Nouvelle éruption sur le Kilauea (Hawaï) // New eruption on Kilauea Volcano (Hawaii)

Dans une mise à jour publiée le 14 septembre 2024, le HVO indiquait que le Kilauea (Hawaï) n’était pas en éruption. L’activité sismique avait augmenté dans la Middle East Rift Zone, près du cratère Makaopuhi. Les modélisations de déformation du sol en amont du Pu’uO’o laissaient supposer qu’une nouvelle intrusion magmatique pourrait se produire dans cette région, comme pour les événements survenus en juillet et août 2024. Le HVO surveillait étroitement la situation et émettrait des messages supplémentaires si nécessaire. Il n’y avait aucun signe d’éruption imminente ; cependant, les conditions peuvent changer rapidement.
Le niveau d’alerte volcanique restait à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne était maintenue au Jaune.

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Dans une nouvelle mise à jour publiée le 16 septembre 2024, le HVO a indiqué que l’intrusion magmatique qui a commencé le 14 septembre dans la Middle East Rift Zone du Kīlauea s’est poursuivie, avec un risque de plus en plus fort d’éruption dans cette zone. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été relevé de Advisory à WATCH (Vigilance) et lla couleur de l’alerte aérienne est passée du Jaune à l’ORANGE.
L’activité actuelle se déroule dans une zone reculée de la Middle east Rift Zone du Kīlauea, dans le Parc national des volcans d’Hawaï. Aucun changement n’a été détecté dans la Lower East Rift Zone, pas plus que dans la zone de rift sud-ouest.

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Dans un nouveau message envoyé le 16 septembre 2024, le HVO a indiqué que « le Kīlauea est entré brièvement en éruption la nuit dernière, le 15 septembre 2024, entre 21h00 et 22h00 (heure locale) sur la Middle East Rift Zone, dans le Parc national des volcans d’Hawaï. De petites émissions de lave sont sorties de deux segments de fissures sur quelques centaines de mètres. La lave a parcouru une cinquantaine de mètres. Le niveau d’alerte volcanique reste à WATCH (Vigilance) pour le moment. La sismicité et la déformation du sol sous le sommet, le long de la Lower East Rift Zone et la zone de rift sud-ouest restent faibles. L’activité actuelle se limite à l’Upper et à la Middle East Rift Zone du Kīlauea. » Elle est difficilement visible sur les webcams. Son approche sur le terraain est quasiment impossible car elle a lieu dans un lieu reculé, loin de tout.

Vue de la nouvelle fissure éruptive (trait jaune)  [Source: HVO]

Image de la sortie de lave du 16 septembre 2024 (Crédit photo: HVO)

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In a first update released on 14 September 2024,, the HVO indicatee that Kilauea (Hawaii) was not erupting. Seismic activity had increased in the Middle East Rift Zone, near Makaopuhi Crater. Ground deformation patterns uprift of Puʻuʻōʻō suggested that another intrusive event could be occurring in this region, similar to events that occurred in July and August 2024. The HVO was watching the situation closely and would issue additional messages as needed. There were no signs of an imminent eruption; however, conditions could change quickly.

The Volcano Alert Level/Aviation Color Code for Kilauea remained at Advisory / Yellow.

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In another update released on 16 September 2024, the HVO indicated that the magma intrusion that began on September 14th, in Kīlauea’s Middle East Rift Zone, continued, increasing the potential of an eruption in this region. Accordingly, the Volcano Alert Level was raised from ADVISORY to WATCH and the Aviation Color Code from YELLOW to ORANGE.

Current activity is taking place in a remote area of Kīlauea’s Middle East Rift Zone, within Hawaiʻi Volcanoes National Park. No changes have been detected in the Lower East Rift Zone, or Southwest Rift Zone.

