Le réchauffement climatique et les incendies de végétation // Global warming and wildfires

Concentrations de CO2 : 431,10 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Une nouvelle étude publiée le 17 avril 2026 dans Sciences Advances nous apprend que la durée des feux de forêt en Amérique du Nord (Canada et États Unis) est en train de s’allonger. Les flammes persistent plus tard dans la nuit et apparaissent plus tôt le matin, car le réchauffement climatique d’origine anthropique prolonge les conditions chaudes et sèches qui favorisent les incendies. En Amérique du Nord, le nombre d’heures où les conditions météorologiques sont propices aux feux de forêt a augmenté de 36 % en 50 ans. Des régions comme la Californie connaissent une hausse de 550 heures de risque d’incendie par rapport au milieu des années 1970. Certaines parties du sud-ouest du Nouveau-Mexique et du centre de l’Arizona doivent faire face à 2 000 heures supplémentaires par an où les conditions météorologiques sont propices aux incendies, soit la plus forte augmentation observée au Canada et aux États-Unis.
Avec l’intensification nocturne, les incendies sont plus difficiles à combattre, comme l’ont montré celui de Lahaina (Hawaï) en 2023, celui de Jasper (Alberta) en 2024 et les incendies de Los Angeles en 2025.

Les incendies ont causé de très gros dégâts à Los Angeles (Crédit photo: presse américaine)

Ce n’est pas seulement la durée des incendies qui s’allonge, mais aussi le nombre de jours présentant des conditions météorologiques propices aux incendies. Il a augmenté de 44 %, soit 26 jours de plus au cours des cinquante dernières années. Les auteurs de l’étude préviennent qu’avec le réchauffement climatique, la situation risque de s’aggraver encore davantage.
Les chercheurs canadiens ont analysé près de 9 000 incendies majeurs survenus entre 2017 et 2023 à l’aide d’un satellite météorologique et d’autres outils afin d’obtenir des données horaires sur les conditions atmosphériques pendant les incendies, telles que l’humidité, la température, le vent, les précipitations et le taux d’humidité du combustible. Ils ont créé un modèle informatique établissant une corrélation entre les conditions météorologiques et l’état des feux de forêt, et l’ont appliqué aux données historiques du Canada et des États-Unis de 1975 à 2016.

Les scientifiques affirment depuis longtemps que les gaz à effet de serre issus de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel contribuent à un réchauffement plus rapide la nuit que le jour. Ce réchauffement est dû à une couverture nuageuse plus importante qui absorbe et renvoie la chaleur vers la Terre pendant la nuit. Selon la NOAA, depuis 1975, les températures minimales nocturnes ont augmenté de 1,4°C et les températures maximales diurnes de 1,2°C durant l’été aux États-Unis.
Les feux de forêt coïncident souvent avec des périodes de sécheresse, notamment des sécheresses extrêmes. Ces dernières se caractérisent par un air non seulement plus sec, mais aussi plus chaud, qui absorbe davantage d’humidité du sol et de la végétation, rendant ainsi les combustibles plus inflammables. En période de sécheresse, un cercle vicieux s’installe : lorsque l’air est très sec, une atmosphère plus chaude a un meilleur pouvoir d’absorption d’humidité des combustibles. Tout comme les nuits plus chaudes empêchent le corps de récupérer, elles empêchent également les forêts de se régénérer. Il faut parfois des semaines pour que la végétation morte retrouve son humidité et devienne moins inflammable.
De 2016 à 2025, les feux de forêt aux États-Unis ont ravagé chaque année, en moyenne, une superficie équivalente à celle du Massachusetts, soit un peu plus de 28 500 kilomètres carrés. Cela représente 2,6 fois la superficie brûlée en moyenne dans les années 1980, selon le National Interagency Fire Center. Au Canada, la superficie brûlée en moyenne au cours des dix dernières années est 2,8 fois supérieure à celle des années 1980, selon le Canadian Interagency Forest Fire Centre Center.
Source : Associated Press via Yahoo Actualités.

Les incendies de végétation en Géorgie, décrits dans ma note du 25 avril 2026, confirment cette situation inquiétante. 143 structures ont été détruites. L’événement a entraîné des ordres d’évacuation dans plusieurs localités menacées par la propagation rapide des flammes, attisées par les conditions de sécheresse et les rafales de vent. L’incendie a ravagé une zone de plus de 16 000 hectares.

