L’éruption du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai ne cesse de surprendre // The Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai eruption was really amazing

Des mois après qu’elle se soit produite (15 janvier 2022), l’éruption du volcan sous-marin Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai intrigue toujours la communauté scientifique car sa puissance n’avait jamais été observée à l’occasion d’autres éruptions sur Terre.
Une analyse des ondes sismiques a révélé quatre événements qui ont été interprétés comme de puissantes poussées de roche en fusion sous le volcan. En l’espace de cinq minutes, chacun de ces coups de boutoir a probablement développé une force d’un milliard de tonnes.
Comme je l’ai écrit précédemment, le Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai a généré la plus grande explosion atmosphérique jamais enregistrée par l’instrumentation moderne. Elle a déplacé environ 10 kilomètres cubes de roche, de cendres et de sédiments. Une grande partie a été évacuée par la caldeira du volcan et a été propulsée directement dans le ciel.
Des scientifiques se sont réunis à Chicago lors de la réunion d’automne de l’American Geophysical Union (AGU) pour comparer les derniers résultats de leurs études à propos de cette éruption hors du commun.
Un scientifique de l’Université de Houston (Texas) a détaillé l’analyse, par son équipe, des ondes sismiques qui ont accompagné l’événement de magnitude M 5,8 et qui se sont propagées pendant un peu plus de 10 minutes après le début de l’éruption. Ces signaux ont été captés par plus de 400 stations à travers le monde. Le chercheur les attribue à une poussée magmatique qui a percuté la base de la caldeira. Il semble qu’une nouvelle arrivée de magma ait tout à coup atteint la chambre magmatique et l’ait mise en surpression. Il ajoute : « Le magma a surgi à grande vitesse, comme un train qui aurait percuté un mur. Le phénomène s’est produit à quatre reprises en 300 secondes. »
Les satellites ont montré que les cendres du Hunga-Tonga ont atteint une altitude de 57 km; c’est le panache volcanique le plus élevé jamais enregistré. De nouvelles données présentées lors de la réunion de l’AGU ont indiqué que les cendres sont montées jusque dans l’espace. En effet, les capteurs des satellites de l’agence spatiale américaine et de l’US Air Force qui mesurent le rayonnement ultraviolet lointain du Soleil ont détecté dans leurs données un fort coefficient d’absorption à une altitude supérieure à 100 km, ce qui correspond à la ligne Karman, la frontière avec l’espace.
Les analyses de l’éruption ont également révélé que le volcan avait envoyé dans l’espace une masse de vapeur d’eau estimée entre 20 000 à 200 000 tonnes. Les scientifiques expliquent qu’il n’est pas surprenant qu’un volcan sous-marin envoie de l’eau dans le ciel lors d’une éruption, mais la hauteur atteinte par cette eau défie l’entendement.

Cette eau a de toute évidence contribué à créer les conditions nécessaires à la plus grande concentration de foudre jamais détectée. Le panache de l’éruption du Hunga-Tonga a produit 400 000 éclairs le 15 janvier, avec jusqu’à 5 000 à 5 200 événements par minute. C’est un ordre de grandeur supérieur à celui observé pendant les orages supercellulaires qui sont parmi les plus puissants sur Terre. La concentration d’éclairs était si élevée qu’elle a saturé les capteurs. Le nombre de 400 000 est donc très probablement en dessous de la vérité.
Une conséquence remarquable de tous ces éclairs est qu’ils ont produit un flash de rayons gamma détecté par un satellite de la NASA qui recherche dans l’Univers ces émissions à haute énergie. Elles sont censées provenir de trous noirs lointains ou d’explosions d’étoiles. C’était la première fois que le vaisseau spatial Fermi captait un tel flzsh en provenance d’un volcan sur Terre. Cela confirme le caractère extrême et exceptionnel de l’éruption Hunga-Tonga.
Source : la BBC.

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Months after it happened on January 15th 2022, the eruption of Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai summarine volcano still puzzles scientists around the word as its power had never been observed on other eruptiond on Earth.