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In a new message sent on September 16th, 2024, HVO indicated that « Kīlauea volcano erupted briefly last night, September 15, 2024, between approximately 9:00 and 10:00 p.m. HST, on the Middle East Rift Zone in Hawaiʻi Volcanoes National Park. Small lava pads erupted from two fissure segments in a couple hundred meters.  The lava extended 50 or so meters from the fissure vents,Thé Volcano Alert Level remains at WATCH at this time. Rates of seismicity and ground deformation beneath the summit, lower East Rift Zone, and Southwest Rift Zone remain low. Current activity is restricted to Kīlaueaʻs Upper-to-Middle East Rift Zone. » The activity isn’t clearly visible on webcams. Park officials say the eruption is not viewable due to its remote location.

Découverte d’un nouveau volcan sur Io // Discovery of a new volcano on Io

Io est la troisième plus grande lune galiléenne et celle ayant l’orbite la plus proche de Jupiter. Elle est légèrement plus grande que notre Lune. Par sa position, elle est coincée entre Jupiter et ses autres lunes, Europe et Ganymède. Les forces gravitationnelles engendrées par cette situation tirent sur l’intérieur d’Io, générant une chaleur de frottement et une activité volcanique sur toute la surface de la lune. On pense que les éruptions éjectent du soufre fondu et ses composés. Les différents survols par des engins spatiaux de la NASA ont montré qu’Io a des centaines de volcans à sa surface. En tant que tel, c’est le monde le plus actif d’un point de vue volcanique dans tout le système solaire.
Des chercheurs viennent de repérer un énorme nouveau volcan actif sur Io en comparant des images prises par deux missions de la NASA à plus de 25 ans d’intervalle. Les résultats ont été présentés au congrès scientifique Europlanet (EPSC) à Berlin début septembre 2024.
Les images du nouveau volcan ont été prises par le vaisseau spatial Juno* de la NASA et sa JunoCam** alors qu’il survolait Io le 3 février 2024. Les images ont été capturées sur la face nocturne d’Io, éclairée uniquement par la lumière solaire réfléchie par Jupiter.
La comparaison avec les images du vaisseau spatial Galileo de la même zone, juste au sud de l’équateur d’Io, prises en novembre 1997, a révélé qu’il n’y avait auparavant aucune activité volcanique à cet endroit, ce qui signifie que l’activité éruptive est apparue au cours des 27 dernières années. Ces observations confirment que Io est très active sur le plan volcanique.
L’image de la JunoCam montre une zone teintée de rouge sur le flanc est du volcan, probablement due à la présence de soufre éjecté dans l’espace et qui est ensuite retombé sur la surface d’Io. À l’ouest, deux coulées de lave sombres parcourent une centaine de kilomètres, tout en étant entourées de deux dépôts circulaires gris.
La JunoCam a observé neuf panaches associés à une activité volcanique sur Io, ainsi que d’autres phénomènes, tels que de nouvelles coulées de lave et d’autres dépôts de surface, lors de trois survols en 2023 et 2024.

* Le vaisseau spatial Juno a été lancé en 2011 et a atteint Jupiter en 2016. Il a terminé sa mission principale en juillet 2021, mais continuera d’être opérationnel jusqu’en septembre 2025.
** Les données de la JunoCam sont publiées sur les pages Web de la mission.
Source : space.com.

La comparaison des données fournies par la JunoCam en février 2024 avec celles de la sonde Galileo (incrustation en noir et blanc) pour la même zone de Io en novembre in 1997 montre l’apparition d’une nouvelle activité volcanique (Source : NASA)

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Io is the innermost and third-largest of Jupiter’s four Galilean moons. It is slightly larger than Earth’s moon ; it is caught between the colossal Jupiter and its fellow Galilean moons Europa and Ganymede. These gravitational forces tug on Io’s interior, generating frictional heat, and resulting in widespread volcanic activity across its surface. The eruptions are thought to eject molten sulfur and its compounds. The different flybys by NASA’s spacecraft have shown Io is covered in hundreds of volcanoes. As such, it is the most volcanically active world in the Solar System.

Researchers have just spotted a huge new active volcano on the moon by comparing images taken by two NASA missions more than 25 years apart. The findings were presented at the Europlanet Science Congress (EPSC) in Berlin in early September 2024.

The images of the new volcano were taken by NASA’s Juno spacecraft* and its JunoCam** as it made a flyby of Io on February 3rd, 2024. The images were captured on the nightside of Io, illuminated only by reflected sunlight from Jupiter.