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According to a new study published on April 17, 2026 in Sciences Advances, burning time for North American wildfires is going into overtime. Flames are lasting later into the night and starting earlier in the morning because human-caused global warming is extending the hotter and drier conditions that feed fires.The number of hours in North America when the weather is favorable for wildfires is 36% higher than 50 years ago. Places such as California have 550 more potential burning hours than the mid-1970s. Parts of southwestern New Mexico and central Arizona are seeing as much as 2,000 more hours a year when the weather is prone to burning fires, the highest increase seen in the study, which looked at Canada and the United States.

Fires that surge at night are tougher to fight and included the Lahaina, Hawaii fire in 2023, the Jasper fire in Alberta in 2024 and the Los Angeles fires in 2025. It is not just the duration of the fires that is getting extended. The calendar is too. The number of days with fire-prone weather increased by 44%, which effectively added 26 days over the past half century. The authors of the study warn that with Earth’s warming atmosphere, the situation is likely to get worse.

The Canadian researchers analyzed nearly 9,000 larger fires from 2017 to 2023 using a weather satellite and other tools to get hour-by-hour data on atmospheric conditions during the fires, such as humidity, temperature, wind, rain and fuel moisture levels. They created a computer model that correlated weather conditions and fire status and applied to historical data in Canada and the United States from 1975 to 2106.

Scientists have long said heat-trapping gases from the burning of coal, oil and natural gas make nights warm faster than days because of increased cloud cover that absorbs and re-emits heat down to Earth at night like a blanket. Since 1975, summers in the contiguous U.S. have seen nighttime lowest temperature warm by 1.4 degrees Celsius, while daytime highest temperatures have gone up 1.2 degrees Celsius, according to the NOAA.

Wildfires often coincide with drought, especially extreme drought, which means not only drier air, but hotter drier air that sucks up more moisture from the ground and plants, making fuels for fire more flammable. In a drought, there is often a vicious circle of drying and when it is quite dry, a warmer atmosphere has more power to suck moisture out of fuels. Just as warmer nights especially in heat waves don’t let the body recover, the warmer nights are not allowing forests to recover. It can take weeks for dead fuel to recover their lost moisture and be less fire-prone.

From 2016 to 2025, wildfires in the United States on average burned an area the size of Massachusetts each year, slightly more than 28,500 square kilometers. That’s 2.6 times the average burn area of the 1980s, according to the National Interagency Fire Center. Canada’s land burned on average for the last 10 years is 2.8 times more than during the 1980s, according to the Canadian Interagency Forest Fire Centre.

Source : Associated Press via Yahoo News.

The wildfires in Georgia, described in my post of April 25, 2026, confirm this alarming situation. More than 143 structures have been destroyed. The event prompted evacuation orders in several communities threatened by the rapidly spreading flames, fueled by dry conditions and strong winds. The fire has ravaged an area of ​​over 16,000 hectares.

Réchauffement climatique : événements extrêmes aux États Unis // Global warming : extreme events in the U.S.

Concentrations de CO2 : 431,15 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Le 24 avril 2026, plus de 80 maisons ont été détruites par un incendie de végétation dans le comté de Brantley, en Géorgie, et le bilan n’est probablement que provisoire. L’événement a entraîné des ordres d’évacuation dans plusieurs localités. Environ 1 000 bâtiments restent menacés par la propagation rapide des flammes, attisées par les conditions de sécheresse et les rafales de vent. L’incendie a ravagé plus de 2 023 hectares et n’est que partiellement maîtrisé ; les opérations de lutte contre l’incendie se poursuivent actuellement.

Crédit photo: médias locaux

Les autorités ont indiqué que le réchauffement climatique dans la région provoque des conditions de sécheresse et des vents persistants qui contribuent à la propagation continue du feu, mettant en danger d’autres zones résidentielles.

https://watchers.news/2026/04/24/wildfire-destroys-more-than-80-homes-in-brantley-county-georgia/

L’incendie du comté de Brantley s’inscrit dans un contexte plus large d’incendies de végétation dans le sud de la Géorgie, près de la frontière avec la Floride, où plusieurs feux importants brûlent dans des conditions environnementales similaires. La fumée de ces incendies s’est répandue dans toute la région, affectant la qualité de l’air. Des mesures de précaution ont été mises en place dans de nombreuses zones. Aucun décès n’est signalé pour le moment.
Source : The Watchers.

