La COP 24 va au charbon // COP 24 and coal

La COP 24 ne pèse pas lourd en France en ce moment à côté des manifestations des ‘gilets jaunes’ et les médias n’en parlent guère. Elle continue pourtant à se dérouler en Pologne, en Silésie, région qui fournit le charbon aux centrales électriques du pays. La Pologne a signé l’Accord de Paris sur le climat en 2015, mais le pays continue à extraire le charbon comme si de rien n’était. Il est vrai que le président de l’Inde avait déclaré à l’issue de la COP 21 que son pays allait augmenter sa production de charbon. En Pologne, le secteur emploie 100 000 personnes et tout le monde est d’accord pour dire que s’il n’y avait pas le charbon, c’est toute l’économie qui s’effondrerait. Plus de 80% de l’électricité provient de cette énergie fossile bon marché. Une nouvelle centrale géante de 1 000 mégawatts est même en chantier.

L’Allemagne voisine a décidé de sortir du nucléaire en 2022. En attendant cette date, 40% de l’électricité allemande est produite grâce au charbon, contre 30% pour les énergies renouvelables.

L’Amérique non plus n’a pas l’intention de se passer du charbon. Donald Trump a fièrement annoncé qu’il allait « remettre ses mineurs au travail ».

La Chine avait promis de lever le pied sur le charbon et semble vouloir se tourner timidement vers les centrales nucléaires, mais le charbon reste largement majoritaire dans la production d’électricité. .

Après trois années de déclin, la consommation mondiale de charbon est repartie à la hausse. Cette énergie est responsable à elle seule de 45% des émissions mondiales de CO2.

La France n’est pas dépendante du charbon pour sa production d’électricité, mais le pays n’est pas un très bon élève non plus car ses émissions de gaz à effet de serre ont augmenté en 2017.

Ces derniers temps, on a beaucoup parlé du contrôle technique des véhicules. Dans ce domaine, la France est en avance sur d’autres pays comme les Etats-Unis où les contrôles dépendent des Etats. En Alaska, par exemple, il n’y a pas de contrôle technique. Dans d’autres Etats, le contrôle ne se fait qu’à l’occasion de la vente du véhicule. D’autres Etats enfin sont plus respectueux de l’environnement et procèdent aux contrôles comme en France.

Je ne me fais guère d’illusions sur l’issue de la COP 24. Il y aura de beaux discours pour se donner bonne conscience, mais les émissions de CO2 continueront à croître ; les événements climatiques extrêmes se multiplieront dans le monde ; la banquise et les glaciers continueront à fondre.

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COP 24 is not given a great importance in France these days compared with the demonstrations of the ‘yellow vests’ and the media do not talk much about it. It is still taking place in Poland, in Silesia, a region that supplies coal to the country’s power plants. Poland signed the Paris Climate Agreement in 2015, but the country continues to extract coal as if nothing had happened. It is true that the President of India declared at the end of COP 21 that his country was going to increase its coal production. In Poland, the coal industry employs 100,000 people and everyone agrees that if there were no coal, the whole economy would collapse. More than 80% of the electricity comes from this cheap fossil energy. A giant new 1,000-megawatt plant is even under construction.
The neighbouring Germany has decided to abandon nuclear power in 2022. Meanwhile, 40% of German electricity is produced by coal, against 30% for renewable energy.
America does not intend to do without coal either. Donald Trump proudly announced that he would « put his miners back to work ».
China has promised to turn its back on coal and seems to be turning shyly towards nuclear power plants, but coal remains largely in the production of electricity. .
After three years of decline, global coal consumption has started to rise again. This energy alone accounts for 45% of global CO2 emissions.
France is not a very good pupil either because its emissions of greenhouse gases increased in 2017.
In recent times, there has been a lot of talk about the technical control of vehicles. In this area, France is ahead of other countries like the United States where controls depend on the States. In Alaska, for example, there is no technical control. In other States, the check is made only when the vehicle is sold. Finally, other States are more respectful of the environment and carry out controls like in France.
I have no illusions about the outcome of COP 24. There will be some good speeches to raise awareness, but CO2 emissions will continue to grow; extreme events will multiply in the world; the ice sheet and the glaciers will continue to melt.

Les 18 volcans les plus dangereux aux Etats Unis // The 18 most dangerous volcanoes in the U.S.

