Nouvel essaim sismique dans les Champs Phlégréens (Italie) // New seismic swarm in the Phlegraean Fields (Italy)

L’état d’urgence a été déclaré dans la région des Champs Phlégréens le 13 mai 2025, suite à un séisme de magnitude M4,4 enregistré au cœur d’un essaim de 49 événements. Selon l’INGV, cet essaim a débuté à 0 h 06 (heure locale) le 13 mai et s’est terminé dans la matinée du 14 mai. La décision de déclarer l’état d’urgence a été annoncée par le ministre de la Protection civile, Nello Musumeci, afin d’accélérer les procédures de gestion des risques. Comme précédemment, l’essaim sismique est lié au bradyséismes qui affecte régulièrement la région des Campi Flegrei.
L’épicentre du séisme de magnitude M4,4 a été localisé près de Pouzzoles il a été suivi d’un séisme de magnitude M3,5.
Les séismes ont entraîné l’évacuation d’écoles et de bâtiments publics, la suspension des services ferroviaires régionaux et l’activation des centres de coordination d’urgence.
Les essaims sismiques dans les Champs Phlégréens sont liés au bradyséisme, un phénomène de déplacement vertical du sol causé par le mouvement de magma ou de fluides hydrothermaux dans les profondeurs. L’activité bradysismique est récurrente dans cette région depuis des siècles, avec des épisodes remarquables dans les années 1970 et 1980. Ils ont entraîné un important soulèvement du sol et l’évacuation temporaire de milliers de personnes.

Chaque essaim – surtout lorsqu’il survient la nuit – déclenche une vague d’inquiétude au sein de la population. Nombreux sont ceux qui craignent que la hausse de la sismicité annonce une éruption dans les Champs Phlégréens. Cependant, les instruments n’indiquent pas l’imminence d’un tel événement. Dans la presse napolitaine du 15 mai 2025, l’INGV déclare : « Se il magma dovesse risalire, avremmo segnali chiari e il tempo di avvisare la popolazione ». [Si le magma devait remonter, nous aurions des signaux clairs et le temps d’alerter la population’].


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Source : INGV.

Incrustations de coquillages sur un pilier du temple de Sérapis à Pouzzoles (Photo: C. Grandpey)

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Dernière minute : Un nouvel essaim sismique a commencé dans la caldeira des Champs Phlégréens à 14 h 23 ( heure locale) le 14 mai 2025, cinq heures seulement après la fin de l’essaim signalé ci-dessus et qui avaitconduit à la déclaration de l’état d’urgence. À 1′ h 05, 24 séismes avaient été enregistrés le 14 mai, avec des magnitudes allant jusqu’à M3,1. Les épicentres étaient situés dans la partie centre-est de la caldeira, principalement entre Pouzzoles et Solfatare, à des profondeurs comprises entre 1 et 3 km.

Photo: C. Grandpey

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Dans son dernier bulletin du 13 mai 2025, l’INGV indique que dans la semaine du 5 au 11 mai 2025 on a déjà enregistré 46 séismes de magnitude maximale de M2,3. L’Institut fait état de l’essaim du 13 mai et de l’événement de M4,4 ± 0,3 dans la zone côtière de Pozzuoli.

Depuis début avril 2025, des soulèvements de terrain continuent d’être enregistrés, avec une
valeur mensuelle moyenne d’environ 15±5 mm..
Aucune variation significative des paramètres géochimiques n’a été signalée. Le capteur de température installé à 5 mètres de la fumerolle principale de Pisciarelli montre une valeur moyenne d’environ 97 °C.
Dans la conclusion de son rapport, INGV précise qu’ « aucun élément n’émerge de nature à suggérer des évolutions significatives à court terme. »

Fumerolle de Pisciarelli (Photo: C. Grandpey)

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A state of emergency was declared for the Campi Flegrei area on May 13, 2025, following an M4.4 earthquake within a swarm of 49 registered events. The swarm began at 12:06 LT on May 13 and ended during the morning hours of May 14, according to the INGV Vesuvian Observatory. The decision to declare a state of emergency was announced by Civil Protection Minister Nello Musumeci with the goal of expediting ongoing risk mitigation procedures in response to the area’s increased seismicity attributed to bradyseism

The M4.4 earthquake occurred near Pozzuoli, and was followed by an M3.5 event.