Comparison with Galileo spacecraft imagery of the same area, just south of Io’s equator, taken in November 1997, revealed that there was previously no volcanic activity in that location, meaning the eruptive activity has appeared some time during the last 27 years. The findings do confirm that Io is highly volcanically active.

The JunoCam image shows an area on the eastern side of the volcano stained red, thought to be sulfur first ejected into space and which then descended back onto Io’s surface. On the west, two dark streams of lava travel over about 100 kilometers in length and are encompassed by two grey circular deposits.

JunoCam observed a total of nine plumes associated with active volcanic features on the moon, as well as other changes, such as new lava flows and other surface deposits, during three flybys in 2023 and 2024.

* The Juno spacecraft was launched in 2011 and reached the Jupiter system in 2016. The spacecraft completed its primary mission in July 2021 but is conducting an extended mission until September 2025.

** JunoCam data are published on the mission’s web pages.

Source : space.com.

Prévention éruptive en Islande // Eruptive prevention in Iceland

Le 2 septembre 2024, plus de 200 personnes ont participé à une simulation d’intervention à grande échelle suite à une éruption volcanique. L’exercice faisait partie de manoeuvres militaires incluant 1200 personnes qui se sont déroulées pendant quelques jours et se sont terminées le 3 septembre 2024.
15 personnes ont joué le rôle de blessés pendant une éruption volcanique et des installations ont été mises en place pour les accueillir. En plus du personnel médical de l’armée américaine, l’exercice comportait six personnes de l’équipe d’intervention de l’hôpital de Reykjavik et six personnes de l’Institut de Santé de la région du Suðurnes.
Parmi les blessés, une personne avait été frappée au visage par une bombe volcanique et avait été gravement blessée à la tête. Une autre personne avait reçu en pleine figure un jet de vapeur et de gaz provenant de l’éruption et était sévèrement intoxiquée.
Des installations étaient disponibles pour les personnes nécessitant une intervention chirurgicale et des chirurgiens de l’armée américaine étaient sur place. L’un des participants à l’exercice a joué le rôle d’un patient décédé des suites de ses blessures.
Il ne fait aucun doute que les professionnels de santé ont tiré profit de cet exercice. Ils ont pu voir l’équipement mis à leur disposition et se faire une idée des améliorations pouvant y être apportées. L’équipe d’intervention doit en effet pouvoir disposer d’un bon équipement pour faire face à ce type de situation. L’un des médecins était habitué à travailler à bord d’un hélicoptère ; il a donc pu voir ce qui pouvait être amélioré sur l’appareil.
Un soutien militaire serait nécessaire en cas de très nombreuses victimes. À partir de 2020, les plans de situation de catastrophe ont été réactualisés en raison des éruptions sur la péninsule de Reykjanes. Au cours de l’exercice, il a été possible de voir comment se comporteraient les intervenants en cas de pertes humaines dues aux éruptions. Dans le cas d’un nombre important de victimes dans le pays, l’aide des soldats serait nécessaire. Il y avait 1 300 personnes dans le Blue Lagoon lorsque la dernière éruption a commencé. Si la situation était devenue périlleuse, les sauveteurs locaux n’auraient pas pu à eux seuls prendre en charge simultanément autant de monde et il aurait été très important d’obtenir l’aide de l’armée pour mettre en place un hôpital de campagne.
Au final, l’exercice s’est bien déroulé et il a été intéressant d’observer le comportement de l’armée. Des équipes de l’hôpital de Reykjavik, de l’Institut de santé du Suðurnes (HSS), de la brigade métropolitaine de pompiers, de la Protection Civile et des garde-côtes ont participé à l’exercice avec l’armée américaine. Il s’est déroulé sur la base d’un accord bilatéral entre l’Islande et les États-Unis signé en 1951 et qui doit normalement avoir lieu tous les deux ans.
Source : Médias d’information islandais.

