L’inquiétant réchauffement climatique en Europe en 2022 // Europe’s alarming global warming in 2022

Le rapport « The State of the Climate in Europe 2022 », publié conjointement par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et l’agence Copernicus, met en évidence des tendances alarmantes concernant le réchauffement climatique en Europe et ses conséquences sur la société et les écosystèmes.

Le rapport confirme que l’Europe connaît un réchauffement climatique deux fois plus rapide que la moyenne mondiale depuis les années 1980. En 2022, la température moyenne en Europe a été d’environ 2,3°C au-dessus de la moyenne de l’ère pré-industrielle (1850-1900). La température moyenne annuelle en Europe en 2022 se situe entre la deuxième et la quatrième plus élevée jamais enregistrée. Les années 2015 à 2022 ont été les huit années les plus chaudes jamais enregistrées dans tous les ensembles de données.

Sur la planète dans son ensemble, la température moyenne annuelle de surface en 2022 a été de 1,15°C au-dessus de la moyenne pré-industrielle de 1850-1900. Ce chiffre est à comparer aux 2,3°C au niveau européen.

L’été 2022 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe. L’Espagne a enregistré son quatrième été consécutif de sécheresse, affectant ses réserves d’eau qui sont descendues à 41,9 % de leur capacité totale. La France a connu sa période de janvier à septembre la plus sèche, et le Royaume-Uni et la Belgique leur période de janvier à août la plus sèche depuis 1976.

L’Europe a été frappée par plusieurs vagues de chaleur en 2022. L’une des plus sévères a eu lieu à la mi-juillet, avec des températures exceptionnelles dans de nombreux endroits. De nombreux records ont été battus par plus de 3°C, en particulier dans le nord de l’Angleterre et l’ouest de la France.

Au Royaume-Uni, la barre des 40°C a été franchie pour la première fois, avec une température de 40,3°C à Coningsby le 19 juillet 2022.

La France a été particulièrement touchée pendant la saison estivale avec trois vagues de chaleur. Une vague de chaleur anormalement précoce a débuté le mercredi 15 juin. Le 17 juin, des pointes ont été relevées à 41-42°C. Le 18 juin, des records absolus sont tombés. Biarritz, avec 42.9°C, a battu son record de chaleur tous mois confondus. L’indicateur thermique national a atteint la valeur la plus élevée jamais observée lors d’une mi-juin.

La France a traversé un nouvel épisode caniculaire entre le 12 et le 25 juillet, touchant particulièrement la façade ouest.

Une troisième vague de chaleur a commencé le 31 juillet en France. Le thermomètre a grimpé jusqu’à 41.8°C dans l’Aude le 12 août et a dépassé les 40°C sur de nombreuses stations.

Au final, la France a connu en 2022 son année la plus chaude depuis le début des relevés.

Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Stockholm, publiée en novembre 2022, suggère qu’en plus des émissions de gaz à effet de serre, une part substantielle de la hausse des températures est liée à la diminution des aérosols en Europe. A cause des gaz à effet de serre, le climat est aussi devenu plus sec à travers le continent, en particulier dans le sud de l’Europe.

Les aérosols anthropiques sur de grandes parties de l’Europe auraient temporairement masqué, jusque 1980 environ, une partie du réchauffement dû à l’augmentation des gaz à effet de serre. Un renversement de tendance, avec diminution des aérosols au cours de la période 1979-2020, a entraîné une augmentation du rayonnement solaire atteignant la surface du continent européen.

Il faut dire également que les terres ont une capacité thermique inférieure à celle de l’eau, ce qui signifie qu’elles ont besoin de moins de chaleur pour élever leur température.

Parallèlement à la diminution des aérosols, la température en Europe s’est élevée considérablement au cours de la période 1991-2021, à un taux moyen d’environ +0,5 °C par décennie.

Source : global-climat.

