Quelques nouvelles d’Hawaii // Some news from Hawaii

L’éruption a été déclarée définitivement terminée par le HVO et tout est actuellement calme sur le Kilauea. Il n’y a aucune lave active sur la Grande Ile d’Hawaii. Aucun changement majeur n’a été observé sur le Pu’uO’o. Un récent survol en hélicoptère a permis de constater que la morphologie du cratère vide se modifie lentement suite à des effondrements de ses parois. Le magma a quitté le Pu’uO’o le 30 avril 2018 et a fait surface quelques jours plus tard dans la Lower East Rift Zone. Après cette évacuation de la lave, le cratère présentait une profondeur d’environ 356 mètres. Des matériaux provenant d’effondrements des parois du cratère ont, depuis cette époque, recouvert son plancher qui se trouve aujourd’hui à 286 mètres de profondeur.

Un modèle 3D du cratère du Pu’uO’o a été réalisé à partir d’images thermiques obtenues lors du récent survol. Les zones blanches montrent les points chauds dans le cratère. La forme du cratère continue de changer suite à de petits effondrements qui se produisent de temps à autre. Une station GPS sur le flanc nord du Pu’uO’o montre un affaissement constant de la lèvre du cratère. Ce mouvement est dû au glissement du rebord instable du cône.
Voici une courte vidéo du survol:
https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia_uploads/multimediaFile-2662.mp4

Dans ses dernières mises à jour, le HVO indique que les paramètres relatifs à la déformation du sol sont à mettre en relation avec le remplissage du réservoir magmatique profond du Kilauea. Les émissions de SO2 dans l’East Rift Zone et au sommet du Kilauea restent faibles.
Source: USGS / HVO.

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With the eruption definitely declared over by HVO, everything is currently quiet on Kilauea Volcano. There is currently no active lava to be seen on the Big Island. No major changes have been observed at Pu’uO’o. A recent helicopter overflight allowed to see that the empty crater is slowly being altered by small rockfalls within it. Magma drained from beneath Pu’uO’o on April 30th, 2018 and erupted a few days later in the lower East Rift Zone. After the magma drained, the crater was roughly 356 metres deep. Collapses on the crater walls have since filled the deepest part of the crater with rockfall debris. Today, the deepest portion of the crater is 286 metres.

A 3D model of the Pu’uO’o crater was constructed from thermal images taken during the recent overflight. White areas show warm spots in the crater. The shape of the crater continues to change through occasional small collapses. A GPS station on the north flank of Pu’uO’o has been showing steady slumping of the craters edge. This motion is due to the sliding of the unstable edge of the cone.

Here is a short video of the overflight:

https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia_uploads/multimediaFile-2662.mp4

In its latest updates, HVO indicated that deformation signals are consistent with the refilling of Kilauea Volcano’s deep East Rift Zone magma reservoir. SO2 emission rates on the East Rift Zone and at Kilauea’s summit remain low.

Source: USGS / HVO.

Voici deux images montrant le cratère du Pu’uO’o le 11 mai 2018 et le 18 mars 2019. On se rend parfaitement compte de la remontée du plancher suite aux effondrements des parois du cratère.

  (Source : USGS / HVO)

Mayotte : Le mystère demeure ! // Still a mystery !