L’USGS vient de publier la liste des 18 volcans états-uniens représentant une «menace très élevée» en raison de leur activité potentielle et de leur proximité avec les zones habitées. C’est la première fois qu’une telle mise à jour est effectuée depuis 2005.
Le Kilauea (Hawaii) est en tête de liste. Il est suivi du Mont St. Helens et du Mont Rainier dans l’Etat de Washington, du Redoubt en Alaska et du Mont Shasta en Californie.
L’USGS fait remarquer que les États-Unis sont l’un des pays les plus en vue en matière d’activité volcanique. Depuis 1980, il y a eu 120 éruptions sur des volcans américains.
Onze des 18 volcans à « menace très élevée » se trouvent dans l’Oregon, l’Etat de Washington et la Californie.
Les scientifiques de l’USGS prennent en compte divers facteurs pour calculer l’indice de menace global pour chacun des 161 volcans potentiellement actifs des Etats Unis. Cet indice se base sur le type de volcan, son explosivité, son activité récente, sa fréquence éruptive, le nombre de personnes vivant à proximité, les évacuations survenues dans le passé et les risques pour le trafic aérien. Ces volcans sont ensuite classés en cinq niveaux de menace allant de très faible à très élevé.
Selon l’USGS, une douzaine de volcans ont augmenté leur niveau de menace depuis 2005. Vingt autres l’ont diminué. Parmi ceux dont l’indice de menace – mais pas le niveau de menace – est plus élevé figurent le Redoubt en Alaska, le Mont Okmok, l’île Akutan et le Mont Spurr. Les indices de menace ont également été relevés pour le Newberry dans l’Oregon, et le Yellowstone dans le Wyoming.
Aucun des 18 volcans figurant sur la liste n’a changé de niveau de menace, même si 11 ont eu des indices de menace en baisse.
Outre le top 5, les 18 autres sont les suivants: Le Mont Hood, les Three Sisters et Crater Lake (tous trois en Oregon) ; Akutan Island, Makushin, le Mont Spurr et l’Augustine (en Alaska) ; Lassen Peak et Long Valley en Californie; le Mont Baker et Glacier Peak dans l’Etat de Washington; et le Mauna Loa à Hawaii.
Source: USGS.

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The USGS has just classified 18 U.S. volcanoes as « very high threat » because of their potential activity and their closeness to populated areas. It is the first time such an update has been made since 2005.

The danger list is topped by Hawaii’s Kilauea. The others in the top five are Mount St. Helens and Mount Rainier in Washington, Alaska’s Redoubt Volcano and California’s Mount Shasta .

The USGS indicates that the United States is one of the most active countries in the world when it comes to volcanic activity. There have been 120 eruptions in U.S. volcanoes since 1980.

Eleven of the 18 very high threat volcanoes are in Oregon, Washington and California.

Government scientists use various factors to compute an overall threat score for each of the 161 young active volcanoes in the nation. The score is based on the type of volcano, how explosive it can be, how recently it has been active, how frequently it erupts, if there has been seismic activity, how many people live nearby, if evacuations have happened in the past and if eruptions disrupt air traffic. They are then sorted into five threat levels, ranging from very low to very high.

The USGS indicates that a dozen volcanoes have jumped in threat level since 2005. Twenty others dropped in threat level. Among those where the threat score – but not the threat level – is higher are Alaska’s Redoubt, Mount Okmok, Akutan Island and Mount Spurr. Threat scores also rose for Oregon’s Newberry Volcano and Wyoming’s Yellowstone.

None of the Big 18 changed in overall threat levels, even though 11 had overall threat scores dropping.

Besides the top 5, the rest of the Big 18 are: Mount Hood, Three Sisters and Crater Lake in Oregon; Akutan Island, Makushin, Mount Spurr and Augustine in Alaska; Lassen and Long Valley in California; Mount Baker and Glacier Peak in Washington; and Mauna Loa in Hawaii.

Source : USGS.

Le Kilauea, le Mt St Helens, le Mt Rainier, le Mt Redoubt et le Mt Shasta sont censés être les volcans les plus dangereux aux Etats Unis (Photos: C. Grandpey)

Etats-Unis : Le climat aride progresse vers l’Est // United States The arid climate is moving East