An analysis of seismic waves has revealed four individual events that are interpreted to be thrusts of molten rock beneath the underwater mountain. Occurring within a five-minute period, each of these blows is calculated to have had a force of a billion tonnes.

As I put it previously, the seamount produced the biggest atmospheric explosion ever recorded by modern instrumentation. It displaced some 10 cubic kilometers of rock, ash and sediment, much of it exiting through the volcano’s caldera, to shoot straight up into the sky.

Scientists have gathered in Chicago at the American Geophysical Union (AGU) Fall Meeting to compare the latest results of their investigations into what happened.

A scientist from the University of Houston (Texas) detailed his team’s analysis of the Magnitude 5.8 seismic waves generated just over 10 minutes into the climactic eruption. These signals were picked up at more than 400 monitoring stations around the globe. The researcher attributes them to a pulse of magma moving up from below the mountain and hitting the base of the caldera. It looked as if a new batch of magma had suddenly just reached into the magma chamber and over-pressured the chamber. He adds : « The pulse of the magma was travelling up at high speed and it was like a train hitting the base of the wall. It hammered four times within 300 seconds. »

Ash from Hunga-Tonga was measured by weather satellites to have travelled 57 km above the Earth’s surface, the highest ever recorded volcanic plume. But new data presented at the AGU meeting indicated the disturbance went higher still, all the way to space. Sensors on US space agency and US Air Force satellites that measure far-ultraviolet radiation from the Sun noticed a strong absorption feature in their data correlated to an altitude above 100 km, which corresponds to the Karman Line, the recognised boundary to space.

Analyses of the eruption aloso revealed that the volcano sent into space a mass o water vapour estimated between 20,000 to 200,000 tonnes. Scientists say that a submarine volcano throwing so much water into the sky during an eruption is not a surprise, but the height to which that water travelled is. This water also clearly played a role in creating the conditions necessary to generate the greatest concentration of lightning ever detected. The Hunga-Tonga eruption plume produced 400,000 lightning events on January 15th, with rates of up to 5,000 to 5,200 events per minute. This is an order of magnitude higher than the one observed in super-cell thunderstorms, some of the strongest thunderstorms that exist on Earth. The rates were so high that they saturated the sensors. The 400,000 number is most probably below the truth.

One remarkable consequence of all this lightning is that it produced a gamma-ray flash detected by a Nasa satellite that normally looks out into the Universe for such high-energy emissions. These are expected to come from far-off black holes or exploding stars. This was the first time the Fermi spacecraft had caught a flash coming from a volcano on Earth. This confirms the extreme and exceptional nature of the Hunga-Tonga eruption.

Source: The BBC.

Images montrant l’étendue du nuage de cendres au moment de l’éruption du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai (Source: USGS)

Quelques nouvelles du Stromboli (Sicile) // Some news of Stromboli (Sicily)

La coulée de lave émise par une bouche éruptive de la zone cratèrique nord continue de dévaler la Sciara del Fuoco. L’alimentation montre toutefois des fluctuations,avec des phases durant lesquelles le débit est faible et d’autres où la lave sort abondamment. La lave qui a atteint la mer ces derniers jours tend à se refroidir. Les explosions sont rares au sommet du volcan. D’un point de vue sismique, l’amplitude moyenne du tremor reste à des valeurs moyennes.
L’activité en cours génère également une retombée considérable de cendres sur les centres habités de Stromboli et Ginostra qui, aujourd’hui encore, se sont réveillés sous une couverture noire. Compte tenu de la persistance de cette situation encore demain sur l’île, les écoles resteront fermées.
S’agissant du tsunami de 1,50 m observé le 4 décembre, l’INGV rappelle qu’un tsunami peut être grand ou petit, mais que même un tsunami de quelques centimètres, s’il est généré par une perturbation de la mer induite par un séisme, un glissement de terrain ou une éruption volcanique, reste un tsunami. On sait que même un tsunami d’une amplitude de 50 centimètres peut être très dangereux, en raison de sa grande énergie et de sa longueur d’onde, ce qui le rend similaire à un torrent en crue.
Source: INGV, La Sicilia.