Le 16 mars 2019, à l’occasion du Salon du Livre de Paris, j’ai rencontré des habitants de Mayotte qui m’ont dit que la terre continuait de trembler sur leur île, même si les secousses sont aujourd’hui moins fortes qu’en mai 2018, lorsque l’essaim sismique a commencé. Il ne faudrait pas oublier que le 11 novembre 2018, un « grondement » a été enregistré par les sismomètres du monde entier. Un nouveau document explique qu’il a pu être provoqué par « le plus grand événement volcanique en mer jamais observé dans les temps historiques. »
Avec sa source à 48 kilomètres à l’est de l’île de Mayotte, le signal sismique a immédiatement attiré l’attention des scientifiques. Il faisait partie d’une séquence sismique qui avait débuté dans la région en mai 2018, mais la très basse fréquence enregistrée en novembre était très différente d’une séquence sismique habituelle et sa cause n’était pas immédiatement évidente. Les scientifiques ont tous été d’accord pour dire qu’il ne pouvait s’agir que d’un événement volcanique impliquant le déplacement d’un vaste volume de magma sous le plancher océanique, avec pour conséquence une déflation significative de ce même plancher. Aujourd’hui, un nouveau document émanant de chercheurs français a été téléchargé sur le serveur public EarthArXiv. Bien que beaucoup de questions restent en suspens, il semble que le volume de magma impliqué soit si important qu’il s’agisse certainement de l’un des plus importants événements volcaniques en mer jamais repérés par l’instrumentation scientifique moderne.
La difficulté à apporter des réponses à cet événement majeur est due au manque cruel de d’équipement de surveillance des profondeurs océaniques dans le monde. En conséquence, beaucoup d’événements ont probablement eu lieu en mer depuis le début des observations, mais n’ont pas pu être détectés par les scientifiques. Comme je l’ai écrit très souvent, nous connaissons mieux la surface de Mars et de la Lune que les profondeurs de nos propres océans.
Les mouvements du sol à Mayotte révèlent que les fonds marins au large de l’île s’affaissent à raison d’environ un centimètre par mois. Dans le même temps, l’île de Mayotte elle-même se déplace vers l’est à raison de 1,6 cm par mois. Ces deux phénomènes indiquent que quelque chose d’énorme est en mouvement dans les profondeurs et provoque une déflation significative.
La nature des événements sismiques laisse supposer que la source magmatique se trouve à une profondeur de 25 kilomètres sous le plancher océanique. On pense qu’au cours des six premiers mois de la séquence sismique, au moins un kilomètre cube de magma s’est déplacé, ce qui équivaut à environ 385 grandes pyramides de Gizeh.
Cependant, certains scientifiques pensent qu’une éruption n’a pas forcément eu lieu près de Mayotte. Il se peut que la lave n’ait pas atteint la surface. Au lieu de cela, le magma a pu s’être injecté dans les sédiments épais qui tapissent le fond de l’océan et y avoir séjourné. Cela a déjà été observé ailleurs, lorsque le magma est plus dense que les sédiments environnants.
Bien que le volume global de magma impliqué au large de Mayotte soit comparable à celui de l’éruption du Havre (Iles Kermadec) en 2012, il est probable que les deux événements sont assez différents. L’éruption du Havre impliquait certainement beaucoup de matériel éruptif, comme l’a démontré l’immense banc de pierre ponce aperçu depuis un avion. Dans le même temps, de grands dômes volcaniques se sont formés sur le plancher océanique du Havre. Dans le cas de Mayotte, si une éruption a effectivement eu lieu, il s’agit plutôt d’un épanchement fissural mettant en jeu de la lave plus fluide.
Quelle qu’en soit la cause, le signal sismique du 11 novembre laisse les scientifiques extrêmement perplexes. En particulier, les épisodes haute fréquence à répétition, qui sont semblables à (mais ne sont pas liées à) ceux générés par une activité industrielle, sont difficiles à expliquer.
Une explication possible serait que les événements haute fréquence sont liés à l’effondrement de l’encaissant rocheux entourant la chambre magmatique. Cela a pu perturber le réservoir magmatique en le faisant osciller ou « bourdonner ». Parallèlement, les ondes, en rebondissant, ont pu frapper les parois de la chambre magmatique et provoquer d’autres effondrements, ce qui a généré d’autres événements haute fréquence. Tout cela aurait synchronisé les événements basse et haute fréquence et donné naissance au signal si particulier du 11 novembre.
Le cadre géologique est également assez étrange. L’événement volcanique majeur se serait produit à l’extrémité Est de la chaîne d’îles, ce qui ne semble pas logique étant donné que les îles volcaniques les plus jeunes se trouvent à l’Ouest.

On ignore également quelle est la cause première du volcanisme dans la région. Il peut être dû à un processus en bordure de plaque tectonique, à un panache mantellique à très haute température, ou même à une extension du rift est-africain, événement tectonique majeur qui déchire lentement le continent.
Il y a aussi un élément écologique qui reste inexpliqué : la découverte de nombreux poissons morts au large de Mayotte. Il se peut que l’activité magmatique les ait effrayés et les ait fait remonter vers la surface où ils n’ont pas supporté les faibles pressions auxquelles ils ne sont pas habitués.

