Holuhraun (Islande): L’éruption continue // The eruption continues

drapeau francaisSelon les derniers bulletins du Met Office, l’éruption fissurale qui a commencé à la fin du mois d’août dans l’Holuhraun se poursuit avec la même intensité. Dans le même temps, la caldeira du Barðarbubga continue à s’affaisser, avec des événements sismiques entre M 3 et M 4 pour la plupart. On observe actuellement une certaine baisse de la sismicité dans la partie nord du dyke et sur le site de l’éruption.
Des concentrations élevées de SO2 (en moyenne 35000 tonnes par jour) sont encore détectées. Les émissions de gaz affectent généralement la partie nord de l’Islande, mais peuvent varier en fonction de la direction du vent. Il est conseillé à la population de se tenir informée de la qualité de l’air et des conditions environnementales. Une carte montrant les prévisions de déplacement des gaz est accessible sur la page web du Met Office islandais:
www.vedur.is/vedur/spar/textaspar/oskufok/

Une carte interactive montrant la répartition des gaz se trouve à cette adresse:
www.vedur.is/vedur/spar/gasdreifing

Par ailleurs, il convient de noter que le Barðabunga n’est pas en éruption comme on pourrait le croire en lisant certains articles de presse et rapports scientifiques. Certes, le magma a migré depuis ce volcan avant d’atteindre la plaine d’Holuhraun en suivant un réseau de fractures, mais le Barðarbunga n’est jamais entré en éruption !! S’il l’avait fait, les choses auraient été fort différentes. Une éruption sous-glaciaire aurait très probablement généré des panaches de cendres, des perturbations dans le trafic aérien et des inondations autour du glacier. Il est beaucoup plus pertinent de parler d’une éruption de (ou dans) l’Holuhraun.

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drapeau anglaisAccording to the Met Office’s latest updates, the fissure eruption that started at the end of August in Holuhraun continues with unchanged intensity. The Barðarbubga caldera is still subsiding, with seismic events between M 3 and M 4 for most of them. Fewer earthquakes are now detected the northern part of the dyke and around the eruption site.

High concentrations of  SO2 (an average of 35,000 tons per day) are still detected. The gas emissions usually affect the northern part of Iceland but may vary according to the wind direction. People are encouraged to follow closely the air quality monitoring data and environmental conditions. A map showing the

gas forecast can be found on the web page of the Icelandic Met Office:

www.vedur.is/vedur/spar/textaspar/oskufok/

An interactive map showing the gas distribution can be seen at :

www.vedur.is/vedur/spar/gasdreifing

By the way, it should be noted that no eruption is occurring at Bardabunga volcano as can be read in many media and scientific reports. Sure, magma migrated from beneath this volcano and then travelled to Holuhraun where a fissure eruption is taking place, but Bardarbunga never erupted!! Had it done so, it would have been another matter. It would have been a subglacial eruption, with probable ash plumes, disruptions to air traffic and flooding around the glacier. Speaking of « Holuhraun eruption » is far more relevant!

Holuhraun-eruption

L’éruption vue hier par l’une des webcams.

Bardarbunga-blog

Graphique montrant l’affaissement du glacier du Barðarbunga,  ainsi que la sismicité qui l’accompagne  (Source: Icelandic Met Office).

Islande: Fortes concentrations de SO2 // Iceland: High SO2 levels

drapeau francaisAprès un pic à 2,550 ug / m3 le 10 Septembre, le niveau de SO2 dans le Reyðarfjörður, dans l’est de l’Islande, est devenu dix fois plus faible (240 mg / m3) le 11 Septembre. D’après les autorités, la concentration de SO2 doit dépasser 350 mg pendant une heure entière pour dépasser la limite acceptable pour la santé, ou rester à 125 mg pendant 24 heures. Au travail, pour une journée de huit heures, la limite acceptable est fixée à 1 300 mg / m3.
Les habitants de la région se sont plaints d’avoir mauvaise bouche, des maux de gorge, des yeux qui piquaient et des maux de tête. Il leur est demandé de prendre conscience de la situation et des symptômes qui y sont liés.
Le Met Office islandais a émis une alerte pour la partie nord des Fjords de l’Est jusqu’à Vopnafjörður en raison de la pollution. En effet, les prévisions indiquent des niveaux élevés de SO2 émis par l’éruption.
L’Agence islandaise de l’Environnement va ouvrir un site Internet spécial avec des informations sur la pollution.
Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisAfter a peak at 2,550 μg/m3 on September 10th, SO2 levels in Reyðarfjörður, East Iceland, were ten times lower (240 μg/m3) on September 11th.  According to the authorities, the SO2 concentration must exceed 350 μg for an entire hour to exceed the health protection limit or remain at 125 μg  for 24 hours. The work protection limit for an eight-hour workday is set at 1,300 μg/m3.
Residents complained yesterday about having a bad taste in their mouth, a sore throat, stinging eyes and headaches. People in the region are advised to be conscious of the situation and of any related symptoms.
The Icelandic Met Office has issued a forecaster’s warning for the northern parts of the East Fjords up to Vopnafjörður due to the pollution as forecasts indicate high levels of SO2 being emitted by the eruption.
The Environment Agency of Iceland will open a special website with information on the pollution.
Source: Iceland Review.