Capture image webcam de la dernière éruption

Cet exercice de prévention est intéressant, même si l’Islande n’est pas la terre volcanique la plus exposée à une catastrophe majeure en cas d’éruption volcanique. D’autres régions du monde sont davantage menacées. Je pense en particulier aux Champs Phlégréens (Campanie / Italie) où il serait intéressant et utile – pour ne pas dire indispensable – de procéder régulièrement à de tels exercices. La population est beaucoup plus dense qu’en Islande et le risque éruptif est d’un autre niveau.

Photo: C. Grandpey

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On September 2nd, 2024, over 200 people took part in a defense exercise where the response to a group accident due to a volcanic eruption was practiced. The exercise was part of a 1,200-person military exercise that has been going on for the past few days and was to end on September 3rd, 2024.

15 people played patients who had received injuries due to a volcanic eruption and facilities were set up to receive them. In addition to medical personnel from the US Army, there were six from the Reykjavik hospital response team and six from the Suðurnes Health Institute.

Among the injured people, there was one who got hit in the face by a rock and had a serious head injury as a result. Another person had got a plume of steam and gas from the eruption in his face and therefore got serious poisoning.

Facilities were available for the people requiring surgery and there were surgeons on site from the US Army. One of the participants in the exercise played a patient who died from his injuries.

Health care workers benefit from defensive exercises. They can see the equipment they have and get ideas on how it is possible to improve this equipment. Especially the response team needs to be able to have good equipment to do what it has to do on site. One of the doctors is a helicopter doctor, so he can look at what can be improved on the helicopter.

Military support would be necessary in a large mass casualty. From 2020 onwards, group disaster plans have been reviewed again due to the volcanic eruptions on the Reykjanes Peninsula and it has been seen how the response would be if there were losses to people due to volcanic eruptions. If there was a major mass casualty in the country, the help of soldiers would be needed. There were 1,300 people in the Blue Lagoon when the eruption started. If it had become serious there, local rescuers alone wouldn’t have been able to handle 1,300 people at once, and then it would have been very important to get help from the army to set up an on-the-field hospital

In the end, the exercise went well and it was interesting to observe how the army behaves. People from Landspítali, Suðurnes Health Institute (HSS), the Metropolitan Fire Brigade, Civil Defense and the Coast Guard came to the exercise together with the US Army. The defensive exercise is held on the basis of the bilateral defense agreement between Iceland and the United States from 1951 and normally takes place every two years.

Source : Icelandic news media.

This prevention exercise is interesting, even if Iceland is not the volcanic land most exposed to a major disaster in the event of a volcanic eruption. Other regions of the world are more threatened. I am thinking in particular of the Phlegraean Fields (Campania / Italy) where it would be interesting and useful – not to say essential – to carry out such exercises regularly. The population is much denser than in Iceland and the eruption risk is much higher.

Un exemple à ne pas suivre (suite)

Hier dans ma note « Volcans du monde », je concluais le chapitre consacré à l’éruption sur la péninsule de Reykjanes en rappelant que le site de l’éruption est fermé au public et l’accès à la zone active est hyper compliqué. Il est formellement conseillé par les autorités islandaises de ne pas s’y aventurer.

J’indiquais le lien vers une vidéo montrant « l’exemple à ne pas suivre », avec un article publié sur le site web Iceland Monitor qui donne plus de détails sur la scène en question.

https://www.instagram.com/reel/C_dsijbgnRi/?utm_source=ig_embed&ig_rid=59f0e264-3efb-49e7-ae64-2c92dff8d832

On y voit un jeune homme en chaussures basses, vêtu légèrement, sans équipement particulier, sans gants ni masque à gaz, en train de déambuler autour de l’une des bouches actives de l’éruption, tout en filmant à l’aide de son sacrosaint smartphone. Ayant entendu un drone s’approcher de lui, il le salue aimablement, comme s’il s’agissait d’une personne de sa connaissance.

Dans l’article de l’Iceland Monitor, le pilote français du drone – qui lui, se trouve en sécurité loin de la scène – se dit scandalisé par ce qu’il voit. De toute évidence, la personne est en réel danger et ne semble pas en être consciente.