Ce ne sont pour l’instant que des hypothèses. L’installation d’instruments dans la zone concernée est absolument nécessaire. Comme je l’ai écrit précédemment, le CNRS et le BRGM, ainsi que d’autres organismes, mettent en place actuellement des équipements à Mayotte, sur le site de l’activité et sur les Iles Glorieuses, à l’est. Des drones sous-marins et des systèmes de surveillance par des radars basés sur les navires seront nécessaires pour déterminer la quantité de lave qui a percé la surface, en supposant qu’elle ait percé la surface !. Des simulations numériques et des travaux de laboratoire peuvent aussi s’avérer nécessaires pour mieux comprendre ce qui se passe sous la surface.
Source: EarthArXiv.

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On March 16th, 2019, during the Salon du Livre of Paris, I met residents of mayotte who told me seismicity was going on on their island, even though it is less strong than in May 2018 when the swarm began. We should also remember that on November 11th, 2018, a deep rumble was recorded by seismometers around the world. A new pre-print paper about the event is now suggesting that it was caused by the largest offshore volcanic event in recorded history.

Originating 48 kilometres east of the island of Mayotte, the seismic signal immediately caught the attention of geoscientists. It was part of a prolonged seismic sequence that had started in the area back in May 2018, but the very low-frequency recorded in November stood out because it was not immediately obvious what caused it. The scientists agreed that it could only have originated from a volcanic event, one involving the movement of a vast volume of magma beneath the seafloor, causing the ground to significantly deflate.

Now, a new paper by French researchers has been uploaded to the public server EarthArXiv. Although there are plenty of unanswered questions, it appears that the volume of magma involved is so huge that this is certainly one of the largest offshore volcanic events ever spotted by modern scientific instrumentation.

There is a major caveat to all this, however. Compared to land-based monitoring, there is a huge lack of offshore monitoring happening around the world today, and there are likely plenty of offshore events that have taken place since modern records began that scientists have not picked up on. As I wrote it very often, we know the surface of Mars and the Moon better than the depths of the earth’s oceans.

The way the ground on Mayotte is moving implies that the seafloor off its eastern shoreline is sinking at a rate of about one centimetre per month. At the same time, Mayotte itself is shifting eastward at a rate of 1.6 centimetres per month. Both indicate something huge underground is on the move, causing some serious deflation.

The nature of the seismic events suggests that the magma source is centered at a depth of 25 kilometres beneath the seafloor. In the first six months of the sequence alone, at least one cubic kilometre of magma has shifted around, which is roughly equivalent to 385 Great Pyramids of Giza.

However, some other scientists think that what is happening near Mayotte is not necessarily an eruption.as there is currently no direct evidence of an eruption having taken place. There is a significant probability that no lava reached the surface. Failing to breach into the sea, the migrating magma might have injected itself into thick sediments in the seafloor and spread itself around. This has been observed elsewhere, when the magma is denser than the surrounding sediment.

Although the overall volume of magma involved is comparable to the 2012 Havre eruption (Kermadec Islands), the two are likely to be quite different events. The former definitely involved plenty of eruptive material, whose huge pumice raft was first spotted from a plane. At the same time, large volcanic domes formed on the seafloor. In Mayotte’s case, if an eruption did take place, it is more likely to be some sort of fissure effusion involving more fluid lava.

Whatever the cause, the November 11th signal’s individual elements still remain deeply puzzling. In particular, its repeated high-frequency bursts, which are similar (but are not related to) industrial activity, are difficult to explain.

One highly speculative explanation is that the high-frequency events are related to the collapse of the rocky walls surrounding the magma chamber. This disturbs the magma reservoir, causing it to oscillate or ‘hum.’ At the same time, waves bouncing back and forth hit other flanks and trigger more collapses, generating more high-frequency events. This all happens in a way that causes the low- and high-frequency events to synchronize, forming the November 11th signal.

