Les littoraux menacés par la montée des océans // Coastlines under the threat of rising oceans

Une étude concernant le réchauffement climatique et la hausse du niveau des océans est parue le 2 mars sur le site Nature Climate Change. On peut y lire que la moitié des plages de sable dans le monde pourrait disparaître d’ici à 2100. Selon cette étude, même si l’humanité réduisait fortement les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, plus d’un tiers des littoraux sablonneux seraient menacés.

Leur disparition aurait un impact significatif pour des activités touristiques. Ce n’est pas tout. En dehors du tourisme, les plages de sable constituent souvent le premier rempart contre les tempêtes et les vagues de submersion. Sans elles, les impacts des événements climatiques extrêmes seront probablement plus désastreux.

Les plages de sable occupent plus d’un tiers des littoraux de la planète et se situent souvent dans des régions très peuplées. L’Australie pourrait être le pays le plus durement touché. L’étude estime que près de 15 000 km de plages de sable pourraient être rayés de la carte d’ici à 80 ans. La menace est la même pour le Canada, le Chili et les Etats-Unis. J’ai montré des photos très révélatrices d’aménagements réalisés à Miami pour faire face à la montée des eaux. Le Mexique, la Chine, la Russie, l’Argentine, l’Inde et le Brésil font aussi partie des pays en première ligne.

S’agissant du réchauffement climatique, les scientifiques se réfèrent en général à deux scénarios : l’un est pessimiste, avec des émissions de gaz à effet de serre qui continuent à leur rythme actuel. L’autre scénario se veut plus optimiste avec une réchauffement climatique limité à 3°C, un niveau qui reste toutefois élevé.

Dans le scénario du pire, 49,5% des plages de sable disparaîtraient, soit environ 132 000 km de côte. Dans l’autre cas, environ 95 000 km seraient concernés.

Le GIEC, groupe d’experts climat de l’ONU, estime dans un rapport publié en septembre 2019 que les océans pourraient monter de 50 cm d’ici à 2100 dans le meilleur des cas, de 84 cm dans le pire. Il est bien évident que ces chiffres doivent être considérés avec prudence car on sait que la fonte des glaciers et surtout de la banquise ne sont pas uniformes. Par exemple, le phénomène est en accélération actuellement, mais il peut connaître des fluctuations à un moment ou un autre.

S’agissant de la France, c’est la côte atlantique qui serait la plus menacée. Ce n’est pas vraiment une surprise car les vagues ont déjà causé de gros dégâts lors des tempêtes. On l’a vu récemment avec les dunes de l’île de Noirmoutier qui n’ont pas réussi à freiner les assauts des vagues, avec des dégâts significatifs. L’eau a également envahi des rues et routes de l’île. Il ne fait guère de doute que des maisons construites trop près du littoral devront être détruites dans un proche avenir.

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A recent study on global warming and rising sea levels was published on March 2nd on the Nature Climate Change website. One can read that half of the world’s sandy beaches could disappear by 2100. According to this study, even if humanity sharply reduced the greenhouse gas emissions responsible for global warming, more than a a third of the sandy coastlines will be threatened.
Their disappearance would have a significant impact on tourist activities. That’s not all. Besides tourism, sandy beaches are often the first protection against storms and waves of submersion. Without them, the impacts of extreme weather events will likely be more disastrous.
Sandy beaches can be found along more than a third of the world’s coastlines and are often in highly populated regions. Australia could be the hardest hit country. The study estimates that almost 15,000 km of sandy beaches could be wiped off the map within 80 years. The threat is the same for Canada, Chile and the United States. I showed very revealing photos of developments in Miami to deal with the rising waters. Mexico, China, Russia, Argentina, India and Brazil are also among the frontline countries.
When it comes to global warming, scientists generally refer to two scenarios: one is pessimistic, with greenhouse gas emissions continuing at their current rate. The other scenario is more optimistic with global warming limited to 3°C, a level which remains high, however.
In the worst-case scenario, 49.5% of the sandy beaches would disappear, or approximately 132,000 km of coastline. In the other case, around 95,000 km would be affected.
The IPCC, a group of UN climate experts, estimated in a report published in September 2019 that the oceans could rise by 50 cm by 2100 in the best of cases, by 84 cm in the worst. It is quite obvious that these figures must be considered with caution because we know that the melting of the glaciers and the pack ice is not uniform. For example, the phenomenon is currently accelerating, but it can fluctuate at one time or another.
With regard to France, the Atlantic coast is the most threatened. It’s not really a surprise as the waves have already caused great damage during storms. We saw this recently with the sand dunes of Noirmoutier Island, which failed to curb the assaults of the waves, with significant damage. Water also flooded the streets and roads of the island. There is little doubt that houses built too close to the coast will have to be destroyed in the near future.

