« Le Cri » d’Edvard Munch inspiré par le Krakatau? Pas si sûr! // Edvard Munch’s « The Scream » inspired by Krakatau Volcano? Not so sure!

‘Le Cri’ est l’une des peintures les plus célèbres au monde. C’est le nom donné à chacune des quatre versions d’une composition créée par l’artiste norvégien Edvard Munch entre 1893 et ​​1910. Le titre allemand donné par Munch à ces œuvres est Der Schrei der Natur (The Scream of Nature). La première version du « Cri » a été présentée en 1893. Elle dépeint un visage humain qui se tient la tête, visiblement horrifié, avec à l’arrière-plan un ciel tourmenté où dominent les couleurs jaune et orange.
Les nuages ​​aux teintes orangées que l’on peut voir dans le tableau ont été interprétés comme une métaphore de l’angoisse mentale ; ils ont été également liés à une éruption volcanique.  En 2004, les astronomes américains ont émis l’hypothèse selon laquelle Munch a peint un ciel fortement coloré par les particules émises par l’éruption volcanique du Krakatoa en 1883.

Le 24 avril 2017, lors d’une réunion de la European Geosciences Union à Vienne, des scientifiques ont proposé une interprétation différente. Ils ont émis l’hypothèse selon laquelle l’inspiration d’Edward Munch se trouve dans des nuages qui se forment parfois dans des zones froides de haute altitude. Le tableau de Munch représenterait des nuages ​​ »de nacre » (ou nuages nacrés) que l’on observe parfois au-dessus de la ville d’Oslo. De tels nuages apparaissent dans les régions très froides de la stratosphère inférieure à environ 15 – 25 km d’altitude et bien au-dessus des nuages ​​troposphériques. Ils présentent des couleurs très vives après le coucher du soleil et avant l’aube car à ces hauteurs ils sont encore éclairés par le soleil. Ils se forment lorsque le méthane présent dans l’atmosphère réagit avec l’ozone.
Selon les chercheurs présents à Vienne, une éruption volcanique ne produit pas des nuages en forme de «vague» comme ceux de l’œuvre de Munch. De plus, les couchers de soleil colorés produits par une éruption volcanique sont en général présents pendant plusieurs années après un tel événement, alors que le visage horrifié du tableau de Munch traduit de toute évidence une expérience ponctuelle, comme l’artiste l’a écrit dans son journal où l’on peut lire que « le ciel est devenu soudain rouge sang ».
On sait qu’il y avait des nuages ​​nacrés dans la région d’Oslo à la fin du 19ème siècle. Un scientifique a observé le phénomène et a écrit : « ils sont si beaux que l’on a l’impression d’être plongé dans un autre monde ». Des observations similaires de nuages ​​nacrés ont été effectuées dans le sud-est de la Norvège en 2014 et leur ressemblance frappante avec la peinture de Munch a été le point de départ des dernières recherches. Selon les chercheurs, « il n’est pas impossible qu’Edvard Munch ait été terrifié lorsque le ciel a soudain pris la teinte « rouge sang. » C’est donc probablement un épisode de nuages ​​de nacre qui constitue l’arrière-plan naturel du célèbre tableau ‘Le Cri’ ».
Source: Channelnewsasia.com

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‘The Scream’ is one of the most famous paintings in the world. It is the popular name given to each of four versions of a composition created by the Norwegian artist Edvard Munch between 1893 and 1910. The German title Munch gave these works is Der Schrei der Natur (The Scream of Nature).The first version of « The Scream » was released in 1893. It depicts a dark humanlike figure clutching its head in apparent horror against the backdrop of a swirling, red-orange sky.

The orange-tinted clouds in the painting have alternatively been interpreted as a metaphor for mental anguish or a literal depiction of volcanic fallout. On April 24th 2017, scientists hypothesised that the Edward Munch’s inspiration may in fact have been rare clouds which form in cold places at high altitude.

In 2004, American astronomers theorised that Munch had painted a sky brightly coloured by particle pollution from the 1883 Krakatoa volcanic eruption. But the new paper, presented at a meeting of the European Geosciences Union in Vienna, said he more likely depicted a rare sighting of « mother-of-pearl » clouds over Oslo. Such nacreous clouds form in the very cold regions of the lower stratosphere some 15 – 25 km high and well above tropospheric clouds. They are so bright after sunset and before dawn because at those heights they are still sunlit. They are formed when methane in the atmosphere reacts with ozone.

According to the researchers in Vienna, a volcanic eruption does not account for the « waviness » of Munch’s clouds. Furthermore, volcano-tinted sunsets tend to be common for several years after an eruption, whereas Munch’s scary vision was seemingly a one-time experience, the way he described it in his journal. In his diary, Munch wrote of the sky « turning suddenly blood red ».

It is known that there were mother-of-pearl clouds in the Oslo area in the late 19th century. At least one scientist documented the phenomenon and wrote « they are so beautiful you could believe you are in another world. » Similar sightings of nacreous clouds over southeast Norway occurred in 2014, and their striking resemblance to Munch’s painting is what sparked the latest research. « Edvard Munch could well have been terrified when the sky all of a sudden turned ‘bloodish red’, » the researchers concluded. « Hence, there is a high probability that it was an event of mother-of-pearl clouds which was the background for Munch’s experience in nature, and for his iconic Scream. »

Source: Channelnewsasia.com

« Le Cri » d’Edvard Munch (Source: Wikipedia)

Nuages nacrés en Norvège (Source: Wikipedia)

 

Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée // Papua-New-Guinea) : Intensification de l’activité et évacuations

L’Observatoire Volcanologique de Rabaul a informé la Protection Civile à Madang que le niveau d’alerte du Manam a été élevé à 3. Cela signifie que les habitants de l’île doivent être évacuées. L’activité volcanique a augmenté dimanche soir, avec des explosions et des émissions de cendre plus intenses.
Certains habitants de Manam sont retournés dans l’île après des conflits avec les propriétaires fonciers sur le continent. La plupart d’entre eux étaient originaires des villages de Baliau et de Dugulava. Les autorités locales ont commencé à transférer des femmes et des enfants vers le dispensaire Potsdam à Bogia.
Le volcan est entré en éruption vers 19 heures le 16 avril 2017 alors que les habitants de Manam étaient en train de dîner.
Source: The National.

