Nouvelle mise en garde du Haut Conseil pour le Climat // New warning from the High Council for the Climate

Selon le Haut Conseil pour le Climat (HCC) dont le rapport a été rendu public le 28 juin 2023, la France est durement touchée par le réchauffement climatique et n’est pas prête à y faire face car le pays ne réduit pas suffisamment ses émissions de gaz à effet de serre. Les records de chaleur et la sécheresse observés en 2022 ont eu des « impacts graves en France » et dépassent les capacités des systèmes actuels de prévention et de gestion de crise.
En 2022, la France a enregistré des températures supérieures de 2,9 degrés Celsius à la moyenne 1991-2020. Le président du HCC appelle le gouvernement à sortir de son mode réactif et à élaborer une stratégie d’adaptation préventive et « transformatrice ».
L’agriculture a été durement touchée, avec des rendements agricoles en baisse de 10 à 30 %, tandis que les conditions de sécheresse ont entraîné une « reproduction pratiquement nulle » de certains amphibiens et une « reproduction faible ou anormale » du gibier d’eau.
Les tensions autour de l’eau potable ont touché plus de 2 000 municipalités, tandis que 8 000 autres ont demandé à être reconnues en état de « catastrophe naturelle » en raison de la sécheresse. Cette dernière provoque des fissures dans les bâtiments en raison de la contraction et de la dilatation des sols argileux.
Le système de santé a quant à lui enregistré « un excès de 2 816 décès en 2022 ».
Le rapport du HCC indique également que la France est mal préparée à lutter contre les incendies de forêt et qu’elle a dû faire appel à des renforts de l’étranger. Ces effets sont appelés à s’aggraver avec l’intensification du réchauffement climatique.
Un rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et du service Copernicus sur le réchauffement climatique dans l’Union européenne, publié à la mi-juin 2023, indique que l’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement, avec une augmentation de 2,3 degrés Celsius en 2022, par rapport à l’ère préindustrielle. Le continent, qui se réchauffe deux fois plus que la moyenne mondiale depuis les années 1980, a connu en 2022 l’été le plus chaud jamais enregistré. Des pays comme la France, l’Allemagne, l’Italie, le Portugal, l’Espagne et le Royaume-Uni ont connu leur année la plus chaude.
La France s’est engagée à réduire ses émissions de 40 % d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 1990. Le HCC demande que cet objectif soit renforcé pour tenir compte des nouveaux objectifs européens de 55 %. Le Conseil appelle à une « politique économique d’envergure » nécessitant des financements publics et privés de « l’ordre de 30 milliards d’euros par an d’ici 2030 » pour décarboner l’économie, en donnant la priorité aux transports, premier secteur émetteur de gaz à effet de serre.
Source : AFP.

Reste à savoir si les recommandations du HCC seront prises en compte par le gouvernement français et par ceux de ces voisins. Jusqu’à présent, on a surtout eu droit à de belles paroles et de belles promesses. Les enjeux économiques ont toujours pris le pas sur l’environnement. Si rien n’est fait pour réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre, nous allons droit dans le mur. Les climatologues nous auront prévenus….

————————————————-

According to the High Council for the Climate (HCC) whose report was released on June 28th, 2023, France is being badly hit by climate change, and is not prepared for its effects because it is failing to sufficiently reduce its greenhouse gas emissions. The record heat and exceptional drought seen in 2022 have had « serious impacts in France, »  and are more than the current prevention and crisis management systems can cope with.

In 2022, France recorded temperatures at 2.9 degrees Celsius above the 1991-2020 average. The HCC’s president calls on the government to get out of its reactive mode and come up with a pre-emptive and « transformative » adaptation strategy.

Agriculture has been badly hit, with crop yields down 10-30 percent, while the drought conditions have meant « virtually no reproduction » of some amphibians and « low or abnormal reproduction » of waterfowl.

Tensions over drinking water have affected more than 2,000 municipalities, while 8,000 others have requested recognition as « natural disasters » due to the drought, which is causing cracks in buildings as a result of the shrinking and swelling of clay soils.

Meanwhile the health system recorded « 2,816 excess deaths in 2022.

The HCC report also said France was ill-prepared to fight forest fires and has been forced to call in reinforcements from abroad. And these effects are just set to intensify as climate change progresses.

