Europe : un mois de mai des records // Europe : A record-breaking May

Concentrations de CO2 : 432,01 ppm (27 mai 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Une vague de chaleur a touché une grande partie de l’Europe occidentale fin mai 2026, battant des records de température. Cette chaleur a provoqué 12 décès au seul Royaume-Uni.
La gravité de la situation est visible sur une image prise le 26 mai 2026 par le satellite Copernicus Sentinel-3 de l’Agence spatiale européenne, qui surveille les températures de surface. Les zones en rouge indiquent des températures largement supérieures à 30 degrés Celsius. Elles comprennent de grandes villes comme Madrid et Paris.

Cette vague de chaleur a battu un nombre impressionnant de records de température. Quelque 23 stations météorologiques en Angleterre, au Pays de Galles, en Écosse et en Irlande du Nord ont enregistré des températures supérieures au précédent record national de 32,8 °C, établi en Grande Bretagne en 1922 et 1944. Le 26 mai, la station des Kew Gardens à Londres, a relevé une température de 35,1 °C, pulvérisant son précédent record mensuel de 29,3 °C.
Au moins sept autres décès en France, dont cinq par noyade, ont également été liés à cette canicule. Le 26 mai a été le jour le plus chaud jamais enregistré pour un mois de mai dans le pays, avec une température moyenne de 24,9 °C. Deux jours plus tard, les températures maximales diurnes ont frôlé les 40 °C dans plusieurs régions.
Ce phénomène météorologique était dû à un dôme de chaleur – une zone de haute pression piégeant l’air chaud – au-dessus de l’Europe occidentale. Sous l’influence de ce dôme de chaleur, les températures ont atteint des niveaux inhabituels pour un mois de mai dans plusieurs pays. Selon le Climate Central’s Climate Shift Index, la vague de chaleur observée depuis le 22 mai dans une grande partie de la France, de la Suisse, de l’Italie, de l’Autriche, du Liechtenstein, de l’Espagne, du Portugal et du Royaume-Uni est aujourd’hui trois à cinq fois plus probable en raison du réchauffement climatique.
Une vague de chaleur comme celle que vient de connaître l’Europe laisse présager une augmentation probable des décès. En effet, contrairement aux États-Unis, où environ 90 % des foyers sont équipés de la climatisation, 20 % en Europe en sont dotés, selon l’Agence internationale de l’énergie. Cette situation rend les fortes chaleurs particulièrement dangereuses sur le Vieux continent. En 2025, une série de vagues de chaleur a entraîné quelque 24 400 décès, dont 16 500 ont été attribués au réchauffement climatique, et plus de 62 700 personnes sont décédées de causes liées à la chaleur en 2024.
Source : Copernicus et médias américains.

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A heat wave has been affecting much of Western Europe in late May 2026, shattering temperature records. The heat has been linked to 12 deaths in the U.K. alone.

The gravity of the situation can be seen in an image captured by the European Space Agency’s Copernicus Sentinel-3 satellite, which is used to monitor surface temperatures, on May 26, 2026. The areas in red are indicative of temperatures well in excess of 30 degrees Celsius and include major European cities such as Madrid and Paris.(see map above)

The heat wave has broken a “remarkable number” of records for temperature. Some 23 weather stations across England, Wales, Scotland and Northern Ireland have reported temperatures exceeding the previous U.K.-wide record of 32.8 degrees C, which was set in 1922 and 1944. On May 26, a research station in London’s Kew Gardens recorded temperatures of 35.1°C, obliterating its previous record of 29.3°C for the month.

At least seven other deaths in France, five from drowning, have also been tied to the sweltering conditions. May 26 was the hottest May weather in the country’s history with an average temperature of 24.9°C. Two days later, daytime highs peaked at almost 40°C in several regions.

The weather was being driven by a heat dome—a block of high pressure that traps hot air—hovering over Western Europe. But even with the heat dome factored in, temperatures have hit levels that are unusual at the peak of summer in several countries. According to Climate Central’s Climate Shift Index, the heat seen since May 22 across much of France, Switzerland, Italy, Austria, Liechtenstein, Spain, Portugal and the U.K. was made three to five times more likely because of the effects of global warming..

Recent experience suggest more deaths are likely: unlike in the U.S., where an estimated 90 percent of households are equipped with air-conditioning, Europeans lag behind at only 20 percent, according to the International Energy Agency. That can make high temperatures particularly dangerous on the continent. In 2025 a series of heat waves led to some 24,400 deaths, 16,500 of which were attributed to cglobal warming, while more than 62,700 people died of heat-related causes the year before.

