La lave et les gaz de l’Holuhraun (Islande) // Lava and gases from Holuhraun (Iceland)

drapeau francaisL’éruption se poursuit dans l’Holuhraun sans changement significatif. L’affaissement de la caldeira du Bárðarbunga continue et la sismicité reste élevée sur le volcan. La zone couverte par la lave mesure maintenant 70 kilomètres carrés, soit 7 km carrés de plus qu’il y a deux semaines et demi. A titre de comparaison, la calotte glaciaire de l’Eyjafjallajökull mesure 78 kilomètres carrés et le Þingvallavatn, le deuxième plus grand lac du pays a une superficie de 82 kilomètres carrés.
La lave récemment émise a été baptisée Nornahraun ou «lave des sorcières» à cause de l’abondance de filaments semblables à ceux que l’on trouve sur le Kilauea à Hawaii où ils sont appelés « cheveux de Pélé ». En Islande, ces fibres sont connues sous le nom de nornahár ou « cheveux des sorcières. »
L’un des principaux problèmes causés par l’éruption de l’Holuhraun est la pollution de l’air qui peut affecter différentes régions de l’Islande, selon la direction du vent. Par exemple, les enseignants ont récemment gardé à l’intérieur de l’établissement les enfants de l’école maternelle de Graenuvellir près d’Husavik pour les mettre à l’abri du SO2 que le vent avait poussé vers le nord. Comme l’a dit le maire de Norðurþing: «Il n’y a absolument rien que l’on puisse faire, à part rester à l’intérieur. Les personnes les plus sensibles doivent éviter l’effort physique à l’extérieur, essayer de rester chez elles et chauffer leurs maisons pour empêcher le gaz d’y pénétrer. »
D’une manière générale, le gouvernement a émis des alertes sur les risques pour la santé. L’exposition au dioxyde de soufre peut provoquer une irritation des yeux, de la gorge et des poumons. Des niveaux élevés peuvent conduire à des difficultés respiratoires. Les enfants sont les plus vulnérables. La plupart des Islandais espèrent seulement que le vent souffle dans le bon sens et aussi qu’il pleuve pour réduire les effets des nuages de gaz.

Source : Iceland Review.

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drapeau anglaisThe Holuhraun eruption continues with no significant changes. The subsidence of the Barðarbunga caldera is going on as well and seismicity is still high on the volcano. The area covered in new lava from the Holuhraun eruption now measures 70 square kilometres, a 7-square-km larger than two and a half weeks ago.

For comparison, the Eyjafjallajökull icecap, is 78 square kilometres and Þingvallavatn, the country’s second largest lake, 82 square kilometres.

The new lava has been dubbed Nornahraun or ‘Witches’ Lava’ after the abundance hair-like similar to the ones to be found on Hawaii’s kilauea where they are called Pele’s hair. In Icelandic the fibers are known as nornahár or ‘witches’ hair.’

One of the main problems caused by the Holuhraun eruption is the air pollution that may affect different regions of Iceland according to the wind direction. For instance, the kids at the Graenuvellir kindergarten in Husavik  were recently kept inside to protect them from the SO2 that had been blown to the north. Said the mayor of Nordurthing: “There’s exactly nothing you can do, aside from going inside. People that are more sensitive than others need to avoid physical exertion outside and try to stay inside and warm up their houses to prevent the gas from getting inside.”

Globally, the government has issued warnings on the health risks. Exposure to sulfur dioxide can cause irritation in the eyes, throat and lungs. High levels can lead to breathing difficulties. Children are the most vulnerable. So most Icelanders are just hoping the wind blows the right way and also for rain to damp the gas clouds.

Source : Iceland Review.

Holuhraun-blog
Le champ de lave de l’Holuhraun vu par l’ Institut des  Sciences de la Terre.

Hawaii: Le HVO fait taire les rumeurs à propos de la Lower East Rift Zone // HVO dismisses the rumours about the Lower East ERift Zone