A report by the World Meteorological Organization and the European Union’s Copernicus Climate Change Service, released by mid June 2023, said that Europe is the world’s fastest-warming continent, some 2.3 degrees Celsius hotter last year than in pre-industrial times. The continent, which has been warming at twice the global average since the 1980s, saw its warmest summer on record in 2022, with countries including France, Germany, Italy, Portugal, Spain and the United Kingdom experiencing their warmest year on record.

France has committed to reducing its emissions by 40 percent by 2030, compared with 1990 levels. The HCC wans that this goal needs be strengthened to take account of new European targets of 55 percent. The Council is calling for a « far-reaching economic policy » requiring public and private funding of « the order of 30 billion euros per year between now and 2030 » to decarbonise the economy, giving priority to transport, the largest emitting sector.

Source : AFP.

It remains to be seen whether the HCC’s recommendations will be taken into account by the French government and those of its neighbours. So far, we have been treated to fine words and promises. Economic issues have always taken precedence over the environment. If nothing is done to significantly reduce greenhouse gas emissions, we will be heading straight for disaster. The climatologists have warned us….

Vue inquiétante du réchauffement climatique sur notre planète

Intensification de la foudre dans les Alpes // Increased lightning strikes in the Alps

Une équipe de chercheurs des départements des géosciences, des sciences de l’atmosphère et des statistiques d’Innsbruck a constaté un doublement du nombre d’éclairs à haute altitudes dans les Alpes orientales au cours des 40 dernières années. Leur étude a été publiée dans la revue Climate Dynamics.
L’équipe scientifique d’Innsbruck a reconstitué avec une précision sans précédent l’activité de foudre entre les nuages et le sol dans les Alpes orientales de 1980 à 2019. Les chercheurs ont mis en relation deux sources d’information, toutes deux disponibles à une résolution spatio-temporelle de 32 km x 32 km et sur une durée d’une heure. À partir de ces ensembles de données, ils ont obtenu des informations sur l’activité de foudre grâce à des relevés continus au cours de la dernière décennie. Ils ont également eu accès à des analyses des conditions atmosphériques à une résolution horaire sur les quatre dernières décennies.
Les chercheurs ont constaté que les zones montagneuses, en raison de leur topographie, présentent des conditions favorables au développement des orages. Leurs analyses ont aussi montré que la hausse des températures due au réchauffement climatique entraîne une augmentation de la fréquence des orages et donc de la foudre.
Selon les scientifiques d’Innsbruck, les changements les plus significatifs se sont produits à haute altitude dans les Alpes entre 1980 et 2019. L’activité de foudre a doublé dans les années 2010 par rapport aux années 1980. Dans les zones de haute altitude dans les Alpes orientales, la saison d’orages accompagnés d’éclairs atteint un maximum plus important et commence un mois plus tôt. Pendant la journée, le pic peut être jusqu’à 50 % plus fort, avec plus d’éclairs l’après-midi et le soir.
L’examen approfondi des différents processus sur le terrain complexe des Alpes contribue de manière significative à la compréhension des relations entre la météo, le climat et la foudre. Ceci est important pour la mise en place de mesures préventives visant à protéger les personnes et l’environnement des dégâts potentiels causés par la foudre. .

Source : The Watchers ; Alps: Light­ning activ­ity dou­bled in a few decades – University of Innsbruck – June 20th, 2023.

————————————————

A team of researchers from the Departments of Geosciences, Atmospheric Sciences, and Statistics at Innsbruck has reported a doubling in the number of detected lightning strikes in the high altitudes of the European Eastern Alps over the last 40 years. Their study was published in the journal Climate Dynamics.

The Innsbruck team reconstructed the lightning activity of cloud-to-ground lightning in the area of the European Eastern Alps from 1980 to 2019 with unprecedented precision. The researchers linked two sources of information, both available at a spatio-temporal resolution of 32 km x 32 km and one hour. From these datasets they obtained information on lightning activity with seamless records over the last decade. They also accessed analyses of atmospheric conditions at an hourly resolution over the past four decades.

The researchers found that mountainous areas, due to their topography, have favorable conditions for the development of thunderstorms. Their analyses have now shown that the rising temperatures due to global warming are causing the frequency of thunderstorms and thus lightning to increase even further.

According to the Innsbruck scientists, the most intensive changes occurred in the high Alps between 1980 and 2019. Lightning activity doubled in the 2010s compared to the 1980s. In the high-altitude areas of the Eastern Alps, the lightning season reaches a stronger maximum and starts a month earlier. During the day, the peak is up to 50% stronger, with more lightning in the afternoon and evening.

