even broke monthly records, accompanied by intense marine heatwaves.

Regarding rainfall, Western and Central Europe were drier than normal, while Eastern and Southeastern Europe experienced wetter conditions. Elsewhere in the world, extreme weather events marked April: flooding in the Middle East and Asia, flash floods in the Arabian Peninsula, and drought in Southern Africa.

As I wrote in a separate post, Arctic sea ice continues to retreat. Its extent was the second lowest ever recorded for the month of April. This trend has been observed since the beginning of the year. In Antarctica, sea ice also remains below normal, at about 10% below average.

Against this backdrop, El Niño conditions are expected to develop in the coming months. Therefore, a rise in global temperatures is anticipated in the coming months. 2027 is of particular concern to climatologists, a factor likely to further exacerbate global temperatures.

°°°°°°°°°°

I am very surprised to read that, according to a study led by the World Climate Research Programme, the most pessimistic scenario predicting global warming of more than five degrees by the end of the century is now « unlikely. » We have seen in recent years that the acceleration of climate change often renders the IPCC’s predictions obsolete.
As the study indicates, current projections seem to show that we are heading towards a warming of +3°C by 2100. But to claim that a 5°C warming is « unlikely » is jumping the gun a bit, because we have absolutely no idea how temperatures will evolve between now and then. Since our governments are doing nothing, or almost nothing, to bend the curve of CO2 emissions and therefore concentrations (which have just reached a new record), it is unlikely that the trend will reverse in the coming decades.

According to the authors of the latest study, their worst-case scenario (if greenhouse gas emissions continue to rise sharply) shows that warming will not exceed four degrees Celsius by 2100. It is still worth remembering that with a 3°C rise scenario – the current forecast – our planet will continue to face increasingly severe extreme events (heat waves, floods and droughts).

La banquise arctique toujours au plus mal // Arctic sea ice still at its lowest

Concentrations de CO2 : 431,79 ppm

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb

La banquise arctique en hiver est restée à un niveau historiquement bas en mars 2026. Toutes les agences climatiques arrivent à des conclusions similaires.
L’étendue de la banquise est définie comme la superficie de l’océan recouverte d’au moins 15 % de glace. La banquise arctique s’étend généralement durant l’automne et l’hiver, atteint son maximum annuel en mars, puis diminue jusqu’à un minimum en septembre.
Selon la NASA et le NSIDC, la banquise arctique a probablement atteint son maximum hivernal le 15 mars 2026, avec 14,29 millions de km², un chiffre proche du maximum de 2025 (14,31 millions de km²).

Source : NSIDC

L’Institut national japonais de recherche polaire (NIPR) et l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA) ont enregistré un maximum inférieur, à 13,76 millions de km² le 13 mars 2026 en se référant à des données satellitaires. Leurs données placent 2026 légèrement en dessous de 2025, ce qui représente un nouveau record de faible étendue hivernale.

La NASA a indiqué que la superficie maximale de la banquise arctique en 2026 serait inférieure d’environ 1,3 million de km² à la moyenne de la période 1981-2010, ce qui confirme le déclin sur le long terme observé depuis 1979.

Le NIPR et la JAXA ont constaté une expansion limitée de la glace dans la mer d’Okhotsk ainsi que dans la région de la baie de Baffin et de la mer du Labrador, où des températures supérieures à la moyenne en janvier et en février ont freiné la progression de la glace vers le sud. De plus, dans la mer d’Okhotsk, des vents d’est à sud-est ont prévalu de la mi-février à la mi-mars. Pour couronner le tout, les températures y ont été plus élevées qu’à la même période en 2025. Par conséquent, l’étendue de la banquise dans la mer d’Okhotsk a commencé à diminuer après le 19 février, ce qui a fortement limité l’expansion globale de la banquise arctique.
Les observations du satellite ICESat-2 ont révélé un amincissement de la glace sur une grande partie de l’Arctique en 2026, notamment dans la mer de Barents, au nord-est du Groenland. La réduction de la formation de nouvelle glace ces dernières années a également limité l’accumulation de glace pluriannuelle.

Une analyse indépendante du service Copernicus sur le changement climatique a révélé que l’étendue moyenne de la banquise arctique en mars 2026 était de 14,2 millions de km², soit environ 0,9 million de km² (5,6 %) de moins que la moyenne de la période 1991-2020. Il s’agit de la plus faible étendue jamais enregistrée pour un mois de mars par satellite. Selon Copernicus, depuis novembre 2025, l’étendue de la banquise arctique figure parmi les trois plus faibles jamais enregistrées pour ce mois : c’était déjà la deuxième plus faible en novembre, la plus faible en décembre et la troisième plus faible en janvier et février.