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Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, on vient d’apprendre que le mois de juin 2023 a débuté par des températures planétaires élevées. La première moitié du mois a été la plus chaude depuis le début des mesures. Nous avons momentanément dépassé le seuil de 1.5°C, et la chaleur continuera probablement dans les semaines suivantes. Cette probabilité est d’ores et déjà confirmée par la chaleur exceptionnelle enregistrée en Corse le 20 juin 2023. Le thermomètre indiquait 40,2°C dans la ville de Sartène, un record absolu pour un mois de juin sur l’île. Une masse d’air très chaude provenant directement d’Afrique du Nord et la présence du sirocco ont contribué à cette élévation drastique de la température.

La limite de sécurité de 1.5°C établie par le GIEC est une moyenne décennale. Elle a déjà été franchie quelques fois de façon ponctuelle. L’agence Copernicus  cite notamment le mois de décembre 2015 ainsi qu’en février et mars 2016,  qui étaient une période de super-El Nino.

Autres fait particulièrement inquiétant, l’OMM indique qu’au mois de mai, la surface des océans a atteint des températures record. Cette surface réchauffe directement l’air au-dessus de l’eau, ce qui explique les températures élevées que la Terre subit actuellement.

Source : global-climat.

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The report « State of the Climate in Europe 2022 », published jointly by the World Meteorological Organization (WMO) and the Copernicus agency, highlights alarming trends in global warming in Europe and its consequences for society and ecosystems.
The report confirms that Europe’s climate has been warming twice as fast as the global average since the 1980s. In 2022, the average temperature in Europe was around 2.3°C above the average for the pre-industrial era (1850-1900). The average annual temperature in Europe in 2022 was between the second and fourth highest on record. The years 2015 to 2022 were the eight warmest on record in all data sets.
On the planet as a whole, the average annual surface temperature in 2022 was 1.15°C above the pre-industrial average of 1850-1900. This compares with 2.3°C at the European level.
The summer of 2022 was the hottest on record in Europe. Spain recorded its fourth consecutive summer of drought, affecting its water reserves, which fell to 41.9% of their total capacity. France experienced its driest January-September period, and the UK and Belgium their driest January-August period since 1976.
Europe was hit by several heat waves in 2022. One of the most severe occurred in mid-July, with exceptional temperatures in many places. Many records were broken by temperatures in excess of 3°C, particularly in northern England and western France.
In the UK, the 40°C mark was broken for the first time, with a temperature of 40.3°C in Coningsby on July 19th, 2022.
France was particularly hard hit during the summer season, with three heat waves. An unusually early heat wave began on Wednesday June 15th. On June 17th, highs of 41-42°C were recorded. On June 18th, absolute records were set. Biarritz, at 42.9°C, broke its all-month heat record. The national heat indicator reached its highest ever value for mid-June.
France experienced another heatwave between July 12th and 25th, particularly affecting the western seaboard.
A third heat wave began in France on July 31st. The thermometer climbed to 41.8°C in the Aude region on August 12th, and exceeded 40°C at many stations.
All in all, 2022 was France’s hottest year since records began.

A study by researchers at Stockholm University, published in November 2022, suggests that, in addition to greenhouse gas emissions, a substantial proportion of the rise in temperatures is linked to the depletion of aerosols in Europe. Because of greenhouse gases, the climate has also become drier across the continent, particularly in southern Europe.
Anthropogenic aerosols over large parts of Europe would have temporarily masked, until around 1980, part of the warming due to the increase in greenhouse gases. A reversal of this trend, with a decrease in aerosols over the period 1979-2020, has led to an increase in solar radiation reaching the surface of the European continent.
It should also be noted that land has a lower heat capacity than water, which means it needs less heat to raise its temperature.
In parallel with the decrease in aerosols, temperatures in Europe have risen considerably over the period 1991-2021, at an average rate of around +0.5°C per decade.
Source: global-climat.