Source : Copernicus and U.S. News media.

Réchauffement climatique : vous n’avez encore rien vu ! // Global warming : you haven’t seen anything yet !

Vous trouvez que mai 2026 a été trop chaud ? Dans quelques années, vous vous direz qu’il faisait bon ! La vague de chaleur qui vient de frapper la France n’est qu’un avant-goût de ce qui risque de se produire dans un avenir proche. Selon les nouvelles projections climatiques des Nations Unies, au cours des cinq prochaines années, la Terre dépassera très probablement à plusieurs reprises le seuil climatique considéré comme sûr et battra tous les records de chaleur.
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) prévoit un réchauffement de l’Arctique de près de 1,66°C d’ici 2030 et une sécheresse dangereuse, avec un risque d’incendies de forêt, en Amazonie. L’OMM avertit que la hausse des températures due à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, entraînera des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, notamment des inondations, des sécheresses et des vagues de chaleur.
Les projections de l’agence climatique des Nations Unies indiquent qu’il y a 75 % de chances que la température moyenne de notre planète entre 2026 et 2030 dépasse 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Ce seuil correspond à la limite de réchauffement fixée en 2015 par l’Accord de Paris sur le climat. Un rapport scientifique de l’ONU, publié quelques années plus tard, a expliqué comment le dépassement de ce seuil de 1,5°C accroît les risques de décès, de dangers et de disparition d’espèces. Même s’il ne s’agit que de quelques dixièmes de degré, certains écosystèmes de la planète, comme les coraux et les glaciers, ne peuvent supporter un tel stress.
Selon un rapport de l’OMM, il y a 91 % de chances qu’au moins une des cinq prochaines années dépasse le seuil de 1,5 degré Celsius et 86 % de chances que l’une de ces années batte le record de l’année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre, établi en 2024. L’OMM prévoit que chaque année d’ici à 2030, le réchauffement climatique se situera entre 1,3 et 1,9 degré Celsius par rapport à la fin du 19ème siècle.
Presque toutes les prévisions à court terme annoncent la formation prochaine d’un puissant épisode El Niño. Le rapport de l’OMM indique que ce réchauffement pourrait se prolonger jusqu’en 2028. De ce fait, 2027 devrait battre le record de chaleur de 2024.
Si les cinq prochaines années enregistrent une hausse moyenne de plus de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, la Terre se sera réchauffée d’un quart de degré Celsius en une décennie, soit plus rapidement que les précédents seuils d’alerte.
Les projections, basées sur la moyenne d’environ 200 simulations informatiques réalisées à l’aide de 13 modèles climatiques différents provenant de divers pays, montrent que le réchauffement dans l’Arctique est 3,5 fois plus rapide que dans le reste du globe, en raison de la diminution de la glace et de la neige qui, habituellement, réfléchissent le rayonnement solaire vers l’espace. Un cercle vicieux est en train de s’installer.
Les hivers arctiques de 2020 à 2025 ont été en moyenne 1,2°C plus chauds que la moyenne de la période 1991-2020. L’OMM prévoit que les cinq prochains hivers seront en moyenne 2,8°C plus chauds que cette moyenne récente. Le rapport de l’OMM prévoit également une poursuite du rétrécissement de la banquise arctique au cours de l’été 2026. Il annonce aussi des conditions climatiques encore plus chaudes et anormalement sèches dans le bassin amazonien, ce qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour les populations locales et pour la planète entière. En effet, les populations dépendent de l’Amazonie pour leur approvisionnement en eau, et ces conditions plus chaudes et plus sèches devraient accroître le risque d’incendies de forêt, menaçant de transformer l’Amazonie, qui absorbe déjà le dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère, en une région aggravant le problème.
La région du Sahel en Afrique, déjà particulièrement sèche, devrait recevoir des précipitations supérieures à la normale, ce qui pourrait entraîner des inondations.
Selon les Nations Unies, les efforts déployés pour freiner le réchauffement climatique sont insuffisants. Malgré les progrès de ces dernières années, il est clair que le réchauffement climatique continue de dépasser les efforts internationaux pour le contenir, et les températures caniculaires en Europe, en Inde et ailleurs illustrent une fois de plus les conséquences humaines et économiques dramatiques de la combustion massive de charbon, de pétrole et de gaz.
Source : Organisation météorologique mondiale (OMM).