The geological setting is also pretty weird. This major volcanic event is taking place on the eastern end of the island chain, whereas the youngest volcanic islands are to the west. So it appears to be happening in the ‘wrong’ place.

It’s also unclear what is responsible for the volcanism in the first place. It could be caused by action along a tectonic plate boundary, an upwelling plume of superheated mantle material, or even an extension of the East African Rift, a major tectonic event that is slowly tearing the continent apart.

There is even an ecological element to the story that is currently unexplained: the emergence of lots of dead fish offshore from Mayotte. It is thought that the magmatic activity might have scared them up to the surface, where they experienced low pressures that they couldn’t survive in.

Like much about the event, this remains speculative for now. Clearly more instrumentation is required. As I put it before, the French CNRS and BRGM and other authorities are now deploying equipment on Mayotte, at the site of the activity, and on the Glorioso Islands to the east. That still won’t solve all the enigmas. Underwater drones and ship-based radar surveys will be required to determine how much lava erupted at the surface, if any. Numerical simulations and laboratory work may be required to better comprehend what’s going on beneath the surface.

Source: EarthArXiv.

Situation géographique de Mayotte et de l’archipel des Comores (Google Maps)

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici des nouvelles de quelques volcans actifs dans le monde

Le Mont Agung (Bali / Indonésie) vient de montrer qu’il était encore très actif avec deux épisodes éruptifs le 17 mars 2019. Les deux événements se sont accompagnés de nuages de cendre atteignant 500 à 600 mètres de hauteur. Le 15 mars, deux autres explosions ont provoqué des retombées de cendre dans les villages proches du volcan.
En dépit des éruptions de l’Agung, le Panca Wali Krama, une série de cérémonies qui a lieu tous les dix ans, s’est poursuivi comme prévu au temple de Besakih, sur les contreforts sud du volcan.
Le niveau d’alerte de l’Agung est maintenu à 3 sur une échelle de 4 niveaux.
Source: The Jakarta Post.

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L’activité de l’Anak Krakatau (Indonésie) se résume essentiellement en émissions de vapeur et de gaz, comme l’a montré une séquence éruptive le 16 mars 2019. Le VSI explique qu’«il n’y a pas eu de matériaux rocheux transportés à la surface.»
La sismicité reste relativement discrète et rien n’indique une alimentation magmatique à faible profondeur. De la même façon, les instruments ne détectent pas d’inflation de l’édifice volcanique. .
Selon le VSI, si une éruption devait se produire, elle serait de type strombolien avec projection de cendre et de matériaux incandescents. Le risque d’éruptions existe toujours mais avec une intensité décroissante par rapport à la période éruptive de décembre 2018. Depuis la dernière éruption en février et le 16 mars 2019, les matériaux expulsés par le volcan n’ont pas dépassé un rayon de 2 km du cratère.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3 (Siaga) et il est demandé aux visiteurs de rester en dehors d’un rayon de 5 km du cratère actif.

Source : VSI.

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Le dernier bulletin d’activité du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) date du 10 mars 2019 et il semble qu’aucun événement significatif ne se soit produit sur le volcan depuis cette date. Dans ce dernier bulletin, l’OVPF indiquait que suite à l’arrêt de l’activité éruptive le 10 mars à 6h28 (heure locale), une sismicité était toujours enregistrée sous la zone sommitale du volcan. 26 séismes superficiels et 1 séisme profond avaient été enregistré depuis la fin de l’éruption. Du fait de cette sismicité, aucune hypothèse n’était écartée par l’Observatoire quant à l’évolution de la situation.

Le bulletin quotidien du 18 mars 2019 fait état de 10 séismes volcano-tectoniques dans la zone sommitale du volcan. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’était enregistrée. Les émissions de CO2 étaient en baisse au niveau du Gîte du Volcan et en hausse au niveau de la Plaine des Cafres.

Source : OVPF.