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Toujours en raison du réchauffement climatique, le centre des États-Unis a été frappé ces derniers jours par des phénomènes extrêmes, dont des tornades. Le Storm Prediction Center du NWS a émis une alerte aux tornades le 23 avril 2026 pour l’est du Nebraska, l’ouest et le centre de l’Iowa, ainsi que le nord-ouest du Missouri, alors que de violents orages commençaient à se développer et à s’étendre le long d’un front froid. L’alerte concernait le risque de tornades, des rafales de vent destructrices pouvant atteindre 110 km/h et de la grêle avec des grêlons de plus de 6 cm de diamètre. Une zone couvrant l’est du Kansas et le nord de l’Oklahoma était sous la menace d’événements extrêmes, avec des orages encore plus violents en fin d’après-midi et en soirée, voire des tornades.
Les prévisions se sont avérées exactes. Une puissante tornade a frappé Enid, dans l’Oklahoma, le 23 avril 2026 en soirée, causant d’importants dégâts matériels, des coupures de courant. Des opérations de recherche et de secours ont été organisées dans les quartiers touchés. Au moins dix personnes ont été blessées.

 

Tornade à Enid (Crédit photo: médias locaux)

Ces mauvaises conditions météorologiques devraient persister durant le week-end.

https://watchers.news/2026/04/24/tornado-enid-oklahoma-damage-homes-vance-afb-april-2026/

Source : Médias d’information américains, The Watchers.

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More than 80 homes have been destroyed by a wildfire in Brantley County, Georgia, as of April 24, 2026, prompting evacuation orders in multiple communities. Approximately 1 000 structures remain under threat as the fire continues to spread under dry and windy conditions. The fire has burned more than 2 023 ha and remains only partially contained, with firefighting operations ongoing. Officials reported that global warming in the region causes dry vegetation and persistent wind conditions that have contributed to continued fire spread, increasing exposure to residential zones.

https://watchers.news/2026/04/24/wildfire-destroys-more-than-80-homes-in-brantley-county-georgia/

The Brantley County fire is part of a broader wildfire situation across southern Georgia near the Florida border, where several large fires are burning under similar environmental conditions. Smoke from these fires has spread across the region, affecting air quality and prompting precautionary measures in multiple areas. No fatalities have been reported by available sources at the time of writing.

Source : The Watchers.

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Still because of global warming conditions, the central part of the United States has been swept by textreme events among which tornadoes over the past days. The NWS Storm Prediction Center issued a Tornado Watch on April 23, 2026, for eastern Nebraska, western and central Iowa, and northwest Missouri as severe thunderstorms began developing and increasing in coverage along a cold front. The watch included tornado potential, damaging wind gusts up to 110 km/h, and large hail up to 6.4 cm, while a separate Enhanced Risk area across eastern Kansas and northern Oklahoma was expected to produce more intense severe storms later in the afternoon and evening.

The prevision was right. A large tornado struck Enid, Oklahoma, during the evening hours of April 23, 2026, causing significant structural damage, downing power infrastructure, and prompting search-and-rescue operations across affected neighborhoods. At least 10 people were injured. These poor weather conditions are likely to continue during the weekend.

https://watchers.news/2026/04/24/tornado-enid-oklahoma-damage-homes-vance-afb-april-2026/

Source : U.S. News media, The Watchers.

Événements extrêmes, tornades et réchauffement climatique // Extreme events, tornadoes and global warming

Concentrations de CO2 : 431,31 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Phénomènes météorologiques extrêmes et réchauffement climatique.

L’une des conséquences les plus visibles du réchauffement climatique est l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes. Ainsi, aux États-Unis, le nombre de vagues de chaleur, de fortes pluies et d’ouragans a augmenté, tout comme leur intensité.

L’impact économique des phénomènes météorologiques extrêmes se voit au niveau des coûts de plusieurs milliards de dollars engendrés par ces catastrophes. Certaines sont connues pour être influencées par le réchauffement climatique (inondations, tempêtes tropicales), tandis que pour d’autres, l’influence du climat reste incertaine (tornades).