Miami (Floride) se prépare pour affronter la montée de l’océan

A Talmont-sur-Gironde (Charente Maritime), la mer sape la falaise

Les vagues ont eu raison du Mur de l’Atlantique construit par les Allemands dans les années 1940

Les enrochements installés à Lacanau (Gironde) résisteront-ils encore longtemps à l’assaut des vagues au moment des tempêtes?

(Photos: C. Grandpey)

Un hiver chaud! // A hot winter!

Selon les données Copernicus publiées le 4 mars, l’hiver météorologique (décembre, janvier et février) 2019-2020 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe, avec une température supérieure de 3,4°C à la moyenne. Le précédent record (2015-2016) est donc battu de près de 1,5°C. Le mois de février 2020 a été le deuxième plus doux en Europe depuis le début des relevés météorologiques, derrière février 1990. Le mois dernier, la température a été de 3,9°C supérieure à la moyenne.

Le mois de février 2020 a également été le 2ème mois de février le plus doux en France, avec une anomalie de +3,6°C, derrière les +4,4°C de février 1990.

Source : France Info.

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Le centre de prévisions météorologiques de Russie confirme ce que j’ai écrit il y a quelques semaines: le dernier hiver (2019-2020) a également été le plus chaud observé à Moscou depuis le début des relevés de températures il y a 140 ans. Ce fut aussi le premier hiver avec une moyenne égale ou supérieure à 0°C. La température moyenne en Russie de décembre à février a été supérieure de 2,5°C au précédent record de -2,8°C au cours de l’hiver 1960-1961. C’est 6,3°C de plus que la moyenne 1981-2010!
La Russie dans son ensemble devrait également connaître l’hiver le plus chaud de son histoire. 2019 avait déjà été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans le pays. Cela a entraîné un tel déficit de chutes de neige que les autorités ont dû importer de la neige artificielle pour les festivités du Nouvel An.
Bien que le gouvernement russe ait approuvé un plan national d’adaptation au changement climatique au début de l’année 2020, le président Vladimir Poutine a déclaré que personne ne connaît les origines du changement climatique dans le monde! Il a déclaré: « Nous savons que dans l’histoire de notre Terre, il y a eu des périodes de réchauffement et de refroidissement et cela pourrait dépendre de processus dans l’univers. Un petit changement d’angle de l’axe de rotation de la Terre ou de son orbite autour du Soleil peut entraîner de profonds changements climatiques. » Bien sûr, il a oublié de mentionner le rôle joué par les gaz à effet de serre et de dire que son pays est l’un des principaux pollueurs !
Pendant ce temps, d’autres parties de l’Europe ont également connu des conditions hivernales exceptionnelles. Par exemple, Helsinki, la capitale de la Finlande, n’a enregistré pratiquement aucune chute de neige en janvier ou février, avec seulement 20 centimètres pendant tout l’hiver. La France et l’Allemagne ont également connu leur hiver le plus doux, avec les problèmes que l’on sait pour les stations de ski de basse et moyenne altitude.
Source: The Watchers.

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La Haute-Vienne où j’habite n’a pas échappé à l’hiver extrêmement doux. Selon Météo France, c’est le plus chaud du département depuis 1950. Les températures de l’hiver sont de 2,9°C au-dessus de la normale, qui s’élève à 4,6°C. Jusqu’à présent, 2016 était l’hiver record. En février 2020, on a enregistré 3,4°C de plus que la normale qui est de 4,9°C. Le 16 février on a enregistré des pointes de 15°C et 19°C. Preuve supplémentaire de cette douceur, la quasi-absence de gelées. Le mois de février 2020 n’a toutefois pas été le plus doux de l’histoire, se classant en quatrième position des mois de février les plus doux depuis 1950 dans le département, juste devant celui de 2019.

