Goma sous la menace du Niyragongo…et du Lac Kivu // Goma under the threat of Nyiragongo…and Lake Kivu

Suite à l’éruption du Nyiragongo, les importants dégâts matériels et les quelque 35 victimes, des voix se font entendre pour que l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) soit enfin doté de moyens dignes de ce nom pour surveiller les volcans de la région. Il ne faudrait pas  oublier le Nyiamragira qui entre, lui aussi, régulièrement en éruption. Un député congolais a recommandé au gouvernement la réforme de l’OVG et il a insisté pour que ce dernier soit doté des moyens et matériels adéquats afin de prévenir d’éventuels risques.

L’éruption du Nyiragongo a également rappelé qu’une autre menace plane sur la région et ses 2 millions d’habitants, dont 600 000 dans la ville de Goma. Il s’agit du méthane du lac Kivu. En 2002, les scientifiques redoutaient que la coulée de lave entre dans le lac et provoque de redoutables explosions. Heureusement, il n’en a rien été et la lave s’est arrêtée à temps.

Selon des scientifiques, le lac Kivu contient mille fois plus de gaz dissous que le lac Nyos au Cameroun (1700-1800 morts en août 1986). Si la lave du Nyiragongo atteignait les profondeurs du lac Kivu, il pourrait se produire une déstabilisation de ses eaux stratifiées. Le gaz pourrait s’échapper brusquement et asphyxier les hommes et les animaux.

Le gaz du lac Kivu est composé pour un cinquième de méthane et pour quatre cinquièmes de gaz carbonique. Michel Halbwachs (Université de Savoie) que je salue ici explique que « le méthane représente le vrai danger, car il est vingt fois moins soluble que le C02 : avec vingt fois moins de gaz, on approche plus vite de la saturation. » Des mesures réalisées sur le lac Kivu ont montré que le taux de méthane avait augmenté de 15 % depuis trente ans et que la saturation serait acquise d’ici à la fin du siècle. Danger !!

Pour mettre les populations environnantes à l’abri du risque d’explosion gazeuse, le gouvernement de la RDC avait entrevu l’option de l’élimination du gaz carbonique par le dégazage progressif dans une couche comprise entre 12 et 50 mètres de profondeur du lac Kivu. Le dégazage devrait permettre de diminuer environ 160 millions de mètres cubes de CO2. Mais rien n’a été fait jusqu’à présent.

De plus, le méthane du lac Kivu n’est pas exploité par la RDC, ce qui représente une perte économique énorme pour le pays. Il y a des projets, mais ils n’ont pas encore abouti. Pendant que la RDC tarde, le Rwanda gagne énormément d’argent dans l’exploitation de ce gaz. Le pays a construit la première centrale électrique au monde qui fonctionne grâce à l’exploitation du gaz méthane.

Voir mes notes du 20 mai 2016 et du 8 août 2020 à propos du projet KivuWatt au Rwanda.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/05/20/le-methane-du-lac-kivu-eclaire-le-rwanda-lake-kivus-methane-brings-light-to-rwanda/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/08/08/le-methane-du-lac-kivu-rwanda-rdc-entre-menace-et-legende/

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Following the eruption of Nyiragongo, the significant material damage and some 35 dead, voices are heard asking the Volcanological Observatory of Goma (OVG) to be given real means to monitor the volcanoes in the region. One should not forget Nyiamragira which also frequently erupts. A Congolese MP has advised the government to reform the OVG and insisted that the observatory be provided with adequate means and equipment to prevent possible risks.

The Nyiragongo eruption also served as a reminder that another threat hangs over the region and its 2 million inhabitants, including 600,000 in the city of Goma. This threat is the methane from Lake Kivu. In 2002, scientists feared that the lava flow might enter the lake and cause dreadful explosions. Fortunately, it didn’t and the lava stopped in time.

According to scientists, Lake Kivu contains a thousand times more dissolved gas than Lake Nyos in Cameroon (1,700-1,800 dead in August 1986). If the lava from Nyiragongo reached the depths of Lake Kivu, there could be a destabilization of its stratified waters. The gas could suddenly escape and suffocate people and animals.