drapeau francaisComme toujours, quand un événement spectaculaire se produit dans une région ou une autre, les rumeurs ne manquent jamais d’apparaître. C’est le cas avec l’éruption du Kilauea et la coulée de lave du 27 juin qui avance lentement en direction de Paoha.
Il se dit actuellement que l’on aurait observé une hausse de température dans les plans d’eau alimentés par des sources ainsi qu’une augmentation des émissions de vapeur dans certains secteurs du District de Puna. Le HVO n’a pas confirmé ces dires, mais les différents réseaux de surveillance montrent que l’on n’a pas observé de changements significatifs dans l’alimentation magmatique de la zone de rift en aval du Pu’u O’o.
Le HVO rappelle que l’East Rift Zone du Kilauea a plus de 120 km de longueur ; elle s’étire depuis sommet de la caldeira du volcan jusqu’au fond de la mer au large des côtes, en passant par le Cap Kumukahi. La zone définie comme « Lower East Rift Zone » se situe entre le champ de lave del’Heiheiahulu et le Cap Kumukahi. Les principales éruptions récentes le long de cette partie de la zone de rift comprennent celles d’Opihikao en 1960, ainsi que d’autres en 1790, 1840, 1955 et 1961 Le Pu’u O’o se trouve dans la partie centrale de la zone de rift.
En termes de sismicité, déformation et émissions de gaz, la zone de rift entre le Pu’u O’o et le Cap Kumukahi montre actuellement des niveaux normaux. Le nombre de séismes d’une magnitude supérieure à M 1,7 est le plus bas enregistré depuis 15 ans. De plus, c’est l’affaissement qui a dominé la déformation enregistrée par le réseau GPS sur ​​cette même période de temps. Les mesures de gaz n’ont pas montré de variations majeures dans la Lower East Rift Zone.
Autre fait intéressant : On n’a enregistré aucun véritable essaim sismique dans la Lower East Rift Zone depuis le début de l’éruption du Pu’u O’o, ce qui laisse supposer que peu de magma, voire aucun nouveau magma, n’a circulé en aval du Pu’u O’o et des bouches éruptives associées. Au milieu des années 2000, un léger soulèvement de la surface et une légère augmentation de la sismicité ont révélé une possible arrivée minime de magma dans la région, mais cette activité correspondait à une augmentation – qui a diminué par la suite – de l’alimentation magmatique dans l’ensemble du système volcanique.
Si le magma devait commencer à monter vers la surface dans la Lower East Rift Zone, cela se traduirait par une déformation et une activité sismique beaucoup plus importantes. Ces signaux étant absents, le HVO peut affirmer que la hausse de température dans les plans d’eau et l’augmentation des émissions de vapeur ne sont pas dues à une augmentation du volume de  magma en direction de la Lower East Rift Zone.
Cependant, cela ne veut pas dire que le magma n’est pas présent sous cette partie du Kilauea. Des opérations de forage dans la Lower Rift Zone en 2005 ont rencontré une petite poche de magma à une profondeur d’environ 2,5 km. Ce magma était stable et faisait probablement partie des nombreuses petites poches, reliques d’intrusions et d’éruptions passées, qui se trouvent prises au piège dans la zone de rift.

Source : HVO.

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drapeau anglaisAs usual, when a dramatic event occurs in some region or other, rumours never fail to appear. This is the case with the current Kilauea eruption and the June 27th lava flow that is slowly moving toward the Paoha area.

There have been reports of rising temperatures in spring-fed ponds and increased steaming in some areas of Puna. HVO has not confirmed these reports, but based on seismic, geodetic and gas monitoring networks, there has been no change in magma supply to the lower part of the rift zone, downrift of Pu’u O’o.

HVO reminds people that Kilauea’s East Rift Zone is more than 120 km long, stretching from the volcano’s summit caldera through Cape Kumukahi to the offshore sea floor. The area designated as the “lower East Rift Zone” lies between the Heiheiahulu shield and Cape Kumukahi. Notable recent eruptions along this part of the rift zone include the 1960 Kapoho eruption, as well as eruptions in 1790, 1840, 1955 and 1961. The Puu Oo vent is located in the middle part of the rift zone.

In terms of seismicity, deformation and gas emissions, the rift zone between Pu’u O’o and Cape Kumukahi is currently at background levels. The number of earthquakes with magnitudes over 1.7 is the lowest in 15 years, and subsidence has dominated the deformation recorded by the permanent GPS network over that same time period. Gas measurements also have not shown appreciable changes in the lower East Rift Zone.

Interestingly, strong earthquake swarms in the lower East Rift Zone have been absent since the start of the ongoing Pu’u O’o eruption, suggesting that little, if any, new magma has been transported downrift of Pu’u O’o and associated eruptive vents. In the mid-2000s, minor surface uplift and a slight increase in earthquakes suggested a small increase in magma being transported to the area, but that activity was associated with a surge in magma supply to the entire volcano that has since diminished.

If any magma in the lower East Rift Zone were to begin rising to shallow levels, there would be much stronger deformation and energetic earthquake activity. Based on the absence of these signals, HVO is confident that reports of rising pond temperatures and increased steaming are not the result of an increase in magma being transported to the lower East Rift Zone.

However, this is not to say that magma is not present beneath that part of Kilauea. Drilling operations in the lower East Rift Zone in 2005 actually intersected a small body of magma at a depth of about 2.5 km. This magma was stagnant and probably just one of many small magma bodies trapped within the rift zone, relics of past intrusions and eruptions.

Source : HVO.