J’entends tous les jours les gens se plaindre de la pluie. Ils ont tort : Février 2020 est déficitaire de 14 %. La pluie est tombée de manière disparate sur le département de la Haute-Vienne. Grâce à ces pluies, l’hiver 2019-2020 dans sa globalité (entre décembre et février) se conclut en Haute-Vienne avec un excédent de 7 % de précipitations. Comme le fait remarquer un météorologue, « c’est plutôt rassurant, mais il ne faudrait pas un printemps sec car les réserves d’eau ne sont pas encore au top.»

Source : La Populaire du Centre.

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According to Copernicus data released on March 4th, the 2019-2020 meteorological winter (December, January and February) was the warmest on record in Europe, with temperatures 3.4°C above average. The previous record (2015-2016) was beaten by almost 1.5°C. February 2020 was the second warmest in Europe since the start of the weather reports, after February 1990. Last month, the temperature was + 3.9°C compared to the average.

February 2020 was also the 2nd mildest February in France, with an anomaly of + 3.6°C, behind + 4.4°C in February 1990.

Source: France Info.

Russia’s weather forecasting centre confirms what I wrote a few weeks ago : The past winter season (2019-2020) was Moscow’s warmest winter season since record-keeping started 140 years ago. This was also the first winter averaging at or above 0°C. Russia’s average temperature from December to February has been 2.5 °C warmer than the previous record of -2.8 °C during the winter of 1960/61. This is 6.3 °C warmer than the 1981-2010 average!

Russia as a whole is also likely to set a record for the warmest winter. In addition to the extremes, 2019 was also the hottest year ever recorded in the country. This resulted in a severe lack of seasonal snowfall to the point where officials had to import artificial snow for New Year’s festivities.

Although the Russian government approved their national plan for the adaptation to climate change earlier this year, President Vladimir Putin said nobody knows the origins of global climate change! He declared: « We know that in the history of our Earth there have been periods of warming and cooling and it could depend on processes in the universe. A small angle in the axis in the rotation of the Earth or its orbit around the Sun could push the planet into serious climate changes. » Of course, he forgot to mention the part played by greenhouse gases and say that his country is one of the major polluters.

Meanwhile, other parts of Europe also faced extremely weak winter conditions. For instance, Finland‘s Helsinki had almost no snowfall in January or February, with only 20 centimetres during the entire winter season. France and Germany had their warmest winter as well.

Source: The Watchers.

De la pluie artificielle bientôt en France? // Artificial rain soon in France ?