Source : The Watchers.

—————————————————

Arctic winter sea ice remained at record-low levels in March 2026, All climzte agencies are coming to similar results.

Sea ice extent is defined as the total ocean area with at least 15% ice concentration. Arctic sea ice typically expands through autumn and winter, reaches its annual maximum in March, and declines toward a September minimum.

NASA and NSIDC said Arctic sea ice likely reached its winter maximum on March 15, 2026 at 14.29 million km², close to the 2025 maximum of 14.31 million km².

Japan’s National Institute of Polar Research (NIPR) and the Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) reported a lower maximum of 13.76 million km² on March 13, 2026, based on satellite data. Their dataset places 2026 slightly below 2025, marking a new record low winter extent. NASA reported the 2026 maximum was about 1.3 million km² below the 1981–2010 average, extending the long-term decline observed in Arctic sea ice since 1979.

NIPR and JAXA identified limited ice expansion in the Sea of Okhotsk and the Baffin Bay–Labrador Sea region, where above-average temperatures from January to February restricted southward ice development. Furthermore, in the Sea of Okhotsk, easterly to southeasterly winds prevailed from mid-February to mid-March, and temperatures were higher than those during the same period in 2025. As a result, the sea ice extent in the Sea of Okhotsk began to decrease after February 19, which served as a major factor limiting the overall expansion of Arctic sea ice

Observations from the ICESat-2 satellite showed thinner ice across much of the Arctic in 2026, particularly in the Barents Sea northeast of Greenland. The reduced formation of new ice in recent years has also limited the buildup of multi-year ice.

Independent analysis from the Copernicus Climate Change Service found that average Arctic sea-ice extent in March 2026 was 14.2 million km², about 0.9 million km² or 5.6% below the 1991–2020 average, the lowest March extent in the satellite record. According to Copernicus, since November 2025, Arctic sea ice extent has ranked among the three lowest on record for the corresponding month: second lowest in November, lowest in December, and third lowest in January and February.

Source : The Watchers.

L’érosion littorale menace les plages espagnoles // Coastal erosion threatens Spanish beaches

Concentrations de CO2 : 433,50 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Avec le réchauffement climatique, les tempêtes sont de plus en plus violentes et il est de plus en plus difficile de faire face à l’érosion côtière. La France et l’Espagne sont confrontées aux même difficultés.

Chaque hiver, des tempêtes ravagent des pans entiers de la côte espagnole, réduisant à néant les travaux de reconstruction de l’été et menaçant les fondements de l’industrie touristique, pourtant vitale pour le pays. Certaines destinations de vacances balnéaires se tournent désormais vers des solutions naturelles pour tenter de sauver leurs paysages et leurs moyens de subsistance. Dans la région nord-est de la Catalogne, la plage de Montgat a pratiquement disparu : les rochers qui étaient restés longtemps enfouis sous de vastes étendues de sable ont été mis à nu par les éléments.

Le littoral à Montgat (Crédit photo : Josep Lago / AFP)

Avec les tempêtes de plus en plus violentes, les vagues dévorent la côte, et les maisons des pêcheurs sont en passe d’être menacées elles aussi. Le problème est grave en Catalogne car ces villages côtiers et les stations balnéaires attirent des foules de touristes. Une voie ferrée historique reliant Barcelone à la ville de Mataro, parallèle à la côte, se rapproche chaque hiver un peu plus de la mer. Combien de temps pourra-t-elle résister ?

Au sud de Barcelone, l’érosion hivernale a atteint une intensité telle que des plages disparaîtront dans les dix prochaines années, selon un rapport de Greenpeace Espagne publié en 2024. Les autorités espagnoles ont tenté d’exploiter les processus naturels pour stopper le recul des plages. Toutefois, la technique habituelle consistant à déverser des tonnes de sable vouées à être emportées par la prochaine succession de tempêtes hivernales, ou à remplacer les pavés des promenades, n’est pas une solution à long terme. La régénération artificielle n’est plus possible ; son entretien est coûteux et inefficace.

Les plages se régénèrent naturellement lors des périodes plus clémentes, surtout en été, mais ce renouveau ne se produit que dans des espaces très naturels. C’est pourquoi Calafell, une ville de 30 000 habitants au sud de Barcelone, qui dépend principalement du tourisme, a supprimé 800 mètres carrés de sa promenade et deux digues.

Front de mer ‘pieds dans l’eau’ de Calafell (Crédit photo : Office du tourisme)

Des barrières de roseaux ont été mises en place le long de la plage pour retenir le sable et créer des dunes. On a aussi reconstitué les zones érodées avec du sable de même nature prélevé à proximité, et utilisé des drones pour observer la zone. Avec cette solution, dans une zone de 4 500 mètres carrés, 1 000 mètres cubes de sable ont été gagnés. En moyenne, le sable atteint 25 centimètres, mais dans certaines zones, il atteint un 1,50 m de haut.