The researchers’ comprehensive examination of different processes over the complex terrain of the Alps contributes significantly to understanding the relationships between weather, climate, and lightning activity. This is important for the appropriate development of preventive measures to protect people and the environment from the potential damage caused by lightning strikes. .

Source : The Watchers ; Alps: Light­ning activ­ity dou­bled in a few decades – University of Innsbruck – June 20th, 2023.

Crédit photo: Météo Samoens

Les glaciers himalayens en passe de perdre 80% de leur volume // Himalayan glaciers about to lose 80% of their volume

Selon un rapport du Centre international pour le développement intégré des montagnes, basé à Katmandou, relayé par plusieurs agences de presse, les glaciers fondent à un rythme sans précédent dans les chaînes de montagnes de l’Hindu Kush Himalaya et pourraient perdre jusqu’à 80 % de leur volume au cours de ce siècle si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas fortement réduites. Le rapport prévient également que les crues soudaines et les avalanches deviendront plus fréquentes dans les années à venir, et que la disponibilité en eau douce sera affectée pour près de 2 milliards de personnes vivant en aval de 12 fleuves et rivières qui prennent leur source dans les montagnes.
La glace et la neige des chaînes himalayennes de l’Hindu Kush constituent une importante source d’eau pour ces cours d’eau qui traversent 16 pays d’Asie et fournissent de l’eau douce à 240 millions de personnes dans les montagnes et à 1,65 milliard d’autres en aval. Les auteurs du rapport expliquent que les populations vivant dans ces montagnes, qui ne contribuent pratiquement pas au réchauffement de la planète, sont fortement menacées par le changement climatique. Les efforts d’adaptation actuels sont tout à fait insuffisants et, sans une aide conséquente, ces zones habitées seront incapables de faire face à la situation.
Plusieurs rapports antérieurs ont montré que la cryosphère, c’est-à-dire les régions de la Terre recouvertes de neige et de glace, est l’une des plus touchées par le changement climatique. Des études récentes ont montré que les glaciers de l’Everest, par exemple, ont perdu 2 000 ans de glace au cours des 30 dernières années !. Le dernier rapport décrit pour la première fois les liens entre les changements de la cryosphère et l’eau, les écosystèmes et la société dans ces régions montagneuses. Parmi les principales conclusions du rapport, on note que les glaciers de l’Himalaya ont disparu 65% plus rapidement depuis 2010 qu’au cours de la décennie précédente et que la réduction de la couverture neigeuse due au réchauffement climatique se traduira par une diminution de l’eau douce pour les populations vivant en aval. 200 lacs glaciaires situés dans ces montagnes sont considérés comme dangereux. En conséquence, la région pourrait connaître un pic important d’inondations dues à des ruptures et débordements de lacs glaciaires d’ici la fin du siècle.
L’étude révèle également que les populations des régions montagneuses sont beaucoup plus touchées par le changement climatique que de nombreuses autres régions du monde. Elle indique que les modifications subies par les glaciers, la neige et le pergélisol dans la région himalayenne de l’Hindu Kush, provoquées par le réchauffement climatique, sont « sans précédent et tout à fait irréversibles ».
Les effets du réchauffement climatique sont déjà ressentis par les populations himalayennes, parfois de manière aiguë. Au début de l’année 2023, la ville indienne de Joshimath, située dans les montagnes, a commencé à s’enfoncer dans le sol et ses habitants ont dû être relogés en l’espace de quelques jours. Une fois que les glaciers de l’Himalaya, en particulier les plus grands d’entre eux, commencent à perdre de la masse, il faut très longtemps avant qu’ils se stabilisent.
Source : Associated Press, entre autres.

————————————————-

According to a report from the Kathmandu-based International Centre for Integrated Mountain Development, relayed by several news agencies, glaciers are melting at unprecedented rates across the Hindu Kush Himalayan mountain ranges and could lose up to 80% of their volume this century if greenhouse gas emissions aren’t sharply reduced. The report also warns that flash floods and avalanches will grow more likely in coming years, and that the availability of fresh water will be affected for nearly 2 billion people who live downstream of 12 rivers that originate in the mountains.

Ice and snow in the Hindu Kush Himalayan ranges is an important source of water for those rivers, which flow through 16 countries in Asia and provide fresh water to 240 million people in the mountains and another 1.65 billion downstream. The report’s authors explain that the people living in these mountains who have contributed next to nothing to global warming are at high risk due to climate change Current adaptation efforts are wholly insufficient, and without greater support, these communities will be unable to cope.