Après plus de six semaines sans pluie, l’Indonésie commencera bientôt à ensemencer les nuages ​​afin de déclencher des précipitations. On espère que cela permettra de mettre fin à la vague de sécheresse provoquée par El Niño qui a mis en danger plus de 200 kilomètres carrés de cultures et donc de récoltes. Les autorités indonésiennes ont déclaré que les cultures à risque sont estimées à 215 millions de dollars, une perte qui pourrait causer une importante instabilité alimentaire dans la région.
Les autorités indonésiennes ont indiqué qu’elles allaient injecter des cristaux de sel dans les nuages ​​à la fin du mois d’août. Le sel attire naturellement l’eau et lorsque les particules deviennent saturées et lourdes, elles tombent du ciel sous forme de gouttes de pluie. L’Indonésie a déjà utilisé l’ensemencement des nuages ​​pour lutter contre le brouillard ​​lié aux incendies de forêts en 2015 et pour faire face aux inondations à Jakarta en 2013. Les nuages ont alors déversé leur pluie sur l’océan avant d’atteindre la capitale.
La prochaine opération d’ensemencement des nuages se déroulera à Jakarta et à Kupang, capitale de la province de Nusa Tenggara Est, dans le but de générer des pluies sur Java, Bali, Nusa Tenggara Ouest et Nusa Tenggara Est. Selon le Jakarta Post, au moins 100 juridictions sont touchées par la sécheresse actuelle, y compris d’importantes zones de production de riz.
L’ensemencement  des nuages ​​a été testé pour la première fois dans les années 1940 et est devenu de plus en plus fréquent au cours des dernières décennies. Le Sri Lanka a eu recours à cette technique pour provoquer la pluie au début de cette année afin de lutter contre la sécheresse, mais l’entreprise ne fut pas couronnée de succès. Les Émirats Arabes Unis ont mené à bien près de 20 missions d’ensemencement de nuages ​​sur une période de deux semaines en février. Plus de 50 pays utilisent actuellement l’ensemencement des nuages ​​pour modifier les conditions météorologiques.
Bien que la technique soit utilisée depuis près de 80 ans, les scientifiques se posent toujours des questions sur l’efficacité de l’ensemencement des nuages ​​et sur ses effets à long terme. Un rapport publié en 2003 par la National Academy of Sciences a révélé qu’il existait peu de preuves de l’efficacité de l’ensemencement des nuages et sur l’aptitude de la technique à provoquer des précipitations. Cependant, une expérience récente réalisée par des scientifiques de l’Université du Colorado et consistant  envoyer des doses d’iodure d’argent dans des nuages a provoqué des chutes de neige dans les montagnes du sud-ouest de l’Idaho.
Il convient de noter qu’un épais brouillard a actuellement envahi Palembang en raison des nombreux incendies de forêt dans les régions voisines. Le brouillard a réduit la visibilité et perturbe les activités quotidiennes dans la capitale provinciale. Le problème est que les méthodes d’ensemencement des nuages pour créer des pluies artificielles ne sont pas efficaces dans ces conditions.
Source: The Jakarta Post.

Avec la sécheresse actuelle en France et les vagues de chaleur à répétition susceptibles de se produire à l’avenir, je ne serais pas surpris que le gouvernement français décide bientôt de recourir à l’ensemencement des nuages ​​pour faire pleuvoir sur les cultures. Mais il faudrait pour cela que des nuages apparaissent dans le ciel qui est souvent resté désespérément  bleu en France cet été…

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After more than six weeks without rain, Indonesia will soon start cloud seeding in an effort to kickstart precipitation and end an El Niño-driven drought that has put 50,000 acres of crops at risk of harvest failure.Indonesian officials said the at-risk crops are worth an estimated 215 million dollars, a loss that could cause significant food instability in the region.

Indonesian authorities said they will send salt flares into passing clouds as early as the end of August. Salt naturally attracts water, and as the particles become saturated and heavier, they fall from the sky as raindrops. Indonesia previously used cloud seeding to fight fire-related haze in 2015 and to reduce flooding in Jakarta in 2013, by forcing clouds to release their rain over the ocean before reaching the capital city.

The country’s newest cloud-seeding operation will take place in Jakarta and Kupang, the provincial capital of East Nusa Tenggara, with the aim of generating rain over Java Island, Bali, West Nusa Tenggara, and East Nusa Tenggara. According to The Jakarta Post, at least 100 jurisdictions across the country are being affected by the current drought, including important rice-producing areas.

Cloud seeding was first tested in the 1940s and has become increasingly popular over the past few decades. Sri Lanka used the geoengineering technique to induce rain earlier this year to fight drought, though unsuccessfully. The United Arab Emirates completed nearly 20 cloud-seeding missions over a two-week period in February. More than 50 countries currently use cloud seeding to alter weather.

Despite nearly 80 years of use, however, there is still debate among scientists over cloud seeding’s effectiveness and long-term impacts. A 2003 report by the National Academy of Sciences found little evidence that cloud seeding has a statistically significant impact on rainfall. But a recent experiment, which involved dropping canisters of silver iodide into clouds, by scientists at the University of Colorado induced snowfall in the mountains of southwestern Idaho.

It should be noted that thick smog has currently engulfed Palembang as a result of increased wildfires in nearby regencies and cities. The smog has decreased visibility and started disrupting daily activities in the provincial capital over the weekend. The problem is that weather modification methods to make artificial rain are not effective in this condition.

Source: The Jakarta Post.