Dans de telles conditions, il est bien évident que les glaciers vont devenir une espèce en voie de disparition (Photo: C. Grandpey)

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You think May 2026 was too hot ? In a few years, you will probably think it was cold ! The heat wave that recently affected France is just an overview of what is likely to happen in the near future. According to new United Nations climate projections, in the next five years, the Earth will very probably surge again and again past the international climate threshold set as safe and shatter its hottest-year records.

The World Meteorological Organization (WMO) forecasts an overheating Arctic that warms nearly 1.66 degrees Celsius between now and 2030 and a dangerous drought with potential wildfires for the Amazon. The WMO warns that a hotter globe from the burning of coal, oil and gas means more extreme weather including floods, droughts and heat waves.

The projections by the U.N. climate agency said there’s a 75% chance that the average global temperature between 2026 and 2030 will exceed 1.5 degrees Celsius since pre-industrial times. That threshold is the limit of warming set in 2015 by the Paris climate agreement. A U.N. science report a few years later detailed how exceeding that 1.5 mark means more likely death, danger and species loss. Even though it’s only a few tenths of a degree, some of the planet’s ecosystems, such as coral and glaciers, can’t handle the strain.

According to the WMO report, there’s a 91% chance that at least one of the next five years will shoot past the 1.5 degree threshold and an 86% chance that one of those years will smash the record for Earth’s hottest year set in 2024. The WMO projects each year between now and 2030 to be between 1.3 degrees Celsius and 1.9 degrees Celsius since the late 1800s.

Nearly all the shorter-term forecasts call for a strong El Niño to form soon. The WMO report said it could stretch all the way to 2028. Because of that, 2027 will likely break the 2024 heat record.

And if the next five years do average more than 1.5 degrees Celsius since pre-industrial times, that means Earth will have warmed a quarter of a degree Celsius in a decade, which is faster than the previous rates of warning.

The projections, based on the averaging of about 200 runs of computer simulations using 13 different climate models from various countries, show warming in the Arctic rising 3.5 times faster than the rest of the globe, because there’s less ice and snow that had been reflecting solar radiation to space. It becomes a vicious cycle.

Winters in the Arctic from 2020 to 2025 on average were 1.2 degrees Celsius warmer than the 1991-2020 average. The WMO projects the next five winters will average 2.8 degrees Celsius warmer than that recent normal.

The WMO report also forecasts Arctic sea ice to continue to shrink in the summer. It also calls for even warmer and unusually dry conditions in the Amazon basin, and that could be devastating for both local residents and the planet as a whole. People rely on the Amazon for water and the hotter, drier conditions should increase wildfire risk, threatening to turn the Amazon, which now sucks heat-trapping carbon dioxide out of the atmosphere, into a region that worsens the problem.

Africa’s Sahel area, which has been extra dry, is likely to get more than normal rain and that could lead to flooding.

United Nations officials said efforts to curb global warming haven’t been enough. Despite the progress of recent years, it’s clear that global heating is still outpacing global efforts to contain it, and the baking temperatures in Europe, India and elsewhere show once again the brutal human and economic impacts of humanity still burning colossal amounts of coal, oil and gas.

Source : World Meteorological Organization (WMO).

La perte d’oxygène de nos rivières // The loss of oxygen in our rivers

Concentrations de CO2 : 432,09 ppm (26 mai 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Des chercheurs chinois de l’Académie des Sciences ont utilisé des satellites et l’intelligence artificielle pour suivre et analyser les niveaux d’oxygène dans plus de 21 000 rivières à travers le monde depuis 1985. Ils ont constaté que le réchauffement climatique entraîne une diminution progressive de l’oxygène dans les cours d’eau, avec une menace pour les poissons et autres organismes aquatiques. Leur étude, publiée en mai 2026 dans la revue Science Advances, indique que le niveau d’oxygène a diminué en moyenne de 2,1 % depuis 1985. Cela peut paraître peu, mais cette diminution s’accumule et, si elle se poursuit ou s’accélère, les rivières de l’est des États-Unis, d’Inde et des régions tropicales pourraient perdre suffisamment d’oxygène d’ici la fin du siècle pour asphyxier certains poissons et créer des zones mortes.