One-fifth of the gas from Lake Kivu is methane and four-fifths carbon dioxide. Michel Halbwachs (University of Savoy) whom I greet here explains that “methane represents the real danger because it is twenty times less soluble than C02: with twenty times less gas, we approach saturation more quickly. Measurements carried out on Lake Kivu have shown that the methane rate had increased by 15% over the past thirty years and that saturation would happen by the end of the century. There is a real danger !!

To protect the surrounding populations from the risk of a gas explosion, the DRC government had envisaged the option of eliminating carbon dioxide by gradual degassing a layer between 12 and 50 metres deep in Lake Kivu. Degassing would eliminate around 160 million cubic metres of CO2. But nothing has been done so far.

In addition, the non-exploitation of methane from Lake Kivu, a huge economic loss for the DRC. There are plans, but they haven’t come to fruition yet. While the DRC is late, Rwanda is earning a lot of money in the exploitation of this gas. The country has built the world’s first power plant that runs on the exploitation of methane gas. See my posts of May 20th, 2016 and August 8th, 2020 about the KivuWatt project in Rwanda.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/05/20/le-methane-du-lac-kivu-eclaire-le-rwanda-lake-kivus-methane-brings-light-to-rwanda/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/08/08/le-methane-du-lac-kivu-rwanda-rdc-entre-menace-et-legende/

Le lac Kivu vu depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

Paroles, paroles… // These are only words!

Selon un nouveau rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), si nous voulons trouver une solution à la crise climatique actuelle, nous devons cesser d’utiliser des voitures à essence dans les 14 prochaines années, ne pas ouvrir de nouvelles mines de charbon, mettre fin à l’exploration pétrolière et se lancer dans «une transformation totale des systèmes énergétiques qui sous-tendent nos économies».

Intitulé «Zéro net d’ici 2050», le rapport, publié le 18 mai 2021, examine les promesses faites par les gouvernements pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et conclut que l’objectif de maintenir l’augmentation des températures globales à 1,5 degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels sera « extrêmement difficile » et exigera des efforts importants.

Le rapport confirme ce que j’ai écrit à plusieurs reprises : «Le nombre de pays qui se sont engagés à atteindre des émissions nulles d’ici le milieu du siècle continue d’augmenter, mais il en va de même pour les émissions de gaz à effet de serre et leur concentration dans l’atmosphère. Cet écart entre la rhétorique et l’action doit se combler si nous voulons avoir une chance d’atteindre le ‘zéro net’ d’ici 2050 et de limiter la hausse des températures mondiales à 1,5°C. »

Dans son rapport, l’AIE présente 400 mesures qui, si elles étaient prises immédiatement, permettraient de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et de les ramener à presque zéro en 2050. Si de telles mesures étaient prises avec succès, les températures de la planète pourraient être maintenues en dessous du niveau qui provoquera inévitablement une extinction massive, une élévation désastreuse du niveau de la mer, une hécatombe avec la multiplication des vagues de chaleur, et d’autres conséquences que l’Agence de Protection de l’Environnement a déjà constatées.

Les conclusions du rapport de l’AIE rejoignent celles d’une étude publiée en avril par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) qui rappelait qu’il est grand temps d’enrayer la hausse des températures de la planète.

En 2018, le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a publié son rapport sur la nécessité d’ « empêcher les températures de dépasser 1,5°C pour éviter les pires conséquences du changement climatique.»

Lors d’un sommet sur le climat réunissant des chefs de gouvernements en avril, le président Biden a annoncé un nouvel objectif des Etats Unis visant à réduire d’ici 2030 les émissions de gaz à effet de serre de 50 à 52% par rapport aux niveaux de 2005. La Chine, qui représentait 27% des émissions mondiales en 2019, s’est engagée à devenir neutre en carbone d’ici 2060.