With the current drought in France and the repetitive heat waves likely to happen in the future, I would not be surprised if the French government soon decided to resort to cloud seeding to drop some water on the crops. But you need clouds to seed them and the sky has often been all blue in France this summer…

Principe de l’ensemencement des nuages par un projecteur de particules au sol ou en avion (Source: Wikipedia)

Projections climatiques // Climate predictions

On peut lire sur le site « global-climat » un article qui explique que des outils existent pour mesurer concrètement le réchauffement local du climat et faire des projections pour les prochaines décennies.

Ce n’est un secret pour personne. Sous l’effet des gaz à effet de serre et, peut-être d’un cycle climatique de réchauffement, notre planète va continuer à connaître une hausse de température au cours des prochaines décennies. Des outils permettent aujourd’hui de dire en fonction des scénarios d’émissions de gaz à effet de serre qu’en général les villes de l’hémisphère nord verront leur climat afficher les caractéristiques de villes situées bien plus au sud. Dans l’hémisphère sud, la climatologie adoptera réciproquement des caractéristiques que l’on retrouve aujourd’hui plus au nord.

Une étude publiée en 2018 permet d’appréhender le changement climatique de 90 villes européennes de 1951 à 2100 avec le scénario A1B du GIEC qui conduit à une hausse globale de 3°C en 2100. La méthode développée dans cette étude prend en compte cinq variables climatiques : la température moyenne et les précipitations moyennes mensuelles ; la température minimale mensuelle pour les mois d’hiver et la température maximale mensuelle pour les mois d’été ; les précipitations totales annuelles.

Ces variables ont été calculées mensuellement (ou annuellement dans le cas de la variable annuelle des précipitations totales) et moyennées sur cinq périodes de 30 ans, à savoir P1 (1951-1980), P2 (1981-2010), P3 (2011-2040), P4 (2041-2070) et P5 (2071-2100). Parmi les 90 villes étudiées, 70 villes ont des analogues climatiques fiables pour chacune des quatre périodes futures de 30 ans.

Parmi les déplacements climatiques les plus spectaculaires, le climat de Berlin sera situé en 2071-2100 (P5) à 1 584 km vers le sud (sud de l’Espagne) par rapport à son climat en 1951-1980 (P1). Les résultats montrent que la vitesse du changement climatique des villes européennes n’est pas constante de 1951 à 2100, mais qu’elle accélère de manière significative tout au long du 21ème siècle.

Le climat des villes européennes se déplacera vers le sud à une vitesse moyenne de 7,9 km par an de 1951-1980 à 2071-2100 (P1-P5), selon le scénario A1B. Cela signifie qu’en moins d’une génération humaine (c’est-à-dire 25 ans), le climat des villes européennes changera de 200 km en moyenne vers le sud. Ce changement climatique rapide aura sans aucun doute des conséquences négatives sur les 416 millions d’habitants des 90 villes faisant l’objet de l’enquête.

En été, la ville championne du réchauffement sera Sofia, en Bulgarie. Pour Paris, le réchauffement est un peu moins important mais reste très impressionnant, notamment en été avec +6,5°C en 2100, digne de ce que l’on trouve actuellement à Fez, au Maroc. Comme en Bulgarie, la tendance est clairement à la hausse depuis les années 80. La projection pour 2100 avec le scénario RCP8.5 annonce +5,2°C en moyenne annuelle à Paris :

L’étude concernant les Etats-Unis montre également, comme celle sur l’Europe, que le climat de la plupart des zones urbaines nord-américaines changera considérablement et ressemblera davantage aux climats contemporains des localités situées à 850 km et principalement au sud. Avec un scénario de fortes émissions de CO2, le citadin moyen aux Etats-Unis devra parcourir près de 1 000 km pour se rendre dans un climat semblable à celui qu’il est susceptible de rencontrer dans sa ville aujourd’hui.

Les données montrent que, d’ici 2050, les Australiens ne profiteront plus de l’hiver tel qu’ils le connaissent aujourd’hui et connaîtront une nouvelle saison baptisée « Nouvel été ». Le nouvel été représente une période de l’année où, dans de nombreuses localités, les températures dépasseront régulièrement les 40 ° C sur une période prolongée.

Source : global-climat.