Various earlier reports have found that the cryosphere – regions on Earth covered by snow and ice – are among the worst affected by climate change. Recent research found that Mount Everest’s glaciers, for example, have lost 2,000 years of ice in just the past 30 years. The latest report maps out for the first time the linkages between cryosphere change with water, ecosystems and society in this mountain region. Among the key findings of the report are that the Himalayan glaciers disappeared 65% faster since 2010 than in the previous decade and reducing snow cover due to global warming will result in reduced fresh water for people living downstream. 200 glacier lakes across these mountains are deemed dangerous, and the region could see a significant spike in glacial lake outburst floods by the end of the century.

The study also found that communities in the mountain regions are being affected by climate change far more than many other parts of the world. It says changes to the glaciers, snow and permafrost of the Hindu Kush Himalayan region driven by global warming are “unprecedented and largely irreversible.”

Effects of climate change are already felt by Himalayan communities sometimes acutely. Earlier this year the Indian mountain town of Joshimath began sinking and residents had to be relocated within days. With glaciers, especially the big glaciers in the Himalayas, once they start losing mass, it continues for a really long time before it can stabilize.

Source : Associated Press, among others.

 

Vue de Bada Shigri, le plus grand glacier de l’Himachal Pradesh (Source : Himachal Online)

Fonte rapide des glaciers du Mt Rainier (Etats Unis) // Rapid melting of Mt Rainier glaciers (United States)

Les glaciers du monde entier fondent à une vitesse hallucinante en raison du réchauffement climatique d’origine anthropique, et le Mont Rainier (4392 m) ne fait pas exception à la règle. La masse totale des glaciers sur le volcan, situé à 90 km au sud-est de Seattle, a chuté de moitié par rapport à 1896 ; c’est ce que révèlent les dernières estimations du National Park Service.

Les glaciers du Mont Rainier alimentent cinq grands bassins hydrographiques du nord-ouest du Pacifique. Ils fournissent de l’eau potable, alimentent les torrents en eau froide où vivent les saumons et font tourner les turbines qui produisent de l’électricité dans le Nord-Ouest des Etats Unis. La réduction de la surface glaciaire du Mont Rainier pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’environnement. Elle réduira par exemple l’habitat de poissons tels que l’omble à tête plate, qui a été classé parmi les espèces menacées. Le recul des glaciers a déjà provoqué un léger déplacement du refuge du Camp Muir, en raison de la déstabilisation du sol. Par ailleurs, le recul des glaciers pourrait provoquer davantage de coulées de débris et de glissements de terrain et remodeler le paysage du parc national. Avec moins de glaciers, le Mont Rainier va devenir une montagne à l’aspect plus sombre.

Le Mont Rainier est loin d’être un cas isolé. Une étude publiée en 2023 dans la revue Science avertit que les glaciers de montagne perdront entre 26 % et 41 % de leur masse, par rapport à 2015, d’ici la fin du siècle, en cause du réchauffement de la Terre.
Le Mont Rainier attire chaque année plus de 2 millions de visiteurs. Pendant une grande partie de l’année, ses glaciers sont recouverts de neige et la glace apparaît en été lorsque la neige fond.
Les glaciers du parc sont cartographiés depuis 125 ans, le premier inventaire ayant été réalisé en 1896. Le dernier rapport de 2021 révèle que leur masse a diminué de près de 52 % depuis 1896. La surface du Mont Rainier couverte par les glaciers est passée de près de 130 kilomètres carrés à un peu plus de 75 kilomètres carrés, soit une diminution de près de 42 %.

Le Service des parcs nationaux a officiellement retiré le glacier Stevens de son inventaire parce qu’il est devenu trop petit et qu’il n’y a plus de preuves, telles que des crevasses, que la glace continue d’avancer. Le dernier rapport indique que deux autres glaciers – Pyramid et Van Trump – ont perdu respectivement 34% et 43% de leur volume entre 2015 et 2021. Les chercheurs ont conclu qu’ils étaient « en grand péril ». Des données satellitaires récentes datant de 2022 ont révélé que les glaciers Pyramid et Van Trump étaient trop fragmentés et trop petits pour être considérés comme des glaciers. Il s’agit d’un « changement spectaculaire » par rapport à 2015.
Avec la fonte, le Parc national du Mont Rainier ne compte plus que 26 glaciers. Les trois glaciers déclarés morts s’ajoutent à une liste de caractéristiques géologiques qui n’existent plus aujourd’hui, notamment les grottes de glace de Paradise qui ont disparu dans les années 1980, et le glacier Williwakas, qui a été déclaré mort dans les années 1930.
Source : Yahoo Actualités.