Selon une nouvelle étude du Lamont-Doherty Earth Observatory de l’Université Columbia (Etat de New York), la ligne de partage entre les zones humides de l’Est et les plaines sèches de l’Ouest semble s’être déplacée de 225 kilomètres vers l’est au cours du siècle dernier, à cause du réchauffement climatique. Les scientifiques estiment que cette ligne va continuer sa progression au cours des prochaines décennies, ce qui fera pénétrer encore davantage le climat aride des plaines occidentales dans le Midwest, avec des conséquences majeures pour l’agriculture.
La ligne de partage climatique a été identifiée pour la première fois en 1878 par le géologue et explorateur américain John Wesley Powell. Elle se situe à 100 degrés de longitude à l’ouest de Greenwich et est mieux connue sous le  nom de 100ème  méridien. S’étirant du sud au nord, le 100ème méridien traverse le Texas, l’Oklahoma, le Kansas, le Nebraska et les deux Dakotas. Il marque le début des Grandes Plaines, étendue dépourvue d’arbres et peu peuplée qui couvre une grande partie de 10 États et occupe un cinquième de la superficie des Etats Unis.
La population et les activités économiques sont clairsemées à l’ouest du 100ème méridien où les fermes sont plus grandes et dépendent principalement de cultures comme le blé qui résistent bien à l’aridité du climat. L’Est plus humide est davantage peuplé et présente plus d’infrastructures. Les fermes sont plus petites et la culture principale est le maïs qui aime l’humidité.
Maintenant, en raison des changements intervenus dans les précipitations, le vent et la température depuis les années 1870 – à cause du changement climatique induit par l’homme – la limite entre l’Ouest sec et l’Est plus humide s’est déplacée vers le 98ème méridien. Par exemple, au Texas, la ligne de partage climatique s’est déplacée d’Abilene à Fort Worth.
Selon l’étude, comme la ligne va continuer progresser vers l’Est, les fermes devront s’adapter et s’agrandir pour rester viables. Si les agriculteurs ne sont capables de s’adapter, par exemple en utilisant l’irrigation, ils devront envisager de se tourner vers le blé ou une autre culture mieux adaptée que le maïs aux nouvelles conditions climatiques. Un chercheur a déclaré: « Il se peut que de vastes étendues de terres cultivées ne produisent plus et doivent être converties en pâturages. De plus, l’approvisionnement en eau pourrait devenir un problème pour les zones urbaines. »
Source: USA Today.

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According to a new study by Columbia University’s Lamont-Doherty Earth Observatory (New York State), the boundary that divides the humid eastern U.S. and the dry western Plains appears to have shifted 225 kilometres to the east over the past century due to global warming. Scientists say it will almost certainly continue shifting in coming decades, expanding the arid climate of the western Plains into what is called the Midwest. The implications for farming could be huge.

The boundary line was first identified in 1878 by the American geologist and explorer John Wesley Powell. At that time, it was at 100 degrees west longitude, also known as the 100th meridian.

Running south to north, the 100th meridian cuts through Texas, Oklahoma, Kansas, Nebraska and the Dakotas. It is considered the beginning of the Great Plains, a treeless, poorly populated expanse that covers large parts of 10 states and occupies one-fifth of the nation’s land area.

Both population and development are sparse west of the 100th meridian, where farms are larger and primarily depend on arid-resistant crops like wheat. To the more humid east, more people and infrastructure exist. Farms are smaller and a large portion of the harvested crop is moisture-loving corn.

Now, due to shifting patterns in precipitation, wind and temperature since the 1870s because of man-made climate change, the boundary between the dry West and the wetter East has shifted to roughly 98 degrees west longitude, the 98th meridian. For instance, in Texas, the boundary has moved approximately from Abilene to Fort Worth.

The study predicts that as the line continues to move farther East, farms will have to consolidate and become larger to remain viable. Unless farmers are able to adapt, such as by using irrigation, they will need to consider growing wheat or another more suitable crop than corn. Said one researcher: « Large expanses of cropland may fail altogether, and have to be converted to western-style grazing range. Water supplies could also become a problem for urban areas.”

Source: USA Today.

Evolution de la ligne de partage climatique entre les terres humides de l’est et les terres arides de l’ouest des Etats-Unis. (Source : Earth Interactions)

Les volcans les plus menaçants aux Etats-Unis // The most threatening volcanoes in the U.S.

En 2005, l’USGS a décidé d’attribuer un «niveau de menace» aux 169 volcans potentiellement actifs aux États-Unis. Les résultats ont montré que 18 volcans ont une menace «très élevée», et 10 d’entre eux se trouvent dans le nord-ouest du pays.
Entre le nord de la Californie et l’Oregon ou l’Etat de Washington, les volcans de la Chaîne des Cascades sont les plus menaçants en raison de divers facteurs. Les scientifiques se sont focalisés sur le nombre de personnes vivant à proximité, les nuages de cendre et les coulées de lave que ces édifices sont susceptible d’émettre. Ainsi, le Mont Hood, près de Portland, a reçu un niveau de menace «très élevé», tandis que le Mont Cleveland dans les îles Aléoutiennes en Alaska a reçu un niveau de menace «modéré».
Les chercheurs de l’USGS ont classé les volcans américains en leur attribuant un score global de menace basé sur ces facteurs. Au final, le Kilauea à Hawaii gagne la compétition, suivi de plusieurs volcans du Nord-Ouest. On peut voir la liste de tous ces volcans ci-dessous, ainsi que leur emplacement sur une carte.