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The lava flow emitted by an eruptive vent from the northern crater terrace continues to travel along the Sciara del Fuoco. The lava output, however, shows fluctuations, with phases during which the flow is low and others where lava comes out profusely. The lava that has reached the sea in recent days tends to cool. Explosions are rare at the summit of the volcano. From a seismic point of view, the average amplitude of the tremor remains at medium values.
The current activity is also generating considerable ashfall on the populated areas of Stromboli and Ginostra which, even today, have woken up under a black blanket. Given the persistence of this situation again tomorrow on the island, schools will remain closed.
Regarding the 1.50 m tsunami observed on December 4th, INGV recalls that a tsunami can be large or small, but that even a tsunami of a few centimeters, if it is generated by a disturbance of the sea induced by an earthquake, a landslide or a volcanic eruption, remains a tsunami. It is known that even a tsunami with an amplitude of 50 centimeters can be very dangerous, due to its high energy and wavelength, which makes it similar to a torrent during a flood.
Source: INGV, La Sicilia.

Eruption du Semeru (Indonésie) // Eruption of Semeru Volcano (Indonesia)

14 heures (Heure française – 20 heures, heure locale) : Le Mauna Loa n’est pas le seul volcan actif aujourd’hui. Une puissante éruption s’est produite sur le Semeru (Indonésie) le 4 décembre 2022. Le niveau d’alerte volcanique a été relevé 3 (Siaga) à 4 (Awas). Le panache éruptif s’est élevé jusqu’à environ 15 km au-dessus du niveau de la mer, de sorte que la couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.
Plusieurs centaines de personnes vivant à proximité du volcan ont été évacuées vers des abris temporaires. Les autorités ont conseillé à la population de rester à au moins 8 km du cratère et d’éviter le secteur sud-est le long de la rivière Besuk Kobokan située à environ 13 km du cratère.
Aucun blessé ou décès n’a été signalé jusqu’à présent.
La dernière éruption majeure du Semeru a eu lieu le 4 décembre 2021, faisant 51 morts et plusieurs centaines de blessés. Plus de 10 000 personnes ont été contraintes d’évacuer. Près de 3 000 maisons et 38 écoles ont été endommagées.
Source : CVGHM.

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18 heures (heure française) : Voici quelques détails supplémentaires sur le Semeru. Le volcan est entré en éruption le 4 décembre 2022 à 02h46 (heure locale). Il a émis une colonne éruptive atteignant 15 km mètres au-dessus du niveau de la mer, et une coulée pyroclastique qui a parcouru 7 km en direction du sud-est.
Les volcanologues indonésiens expliquent que la source de la coulée pyroclastique était un amoncellement de matériaux dans le cratère Jonggring Seloko qui est situé à environ 800 mètres du sommet. Il est probable que les matériaux se sont effondrés en raison des fortes pluies de la mousson. Entre 00h00 et 06h00, huit séismes éruptifs et un événement d’avalanche chaude ont été enregistrés. Les instruments montrent que l’activité éruptive du Semeru reste intense. Outre les avalanches incandescentes, il existe également une menace de lahars en raison des précipitations relativement fortes sur le volcan.
Les paramètres de déformation montrent qu’il y a une pression croissante de la chambre magmatique. Il y a aussi une anomalie thermique à 15 Mégawatts autour du cratère. Cela montre qu’il y a encore un grand volume de matériaux à haute température dans le cratère.
La route transversale entre Kali Lanang et Curah Kobokan a été fermée pour assurer la sécurité des personnes.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent une épaisse couche de cendre recouvrant plusieurs villages du district de Lumajang alors que les villageois commencent à évacuer à moto ou en camionnette. Les habitants de plusieurs villages ont été évacués vers des zones plus sûres et rassemblés dans les écoles et les mosquées. 1 979 personnes ont été déplacées vers 11 abris et les autorités ont distribué des masques aux habitants. Internet a cessé de fonctionner et les signaux téléphoniques étaient cahotiques, mais les villageois ont été alertés du danger par des sirènes et le battement de tambours en bambou par des volontaires. L’extraction du sable dans lrs rivières sur la pente du Semeru est interdite en raison du risque de lahars. Lors de l’éruption de 2021, de nombreux camions et mineurs ont été ensevelis par des coulées de boue.
Source : CVGHM.