D’autres municipalités catalanes ont essayé de prendre des mesures similaires en supprimant les parkings, les brise-lames et les étals de plage, mais les solutions naturelles n’ont qu’une portée limitée. Calafell envisage de démolir la partie la plus large et la plus moderne de sa promenade, mais la partie historique est intouchable en raison de la proximité des habitations. À Sitges, au sud de Barcelone, la restauration des dunes a été privilégiée, mais il est hors de question de démanteler la promenade centenaire du front de mer.

Les belles plages espagnoles, baignées par un chaud soleil, jouent un rôle fondamental dans le secteur du tourisme. Près de 100 millions de visiteurs étrangers ont afflué dans le pays en 2025 et le tourisme est le moteur d’une économie espagnole en pleine croissance, soutenant 2,7 millions d’emplois et représentant plus de 12 % du PIB. La protection des plages est un enjeu majeur de l’autre côté des Pyrénées.

Source : France Info, AFP.

Les plages françaises sont confrontées au même problème que les plages espagnoles. Les enrochements sont souvent une solution de misère. À Lacanau (Gironde), les pouvoirs publics ont engagé une réflexion sur la relocalisation de 1200  logements et commerces vers l’intérieur des terres.

Photo : C. Grandpey

Déjà le 22 juin 2018, j’avais publié une note sur la menace que fait planer la hausse du niveau de l’océan Atlantique sur le côte landaise :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/06/22/lacanau-gironde-sous-la-menace-de-locean-atlantique/

—————————————–

With global warming, storms are becoming increasingly violent, making it harder and harder to combat coastal erosion. France and Spain face the same challenges.
Every winter, storms ravage entire sections of the Spanish coast, wiping out summer reconstruction efforts and threatening the foundations of the tourism industry, which is vital to the country. Some seaside holiday destinations are now turning to natural solutions to try to save their landscapes and livelihoods. In the northeastern region of Catalonia, Montgat beach has practically disappeared: the rocks that had long been buried under vast stretches of sand have been exposed by the elements.
With increasingly violent storms, waves are devouring the coastline, and the fishermen’s homes are also threatened. The problem is serious in Catalonia because these coastal villages and resorts attract crowds of tourists. A historic railway line linking Barcelona to the city of Mataró, running parallel to the coast, gets a little closer to the sea each winter. How long can it hold out?
South of Barcelona, ​​winter erosion has reached such an intensity that beaches will disappear within the next ten years, according to a Greenpeace Spain report published in 2024. Spanish authorities have tried to harness natural processes to halt beach erosion. However, the usual technique of dumping tons of sand destined to be washed away by the next succession of winter storms, or replacing the paving stones on promenades, is not a long-term solution. Artificial regeneration is no longer possible; its maintenance is costly and ineffective.

Beaches regenerate naturally during milder periods, especially in summer, but this renewal only occurs in very natural areas. This is why Calafell, a town of 30,000 inhabitants south of Barcelona, ​​which relies heavily on tourism, removed 800 square meters of its promenade and two breakwaters.

Reed barriers were installed along the beach to retain the sand and create dunes. Eroded areas were also replenished with sand of the same type from nearby sources, and drones were used to monitor the area. With this solution, 1,000 cubic meters of sand were reclaimed from a 4,500-square-meter area. On average, the sand reaches a depth of 25 centimeters, but in some areas, it reaches 1.50 meters.

Other Catalan municipalities have tried similar measures by removing parking lots, breakwaters, and beach stalls, but these natural solutions have only a limited impact. Calafell plans to demolish the widest and most modern section of its promenade, but the historic part is untouchable due to its proximity to residential areas. In Sitges, south of Barcelona, ​​dune restoration has been prioritized, but dismantling the century-old seafront promenade is out of the question.

Spain’s beautiful, sun-drenched beaches play a vital role in the tourism sector. Nearly 100 million foreign visitors flocked to the country in 2025, and tourism is the driving force behind Spain’s booming economy, supporting 2.7 million jobs and accounting for more than 12% of GDP. Beach protection is a major issue on the other side of the Pyrenees.
Source: France Info, AFP.

French beaches face the same problem as Spanish beaches. The riprap is often a poor substitute. In Lacanau (Gironde), the authorities have begun considering the relocation of 1,200 homes and businesses inland.
Back on June 22, 2018, I published a report on the threat posed by rising Atlantic sea levels to the Landes coast:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/06/22/lacanau-gironde-sous-la-menace-de-locean-atlantique/