The seismic events prompted evacuations of schools and public buildings, suspension of regional train services, and activation of emergency coordination centers.

Seismic swarms in Campi Flegrei are linked to bradyseism, a phenomenon involving vertical ground displacement caused by underground magma or hydrothermal fluid movement Bradyseismic activity has been recurrent in this area for centuries, with notable episodes in the 1970s and 1980s resulting in significant ground uplift and the temporary evacuation of thousands. Each swarm triggers a wave of anxiety among the population. Many people fear that the rise in seismicity might announce an eruption within the Phlegrean Fields. However, the instrumentsdo not indicatethe imminence of such an event.

Source : INGV.

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Last minute : A new earthquake swarm began in the Campi Flegrei caldera at 14:23 (local time) on May 14, 2025, just five hours after the end of a previous swarm described above and that led to a state of emergency declaration. By 14:05, a total of 24 earthquakes had been recorded, with magnitudes ranging up to M3.1. The epicenters were located in the central-eastern part of the caldera, mainly between Pozzuoli and Solfatara, with depths between 1 and 3 km.

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In its latest bulletin dated May 13, 2025, INGV indicates that 46 earthquakes with a maximum magnitude of M2.3 were already recorded during the week of May 5-11, 2025. The Institute reports the swarm of May 13 and the M4.4 ± 0.3 event in the coastal area of ​​Pozzuoli.
Since the beginning of April 2025, ground uplift has continued to be recorded, with an average monthly value of approximately 15 ± 5 mm.
No significant variations in geochemical parameters have been reported. The temperature sensor installed 5 meters from the main fumarole of Pisciarelli shows an average value of approximately 97°C.
In the conclusion of its report, INGV specifies that « no evidence has emerged to suggest significant changes in the short term. »

Si le mont Fuji entrait en éruption…. // What if Mount Fuji erupted ?

Lors du séisme de Tohoku, de magnitude M9,1, survenu le 11 mars 2011 au large des côtes nord-est de l’île de Honshū, les volcanologues japonais ont craint que la forte sismicité déstabilise le mont Fuji et déclenche une éruption. En fait, aucun événement éruptif n’a été observé sur le volcan depuis 2011. Le mont Fuji est fréquenté par un très grand nombre de touristes et des quotas ont dû être mis en place pour en réguler la visite et l’ascension.

 

Le mont Fuji vu par Hokusai

Le site internet de RFI nous apprend que les volcanologues japonais viennent de lancer une mise en garde solennelle à la population qui doit se préparer à une éruption du mont Fuji,. Celle-ci peut survenir à tout moment. Une telle catastrophe aurait un impact profond sur la population japonaise et sur l’économie du pays. .

Le mont Fuji ne se situe qu’à 90 kilomètres de l’agglomération de Tokyo,et ses quelque 40 millions d’habitants. La Protection Civile japonaise avertit que si le volcan devait entrer en éruption, plus de 800 000 personnes vivant à proximité de la montagne devraient impérativement évacuer. Parmi elles, les 120 000 habitants des localités situées au pied du volcan n’auraient que trois heures pour se mettre à l’abri.

 

Dans le pire des cas, la région de Tokyo dans son ensemble sera plongée dans la pénombre par près de 500 millions de mètres cubes de cendres volcaniques qui poseront d’énormes problèmes. Le trafic routier, les trains et les métros seront paralysés. On pourrait même assister à une panne de courant générale. Les autorités insistent qu’il ne faut pas exclure ce risque ; il faut donc s’y préparer.