Le pilote du drone s’est inquiété pour ce visiteur inattendu de l’éruption et la scène l’a mis en colère. Il y a de quoi : « Il a commencé à marcher en arrière, mais bien sûr, il a dû traverser la nouvelle lave et avec le drone, j’ai pu voir la lave incandescente tout autour de lui. À un moment donné, je l’ai vu trébucher et la lave sous lui s’est brisée, de sorte qu’il a failli tomber dessus. Puis tout d’un coup, il s’est mis à courir partout. » Le pilote du drone espère qu’il est revenu sain et sauf.

Il a ensuite appelé la police pour raconter ce qu’il avait vu et filmé, mais on lui a répondu que la police ne pouvait rien faire. Elle serait intervenue si le jeune homme avait demandé de l’aide, ce qui n’était pas le cas.
En fin de compte, le pilote du drone s’étonne qu’il n’y ait pas plus de conséquences pour les personnes qui ont ce genre de comportement. « Les gens ne sont pas verbalisés. Je pense que lorsque la police reçoit cette information, elle devrait venir sur place, attendre l’homme et lui infliger une amende. » Je ne suis pas loin de penser la même chose. Je sais d’avance que certains visiteurs de mon blog ne seront pas d’accord avec moi, même s’ils ont subi de sérieuses brûlures en s’aventurant dans des zone dangereuses en Islande, en Nouvelle Zélande, à Hawaï ou sur le Lengai en Tanzanie. J’ai des noms !

On remarquera que la politique adoptée par les Islandais dans ce genre de situation est très différente de celle mise en place sur l’Ile de la Réunion ou à Hawaï où les sites éruptifs sont interdits au public dès le début de l’éruption, avec verbalisation si non respect de l’interdiction. De plus, les contrevenants doivent mettre la main au portefeuille en cas d’évacuation par hélicoptère. Il ne faudrait pas oublier, non plus, qu’une opération de sauvetage sur un site éruptif peut mettre les intervenants en danger.

J’ai indiqué plus haut le lien Instagram pour montrer ce qu’il ne faut pas faire. J’espère que les images d’un imbécile n’inciteront pas d’autres à l’imiter. Pour terminer, je ferai remarquer que l’endroit où se trouve le jeune homme n’est pas le meilleur pour voir et photographier ce qui se passe à l’intérieur des bouches actives. Seules les approches aériennes sont capables d’en rendre compte.

A noter tout de même que tout n’est pas autorisé en Islande. Les routes aux abords des agglomérations (Reykjavik en particulier) sont truffées de radars, et pas forcément sur des portions dangereuses. Si vous dépassez la vitesse autorisée, amende garantie. Cherchez l’erreur.

Les deux bouches éruptives vues par le drone d’Isak Finnbogason

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Ce qui vient de se passer sur l’île hawaïenne d’Oahu montre que les États-Unis ont une politique de sécurité bien différente de celle de l’Islande. Aux États-Unis, dès qu’un danger se profile, le site est fermé et son accès est interdit. Si vous enfreignez la loi, vous êtes sûr d’avoir une amende. C’est pareil en France. Dans les deux pays, dès que vous enfreignez la loi, vous devez payer.
Comme je l’ai expliqué dans le texte ci-dessus, l’Islande procède différemment. Les autorités n’interdisent pas officiellement l’accès au site dangereux (dans le cas présent celui de l’éruption). Elles précisent seulement qu’il est dangereux et recommandent de ne pas s’y rendre. Si un accident se produit, elles envoient des secouristes… qui peuvent être amenés à intervenir au péril de leur vie !