Dans les années à venir, il est probable que le réchauffement climatique aggravera la fréquence, l’intensité et les conséquences de certains types de phénomènes météorologiques extrêmes. Par exemple, l’élévation du niveau de la mer accentuera les effets des tempêtes côtières et le réchauffement du climat accentuera la pression sur les ressources en eau en période de sécheresse.

Tornades et réchauffement climatique.

Bien que l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les pluies torrentielles, les vagues de chaleur et les sécheresses, puisse être directement attribuée au réchauffement climatique, le lien entre les tornades et le réchauffement du climat reste encore mal compris. Plusieurs obstacles empêchent d’établir une relation sure à 100%, On dispose notamment de méthodes de collecte de données limitées, auxquelles s’ajoutent une forte variabilité interannuelle, et la difficulté de modéliser les principaux éléments physiques qui contribuent à la formation des tornades, ainsi que les tornades elles-mêmes en raison de leur petite taille.

Aux États-Unis, les données sur les tornades ne remontent qu’aux années 1950 et varient considérablement d’une année à l’autre, ce qui rend difficile l’identification des tendances à long terme. L’évaluation de la vitesse des vents qui génèrent des tornades à partir des dommages associés était probablement moins fiable avant la mise en œuvre, en 2007, de l’échelle de Fujita améliorée (EF) pour évaluer l’intensité des dommages causés par les tornades.

De plus, la détection des tornades repose sur des témoignages et des évaluations des dégâts après leur passage, plutôt que sur des données quantitatives. Avec la croissance démographique dans de nombreuses régions touchées par les tornades, le nombre de témoignages et de biens menacés a augmenté, ce qui a conduit au recensement d’un plus grand nombre de tornades, notamment les moins violentes. Par ailleurs, l’amélioration des technologies radar permet d’identifier les orages violents susceptibles de produire des tornades qui seraient passées inaperçues il y a plusieurs décennies.

Malgré ces difficultés, des études ont mis en évidence certaines tendances aux États-Unis, en s’appuyant sur des données plus fiables, comme celles relatives aux tornades les plus puissantes. Si le nombre de jours avec des tornades a diminué, d’autres tendances montrent une augmentation des épisodes de 30 tornades ou plus en une seule journée, une densité accrue des essaims de tornades (quand les tornades sont géographiquement plus proches) et une intensité plus forte des tornades. Leur répartition s’est également déplacée vers l’est. Ces tendances ne sont pas directement liées au réchauffement climatique. Une difficulté supplémentaire pour déterminer un lien entre la la fréquence et l’intensité des tornades et le réchauffement climatique réside dans le fait que leur étendue géographique est trop réduite pour être correctement simulée par les modèles climatiques. Cependant, ces modèles peuvent simuler certaines des conditions contribuant à la formation d’orages violents, souvent à l’origine de tornades.

Les chercheurs s’efforcent de mieux comprendre comment les éléments constitutifs des tornades – l’instabilité atmosphérique et le cisaillement du vent – réagissent au réchauffement climatique. Il est probable qu’un monde plus chaud et plus humide favorise une instabilité plus fréquente, mais il est également possible qu’il diminue le cisaillement du vent. De nombreuses études montrent que les conditions propices à la formation des orages les plus violents, susceptibles de donner naissance à des tornades, sont plus probables avec le réchauffement climatique. Ce dernier pourrait également modifier la saisonnalité des orages violents et les régions les plus exposées.

Source : NOAA, Centre pour le climat et les solutions énergétiques (C2ES).

Tornades actuelles aux États-Unis.

Quelles qu’en soient les causes, plusieurs tornades ont été observées dans le Midwest américain au mois d’avril 2026, causant des dégâts structurels aux habitations et aux infrastructures. Ainsi, les données préliminaires du Service météorologique national font état de plus de 20 tornades le 17 avril , concentrées dans le Wisconsin, l’Illinois et le Minnesota, et s’étendant jusqu’au Missouri. On dénombre au moins un blessé.

Voici un article avec plusieurs vidéos illustrant ces phénomènes extrêmes :

https://watchers.news/2026/04/18/tornadoes-damage-homes-infrastructure-midwest-april-17-2026/

Prévision de tornades aux États Unis pour le mois de mai 2026 (Source : AccuWeather)

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Extreme weather events and global warming.

One of the most visible consequences of global warming is an increase in the intensity and frequency of extreme weather events. The number of heat waves, heavy downpours, and major hurricanes has increased in the United States, and the strength of these events has increased, too.