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Comme cela se produit de temps en temps, une puissante éruption a été enregistrée sur le Bezymianny (Kamchatka) dans la soirée du 15 mars 2019. La couleur de l’alerte aérienne est momentanément passée au Rouge avant de revenir à l’Orange. L’éruption a provoqué de nouvelles coulées pyroclastiques en raison d’effondrements du dôme de lave. Les panaches de cendre se sont élevés jusqu’à 15 km au dessus du niveau de la mer, avant de s’étirer sur une centaine de kilomètres vers le SE du volcan.
Source: KVERT.

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Suite à l’apparition d’une galette de lave dans le cratère, le Popocatepetl (Mexique) a connu plusieurs événements explosifs au cours des dernières semaines. Ils sont dus à la brusque libération des gaz emprisonnés sous le dôme de lave. Il en résulte de volumineux panaches de cendre, de vapeur et de gaz et des projections de matériaux incandescents. Le dernier événement de ce type le 19 mars 2019 a arrosé le sommet du volcan jusqu’à plus de 2 kilomètres sur ses pentes.

Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune, Phase 2.

Source : CENAPRED.

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Bonne nouvelle pour les touristes qui ont prévu de se rendre dans les Iles Eoliennes. Après six mois d’activité relativement intense, le Stromboli semble s’être calmé et l’accès au sommet est de nouveau autorisé en groupes, sous la houlette des guides de Stromboli. Il est bon de rappeler que l’accès individuel reste interdit au-delà de 400 mètres d’altitude.

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Selon plusieurs sources d’information, l’éruption du Bromo (Java / Indonésie) – qui a débuté le 18 février 2019 – se poursuit à l’heure actuelle. Il est interdit d’entrer dans la zone de sécurité d’un kilomètre autour du cratère. Le niveau d’alerte du volcan n’a pas changé depuis 2016 et est maintenu à 2 sur une échelle de cinq. Malgré l’activité éruptive actuelle et la cendre émise par le volcan, le tourisme dans la région n’est pas affecté et l’aéroport de Malang fonctionne normalement.
Le Bromo est une attraction touristique de l’île de Java car son accès est assez facile. De plus, on peut admirer un superbe panorama sur les volcans de la région (avec le Batok et le Semeru au loin) depuis les collines entourant la caldeira du Bromo. Lorsque le volcan n’est pas en éruption, des marches permettent aux touristes d’accéder à la lèvre du cratère.

Comme tous les volcans d’Indonésie, le Bromo est considéré comme un lieu sacré par les habitants de la région. Selon la croyance locale, il est une incarnation de Brahma , le dieu du feu. Pour apaiser sa colère, habitants effectuent chaque année un rituel connu sous le nom de « cérémonie de Kasodo » qui consiste à lancer des offrandes dans le cratère du Bromo. Ainsi, le jour de la pleine lune du mois de Kasodo, ils effectuent une longue procession vers le cratère où des prêtres hindous attendent pour bénir les offrandes des pèlerins.

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News of some active volcanoes around the world.

Mount Agung (Bali / Indonesia) showed it was still quite active with two eruptive episodes on March 17th, 2019. Both events were accompanied by ash clouds up to 500-600 metres high. On March 15th, two other explosions had caused ashfall in neighbouring villages.

Despite Agung’s eruptions, the Panca Wali Krama, a rare series of ceremonies that occurs once every ten years, continued as planned at Besakih Temple on the southern foothills of the volcano.

The alert level for Mt Agung is kept at 3 on a scale of 4 levels.

Source: The Jakarta Post.

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Activity at Anak Krakatau (Indonesia) mainly consists of steam and gas emissions, as shown by an eruptive sequence of March 16th, 2019. VSI explains that « there were no rocky materials transported to the surface.  »
Seismicity remains relatively discreet and nothing indicates a shallow magmatic feeding system. In the same way, the instruments did not detect any significant inflation of the volcanic edifice. .
According toVSI, if an eruption were to occur, it would be of Strombolian type with ejections of ash and incandescent material. The risk of an eruption still exists but with decreasing intensity compared to the eruptive period of December 2018. Since the last eruption in February and March 16th, 2019, the materials expelled by the volcano have not exceeded a radius of 2 km from the crater.
The alert level is kept at 3 (Siaga) and visitors are asked to stay outside a radius of 5 km from the active crater.
Source: VSI.