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As bad news never comes alone, we’ve just learned that the month of June 2023 began with high planetary temperatures. The first half of the month was the hottest since measurements began. Our planet momentarily exceeded the 1.5°C threshold, and the heat is likely to continue in the weeks ahead. This probability is already confirmed by the exceptional heat recorded in Corsica on June 20th, 2023. The thermometer read 40.2°C in the town of Sartène, an absolute record for a month of June on the island. A very hot air mass coming directly from North Africa and the presence of the sirocco contributed to this drastic rise in temperature.
The IPCC safety limit of 1.5°C is a ten-year average. It has already been exceeded on a few occasions. The Copernicus agency cites December 2015 as well as February and March 2016, which were periods of super-El Nino.
In another particularly worrying development, the WMO reports that in May, the surface of the oceans reached record temperatures. This surface directly warms the air above the water, which explains the high temperatures the Earth is currently experiencing.
Source : global-climat.

 

Anomalie thermique pour l’Europe lors de l’été 2022 (Source : Copernicus)

Climat : ça va vraiment mal ! // Climate : It’s going from bad to worse !

La hausse des températures sur Terre s’est accélérée ces dernières semaines et est en train d’atteindre des niveaux records en juin 2023. L’arrivée d’El Niño se confirme, de sorte que 2023 pourrait devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée.
Les températures moyennes relevées jusqu’à présent en juin 2023 sont supérieures de près de 1° C aux relevés pour ce même mois depuis 1979. Bien que le mois de juin ne soit pas encore terminé, les climatologues expliquent qu’il suit un schéma de renforcement du réchauffement climatique global et que 2023 pourrait devenir l’année la plus chaude de tous les temps, encore plus chaude que 2016.
La NOAA vient d’indiquer que les conditions El Niño sont effectivement présentes et qu’elles « se renforceront progressivement » au début de l’année prochaine. En conséquence, le réchauffement d’origine anthropique sera exacerbé par un événement naturel qui ajoute généralement entre 0,1°C et 0,2°C à la température moyenne de la planète.
Il se pourrait que 2023 soit l’année la plus chaude jamais enregistrée. Tous les climatologues s’accordent à dire que cela sera probablement le cas à l’avenir pour chaque année El Niño, tant que rien ne sera fait pour réduire la combustion de combustibles fossiles et la pollution par le carbone.
2023 a déjà été le théâtre de sévères vagues de chaleur dans des pays et des régions comme Porto Rico, la Sibérie et l’Espagne. De plus, la chaleur au Canada a contribué à déclencher d’énormes incendies de forêt.
En 2023, le monde a connu son troisième mois de mai le plus chaud en 174 ans. L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud ont connu le mois de mai le plus chaud de leur histoire. En mai 2023, l’Organisation Météorologique Mondiale a averti que les températures augmenteraient probablement au cours des cinq prochaines années, à cause du phénomène El Niño, mais aussi des émissions de gaz à effet de serre.
Il y a aussi de fortes chances que la température moyenne dépasse 1,5°C par rapport à l’époque préindustrielle. C’est le seuil clé convenu par les gouvernements lors de la COP 21, la conférence de 2015 sur le climat de Paris. .
La chaleur ne concerne pas seulement  la terre ferme. La NOAA a confirmé en mai un deuxième mois consécutif de températures record à la surface des océans. L’excès de chaleur des océans, qui couvrent 70% de la surface du globe, influence la température de la planète, mais a aussi un effet sur les populations de poissons, le blanchissement des récifs coralliens et l’élévation du niveau de la mer.
Indépendamment du fait que 2023 soit la plus chaude, ou l’une des plus chaudes, jamais enregistrée, les scientifiques préviennent que les impacts du réchauffement climatique sont désormais évidents. Il en sera ainsi tant que les émissions de gaz à effet de serre ne seront pas radicalement réduites.
Source : médias d’information internationaux.

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Global temperatures have accelerated to record-setting levels in June 2023, with El Niño on its way, a situation that could potentially propel 2023 to become the hottest year ever recorded.

Preliminary global average temperatures taken so far in June are nearly 1°C above levels previously recorded for the same month, going back to 1979. While the month is not yet complete, climate scientists say it follows a pattern of strengthening global heating that could see this year named the hottest ever recorded, topping 2016.