Elles ont donné à la population la consigne de faire des provisions afin d’avoir de quoi manger et boire pendant 15 jours, autrement dit le temps que durera vraisemblablement cette éruption. En effet, avec les mouvements de panique, les rayons des magasins se videront en quelques heures et ne pourront pas être réapprovisionnés étant donné la paralysie des transports.

Un confinement obligatoire sera probablement décrété car la qualité de l’air sera très mauvaise en raison des cendres. Les autorités sanitaires estiment que 12 millions de personnes souffriront de problèmes, surtout respiratoires et oculaires.

C’est bien de prévoir, mais les volcanologues japonais ne sont pas mieux lotis que leurs collègues ailleurs dans le monde : ils ne savent pas prévoir une éruption volcanique, que ce soit sa date ou son ampleur, mais les experts expliquent que chaque jour qui passe accroît le risque.

Dans le passé, 180 éruptions du Mont Fuji se sont produites à raison d’une tous les trente ou quarante ans environ. La dernière en date, l’éruption Hōei, avec un VEI 5, a eu lieu entre le 16 décembre 1707 et vers le 1er janvier 1708.

Représentation d’artiste de l’éruption de 1707

Le volcan a émis quelque 800 millions de mètres cubes de cendres volcaniques. Plus que l’éruption proprement dite, ce sont les effets secondaires qui ont été les plus meurtriers. De nombreuses personnes furent victimes des inondations, des glissements de terrain et de la famine qui suivit. Les récoltes commencèrent à se dégrader lorsque les cendres s’abattirent sur les champs, provoquant une famine généralisée dans la région de Tokyo (Edo à l’époque).

Source : RFI.

Il est intéressant de comparer la politique conduite par le Japon face à l’aléa volcanique du mont Fuji et celle menée par les autorités italiennes face au risque volcanique dans les Champs Phlégréens. Au Japon, tout est préétabli avec précision. On anticipe tout en imaginant le pire, étant donné que l’on ne sait pas de quoi sera faite la prochaine colère du volcan.

En Campanie, la situation est beaucoup plus désordonnée. Pourtant, l’aléa volcanique doit être pris au sérieux. On sait qu’une éruption majeure dans les Champs Phlégréens pourrait être catastrophique à cause de la densité très forte de la population. Les dernières alertes sismiques n’ont pourtant pas incité les autorités locales à prendre des mesures aussi urgentes et aussi précises que celles qui viennent d’être décrites au Japon.

Dans une note publiée le 12 décembre 2024, j’ai expliqué que, sur son site web, la Protection Civile de Pouzzoles donne, dans deux opuscules, une foule d’explications sur les zones à risques et sur les procédures à suivre en cas d’éruption :

https://www.halleyweb.com/c063060/zf/index.php/servizi-aggiuntivi/index/index/idtesto/318

C’est intéressant, mais je ne suis pas certain que la majorité de la population de la région ait consulté avec la plus grande attention cette littérature. En observant les situations au Japon et en Italie, on se rend rapidement compte des différences de mentalité entre les deux pays.