Si ces prévisions se confirment, elles obligeront certains secteurs à s’adapter, en particulier les zones de montagne où la saison de sports d’hiver se réduira comme peau de chagrin. L’agriculture devra s’adapter elle aussi car les besoins en eau se feront de plus en plus grands. La population de certaines régions devra probablement subir des restrictions pour sa consommation. Je ne serai plus là pour assister à cette évolution climatique sévère, mais je suis persuadé que l’Homme saura s’adapter, même si cela ne se fera pas sans mal.

A l’échelle de la planète, beaucoup de glaciers disparaîtront ; la banquise continuera de fondre, ouvrant la voie à de nouvelles routes de navigation, avec les risques que cela suppose pour l’environnement. L’économie subira, elle aussi, de profondes transformations, en particulier l’agriculture qui devra s’adapter, voire se déplacer en fonction des nouvelles conditions climatiques.

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One can read on the « global-climat  » website, an article explaining that tools exist to concretely measure the local warming of the climate and to make projections for the next decades.
It’s no secret to anyone. Under the effect of greenhouse gases and, perhaps, a warming climate cycle, our planet will continue to experience a rise in temperature over the coming decades. Tools now make it possible to say in terms of greenhouse gas emission scenarios that, in general, the future climate of cities in the northern hemisphere will display the characteristics of cities far further south. In the southern hemisphere, climatology will adopt reciprocally features that are found today further north.
A study published in 2018 makes it possible to apprehend the climatic change of 90 European cities from 1951 to 2100 with the IPCC A1B scenario which leads to an overall increase of 3°C in 2100. The method developed in this study takes five variables into account: average temperature and average monthly precipitation; minimum monthly temperature for the winter months and maximum monthly temperature for the summer months; total annual precipitation.
These variables were calculated monthly (or annually in the case of the annual total precipitation variable) and averaged over five 30-year periods, namely P1 (1951-1980), P2 (1981-2010), P3 (2011-2040) ), P4 (2041-2070) and P5 (2071-2100). Of the 90 cities surveyed, 70 cities have reliable climate analogues for each of the four future 30-year periods.
Among the most spectacular movements, the climate of Berlin will be located in 2071-2100 (P5) 1,584 km to the south (south of Spain) compared to its climate in 1951-1980 (P1). The results show that the speed of climate change in European cities is not constant from 1951 to 2100, but accelerates significantly throughout the 21st century.
The climate of European cities will move southwards at an average speed of 7.9 km per year from 1951-1980 to 2071-2100 (P1-P5), according to the A1B scenario. This means that in less than a human generation (i.e. 25 years), the climate of European cities will move an average of 200 km to the south. This rapid climate change will undoubtedly have negative consequences for the 416 million inhabitants of the 90 cities surveyed.
In summer, the champion city of warming will be Sofia, Bulgaria. For Paris, the warming is a little less significant but remains very impressive, especially in summer with + 6.5°C in 2100, with temperatures currently found in Fez, Morocco. As in Bulgaria, the trend has been clearly on the rise since the 80s. The projection for 2100 with the scenario RCP8.5 predicts  + 5.2°C average annual in Paris:
The US study also shows, like the one on Europe, that the climate of most North American urban areas will change considerably and will be more like the contemporary climates of places 850 km to the south. With a scenario of high CO2 emissions, the average city-dweller in the United States will have to travel nearly 1,000 km to reach a climate similar to the one he is likely to encounter in his city today.
The data shows that by 2050, Australians will no longer enjoy the winter as they know it today and will experience a new season called « New Summer ». The new summer is a time of year when, in many places, temperatures will regularly exceed 40°C over a prolonged period.
Source: global-climat.

If these predictions are confirmed, they will force some sectors to adapt, especially mountain areas where the winter sports season will be reduced to a trickle. Agriculture will have to adapt too, because water needs will be higher and higher. The population of some areas will probably have to face water restrictions for consumption. I will no longer be here to witness this severe climate change, but I am convinced that Man will adapt, even if it will not be without difficulty.
At the planet level, many glaciers will disappear; the ice sheet will continue to melt, paving the way for new shipping routes, with obvious risks to the environment. The economy will also undergo profound transformations, in particular agriculture which will have to adapt, or even move, according to the new climate conditions.

Evolution prévue de la température à Paris (Source : Carbon Brief)