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The Rabaul Volcanic Observatory has informed the Disaster Office officials in Madang that the alert level for Manam volcano has been raised to three. This means that people on the island have to be evacuated. Activity at the volcano increased on Sunday, with more explosions and ash emissions.
Some Manam people had moved back to the island after conflicts with landowners on the mainland. Most of them were from Baliau and Dugulava villages. Local authorities have begun moving women and children to the Potsdam Care Centre in Bogia.
The volcano started erupting at about 7 pm on April 16th 2017 while the Manam islanders were having dinner.

Source: The National.

Le Manam en 2017 (Crédit photo: NASA)

Les émissions de gaz du Poás (Costa Rica) // The gas emissions of Poás Volcano (Costa Rica)

Le Poás a connu un nouvel épisode éruptif vendredi matin. Le panache a atteint une altitude de plus d’un kilomètre et pouvait facilement être vu depuis plusieurs localités. La majorité des explosions n’expulsent que la vapeur d’eau, mais certaines projettent aussi des sédiments, des blocs et de petites quantités de cendre.
Selon OVSICORI, les panaches de gaz et de vapeur émis par volcan ont une incidence sur la qualité de l’air dans les zones habitées, avec des niveaux supérieurs aux valeurs autorisées de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Les habitants de San José, Alajuela, Heredia et Cartago inhalent des quantités élevées de dioxyde de soufre, de dioxyde de carbone et parfois des particules de cendre, qui peuvent avoir un effet négatif sur la santé.
La station de surveillance de la qualité de l’air située à Hatillo a enregistré en moyenne une concentration de CO2 de 81 parties par milliard, avec un pic maximum de 99,1, ce qui dépasse les limites de l’OMS de 75 ppb. Les stations de surveillance dans d’autres zones urbaines ont également enregistré de fortes concentrations de gaz. Les fortes émissions de SO2 et de CO2  mesurées près du cratère du volcan sont interprétées par les scientifiques comme un signe de magma juvénile près de la surface. La combinaison de ces gaz et des fortes pluies comme celle des derniers jours produit des pluies acides, qui causent des dégâts aux cultures, à la végétation et même aux structures métalliques.
En cliquant sur ce lien, vous verrez des images du Poás via la caméra thermique, ainsi que son activité le 21 avril 2017.
http://news.co.cr/gases-emanating-from-poas-volcano-are-affecting-the-quality-of-air-in-metropolitan-area-of-costa-rica/59712/

Source: The Costa Rica Star.

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Poás Volcano went through another eruption Friday morning. The eruptive plume reached an altitude of over 1 kilometre and could be easily seen from many spots of the metropolitan areas. The majority of the events expel only water vapour but some also carry sediments, small rocks and small quantities of ash.

According to OVSICORI, the vapours of the volcano are affecting the quality of the air in the metropolitan area, shooting up the contamination to levels that exceed the permitted values of the World Health Organization (WHO).

Residents of San José, Alajuela, Heredia and Cartago are breathing high levels of sulphur, carbon dioxide and occasionally ash particles, that can have a negative effect in health.

The air quality monitoring station located in Hatillo, registered in average a concentration of carbon dioxide of 81 parts per billion (ppb), with a maximum peak of 99.1 ppb, which exceeds the WHO limits of 75 ppb. Monitoring stations in other urban areas also marked high concentrations of gases. The high levels of sulfur dioxide and carbon dioxide measured near the crater of the volcano are interpreted by scientists as a sign of fresh magma near the surface. The combination of this gases in the air and heavy rains like the ones experienced in the last few days create  acid rain, which causes damage in crops, vegetation, and even metallic structures.

By clicking on this link, you will see images of the volcano through the thermal camera, as well as its activity on April 21st 2017.

http://news.co.cr/gases-emanating-from-poas-volcano-are-affecting-the-quality-of-air-in-metropolitan-area-of-costa-rica/59712/

Source: The Costa Rica Star.

Incandescence dans le cratère le 22 avril au matin (Source: RSN)

Crédit photo: Wikipedia.

Fuego (Guatemala): Intensification de l’activité explosive // Intensification of explosive activity

Dans un bulletin spécial diffusé le 21 avril, l’INSIVUMEH indique que le Fuego connaît une nouvelle phase d’activité explosive intense avec une moyenne de 5 à 7 explosions faibles à modérées par heure. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent jusqu’à 4,6 – 4,9 km d’altitude. Les explosions éjectent également des matériaux incandescents jusqu’à 150 à 300 mètres au-dessus du cratère et déclenchent parfois des avalanches le long des pentes du cône.
Les agences de voyages et les touristes sont fortement invités à ne pas s’approcher du volcan.
Source: INSIVUMEH.

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In a special bulletin released on April 21st, INSIVUMEH indicates that Fuego Volcano is going through a new outbreak of intense activity with an average of 5 to 7 weak to moderate explosions per hour. They generate ash plumes reaching  4.6 – 4.9 km a.s.l. The explosions eject incandescent material up to 150 to 300 metres above the crater and sometimes trigger avalanches along the slopes of the cone.

Travel agencies and tourists are strongly advised not to approach the volcano.

Source: INSIVUMEH.

Sismicité sur le Fuego pendant la matinée du 21 avril 2017.