Selon l’AIE, même si les engagements pris par les deux pays qui ont les émissions les plus élevées, ainsi que par d’autres pays industrialisés dans le cadre de l’Accord de Paris, sont pour la plupart des objectifs ambitieux et non contraignants, « il existe encore une marge de manoeuvre pour atteindre le ‘zéro net’ d’ici 2050, même si « cette marge reste étroite et extrêmement difficile. Elle oblige toutes les parties prenantes – gouvernements, entreprises, investisseurs et citoyens – à agir dès cette année et chaque année suivante pour que l’objectif ne devienne pas hors de portée. »

Selon le rapport, les actions nécessaires pour transformer la consommation et la production d’énergie à l’échelle de la planète sont les suivantes :

– Augmentation de l’utilisation des sources d’énergie renouvelables de 29% en 2020 à 90% en 2050

– Arrêt de la construction de nouvelles centrales au charbon dès cette année, sauf si elles sont construites avec une technologie de captage du carbone

– Interdiction, dès 2025, de la vente de nouvelles chaudières au mazout et au gaz pour chauffer les bâtiments

– Élimination progressive de la vente d’automobiles à essence d’ici 2035

– Transformation des flottes de véhicules actuels en véhicules électriques ou à hydrogène d’ici 2050

– Orientation des centrales électriques vers des sources d’énergie renouvelables d’ici 2035

– Fermeture de toutes les centrales au charbon non équipées de technologie de captage du carbone d’ici 2040

– Transition de la moitié du transport aérien vers l’hydrogène ou les biocarburants d’ici 2040

Le rapport de l’AIE reconnaît qu’il sera extrêmement difficile d’atteindre ces objectifs. Les émissions et les concentrations de dioxyde de carbone rebondissent fortement en ce moment avec la reprise économique suite à la pandémie de Covid-19.

Il est grand temps que les gouvernements agissent de manière décisive pour accélérer la transition vers des énergies propres. Comme je l’ai écrit précédemment, il appartient aux Conférences des Parties (les COP) d’imposer des mesures réelles et obligatoires, au lieu de mesures non contraignantes.

Source: Yahoo News.

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According to a new report by the International Energy Agency (IEA), if human beings want to solve the climate change crisis, they must stop using gasoline-powered cars within 14 years, abandon the pursuit of new coal mines, end oil exploration and set about « a total transformation of the energy systems that underpin our economies. »

Titled « Net Zero by 2050, » the report, released on May 18th, 2021, examines the pledges made by world governments to dramatically reduce greenhouse gas emissions and concludes that the goal of keeping global temperatures from rising 1.5 degrees Celsius above preindustrial levels will prove « extremely challenging » and demand significant efforts.

The report confirs wha I have indicated in previous posts: « The number of countries that have pledged to reach net-zero emissions by mid-century or soon after continues to grow, but so do global greenhouse gas emissions and their concentration in the atmosphere.This gap between rhetoric and action needs to close if we want to have a chance of reaching net zero by 2050 and limiting the rise in global temperatures to 1.5 °C. »

In its report, the IEA lays out 400 steps that, if taken immediately, would meet the goal of cutting current greenhouse gas emissions in half by 2030 and down to nearly zero in 2050. In the event that such a massive, united global undertaking were successful, global temperatures could be kept below a level that would cause mass extinction, devastating sea level rise, unprecedented death from worsening heat waves, and other consequences that the Environmental Protection Agency has found are already occurring.

The findings in the report by the IEA are nearly the same as those of a study released in April by the United Nations World Meteorological Organization (WMO) warning that “time is fast running out” to keep global temperatures in check.

In 2018, the U.N.’s Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) issued its landmark report on the need to keep global temperatures from rising above 1.5°C to avert the worst consequences of climate change.

At an April climate summit of world leaders, President Biden announced a new U.S. target to cut greenhouse gas emissions by 50 to 52 percent over 2005 levels by the year 2030. China, which accounted for 27 percent of global emissions in 2019, has pledged this year to become carbon-neutral by 2060.

According to IEA, even though the pledges made by the two countries with the highest emissions, as well as those of other industrialized nations in the Paris Agreement, are mostly nonbinding, aspirational goals, « there are still pathways to reach net zero by 2050, even though « that pathway remains narrow and extremely challenging, requiring all stakeholders – governments, businesses, investors and citizens – to take action this year and every year after so that the goal does not slip out of reach. »

According to the report, the actions required to transform global energy consumption and production include:

 – Increasing the use of renewable sources of energy from 29 percent in 2020 to 90 percent in 2050

– Halting construction of all new coal plants this year, unless they are built with carbon-capture technology

– Implementing a ban in 2025 on the sale of new oil and gas furnaces to heat buildings

– Phasing out the sale of automobiles that use gasoline by 2035

– Conversion of vehicle fleets to either electric or hydrogen fuel sources by 2050

– Shifting power plants away from carbon emissions to renewable sources of energy by 2035

– Closing all coal-fired power plants not fitted with carbon-capture technology by 2040

– Transitioning half of all plane-travel energy sources to hydrogen or biofuels by 2040.