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2 pm (French time – 8 pm, local time) : Mauna Loa is not the only active volcano today. A powerful eruption occurred at Indonesia’s Semeru volcano on December 4th , 2022, prompting authorities to raise the Alert Level from 3 (Siaga) to 4 (Awas). The eruptive plume rose up to about 15 km above sea level so that the Aviation Color Code was raised to Red.

Several hundred people living near the volcano were evacuated to temporary shelters. Authorities advised everyone to stay away 8 km from the crater and avoid the southeastern sector area along the Besuk Kobokan river located about 13 km from the crater.

There have been no reports of injuries or deaths so far.

The last major eruption of Mt Semeru took place on December 4th, 2021, leaving 51 people dead and several hundred others injured. More than 10 000 people were forced to evacuate. Nearly 3 000 houses and 38 schools were damaged.

Source: CVGHM.

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6:00 pm (French time) : Here are some more details about Mount Semeru. The volcano erupted on December 4th, 2022 at 02.46 a.m. (local time). It unleashed an eruption column reaching 15 km meters above sea level and a pyroclastic flow that travelled 7 km in the southeastern direction from the summit.
Indonesian volcanologists explain that the source of the hot cloud was a pile of lava material at Jonggring Seloko Crater which is located about 800 meters from the mountain peak. It is likely that the pile of material collapsed due to the heavy monsoon rains. Between 00.00 a.m. and 06.00 a.m., eight eruption quakes and one hot avalanche tremor were recorded. Instruments show that the eruption activity of Mount Semeru remains very high. Apart from the hot clouds, there is also a threat of lahars because of the relatively high rainfall on the volcano.

The deformation parameters show that there is an increasing pressure from the magma chamber. There is also a thermal anomaly to 15 Megawatts around the crater, showing that there were still a great volume of hot material in the crater.

The Kali Lanang-Curah Kobokan crossing road has been closed to ensure the safety of the people.

Videos circulating on social media platforms show thick ashes blanketing several villages in Lumajang as villagers began to evacuate on motorcycles or pickups. Residents from several villages were evacuated to safer areas and gathered at schools and mosques to avoid hot ash clouds.1,979 people had been moved to 11 shelters and authorities have distributed masks to residents. The internet was down and phone signals were patchy but villagers were alerted to the danger by sirens and the beating of bamboo drums by local volunteers. Sand mining in the river on the slope of Semeru is banned due to the risk of lahars. During lthr 2021 eruption, many trucks and sand miners were buried by mudslides.

Source: CVGHM.

Panache éruptif du Semeru (Photo: C. Grandpey)

Il y a 110 ans, éruption du Novarupta (Alaska)… // 110 years ago, Novarupta (Alaska) erupted…

Il y a 110 ans, dans l’après-midi du 6 juin 1912, une puissante éruption a secoué la péninsule de l’Alaska. Par le volume de matériaux émis, l’éruption du Novarupta a été la plus importante du 20ème siècle et n’a été dépassée dans l’histoire que par celle du Tambora un siècle plus tôt. Le volume de matériaux expulsés par le Novarupta était 30 fois supérieur à celui de l’éruption du mont Saint Helens en 1980.

Cette région de l’Alaska était peu peuplée au début du 20ème siècle, donc personne ne se trouvait assez près pour voir l’éruption proprement dite. Elle a été observée pour la première fois par l’équipage d’un bateau postal, le Dora, qui a entendu une explosion puis a vu un panache de fumée s’élever dans le ciel derrière le mont Katmai. C’est pourquoi tout le monde a d’abord pensé que le mont Katmai était entré en éruption.