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Vue de l’East Rift Zone du Kilauea  (Photo:  C.  Grandpey)

Holuhraun (Islande): L’éruption continue // The eruption continues

drapeau francaisSelon les derniers bulletins du Met Office, l’éruption fissurale qui a commencé à la fin du mois d’août dans l’Holuhraun se poursuit avec la même intensité. Dans le même temps, la caldeira du Barðarbubga continue à s’affaisser, avec des événements sismiques entre M 3 et M 4 pour la plupart. On observe actuellement une certaine baisse de la sismicité dans la partie nord du dyke et sur le site de l’éruption.
Des concentrations élevées de SO2 (en moyenne 35000 tonnes par jour) sont encore détectées. Les émissions de gaz affectent généralement la partie nord de l’Islande, mais peuvent varier en fonction de la direction du vent. Il est conseillé à la population de se tenir informée de la qualité de l’air et des conditions environnementales. Une carte montrant les prévisions de déplacement des gaz est accessible sur la page web du Met Office islandais:
www.vedur.is/vedur/spar/textaspar/oskufok/

Une carte interactive montrant la répartition des gaz se trouve à cette adresse:
www.vedur.is/vedur/spar/gasdreifing

Par ailleurs, il convient de noter que le Barðabunga n’est pas en éruption comme on pourrait le croire en lisant certains articles de presse et rapports scientifiques. Certes, le magma a migré depuis ce volcan avant d’atteindre la plaine d’Holuhraun en suivant un réseau de fractures, mais le Barðarbunga n’est jamais entré en éruption !! S’il l’avait fait, les choses auraient été fort différentes. Une éruption sous-glaciaire aurait très probablement généré des panaches de cendres, des perturbations dans le trafic aérien et des inondations autour du glacier. Il est beaucoup plus pertinent de parler d’une éruption de (ou dans) l’Holuhraun.

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drapeau anglaisAccording to the Met Office’s latest updates, the fissure eruption that started at the end of August in Holuhraun continues with unchanged intensity. The Barðarbubga caldera is still subsiding, with seismic events between M 3 and M 4 for most of them. Fewer earthquakes are now detected the northern part of the dyke and around the eruption site.

High concentrations of  SO2 (an average of 35,000 tons per day) are still detected. The gas emissions usually affect the northern part of Iceland but may vary according to the wind direction. People are encouraged to follow closely the air quality monitoring data and environmental conditions. A map showing the

gas forecast can be found on the web page of the Icelandic Met Office:

www.vedur.is/vedur/spar/textaspar/oskufok/

An interactive map showing the gas distribution can be seen at :

www.vedur.is/vedur/spar/gasdreifing

By the way, it should be noted that no eruption is occurring at Bardabunga volcano as can be read in many media and scientific reports. Sure, magma migrated from beneath this volcano and then travelled to Holuhraun where a fissure eruption is taking place, but Bardarbunga never erupted!! Had it done so, it would have been another matter. It would have been a subglacial eruption, with probable ash plumes, disruptions to air traffic and flooding around the glacier. Speaking of « Holuhraun eruption » is far more relevant!

Holuhraun-eruption

L’éruption vue hier par l’une des webcams.

Bardarbunga-blog

Graphique montrant l’affaissement du glacier du Barðarbunga,  ainsi que la sismicité qui l’accompagne  (Source: Icelandic Met Office).

Islande: Fortes concentrations de SO2 // Iceland: High SO2 levels

drapeau francaisAprès un pic à 2,550 ug / m3 le 10 Septembre, le niveau de SO2 dans le Reyðarfjörður, dans l’est de l’Islande, est devenu dix fois plus faible (240 mg / m3) le 11 Septembre. D’après les autorités, la concentration de SO2 doit dépasser 350 mg pendant une heure entière pour dépasser la limite acceptable pour la santé, ou rester à 125 mg pendant 24 heures. Au travail, pour une journée de huit heures, la limite acceptable est fixée à 1 300 mg / m3.
Les habitants de la région se sont plaints d’avoir mauvaise bouche, des maux de gorge, des yeux qui piquaient et des maux de tête. Il leur est demandé de prendre conscience de la situation et des symptômes qui y sont liés.
Le Met Office islandais a émis une alerte pour la partie nord des Fjords de l’Est jusqu’à Vopnafjörður en raison de la pollution. En effet, les prévisions indiquent des niveaux élevés de SO2 émis par l’éruption.
L’Agence islandaise de l’Environnement va ouvrir un site Internet spécial avec des informations sur la pollution.
Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisAfter a peak at 2,550 μg/m3 on September 10th, SO2 levels in Reyðarfjörður, East Iceland, were ten times lower (240 μg/m3) on September 11th.  According to the authorities, the SO2 concentration must exceed 350 μg for an entire hour to exceed the health protection limit or remain at 125 μg  for 24 hours. The work protection limit for an eight-hour workday is set at 1,300 μg/m3.
Residents complained yesterday about having a bad taste in their mouth, a sore throat, stinging eyes and headaches. People in the region are advised to be conscious of the situation and of any related symptoms.
The Icelandic Met Office has issued a forecaster’s warning for the northern parts of the East Fjords up to Vopnafjörður due to the pollution as forecasts indicate high levels of SO2 being emitted by the eruption.
The Environment Agency of Iceland will open a special website with information on the pollution.
Source: Iceland Review.