14 randonneurs ont été arrêtés pour avoir escaladé illégalement les Haʻikū Stairs, aussi connues sous le nom d’Escalier vers le Ciel ou Échelle Haʻikū. Il s’agit d’une structure en acier très pentue qui est actuellement en cours de démantèlement sur l’île d’Oahu. Elle permettait un accès piétonnier aux anciennes installations de communication de la marine américaine avec plus de 3 000 marches le long de la chaîne de montagnes de Ko’olau. Aujourd’hui, le sentier n’est plus ouvert au public et son accès est interdit.
Ces derniers jours, la presse hawaïenne a expliqué que lorsque les autorités d’Honolulu ont commencé en avril 2024 le processus de démantèlement des Haiku Stairs pour empêcher les randonneurs d’accéder à la zone, les locaux ont poussé un soupir de soulagement. Le sentier, qui offre ce que beaucoup considèrent comme la meilleure vue d’Hawaï, avait apporté des années d’intrusions dans des propriétés privées, de vandalisme et de trop grande fréquentation du site
Cependant, la suppression des escaliers n’a été que le début d’une controverse, qui se poursuit aujourd’hui puisque 14 randonneurs ont été arrêtés cette semaine après avoir accédé illégalement à la zone.
Bien que la démolition des escaliers ait commencé en avril, le démantèlement de l’ensemble du site est actuellement suspendu en raison d’un litige. Le Département des Terres et des Ressources Naturelles (DLNR) explique que plusieurs modules de fixation de l’escalier au flanc de la colline ont déjà été retirés par hélicoptère, ce qui rend la tentative d’ascension extrêmement périlleuse. Les randonneurs arrêtés auraient utilisé des cordes pour accéder à cette zone.
Les autorités hawaïennes ont déclaré que les randonneurs « ne tiennent pas compte non seulement des risques qu’ils prennent, mais aussi des risques auxquels les équipes de secours sont confrontées lorsqu’elles doivent apporter de l’aide à des personnes qui enfreignent la loi ». Le sentier est interdit au public depuis 1987 en raison de la trop grande fréquentation et du vandalisme. Malgré cette interdiction, la randonnée illégale continue d’être un problème. Les randonneurs, les touristes, les Instagrammers et les Youtubeurs risquent une amende de 1 000 dollars s’ils pénètrent sans autorisation sur le site. Les intrus ont escaladé des clôtures et traversé les propriétés privées pour y accéder, laissant parfois des déchets sur leur passage.
Source : Presse hawaïenne.

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What has just happened on the Hawaiian island of Oahu shows that the U..S. has a safety policy far different from the one used in Iceland. In the U.S., as soon as a danger is looming, the site is colsed and its access is forbiden. If you break the law, you are sure to be fined. It is the same in France. In both countries, as soon as you break the law, you have to pay.

As I explained in the above text, Iceland is proceeding differently. Authorities do not officially forbid access to the dangerous site (here, of the eruption). They only specify it is dangerous and recommened not to visit it. If an accident happens, they send rescuers… who may have to intervene at the risk of their lives !

14 hikers have been arrested for illegally climbing the Haʻikū Stairs, also known as the Stairway to Heaven or Haʻikū Ladder. It is a steep, steel step structure that is currently being dismantled and removed on the Hawaiian island of Oahu. It provided pedestrian access to former U.S. Navy communication facilities with more than 3,000 steps along the Ko’olau mountain range. Today, the pathway is not open to the public and its access is forbidden.

Today, the Hawaiian newspaers explain that when Honolulu officials began the process of removing the Haiku Stairs to prevent hikers from accessing the area back in April 2024, local residents breathed a sigh of relief. The hiking trail, which offers what many consider to be the best view in Hawaii, had brought years of trespassing, vandalism and overcrowding to the area.

However, the removal of the stairs was only the beginning of the controversy, which continues as 14 hikers were arrested this week after illegally gaining access to the area.

Though demolition of the stairs started back in April, the deconstruction of the entire stairs is currently on hold due to litigation. However, the Department of Land and Natural Resources (DLNR) explains that several modules that secure the stair modules to the hillside have already been removed by helicopter, making it extremely hazardous to attempt. The arrested hikers had reportedly used ropes to pass that area.

Hawaiian authorities said the hikers « fail to consider not only the risks they’re taking, but the risks emergency teams face when having to rescue people who are breaking the law.”

The hiking trail has been off-limits to the public since 1987 due to overcrowding and vandalism. Despite the interdiction, illegal hiking has continued to be a problem, with hikers, tourists, Instagrammers and Youtubers risking the $1000 fine for trespassing on the land. Trespassing hikers have scaled fences and crossed people’s backyards for access, sometimes leaving trash in their wake.

Source : Hawaiian newspapers.