Vue de la Loire dans l ‘Allier au cours de l’été 2025 (Photo: C. Grandpey)

Les principes fondamentaux de la chimie et de la physique expliquent que l’eau plus chaude contient moins d’oxygène. Le réchauffement de l’eau, conséquence du changement climatique d’origine anthropique, libère davantage d’oxygène dans l’atmosphère. Si la perte d’oxygène se poursuit au rythme actuel, les rivières du monde entier perdront en moyenne 4 % d’oxygène en plus d’ici la fin du siècle, et dans certains cas près de 5 %. C’est à ce moment que la perte d’oxygène, appelée désoxygénation, devient problématique pour les poissons et les populations qui dépendent des rivières.
Les scientifiques chinois craignent que le niveau d’oxygène dans les rivières chute à un tel point que des zones mortes apparaissent, comme c’est le cas dans le golfe du Mexique, la baie de Chesapeake et le lac Érié en Amérique du Nord. Dans ces zones, les poissons peinent à respirer et meurent. Un chercheur explique que le faible niveau d’oxygène peut provoquer une série de crises écologiques telles que le déclin de la biodiversité, la dégradation de la qualité de l’eau et la mort de certains poissons. Il ajoute que certaines rivières sont dans un état si critique qu’un léger changement peut les faire basculer dans la zone de danger.

Il est bien évident que si une rivière se réchauffe trop, le niveau d’oxygène diminuera et il n’y aura plus de poissons. Je ne peux que confirmer cette situation préoccupante que j’ai pu observer en France. Je suis pêcheur de truites (à la mouche et no kill de préférence) et je n’ai pu que constater qu’avec les récentes vagues de chaleur et le manque de pluie, nos cours d’eau ont perdu la majeure partie de leur oxygène, rendant la survie de la truite fario impossible. Ce n’est pas l’épisode de canicule que nous vivons ces jours-ci qui va arranger les choses.

Une étude récente révèle qu’au début du siècle, le Gange, en Inde, fortement pollué, perdait de l’oxygène plus de 20 fois plus vite que la moyenne mondiale. Si, dans les prochaines années, on connaît une augmentation modérée à élevée des émissions mondiales de dioxyde de carbone, les rivières de l’est des États-Unis, de l’Arctique, de l’Inde et d’une grande partie de l’Amérique du Sud perdront probablement environ 10 % de leur oxygène d’ici la fin du siècle.
Les scientifiques s’inquiètent particulièrement des fleuves tropicaux, comme l’Amazone au Brésil. Depuis 1980, on observe une augmentation de près de 16 jours par décennie du nombre de jours présentant des zones mortes en Amazonie. À plus grande échelle, le stress oxydatif dans les rivières de la planète a augmenté de 13 jours par décennie et la fréquence des zones mortes de près de trois jours par décennie depuis 1980. Avec la poursuite du réchauffement climatique, ces chiffres devraient encore augmenter.

Sécheresse du fleuve Amazone en Colombie en septembre 2024 (Crédit photo : AFP)

Plusieurs facteurs expliquent la diminution de l’oxygène dans les rivières, notamment la pollution par les nutriments provenant des engrais et du ruissellement urbain, ainsi que la construction de barrages, les variations de débit et les problèmes liés au vent. Malgré tout, près de 63 % du problème est dû au réchauffement de l’eau.
L’étude chinoise conclut avec une mise en garde : la réduction de la pollution de l’eau est une priorité et sera d’autant plus difficile que les rivières se réchauffent.
Source : Associated Press via Yahoo News.

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Researchers at the Chinese Academy of Sciences used satellites and artificial intelligence to track and analyze oxygen levels in more than 21,000 rivers across the globe since 1985. They found that global warming is causing rivers to slowly lose oxygen, threatening fish and other lives in the waterways. Their study, published in May 2026 in Science Advances, indicates that oxygen levels have dropped an average of 2.1% since 1985. That doesn’t seem like much but it adds up and if it continues or accelerates, rivers in the Eastern United States, India and across the tropics could lose enough oxygen by the end of the century to suffocate some fish and create dead zones.

Basic chemistry and physics dictate that warmer water holds less oxygen. Warmer water, which happens with human-caused climate change, releases more oxygen into the atmosphere. If the oxygen loss rate continues at the current pace, the world’s rivers on average will lose an additional 4% of their oxygen by the end of the century, and in some cases close to 5%. That’s when oxygen loss, called deoxygenation, becomes problematic for fish and people who rely on rivers.

Scientists worry that oxygen levels in rivers could fall so low that dead zones appear, as they have in the Gulf of Mexico, Chesapeake Bay and Lake Erie. Those are areas where fish struggle to breathe and die. One researcher explaines that the low level of oxygen can cause a series of ecological crises such as biodiversity decline, water quality degradation and some fish may die.