The report, however, is quick to acknowledge that meeting the goals it lays out will be enormously difficult. Global carbon dioxide emissions and concentrations are already rebounding sharply as economies recover from the Covid-19 pandemic. It is high time for governments to act, and act decisively to accelerate the clean energy transformation.

As I put it previously, it is up to the Conferences of Parties (COPs) to impose real, compulsory measures, instead of nonbinding ones.

Source: Yahoo News.

L’évolution des concentrations de CO2 dans l’atmosphère n’incite guère à l’optimisme. Il y a vraiment du pain su la planche!

Le rétrécissement de la stratosphère// The shrinking of the stratosphere

J’ai insisté à maintes reprises sur les conséquences des concentrations très élevées de CO2 dans l’atmosphère sur le climat de notre planète et sur les dangers du réchauffement climatique.

Un article publié dans The Guardian nous apprend maintenant que les énormes concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère réduisent la stratosphère. C’est la conclusion d’une étude publiée récemment dans la revue Environmental Research Letters. Des chercheurs ont découvert que l’épaisseur de la stratosphère s’est réduite de 400 mètres depuis les années 1980 et qu’elle s’amincira à nouveau d’un millier de mètres d’ici 2080 si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites.

Les conséquences peuvent être particulièrement graves car l’amincissement de la stratosphère peut affecter la trajectoire et le bon fonctionnement des satellites, leur durée de vie orbitale, la propagation des ondes radio ainsi que le système de navigation GPS et les communications radio.

L’étude ne fait que confirmer l’impact des activités humaines sur la planète. Dans une note précédente, j’ai expliqué que le réchauffement climatique avait fait se déplacer l’axe de la Terre car la fonte des glaciers et de la banquise redistribuait les masses autour du globe.

La stratosphère présente une épaisseur d’environ 20 km à 60 km au-dessus de la surface de la Terre (voir image ci-dessous). En dessous de la stratosphère se trouve la troposphère dans laquelle nous vivons ; c’est aussi l’endroit où le dioxyde de carbone réchauffe et dilate l’air ambiant, ce qui repousse la limite inférieure de la stratosphère. De plus, lorsque le CO2 pénètre dans la stratosphère, il y refroidit l’air qui a tendance à se contracter.

Le rétrécissement de la stratosphère est un signal d’alerte climatique et montre l’influence des activités humaines à l’échelle planétaire. C’est la preuve que nous pourrissons l’atmosphère jusqu’à 60 kilomètres d’altitude! Les scientifiques savaient déjà que la troposphère augmentait en hauteur parallèlement à l’augmentation des émissions de carbone et ils avaient émis l’hypothèse que l’épaisseur de la stratosphère diminuait. La nouvelle étude est la première à le démontrer et donne la preuve qu’elle se contracte dans le monde entier depuis au moins les années 1980, époque des premières données satellitaires.

La couche d’ozone qui absorbe les rayons UV du soleil se trouve dans la stratosphère et les chercheurs pensaient que les pertes d’ozone au cours des dernières décennies pouvaient être à l’origine du rétrécissement. En effet, moins d’ozone signifie moins de réchauffement de la stratosphère. Cependant, la nouvelle étude montre que c’est bien l’augmentation du CO2 qui est à l’origine de la contraction régulière de la stratosphère, et que ce n’est pas l’ozone, qui a commencé à rebondir après le traité de Montréal de 1989 interdisant les CFC.

L’étude est parvenue cette conclusion inquiétante en utilisant les observations satellitaires depuis les années 1980 et en les complétant avec de multiples modèles climatiques qui incluent les interactions chimiques complexes qui se produisent dans l’atmosphère.

Source: The Guardian.