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The last activity bulletin about  Piton de la Fournaise (Reunion Island) was released on March 10th, 2019 and it seems that no significant event has occurred on the volcano since that date. In this last bulletin, OVPF indicated that following the stoppage of eruptive activity on March 10th at 6:28 (local time), seismicity was still recorded under the summit area of the volcano. 26 shallow earthquakes and 1 deep earthquake had been recorded since the end of the eruption. Because of this seismicity, no hypothesis was excluded by the Observatory as to the evolution of the situation.
The daily bulletin of March 18th, 2019 reported 10 volcano-tectonic earthquakes in the summit area of the volcano. No significant deformation of the volcanic edifice was recorded. CO2 emissions were decreasing at the Gîte du Volcan and increasing in the Plaine des Cafres.
Source: OVPF.

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As this occurs from time to time, a powerful eruption was recorded at Bezymianny (Kamchatka) in the evening of March 15th, 2019. The aviation colour code was momentarily raised to Red and then lowered back to Orange. The eruption triggered new pyroclastic flows due to collapses of the lava dome top, with ash plumes that rose up to 15 kilometres above sea level and then extended about 100 km to the SE of the volcano.

Source : KVERT.

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Following the appearance of a lava slab in the crater, Popocatepetl (Mexico) went through several explosive events in recent weeks. They were due to the sudden release of gases trapped under the lava dome. One could observe voluminous ash, steam and gas plumes as well as projections of incandescent materials. The last event of this type on March 19th, 2019 affected the summit of the volcano as far as 2 kilometers on its slopes.
The alert level is kept at Yellow, Phase 2.
Source: CENAPRED.

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Good news for tourists planning to visit the Aeolian Islands. After six months of relatively intense activity, Stromboli seems to have calmed down and access to the summit is again allowed in groups, under the guidance of the Stromboli guides. It is worth remembering that individual access remains prohibited beyond 400 metres above sea level.

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According to several sources of information, the eruption of Mount Bromo (Java / Indonesia) that started on February 18th, 2019, is still going on these days. Visitors are prohibited from entering the one-kilometre safety zone around the crater. The alert level for the volcano has not changed since 2016 and remains at 2 on a scale of five levels. Despite the current eruptive activity and the ash plies emitted by the volcano, tourism in the region is not affected and Malang airport is operating normally.

Mount Bromo is a tourist attraction on the island of Java because its access is quite easy. Beside, there are great views of the volcanoes in the area (with Mt Batok and Mt Semeru in the distance) from the hills around the Bromo caldera. When the volcano is not erupting, stairs allow tourists to climb on the crater rim.

Like all volcanoes in Indonesia, Mt Bromo is considered a sacred place by locals. According to local beliefs, this volcano is an incarnation of Brahma, the god of fire. To appease its anger, residents perform a ritual known as the « Kasodo Ceremony » every year, which consists in throwing offerings into the crater of Mt Bromo. Thus, every year, on the day of the full moon of the month of Kasodo, the inhabitants carry out a long procession towards the crater where Hindu priests wait to bless the offerings.

Vue du Bromo le 17 mars 2019 (Source: VSI)

Les geysers de Yellowstone (Etats Unis) // Yellowstone geysers (United States)

Dès que quelque chose d’inhabituel se produit dans le Parc National de Yellowstone, les articles de presse deviennent de plus en plus nombreux et ils font immédiatement allusion au risque d’éruption de ce « super volcan ». C’est ce qui s’est passé ces derniers mois avec une augmentation de l’activité de certains geysers – pas tous – dans le Parc. Le plus célèbre est le Vieux Fidèle en raison de sa ponctualité, tandis que la plupart des autres sont beaucoup plus imprévisibles. Parmi tous les geysers de Yellowstone, certains peuvent être très paresseux et ne se manifester qu’une fois de temps en temps, parfois tous les cinquante ans.
À la fin de l’année 2018, un geyser endormi – Ear Spring, ainsi appelé en raison de sa forme – a vomi les déchets qu’il avait ingurgité pendant 80 ans. Sa dernière grande éruption remontait à 1957. La gerbe d’eau bouillante a atteint une hauteur de 9 mètres au mois de septembre et les rangers ont passé plusieurs jours à ramasser de vieilles pièces de monnaie, des canettes de bière et même une poupée des années 1930 ! L’éruption a offert aux géologues ce qu’il appellent « une capsule temporelle intéressante. »