He added that some rivers are in such bad shape that a small change can tip them into the danger zone. If your favorite fishing hole gets too warm, oxygen levels will go down and there won’t be any fish to catch. I can personally add that this situation can alreasdy be observed in France. With the recent heat waves and lack of rain, small rivers in France have lost most of their oxygen so that the fario trout could not survive.

One can rread in the latest study that earlier this century, India’s heavily polluted Ganges River was losing oxygen more than 20 times faster than the global average. Even with moderate-to-high increases in global carbon dioxide emission rates, rivers in the Eastern United States, the Arctic, India and much of South America are projected to lose about 10% of their oxygen by the end of the century.

Scientists worry about tropical rivers especially, such as the Amazon in Brazil. Since 1980, the number of days with dead zone spots in the Amazon rose by nearly 16 days per decade. More widely, oxygen stress in the world’s rivers increased by 13 days every decade and dead zone occurrences increased by nearly three days a decade since 1980. As the world continues to warm, those numbers should jump even higher.

There are several reasons for oxygen loss in the world’s rivers, including nutrient pollution from fertilizer and urban runoff, along with dam construction, flow and wind issues. But nearly 63% of the problem is from warmer water.

The Chinese study concludes that water pollution reduction is more important than ever and will be harder as rivers warm.

Source : Associated Press via Yahoo News.

Panique à Courchevel (Savoie) // Panic in Courchevel (Savoie, France)

C’est, semble-t-il le journal Le Monde qui a révélé le pot aux roses. On apprend que la retenue d’eau de la Loze, en amont d’un hameau de Courchevel (Savoie), s’affaisse à grande vitesse. À l’origine, cette réserve collinaire été construite en 2020 à 2 270 mètres d’altitude pour la somme de 5,7 millions d’euros pour garantir l’enneigement des 3,2 kilomètres de la célèbre piste de l’Éclipse à Courchevel, pour les championnats du monde de ski alpin 2023 et pour les JO Alpes 2030.

Vue de la réserve collinaire de la Loze (Source : Société Bianco)

Piste de ski de l’Éclipse

Il ne faut pas se voiler la face : les habitants d’un petit hameau en contrebas de la gigantesque retenue d’eau auraient pu être tout simplement engloutis. L’infrastructure qui stocke 170 000 mètres cubes d’eau menace de s’effondrer car elle s’affaisse à raison de 15 centimètres par an.

À l’époque du réchauffement climatique et du manque de neige sur les massifs, une telle réserve est essentielle pour alimenter les enneigeurs d’une station de ski comme Courchevel. Quand des problèmes apparaissent, on n’en parle pas trop fort pour ne pas faire fuir les touristes. Pourtant les signes d’affaissement de la retenue de la Loze ne sont pas nouveaux. Selon les journaux, des signaux alarmants étaient apparus dès le début. Les premières faiblesses avaient été détectées dès la mise en eau. La première année, en 2022, un léger tassement avait été attribué à la récente mise en service. Le problème, c’est que la situation n’a jamais cessé de s’aggraver et une expertise plus poussée a été décidée. Les experts ont conclu à une défaillance structurelle du barrage, liée à l’évolution thermique du sous-sol. Cette évolution a une double cause : l’ensemble du glacier rocheux sur lequel est construite la retenue d’eau fond à grande vitesse à cause du réchauffement climatique, et il y a la chaleur générée par la réserve d’eau. C’est ce phénomène qui fragilise la partie du barrage côté digue, en surplomb de la pente qui domine le hameau qui abrite 90 chalets et huit résidences hôtelières.

Devant l’urgence de la situation, la préfecture de Savoie a ordonné une vidange partielle, puis quasi totale, de la réserve fin 2025. Dans un premier temps, 146 000 mètres cubes d’eau ont été conservés dans la retenue, puis 132 000, et finalement 25 000 mètres cubes. Selon les experts, ce risque aurait dû être pris au sérieux dès le début, puisque la fonte du glacier de la Loze est due autant au réchauffement global des Alpes qu’à la retenue elle-même qui a agi comme un radiateur géant.

On sait que les lacs artificiels peuvent représenter un vrai risque pour les populations environnantes. La presse régionale rappelle le cas du lac artificiel qui s’est créé après l’éboulement du glacier du Birch, en Suisse, avec la destruction quasi totale du village de Blatten en mai 2025 (voir ma note du 29 mai 2025).

Source : presse nationale et régionale.

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Les articles de presse font état du « glacier rocheux » sur lequel a été construite la réserve collinaire. Un glacier rocheux est une masse de débris rocheux contenant de la glace. Qui dit glacier dit mouvement. C’est le fluage de la glace interstitielle qui est à l’origine du mouvement et donc des morphologies spectaculaires souvent rencontrées sur ce type de glacier.