Un satellite pour étudier le Kilauea (Hawaii / Etats Unis) // A satellite to monitor Kilauea volcano (Hawaii)

drapeau francaisUn satellite baptisé SUCHI, pas plus gros qu’une valise, doit être lancé à l’automne 2014 depuis l’île de Kauai à Hawaii, après une année passée à peaufiner sa technologie d’imagerie hyperspectrale. Lors d’une conférence présentée le 5 mai dernier, un chercheur de l’Université d’Hawaii a déclaré que SUCHI subissait des tests pour voir comment ses composants résisteraient aux violentes secousses auxquelles il serait soumis pendant le lancement de la fusée.
SUCHI est le raccourci de Space Ultra – Compact Hyperspectral Imager (Imageur spatial hyperspectral ultra compact) pour les petits satellites. Il est conçu pour étudier les phénomènes géologiques comme les éruptions volcaniques et des coulées de lave. Sa mission initiale de six mois pourrait être prolongée à deux ans. Le satellite est effectivement ultra compact ; il mesure un peu plus de 40 centimètres de longueur, 10 cm d’épaisseur et 12,5 cm de largeur. Il fonctionne à l’aide de panneaux solaires de la taille d’un PC portable de petite taille.
A l’intérieur du satellite se trouve une caméra FLIR A35 insérée dans un compartiment hermétique ; elle capable d’enregistrer des images d’une résolution de 336 x 256 pixels. Chaque pixel mesure 38 µm (un micromètre =µm = 10-6 mètre). La caméra a été mise au point par une équipe scientifique de l’Université d’Hawaii et construite au Laboratoire Spatial d’Hawaii à Manoa, une banlieue de Honolulu.
Au cours de sa courte mission, SUCHI permettra aux géologues de contrôler les émissions gazeuses et la vitesse à laquelle la lave se refroidit. Les images capturées devraient aussi servir à dresser un inventaire minéralogique des principales roches.
L’une des applications les plus importantes sera l’étude du dioxyde de soufre (SO2), un gaz volcanique constamment émis pendant l’éruption du Kilauea. Le gaz forme des aérosols que les habitants appellent  » vog  » (brouillard volcanique). Il se répand à travers l’archipel et est susceptible de causer des problèmes respiratoires. Le gaz peut être suivi à la trace et quantifié en utilisant la spectroscopie dans la bande 9µm du spectre infrarouge. Cette partie du spectre est également la gamme de longueur d’onde idéale pour la cartographie géologique de certains minéraux.
Source: Optics.org.

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drapeau anglaisA suitcase-size satellite called SUCHI is scheduled for launch from Kauai Island in Hawaii in the fall of 2014, after a year’s delay to fine-tune its hyperspectral sensing technology. Speaking at a conference session on May 5, a University of Hawaii researcher said that SUCHI was undergoing tests to see how its components would survive the intense shaking of a rocket launch.

SUCHI stands for Space Ultra-Compact Hyperspectral Imager for small satellites. It is designed to study geological phenomena like volcanic eruptions and lava flows, with a six-month primary mission that could be extended to two years. The ultra-compact satellite, measuring just over 40 centimetres in length, 10 centimetres deep and 12.5 centimetres wide, will run on solar panels approximately the size of a notebook.

Inside it is a FLIR A35 camera, mounted in a sealed vessel and collecting images at a resolution of 336 x 256 pixels. Each pixel measures 38 µm. It was developed by a University of Hawaii team and built at the Hawaii Space Flight Lab in Manoa, a suburb of Honolulu.

During its short deployment, SUCHI will help geologists to monitor volcanic gas emissions and rates at which lava cools. The captured images are also expected to be useful in the mapping of major rock mineralogy.

One key application is to monitor sulphur dioxide (SO2), a volcanic gas constantly erupted by Kilauea volcano. The gas forms aerosols that locals call “vog” (volcanic fog), which floats across the islands and can cause respiratory problems. The gas can be tracked and quantified using spectroscopy in the 9 µm region of the infrared spectrum.

That part of the spectrum is also an ideal wavelength range for geological mapping of certain minerals.

Source: Optics.org.

Kilauea-panache

Le panache du Kilauea, riche en SO2, est à l’origine du « vog » qui affecte périodiquement l’archipel.

(Photo:  C.  Grandpey)

Popocatepetl (Mexique)

drapeau francaisLe niveau d’alerte du Popocatepetl est maintenu à la couleur Jaune, Phase 2. Le CENAPRED indique que des panaches de gaz et de vapeur, auxquels se mêle parfois de la cendre, s’échappent régulièrement du cratère. Ils atteignent en général des hauteurs de 1 ou 2 km au-dessus du sommet. Des explosions projettent parfois des matériaux incandescents qui retombent pour la plupart à l’intérieur du cratère. Certaines explosions plus puissantes les expédient au maximum à quelques centaines de mètres au-delà de la lèvre.

Un survol effectué le 26 février a permis de voir l’intérieur du cratère du Popo et de se rendre compte que le dôme n°48 avait été détruit. A sa place, on observe une cavité en forme d’entonnoir d’une profondeur d’environ 80 mètres. Au fond, un nouveau dôme est en formation; son diamètre a été estimé à 20 – 30 mètres.

http://www.cenapred.gob.mx/popo/2014/feb/p0226142.jpg

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drapeau anglaisThe alert level for Popocatepetl remains at Yellow, Phase Two. CENAPRED indicates that gas and vapour plumes containing small amounts of ash are frequently coming out of the crater and rising up to one or two kilometres above the summit. Occasional explosions eject incandescent tephra which mostly fall inside the crater or no farther than a few hundred metres from the rim.

An overflight on February 26th allowed to see inside the crater of the Popocatepetl. It was observed that the dome number 48 was destroyed leaving a funnel-shaped cavity about 80 meters deep. In the bottom, there is a new dome with a diameter of 20 to 30 meters.

http://www.cenapred.gob.mx/popo/2014/feb/p0226142.jpg