Dans une note rédigée sur ce blog le 7 mars 2016, j’écrivais que le principal danger redouté par les autorités réside dans les lahars, à savoir les coulées de boue qui pourraient être déclenchées par la fonte des glaciers sous l’effet de la chaleur du volcan en cas d’éruption.

Cependant, avec le réchauffement climatique, les glaciers du Mont Rainier ont connu un fort recul au cours des dernières décennies, de sorte que leur volume est moins impressionnant que dans le passé. Si une éruption devait se produire, les coulées de boue seraient probablement moins destructrices, même si elles causeraient de gros dégâts aux localités situées sur leur trajectoire. Des villes comme Orting sur les rives de la rivière Puyallup seraient certainement affectées. Des voies d’évacuation ont été mises en place pour permettre à la population de fuir vers des endroits plus sûrs.

Plusieurs sentiers permettent aux visiteurs de gravir les pentes du Mont Rainier. Comme pour le Mt St Helens, il est intéressant de faire une halte dans les centres d’accueil où des maquettes montrent le danger des coulées de boue.

——————————————-

Glaciers around the world are melting at an unprecedented rate because of human-caused global warming and Mount Rainier (4,392 m) is no exception. The total mass of glacier ice on the volcano, located 90 km southeast of Seattle, is less than half what it was in 1896, according to the latest estimates from the National Park Service.

Mount Rainier’s glaciers are flowing rivers of ice at the headwater of five major watersheds in the Pacific Northwest. They provide drinking water downstream, feed mountain streams with cold water for salmon and spin hydropower turbines to generate electricity in the Northwest. Declines in the ice stored around Rainier’s cap could reduce habitat for fish like bull trout, which has been categorized as a threatened species. The retreat of glaciers has already caused structures at Camp Muir, a camp for climbers, to shift slightly as the ground destabilizes. Further declines could cause more debris flows and landslides as the retreat of glaciers reshapes the park’s landscape. With fewer glaciers, Mount Rainier is going to turn into a darker-looking mountain.

Mount Rainier is by no means an isolated case. A study published in 2023 in the journal Science predicts mountain glaciers will lose 26% to 41% percent of their mass, as measured in 2015, by the end of this century depending on how much more the Earth warms.

Mount Rainier draws more than 2 million visitors every year. For much of the year, its glaciers are blanketed in fresh snow. Glacier ice is exposed in the summer as the snow melts away.

The park’s glaciers have been mapped for 125 years, with a first inventory completed in 1896, The latest report, which listed 28 glaciers for 2021, found their mass decreased by nearly 52% since 1896. The area of Mount Rainier covered by glaciers fell from nearly 130 square kilometers to just more than 75 square kilometers a nearly 42% decline.

The National Park Service has officially removed the Stevens Glacier from its inventory because it has grown too small and there is a lack of evidence, such as crevassing, that ice is still flowing. The latest report says that two other glaciers — the Pyramid and Van Trump glaciers — lost 34% and 43% of their volume from 2015 to 2021. Park researchers concluded they were “in serious peril.” Recent satellite data from 2022 found both the Pyramid and Van Trump glaciers were too fragmented and small to be considered glaciers. This is a “dramatic change” compared with 2015.

The melt-out leaves the park with just 26 glaciers. The three dead glaciers join a list of icy features now gone from Mount Rainier, including the Paradise ice caves, which disappeared in the 1980s, and the Williwakas Glacier, which was considered dead in the 1930s.

Source : Yahoo News.

In a posr written on this blog on March 7th, 2016, I wrote that the main danger feared by the authorities lies with the lahars, namely mudflows that could be triggered by the melting of the glaciers on the flanks of the volcano in case of an eruption. However, with global warming, glaciers have been receding in the past decades so that their volume is less impressive than in the past. Should an eruption occur, mudflows would likely be less destructive, even though they would cause severe damage to the communities on their way. Cities like Orting on the shores of the Puyallup River would certainly be affected. Evacuation routes have been set up to allow the population to flee to safe places.
Several footpaths allow visitors to climb on the slopes of Mt Rainier. Like for Mt St Helens, it is interesting to make a stop at the visitor centers where models show the danger of possible mudflows.