A measure of the economic impact of extreme weather is the increasing number of billion-dollar disasters. Some of these weather disasters are known to be influenced by climate change (floods, tropical storms) and for some others a climate influence is uncertain (tornadoes).

In the coming years, global warming is expected to worsen the frequency, intensity, and impacts of some types of extreme weather events. For example, sea level rise increases the impacts of coastal storms and warming can place more stress on water supplies during droughts.

Tornadoes and global warming.

While the growing intensity and frequency of severe weather events like extreme rainfall, extreme heat, and drought can be directly attributed to global warming, the link between tornadoes and climate change is currently not fully understood. Challenges remain that prevent clearer attribution, including: limited data collection methods, high year-to-year variability, and difficulty modeling key physical elements that help tornadoes form as well as directly modeling tornadoes due to their small size.

Tornado records date back only to the 1950s in the United States, and vary significantly from year to year, making it difficult to identify long-term trends. The assessment of tornado wind speeds from associated damage may also have been less consistent before the 2007 implementation of the Enhanced Fujita (EF) Scale for tornado damage intensity. In addition, measuring the presence of tornadoes relies on eyewitness accounts and aftermath damage assessments rather than quantitative data. As the population in many areas affected by tornadoes has grown, we have seen an increase in eyewitness reports and property in harm’s way, leading to a larger number of recorded tornadoes, especially weaker ones. Additionally, improved radar technology helps identify severe storms that may produce tornadoes that may not have been detected decades ago.

Despite these challenges, studies have found a few trends in the United States by using portions of the record that are more reliable, like data for very strong tornadoes. Although the number of days with tornadoes has fallen, other trends are increasing, including outbreaks with 30 or more tornados in one day, the density of tornado clusters (i.e., tornadoes are closer geographically), and the strength of tornadoes. The distribution of tornadoes has also shifted eastward. These trends have not been directly linked to global warming.

An added difficulty in determining future tornado frequency and intensity caused by changes in the climate is that tornadoes are too geographically small to be well simulated by climate models. However, models can simulate some of the conditions that contribute to forming severe thunderstorms that often spawn tornadoes. Researchers are working to better understand how the building blocks for tornadoes—atmospheric instability and wind shear—respond to global warming. It is likely that a warmer, more humid world allows for more frequent instability, while it is also possible that a warmer world decreases wind shear. Multiple studies find that the conditions that produce the most severe thunderstorms from which tornadoes may form are more likely as the world warms. Global warming may also cause a shift in the seasonality of severe thunderstorms and the regions that are most likely to be hit.

Source : NOAA, Center for Climate and Energy Solutuions (C2ES).

Current tornadoes in the U.S.

Whatever the causes, multiple tornadoes were observedacross the Midwestern United States in April 2026, resulting in structural damage to residential buildings and infrastructure. For instance, preliminary National Weather Service data indicates more than 20 tornado reports on April 17, with impacts concentrated in Wisconsin, Illinois, and Minnesota and extending into Missouri, and at least one reported injury.

Here is an article with several videos showing these extreme events :
https://watchers.news/2026/04/18/tornadoes-damage-homes-infrastructure-midwest-april-17-2026/

Nouveau risque de crues glaciaires au Népal // New risk of glacial outburst floods in Nepal

Concentrations de CO2 : 429,62 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

J’ai alerté à plusieurs reprises sur ce blog sur le danger que représentent les lacs glaciaires qui se forment au front des glaciers en train de fondre Dans l’Himalaya et les Andes, ces lacs sont souvent retenus par des moraines fragiles qui peuvent s’éventrer à tout moment et provoquer de dangereuses crues glaciaires.
En 2026, les scientifiques préviennent que les lacs glaciaires himalayens constituent une menace de plus en plus grande pour les communautés situées en aval, car « un manque de neige et des pluies de plus en plus fréquentes et abondantes » déstabilisent les sols de la région.
Par exemple, le Nepali Times explique que le lac glaciaire de Thulagi, au pied du glacier du même nom, près du mont Manaslu au Népal, s’est agrandi au cours des dernières décennies avec la fonte des glaces environnantes. Ce qui n’était qu’une petite pièce d’eau dans les années 1960 est devenu aujourd’hui un lac de plus d’un kilomètre carré qui contient un volume d’eau considérable.