Le Steamboat Geyser, autre attraction touristique du parc, avait l’habitude de se manifester de manière irrégulière, parfois après des pauses de seulement quatre jours, d’autres fois avec des intervalles de 50 ans. De façon surprenante, il a récemment envoyé des jets d’eau bouillante à 90 mètres de hauteur à raison de une fois par semaine. Le Yellowstone Volcano Observatory indique qu’il s’est manifesté 32 fois en 2018. On a recensé quatre autres éruptions en février 2019.
Malgré ce réveil de certains geysers, les géologues de l’USGS et les responsables du Parc ont répété ces derniers mois qu’il n’y avait aucun signe de reprise de l’activité volcanique. On peut lire dans l’un des rapports de l’Observatoire que «les modifications qui interviennent dans les systèmes hydrothermaux de Yellowstone sont fréquentes et ne sont pas la conséquence de changements de l’activité volcanique». Il convient de garder à l’esprit que le système hydrothermal de Yellowstone se limite à une trentaine de mètres de profondeur alors que le magma qui provoque l’activité volcanique se trouve à plusieurs kilomètres sous la surface.
On n’observe pas d’augmentation de la sismicité ni de déformation significative du sol dans la région de Yellowstone. La sismicité au mois de février 2019 a inclus un essaim de 17 événements le 20 février. Les secousses avaient une magnitude comprise entre M 0,1 et M 1,7  et se situaient à 8 km au nord de West Yellowstone. L’événement le plus important en février 2019 avait une magnitude de M 3,1. De tels essaims sismiques sont courants et représentent environ 50% de la sismicité dans la région de Yellowstone.
Source: Geology In, Observatoire du volcan Yellowstone.

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As soon as something unusual occurs in Yellowstone National Park, press articles get more and more numerous and there are immediately allusions to the risk on an eruption of the so-called “super volcano”. This is what happened in recent months with an increase in activity of some of the geysers – by no means all of them – in the Park. The most famous of all is Old Faithful because of its predictability, while most others are much more inscrutable. Among all the geysers at Yellowstone, some may be very lazy and erupt only once in a while, sometimes every half century.
Late in 2018, one slumbering geyser – Ear Spring, so called because of its shape – vomited up 80 years worth of trash. The spring’s last big eruption was in 1957. So, when it blew to a height of some 9 metres in September, National Parks rangers spent days collecting old coins, beer cans, and even a 1930s baby dummy from its surroundings. While the eruption offered what geologists call “an interesting time capsule.”

The Steamboat Geyser used to erupt erratically, sometimes after a duration as short as four days or as long as 50 years. However, it recently sent spouts of steaming water 90 metres high into the air once every week. The Yellowstone Volcano Observatory says it erupted 32 times in 2018. There were four more eruptions in February 2019.

USGS geologists and park officials kept repeating in recent months that there was no signs of renewed volcanic activity. One can read in one of the Yellowstone Observatory’s statements that “changes in Yellowstone’s hydrothermal features are common occurrences and do not reflect changes in activity of the Yellowstone volcano.” One should keep in mind that the hydrothermal system of Yellowstone is limited to mainly just the top 30 metres or so whereas the magma that triggers volcanic activity resides several kilometres deeper.

Until now, there has been no significant increase in seismicity and no significant ground deformation has been detected. February 2019 seismicity in Yellowstone included a swarm of 17 located earthquakes on February 20th. The swarm events ranged in magnitude from M 0.1 to M 1.7 and were located 8 kilometres north of West Yellowstone. The largest event in February was a minor earthquake of M 3.1. Earthquake swarms like this are common and account for roughly 50% of the total seismicity in the Yellowstone region.
Source: Geology In, Yellowstone Volcano Observatory.

 

Quelques geysers à Yellowstone (Photos: C. Grandpey)