NOAA has warned that El Niño conditions are now present and will “gradually strengthen” into early next year. As a consequence, human-caused warming will be exacerbated by an event that typically adds between 0.1°C to 0.2°C to the overall global temperature.

2023 will almost certainly be the warmest year on record. All climate scientists agree to say that it is likely to be true for just about every El Niño year in the future, as long we we continue to warm the planet with fossil fuel burning and carbon pollution.

2023 has already seen severe, record heatwaves in places from Puerto Rico to Siberia to Spain, while the heat in Canada helped spur huge wildfires.

The world had its third warmest May in a 174-year temperature record last month, with North America and South America both having their hottest May ever recorded. In May 2023, the World Meteorological Organization warned that global temperatures will likely soar over the next five years, fueled by El Niño as well as greenhouse gas emissions.

There is also a good chance the average temperature will exceed 1.5°C beyond pre-industrial times, the key threshold agreed by governments at the Paris climate conference. .

The heat is not only on land. NOAA has confirmed a second consecutive month of record high ocean surface temperatures in May. Excess heat in the oceans, which cover 70% of the globe’s surface, influence overall global temperatures, as well as warp fish populations, bleach coral reefs and drive coastal sea level rise.

Regardless of whether 2023 ends up the hottest ever recorded, scientists caution that the escalating impacts of the climate crisis are now starkly evident and won’t be slowed until greenhouse gas emissions are radically cut.

Source : International news media.

