Dans ma note du 15 mai 2026 sur l’activité volcanique dans le monde, j’expliquais qu’une émission de cendres volcaniques provenant d’un volcan sous-marin était détectée par le VAAC de Darwin dans la province volcanique de la mer de Bismarck (Papouasie-Nouvelle-Guinée) depuis le 11 mai 2026. Les cendres s’élevaient à environ 4 km au-dessus du niveau de la mer. Des images satellites montraient une décoloration de l’eau à proximité de la zone concernée.

Vue du panache éruptif le 11 mai 2026 – Source : OLI (Operational Land Imager) sur Landsat 9 / NASA
La source de l’émission de cendres se situait probablement à 1 300 m sous le niveau moyen de la mer, aux coordonnées 3°02′S, 147°47′E. Cependant, cette éruption restait entourée de nombreuses incertitudes.
Un article publié sur le site web space.com confirme cette incertitude. On peut y lire que « lorsque les volcanologues ont cherché à étudier l’événement, ils se sont heurtés à un obstacle de taille. » En effet, il n’existe aucune carte haute résolution des fonds marins de cette zone.
Ce manque de données a compliqué la tâche des scientifiques pour déterminer précisément comment l’éruption a remodelé les fonds marins et quelle est la taille de la structure volcanique concernée. De fait, ils ignorent même quelle formation géologique a été affectée par l’éruption.
Ils pensent que l’éruption s’est probablement produite le long de la dorsale de Titan, à environ 16 kilomètres au sud-est d’un site d’éruptions sous-marines datant de 1972.
L’imagerie satellitaire fournie par le satellite Landsat 9 de la NASA permet aux scientifiques d’analyser le panache de cendres de plusieurs kilomètres de hauteur, la coloration de l’eau de mer, les bancs de ponce volcanique émanant de l’événement, et même les phénomènes thermiques capturés par le radiomètre imageur visible et infrarouge (VIIRS) du satellite Suomi NPP de la NASA.
Les observations actuelles laissent supposer (avec une grande incertitude) qu’il existe une bouche éruptive relativement peu profonde. Les chercheurs attendent désormais de voir si une nouvelle île se formera suite à l’éruption. Il faudrait probablement un certain temps avant qu’une telle île se forme, et on ignore combien de temps l’éruption pourrait durer. L’éruption de 1972, survenue à proximité, a par exemple duré quatre jours, tandis qu’une autre éruption, également proche, en 1957, a duré près de quatre ans. De nombreuses questions restent en suspens. Comme je le dis souvent, nous connaissons mieux la surface de la planète Mars que les profondeurs de nos propres océans.
Source : space.com
——————————————
In my post of 15 May 2026 about volcanic activity around the world, I explained that a volcanic ash emission from a submarine volcano had been observed by the Darwin VAAC in the Bismarck Sea Volcanic Province (Papua New Guinea) since May 11, 2026. The ash was rising to about 4 km above sea level. Satellite imagery showed water discoloration near the concerned area. (see image above)
The ash emission source was probably 1 300 m below mean sea level at coordinates 3°02′S, 147°47′E. However, there was a lot of uncertainty around this eruption.
An article released on the space.com website confirms this uncertainty. One can read that « when volcanologists looked to study the event, they reached a frustrating wall. » Indeed, there are no high-resolution maps of the seafloor of the area.
That lack of baseline data made it more difficult for scientists to determine exactly how the eruption reshaped the seafloor or how large the volcanic structure may be. In fact, they are not even sure which geological feature even erupted.
Current theories suggest the eruption likely occurred along the Titan Ridge, about 16 kilometers southeast of a 1972 submarine eruption site.
Existing satellite imagery allows scientists to analyze the kilometers-high ash plume, discoloration in the ocean water, rafts of the volcanic rock pumice emanating from the event, and even thermal events captured by the Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS) on NASA’s Suomi NPP satellite.
The current observations suggest (but there is a lot of uncertainty) a fairly shallow eruption vent. Now, researchers are waiting to see if a new island will be born out of the eruption. It would likely take some time for one to form, and it is unclear how long this eruption might last. The nearby 1972 eruption, for instance, lasted four days, whereas another nearby eruption in 1957 lasted just short of four years. Many questions about our own planet. As I often put it. We know the surface of Mars better than the depths of our own oceans.
Source : space.com