Photo du nuage de cendre de l’éruption de 1912 prise depuis le Dora (Source: Kodiak Historical Society)

Le panache de cendres a rapidement atteint une hauteur de 30 kilomètres. En moins de 2 heures de temps, le nuage a enveloppé le Dora. D’autres explosions se sont produites pendant trois jours. Les maisons de l’île de Kodiak, à 160 kilomètres de là, ont été recouvertes d’une couche de 30 cm de cendres. Les habitants se sont blottis à l’intérieur pour échapper à la cendre. Des milliers d’animaux ont péri, ainsi que les poissons dans les rivières et les lacs envahis par les sédiments. Dans les jours qui ont suivi l’éruption, le nuage de cendres s’est propagé à travers l’Amérique du Nord et la planète; il a atteint l’Algérie le 17 juin.
Une équipe d’explorateurs de la National Geographic Society, dirigée par Robert Griggs, s’est rendue sur le site en 1916. L’ancienne vallée en forme de V entourant le site de l’éruption était devenue une plaine plate et aride.

Photo: C. Grandpey

En raison des innombrables panaches de vapeur qui s’échappaient des bouches dans la région, Griggs a appelé le site la « Vallée des dix mille fumées ». Lorsqu’il a découvert un nouveau dôme de lave près du mont Katmai, Griggs l’a baptisé Novarupta. D’autres expéditions dans les années 1950 ont confirmé que le Novarupta, et non le mont Katmai, était la source de l’éruption.

Dôme de lave du Novarupta (Crédit photo : USGS)

Griggs et d’autres scientifiques étaient persuadés que la région présentait un grand intérêt scientifique. Ils ont réussi à convaincre le président Woodrow Wilson de créer le Monument national du Katmai le 24 septembre 1918. Le 18 mai 1980, le Monument national est devenu le Parc National du Katmai. Par coïncidence, c’est le jour où le mont Saint Helens est entré en éruption.

Des milliers de visiteurs viennent dans le Parc National chaque année, notamment pour observer les grizzlis qui se nourrissent de saumons dans la Brooks River. La découverte de la Vallée des 10 000 Fumées est aussi une expérience inoubliable.

Photos: C. Grandpey

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110 years ago, on the afternoon of June 6th, 1912, a powerful volcanic eruption occurred on the Alaskan Peninsula. The Novarupta eruption was the largest in volume in the 20th Century, and was surpassed in history only by the eruption of Mount Tambora about 100 years earlier. The volume of materials expelled was 30 times greater than that of the Mount Saint Helens eruption in 1980.

This area of Alaska was sparsely populated in the early years of the 20th century, so no one was close enough to actually see the eruption itself. It was first observed by the crew of a mail boat, the Dora, who heard an explosion and then observed a smoke plume rising in the sky behind Mount Katmai. This is why everyone assumed that Mount Katmai had erupted.

The ash plume rose rapidly to a height of 30 kilometers. Within 2 hours, the ash cloud had enveloped the Dora. Moreexplosions continued for three days.  Settlements on Kodiak Island, 160 kilometers away, were blanketed in a layer of 30 cm of ash. Local residents huddled indoors to escape the choking atmosphere. Wildlife died by the millions, as did fish swimming in sediment-filled rivers and lakes. In the following days, the ash cloud spread across North America and the world, reaching Algeria by June 17th.

A team of National Geographic Society explorers, led by Robert Griggs, investigated the site in 1916. The former v-shaped valley surrounding the eruption site had become a flat, barren plain. Because of innumerable steam plumes escaping from vents across the area, Griggs called the site the “Valley of Ten Thousand Smokes.” Discovering a new lava dome near Mount Katmai, Griggs named it Novarupta. Further expeditions in the 1950s confirmed that Novarupta, not Mount Katmai, was the source of the eruption.

Griggs and others  considered the area of great scientific value. They began a lobbying effort that soon convinced President Woodrow Wilson to create the Katmai National Monument on September 24th, 1918. It was only on May 18th, 1980, that th National Monument became Katmai National Park and Preserve. By coincidence, this was the same day that Mount Saint Helens erupted. Thousands of visitors comr to the Pak each year, in particular to observe the grizzly bears that come to feed on salmon in the Brooks River. Discovering the Valley of the Thousans Smokes is also a great experience.