Il y a quelques années, j’ai décidé de visiter la Chaîne des Cascades du nord au sud. J’ai commencé avec Mt Garibaldi au Canada et terminé avec Lassen Peak en Californie.

Voici, selon l’USGS, les 10 volcans les plus dangereux du Nord-Ouest des Etats-Unis, le long de la côte Pacifique :

Le Mont St Helens (dernière éruption en 2008) dans l’État de Washington est en tête de liste avec un score de menace de 267.

Le deuxième est le Mont Rainier (dernière éruption en 1894), également dans l’État de Washington, en raison de sa proximité de Seattle. Son score de menace est de 244.

Le Mont Hood dans l’Oregon (dernière éruption en 1866) arrive troisième sur le podium avec un score de menace de 213.

(Photos: C. Grandpey)

Le Mont Shasta en Californie (dernière éruption en 1786) occupe la quatrième place avec un score de menace de 210.
Le numéro 5 sur la liste est South Sister – l’une des Three Sisters – en Oregon (dernière éruption en 440) avec un score de menace de 194.
Lassen Peak en Californie (dernière éruption en 1917) arrive 6ème avec un score de menace de 186.
Le numéro 7 est Crater Lake dans l’Oregon (dernière éruption en 2850 av. J.-C.) avec un score de menace de 161.
Le Mont Baker dans l’État de Washington (dernière éruption en 1880) arrive au 8ème rang avec un score de menace de 156
Glacier Peak dans l’État de Washington (dernière éruption en 1700) est 9ème avec un score de menace de 155.
Le dernier de la liste est Newberry Volcano en Oregon (dernière éruption en 690) avec un score de menace de 126.

D’autres volcans ont reçu un niveau de menace «très élevé» aux Etats-Unis. Les voici, avec leurs scores de menace entre parenthèses:
Kilauea (324; Hawaii), Mauna Loa (170; Hawaii), Mont Redoubt (164; Alaska), Makushin (152; Alaska), Mont Akutan (140; Alaska), Mont Spurr (130; Alaska), Long Valley Caldera (128, Californie), Augustine (123; Alaska).

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In 2005, the U.S. Geological Survey set out to assigning a “threat level” to all 169 potentially active volcanoes in the United States. The results showed only 18 volcanoes that could be considered a “very high” threat, and 10 of those happen to be found right here in the Northwest.
Ranging from Northern California through Oregon and Washington, the Cascade peaks earned the highest threat level due to a variety of factors, with researchers focused specifically on the number of people living nearby, and the potential range of ash and lava flows. That’s why Mount Hood near Portland got a “very high” threat level, while Mount Cleveland in the remote Aleutian Islands of Alaska got a “moderate” threat level.
USGS researchers further evaluated the U.S. volcanoes, assigning each an overall threat score based on those factors. The result was Hawaii’s Kilauea on top, followed by several Northwest mountains, with Hawaiian, Alaskan and one southern California volcano mixed in. You can see a full list of the threatening peaks below, but here are the 10 most dangerous volcanoes in the Pacific Northwest.. A few years ago, I decided to visit the Cascade Range from top to bottom. I started with Mt Garibaldi in Canada and ended with Lassen Peak in California.

According to USGS, Mount St Helens (last eruption in 2008) in Washington State is top of the list with a threat score of 267.

 Second comes Mount Rainier (last eruption in 1894), also in Washington State, because of its proximity to Seattle. Its threat score is 244

Mount Hood in Oregon (last eruption in 1866) arrives third on the podium with a threat score of 213.
PHOTO

Mount Shasta in California (last eruption in 1786) occupies the fourth place with a threat score of 210.

Nu:mber 5 is South Sister – one of the Three Sisters – in Oregon ( last eruption in 440) with a threat score of 194.

Lassen Peak in California (last eruption in 1917) arrives 6th with a threat score of 186.

Number7 is Crater Lake in Oregon (last eruption in 2850 B.C.) with a threat score of 161.

Mount Baker in Washington State (last eruption in 1880) comes 8th with a threat score of 156

Glacier Peak in Washington State (last eruption in 1700) is number 9 with a threat score of 155.

 The last of the list is Newberry Volcano in Oregon (last eruption in 690) with a threat score of 126.

Other « very high » threat volcanoes in the U.S. are (with their threat scores in brackets):

Kilauea (324; Hawaii), Mauna Loa (170; Hawaii), Mount Redoubt (164; Alaska), Makushin Volcano (152; Alaska), Mount Akutan (140; Alaska), Mount Spurr (130; Alaska), Long Valley Caldera (128; California), Augustine Volcano (123; Alaska)

Source: Google maps