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I have insisted many times on the consequences of the very high CO2 concentrations on the world’s climate and the dangers of the current climate change for our lives.

An article published in The Guardian informs us that the enormous concentrations of greenhouse gases are shrinking the stratosphere. This is the conclusion of a recent study published in the journal Environmental Research Letters

The researchers have observed that the thickness of the atmospheric layer has contracted by 400 metres since the 1980s and will thin by about another kilometre by 2080 if the emissions of the gases are not reduced. The consequences can be very serious as the thinning of the stratosphere has the potential to affect satellite trajectories and operations, orbital life-times, the propagation of radio waves as well as the GPS navigation system and radio communications.

The study only confirms the profound impact of humans on the planet. In a previous post; I exlained that the climate crisis had shifted the Earth’s axis as the massive melting of glaciers redistributes weight around the globe.

The stratosphere extends from about 20 km to 60 km above the Earth’s surface (see image below). Below is the troposphere, in which humans live, and it is the place where carbon dioxide heats and expands the air. This pushes up the lower boundary of the stratosphere. This is not all! When CO2 enters the stratosphere it actually cools the air, causing it to contract.

The shrinking stratosphere is a warning of the climate emergency and the planetary-scale influence that humanity now exerts. This proves we are messing with the atmosphere up to 60 kilometres!

Scientists already knew the troposphere was growing in height as carbon emissions rose and had hypothesised that the stratosphere was shrinking. The new study is the first to demonstrate this and shows it has been contracting around the globe since at least the 1980s, when satellite data was first gathered.

The ozone layer that absorbs UV rays from the sun is in the stratosphere and researchers had thought ozone losses in recent decades could be to blame for the shrinking. Less ozone means less heating in the stratosphere. However, the new study shows it is the rise of CO2 that is behind the steady contraction of the stratosphere, not ozone levels, which started to rebound after the 1989 Montreal treaty banned CFCs.

The study reached its conclusions using the small set of satellite observations taken since the 1980s in combination with multiple climate models, which included the complex chemical interactions that occur in the atmosphere.

Source: The Guardian.

Source : The Guardian

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : ….et le canard était toujours vivant !*

On pensait que l’éruption du Piton de la Fournaise vivait ses dernières heures car le tremor montrait un déclin régulier. Or, depuis le 20 mai 2021, la tendance s’est inversée et la courbe est reparti à la hausse, signe que l’éruption n’a pas dit son dernier mot. Le 22 mai, il semblait se stabiliser, mais personne ne sait comment évoluera la situation.

Ce dimanche 23 mai 2021, il semble toutefois que l’on se dirige vers la fin de cette éruption car le tremor montre une chute qui pourrait être définitive (voir ci-dessous).

Ce sursaut d’énergie n’est pas vraiment une surprise car on a assisté ces dernières semaines à une reprise de l’inflation de l’édifice volcanique, ainsi qu’à une hausse des émissions de CO2 au sol autour du volcan. C’est le signe que du magma continuait à arriver dans la chambre superficielle.

L’éruption n’est pas vraiment spectaculaire car la lave se déplace essentiellement en tunnels et sa progression est très lente dans les Grandes Pentes. Sa présence à la source est surtout marquée par le dégazage des cônes éruptifs.

L’Enclos reste interdit d’accès.

Source : OVPF.

* La chasse au canard (Robert Lamoureux).

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Les Réunionnais se plaignent de ne pas être traités comme les Antilles à propos de la Covid-19.

Réunion et Mayotte.

Le 9 juin, les motifs impérieux pour les voyageurs vaccinés seront levés au départ et vers l’Hexagone. Un test PCR négatif de moins de 72h avant le départ continuera à être exigé, dans les deux sens. Les voyageurs en provenance et à destination de La Réunion et Mayotte s’engageront également à un auto-isolement de sept jours à l’issue duquel ils devront être testés négatifs, qu’ils soient vaccinés ou non.

 

Antilles.

Après le 9 juin pour la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin, un test PCR négatif de moins de 72h avant le départ sera toujours exigé au départ de l’Hexagone. Seuls les voyageurs non vaccinés devront s’engager à un auto-isolement de 7 jours à l’issue duquel ils devront être testés négatifs.

Source : OVPF