Les anomalies thermiques se multiplient

L’Everest et le réchauffement climatique // Mount Everest and global warming

Il y a 70 ans, le 29 mai 1953, le Néo-Zélandais Edmund Hillary et son sherpa Tenzing Norgay parvenaient au sommet de l’Everest.
Depuis, des milliers d’alpinistes ont atteint le toit du monde. 2023 marque un nouveau record de candidats à l’escalade, mais aussi un record nombre d’accidents mortels…et de déchets abandonnés aux camps de base.
Sur les quelque 300 personnes qui ont perdu la vie lors de l’ascension de l’Everest, la majorité sont décédées dans ou autour de la zone de la mort, une zone située au-dessus de 7 900 mètres d’altitude. Ici, les alpinistes sont tués par des avalanches ou des chutes de pierres, par des blessures subies suite lors de chutes, ou encore par une exposition aux éléments (très nombreuses gelures en 2023). Sans oublier l’épuisement ou le mal aigu des montagnes (AMS).
Lorsqu’une personne meurt sur l’Everest, le cadavre est momifié par le vent et les basses températures ; il se fige rapidement sur place. Les sauveteurs doivent extraire le corps de la glace. Une fois gelé, son poids peut avoir doublé à cause de la glace. Il faut parfois une équipe de huit personnes pour gérer un seul corps. La récupération d’un corps est aussi très dangereuse. En 1984, un sherpa et un inspecteur de police népalais ont été tués alors qu’ils tentaient de récupérer le corps d’un alpiniste allemand mort sur la montagne cinq ans plus tôt.
On estime qu’il reste entre 200 et 250 corps sur l’Everest, gelés le long des voies d’escalade, ou enterrés dans les champs de neige et les glaciers. Généralement, les personnes mortes sur les glaciers restent emprisonnées dans la glace pendant des décennies voire des siècles. Les corps progressent avec la glace, depuis le site de l’accident jusqu’à la zone d’ablation du glacier, où la perte de glace dépasse la masse de glace accumulée.
Selon des sources chinoises et népalaises, la découverte de nombreux cadavres au cours des dernières années montre à quel point la hausse des températures fait fondre la couverture de neige et de glace sur l’Everest. Comme je l’expliquais dans une note précédente, le plus haut glacier de la montagne, le glacier du Col Sud (South Col Glacier) a perdu plus de 54 mètres d’épaisseur au cours des 25 dernières années.
Des victimes tuées par des avalanches ou tombées dans une crevasse glaciaire ressurgissent aujourd’hui avec la fonte des glaces. De nombreux corps ont également été retrouvés près du camp IV, le camp le plus élevé situé à plus de 7 900 mètres d’altitude. Dix corps y ont été retrouvés au cours des quatre dernières années.
La hausse de la température sur la chaîne himalayenne est supérieure à la moyenne mondiale. Lorsque la couverture neigeuse rétrécit, elle n’est plus en mesure de réfléchir la lumière du soleil. Le paysage rocheux et aride absorbe alors davantage de rayonnement solaire, ce qui réchauffe l’environnement. Avec la hausse des températures qui ajoute de l’énergie à l’atmosphère, la météo sur l’Everest devient plus imprévisible. Cela raccourcit la saison d’escalade et augmente le risque de tempêtes soudaines dans la région. Les températures plus élevées peuvent faire couler l’eau de fonte sous les glaciers,ce qui favorise le déclenchement d’avalanches et déstabilise les parois rocheuses, provoquant des chutes de pierres.
Le réchauffement climatique augmente également le risque pour les alpinistes qui se trouvent sous la zone de la mort. En juin 2022, le ministère du Tourisme népalais a annoncé son intention de déplacer le camp de base de l’Everest, car la fonte rapide du glacier de Khumbu augmentait le risque de chutes de pierres et de crues glaciaires soudaines sur le site. Cependant, ce plan a finalement été abandonné en raison du refus des sherpas qui ont fait valoir que cela ajouterait jusqu’à trois heures au trajet jusqu’au sommet et le rendrait encore plus traître. Une étude réalisée en 2018 par des chercheurs de l’Université de Leeds a montré que la glace du glacier près du camp de base fondait à raison de 1 mètre par an. L’eau de fonte glaciaire alimentait une série de lacs glaciaires. Ces lacs,retenus par des barrages de moraines instables, peuvent libérer leur eau lors de crues soudaines, avec des coulées de débris dévastatrices menaçant les vallées en aval.
Avec la fonte des glaciers himalayens, les sherpas doivent souvent trouver de nouvelles voies plus sures pour gravir la montagne. Les itinéraires sont entretenus par un groupe de sherpas, les « icefall doctors », qui constatent que leurs cordes ne sont plus maintenues sur les parois à cause de la fonte des glaces et doivent être repositionnées tous les quelques jours.
Source : Forbes.

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70 years ago, on May 29th , 1953, New Zealander Edmund Hillary and his Sherpa guide Tenzing Norgay managed to reach the summit of Mount Everest.

Since that time, thousands of climbers have reached the peak, with this year marking a new record for mountaineers expected on Mount Everest and also the number of deadly incidents.

Of the almost 300 people that have lost their lives in the attempt or reaching the summit, the majority of them have died in or around the Death Zone, the region above 7,900 meters. Here climbers are killed by avalanches or rockfall, by injuries sustained from a fall, from exposure to the elements, from exhaustion or from acute mountain sickness.

When a person dies on Mount Everest, the corpse is mummified by the strong wind and low temperatures and quickly gets frozen into place. Rescuers need to hack the body out of the ice. The frozen body may also have doubled in weight due to the ice. It can take a team of eight people to handle just one body. The recovery of a body is also very dangerous. In 1984, a Sherpa and a Nepalese police inspector were killed when they tried to retrieve the body of a German mountaineer who died on the mountain five years earlier.

An estimated 200 to 250 bodies still remain on Mount Everest, either frozen solid along the climbing routes or buried in the snowfields and glaciers. Generally, fatal casualties on glaciers remain immersed in the ice for decades or even centuries. They are moved together with the ice from the site of the accident to the ablation area, where the loss surpasses the accumulated ice mass.

According to Chinese and Nepalese sources, the discovery of many corpses in the last years shows how rising temperatures are melting the snow and ice cover of the mountain. As I explained in a previous post, the highest glacier on the mountain, the South Col glacier, has lost more than 54 meters of thickness in the past 25 years.