Glacier rocheux du Laurichard, au-dessus du col du Lautaret (Photo : C. Grandpey)

Il faut toutefois noter que la vitesse de progression d’un glacier rocheux est beaucoup plus lente que celle d’un glacier fait uniquement de glace. Elle de l’ordre de quelques décimètres à quelques mètres par an, contre 100 à 200 mètres par an pour les ‘vrais’ glaciers des Alpes. À noter que les glaciers rocheux ne voient pas leur front reculer ; ils ne peuvent que progresser vers l’aval. Il est bien évident que la vitesse de progression d’un glacier rocheux varie en fonction du pourcentage de la pente.

Les experts nous expliquent que les glaciers rocheux peuvent aussi “mourir” en s’immobilisant si la glace interne fond, par exemple à cause du réchauffement climatique. On peut supposer que les géologues avaient étudié ces paramètres et estimé que le glacier rocheux de la Loze ne présentait pas de risque de mouvement, mais ils avaient probablement sous-estimé le dégel du glacier sous l’effet double du réchauffement climatique et de l’impact thermique de la masse d’eau.

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It seems that the newspaper Le Monde broke the story. The Loze reservoir, located upslope from a hamlet in Courchevel (Savoie), is rapidly subsiding. This hillside reservoir was originally built in 2020 at an altitude of 2,270 meters for €5.7 million to guarantee snow cover on the 3.2-kilometer-long Éclipse ski slope in Courchevel for the 2023 Alpine World Ski Championships and the 2030 Alpine Olympics. There’s no point in denying the seriousness of the situation: the inhabitants of a small hamlet below the gigantic reservoir could have been simply swallowed up. The infrastructure, which stores 170,000 cubic meters of water, is threatening to collapse as it is subsiding at a rate of 15 centimeters per year.

In an era of global warming and snow shortages in the mountains, such a reservoir is essential to supply the snow cannons of a ski resort like Courchevel. When problems arise, they are kept quiet so as not to scare away tourists. Yet, the signs of subsidence in the Loze reservoir are not new. According to newspapers, alarming signals appeared from the very beginning. The first weaknesses were detected as soon as it was filled. In the first year, 2022, a slight sinking was attributed to the filling of the reservoir. The problem is that the situation has steadily worsened, and a more in-depth investigation was commissioned. The experts concluded that there was a structural failure of the dam, linked to the thermal evolution of the subsoil. This evolution has a dual cause: the entire rock glacier on which the reservoir is built is melting rapidly due to global warming and the heat generated by the reservoir itself. This phenomenon is weakening the section of the dam on the embankment side, overlooking the slope that dominates the hamlet, home to 90 chalets and eight hotel residences.
Faced with the urgency of the situation, the Savoie prefecture ordered a partial, then almost total, draining of the reservoir by the end of 2025. Initially, 146,000 cubic meters of water were retained in the reservoir, then 132,000, and finally 25,000 cubic meters. According to experts, this risk should have been taken seriously from the outset, since the melting of the Loze glacier is due as much to global warming in the Alps as to the reservoir itself, which acted like a giant radiator.

It is well known that artificial lakes can pose a real risk to surrounding populations. The regional press recalls the case of the artificial lake created after the collapse of the Birch glacier in Switzerland, which resulted in the near-total destruction of the village of Blatten in May 2025.
Source: national and regional press.

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Newspaper articles refer to the « rock glacier » upon which the hill reserve appears to have been built. A rock glacier is a mass of rocky debris containing ice. Glaciers are inherently dynamic, and the movement of interstitial ice is what causes this movement and, consequently, the spectacular formations often found on this type of glacier. It should be noted, however, that the rate of advance of a rock glacier is much slower than that of a glacier composed solely of ice. Its rate is on the order of a few decimeters to a few meters per year (compared to 100 to 200 meters per year for the ‘true’ glaciers of the Alps). It should be noted that rock glaciers do not have their terminus retreating; they can only advance downhill. It is quite clear that the rate of advance of a rock glacier varies depending on the percentage of the slope.

Experts explain that rock glaciers can also « die » by coming to a standstill if the internal ice melts, for example, due to global warming. We can assume that the experts had studied these parameters and estimated that the Loze rock glacier did not present a risk of movement, but they had probably underestimated the glacier’s thawing under the combined effect of global warming and the thermal impact of the water mass.