Source : The Nepali Times

Des scientifiques ont classé le lac Thulagi parmi les lacs glaciaires les plus dangereux de l’Himalaya ; il figure sur la liste de surveillance de l’ICIMOD (Institut indien de normalisation des eaux et des maladies). On craint une rupture brutale du lac.
Une étude de 2018, portant sur l’évolution de trois lacs glaciaires, dont le lac Thulagi, a révélé qu’une rupture brutale du Thulagi menacerait les localités et quatre centrales hydroélectriques situées en aval.
Des modélisations ont montré qu’en cas de rupture du lac Thulagi, les déferlantes pourraient atteindre les localités en aval en quelques heures, avec une hauteur dépassant les 12 mètres par endroits. Des villages entiers pourraient être rasés, des routes et des ponts détruits, et le cours des rivières définitivement dévié.
Les habitants du district de Manang, au Népal, sont encore traumatisés par les inondations de 2021, lorsque de fortes pluies ont provoqué une crue importante de la rivière Marsyangdi. Ces phénomènes météorologiques extrêmes détruisent et perturbent les moyens de subsistance, le tourisme, l’agriculture et la production d’énergie des localités vulnérables. Les pluies extrêmes qui se sont abattues sur la région ont déjà dévasté des exploitations agricoles au Népal et fait doubler le prix des denrées alimentaires. Par le passé, les inondations glaciaires ont emporté des maisons et des dispensaires, et ont coûté des vies.
Au-delà des destructions immédiates, les inondations peuvent contaminer l’eau potable, propager des maladies et déstabiliser les écosystèmes dont les communautés dépendent pour la pêche et l’agriculture.
Ce n’est qu’après les inondations de 2021 que des systèmes d’alerte précoce ont été installés sur les rives du fleuve Marsyangdi et dans les villes voisines. Cependant, les mesures d’alerte restent insuffisantes et aucun système ne couvre le lac Thulagi. En 2025, le Fonds vert pour le climat a approuvé une subvention de 36,1 millions de dollars pour contribuer à réduire le risque d’inondations glaciaires en abaissant le niveau d’eau de quatre lacs glaciaires, dont le Thulagi, dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement.

Source : The Cool Down (TCD).

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I have alerted several times on this blog to the danger caused by glacial lakes that form at the front of melting glaciers. In the Himalayas and in the Andes, such lakes are often dammed by fragile moraines that may break open at any time and cause dangerous glacial outburst floods (GLOFs).

In 2026, scientists are warning that Himalayan glacial lakes are becoming a growing threat to communities downstream as « too little snow and too much rain » destabilize the region’s terrain.

For instance, the Nepali Times explains that the Thulagi Glacial Lake, at the base of the retreating Thulagi Glacier near Mount Manaslu in Nepal, has expanded over the past few decades as surrounding ice melted. Once a small pool in the 1960s, the lake is now more than 1 square kilometer and holds a huge volume of water.

Scientists have classified Thulagi as one of the most dangerous glacial lakes in the Himalayas, among 47 others on an ICIMOD watchlist. They fear a glacial lake outburst flood.

A 2018 study followed the evolution of three glacial lakes, including Thulagi, finding that a GLOF from Thulagi posed a risk to communities and four hydropower projects downstream.

Modeling showed that if Thulagi were to burst, floodwaters could reach downstream towns within hours, with surges over 12 meters in some locations. Entire villages could be wiped out, roads and bridges destroyed, and rivers permanently rerouted.

Residents in Nepal’s Manang district still carry trauma from flooding in 2021, when heavy rainfall led to surging water in the Marsyangdi River. Extreme weather events like these destroy and disrupt livelihoods, tourism, agriculture, and energy production for vulnerable communities. Extreme rainfall in the region has already devastated farms in Nepal and doubled food prices for families, and past GLOFs have washed away homes and healthcare clinics and taken lives.

Beyond immediate destruction, flooding can contaminate drinking water, spread disease, and destabilize ecosystems that communities depend on for fishing and farming.

It was not until the 2021 floods that early warning systems were installed on the banks of the Marsyangdi River and nearby towns. However, there is currently little preparation beyond that, and no warning systems cover Thulagi. In 2025, the Green Climate Fund approved a $36.1 million grant to help reduce the risk of GLOFs by reducing water levels in four glacial lakes, including Thulagi, under the United Nations Development Program.

Source : The Cool Down (TCD).