Victims killed by avalanches or lost in a glacier crevasse are now reemerging from the thinning ice. Many bodies were also recovered near Camp IV, the highest camp located at an elevation of over 7,900 meters. Ten bodies were recovered here in the last four years.

The rising temperature of the Himalayan area is more than the global average. When the reflecting snow cover shrinks, the barren rocky landscape adsorbs more solar radiation and heat up the environment. With rising temperatures adding energy to the atmosphere, the weather is becoming more unpredictable, shortening the climbing season and increasing the risk of sudden storms in the area. Higher temperatures can cause meltwater to flow beneath the glaciers, triggering avalanches, and destabilize rocky cliffs, triggering rockfalls.

Climate change is also increasing the risk for climbers beneath the Death Zone. In June 2022, Nepal’s tourism ministry announced plans to move the Everest base camp as the rapidly thinning Khumbu Glacier increased the risk of rockfall and flash-floods at the site. However, that plan was ultimately abandoned due to pushback from sherpas, who argued that it would add up to three hours to the journey to the summit and make it even more treacherous. A 2018 study by researchers from Leeds University showed that the ice of the glacier close to the base camp was melting at a rate of 1 meter per year, with the glacial meltwater feeding a series of glacial lakes. Such lakes, dammed up by unstable dams of ice and loose rocks, can release their water in sudden outburst floods triggering deadly debris flows in the valley beneath them.

With the melting of the Himalayan glaciers, the sherpas often have to find new, safer paths up the mountain. Routes are forged and maintained by a group of sherpas called « icefall doctors », who find that their ropes are now falling out of the melting ice and need to be replaced every few days.

Source : Forbes.

Crédit photo : Wikipedia

Mai 2023 le 3ème plus chaud // May 2023 the 3rd hottest

Avec +0.556°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de mai 2023 est le 3ème plus chaud des annales ERA5 qui remontent à 1979. Par rapport à la nouvelle période de référence 1991-2020 utilisée par ERA5, l’anomalie est de +0.395°C. Tous les mois de mai depuis 2016 sont en tête du classement.

L’anomalie de +0,556°C observée au mois de mai 2023 par rapport à 1981-2010 correspond à +1,26°C par rapport à 1850-1900. Les deux années les plus chaudes ont été 2016 et 2020 avec respectivement +1,337°C et +1,33°C. La moyenne sur janvier-mai 2023 est de +0,538°C au-dessus de 1981-2010, soit +1,244°C par rapport à 1850-1900. Si cette anomalie devait perdurer toute l’année, elle ferait de 2023 la 4ème ou la 5ème année la plus chaude depuis le début des relevés, derrière 2016, 2020 et 2019.

Le réchauffement annoncé avec le retour d’El Niño ferait grimper l’anomalie mondiale d’ici la fin de l’année. Au final, la température annuelle pourrait se situer à des niveaux record dès 2023, sachant que le réchauffement sera probablement encore plus marqué en 2024.

Source : global-climat.

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With +0.556°C above the 1981-2010 average, May 2023 was the 3rd hottest month in ERA5 archives dating back to 1979. Compared to the new 1991-2020 reference period used by ERA5, the anomaly is +0.395°C. Every May since 2016 has topped the charts.
The anomaly of +0.556°C observed in May 2023 compared to 1981-2010 corresponds to +1.26°C compared to 1850-1900. The two hottest years were 2016 and 2020 with +1.337°C and +1.33°C respectively. The average over January-May 2023 is +0.538°C above 1981-2010, i.e. +1.244°C compared to 1850-1900. If this anomaly were to last all year, it would make 2023 the 4th or 5th warmest year since records began, behind 2016, 2020 and 2019.
The warming announced with the return of El Niño would increase the global anomaly by the end of the year. In the end, the annual temperature could be at record levels as early as 2023, and the warming will probably be even more marked in 2024.
Source: global-climat.

Source: ERA5