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During the M9.1 magnitude Tohoku earthquake on March 11th, 2011, off the northeast coast of Honshu Island, Japanese volcanologists feared that the strong seismic activity would destabilize Mount Fuji and trigger an eruption. In fact, no eruptive event has been observed at the volcano since 2011. Mount Fuji is frequented by a very large number of tourists, and quotas had to be put in place to regulate visits and climbing.
The RFI website informs us that Japanese volcanologists have just issued a solemn warning to the public, who should prepare for an eruption of Mount Fuji. One could occur at any time. Such a catastrophe would have a profound impact on the Japanese population and the country’s economy.
Mount Fuji is located only 90 kilometers from the Tokyo metropolitan area, and its approximately 40 million inhabitants. Japan’s Civil Defense Agency warns that if the volcano were to erupt, more than 800,000 people living near the mountain would be required to evacuate. Among them, the 120,000 residents of the towns at the foot of the volcano would have only three hours to reach safety.
In a worst-case scenario, the entire Tokyo region would be plunged into darkness by nearly 500 million cubic meters of volcanic ash, causing enormous problems. Road traffic, trains, and subways would be paralyzed. There could even be a widespread power outage. Authorities insist that this risk cannot be ruled out; therefore, preparations must be made.
They have instructed the public to stock up on supplies to ensure they have enough food and water for 15 days, the length of time this eruption is likely to last. Indeed, with the panic, store shelves will empty within hours and will not be able to be restocked given the paralysis of transportation.
A mandatory lockdown will likely be imposed because the air quality will be so poor due to the ash. Health authorities estimate that 12 million people will suffer problems, especially respiratory and eye problems.
It’s good to be proactive, but Japanese volcanologists are no better off than their colleagues elsewhere in the world: they don’t know how to predict a volcanic eruption, either in terms of its date or magnitude, but experts explain that each day that passes increases the risk.
In the past, 180 eruptions of Mount Fuji have occurred, at a rate of one approximately every thirty or forty years. The most recent eruption, the Hoei eruption, with a VEI 5, occurred between December 16, 1707, and around January 1, 1708. The volcano emitted some 800 million cubic meters of volcanic ash. More than the eruption itself, it was the aftereffects that were the most deadly. Many people were victims of flooding, landslides, and the subsequent famine. Crops began to fail when the ash fell on the fields, causing widespread famine in the Tokyo (then Edo) area.

Source : RFI.

It is interesting to compare the policy used by Japan in the face of the volcanic hazard of Mount Fuji with that used by the Italian authorities in the face of the volcanic risk in the Phlegraean Fields. In Japan, everything is precisely pre-established. Everything is anticipated, imagining the worst, given that we don’t know what the next eruption will be like.
In Campania, the situation is much more chaotic. However, the volcanic hazard must be taken seriously. We know that a major eruption in the Phlegraean Fields could be disastrous due to the very high population density. However, the latest seismic alerts have not prompted local authorities to take measures as urgent and precise as those just described in Japan. In a post published on December 12, 2024, I explained that, on its website, the Civil Protection of Pozzuoli provides, in two booklets, a wealth of explanations about risk areas and the procedures to follow in the event of an eruption:
https://www.halleyweb.com/c063060/zf/index.php/servizi-aggiuntivi/index/index/idtesto/318

This is interesting, but I’m not sure that the majority of the region’s population has read this literature with the greatest attention. Observing the situations in Japan and Italy, one quickly realizes the differences in mentalities between the two countries.

Rebond isostatique et éruptions en Antarctique ? // Isostatic rebound and eruptions in Antarctica ?

À la fin du documentaire consacré au « Réveil des volcans d’Europe » (France 5 le 7 avril 2025), Jamy Gourmaud aborde le sujet du rebond isostatique en Antarctique.

Le rebond isostatique est un phénomène que l’on peut rapprocher du bradyséisme qui affecte les Champs Phlégréens en Italie. À Pouzolles, le sol subit des variations de niveau au gré des phases de gonflement et de dégonflement de la chambre magmatique qui se trouve sous cette région. S’agissant des glaciers, avec leur fonte leur masse diminue, ce qui pourrait favoriser la poussée du magma qui sommeille sous la surface de la Terre ; on aurait affaire à une sorte de bradyséisme glaciaire.

Traces du bradyséisme sur le temple de Sérapis à Pouzzoles (Photo: C. Grandpey)

Plusieurs scientifiques ont évoqué le rebond isostatique à propos de l’Islande. Le documentaire diffusé le 7 avril nous explique que le soulèvement du substrat rocheux pourrait également se produire en Antarctique et favoriser le déclenchement d’éruptions sur le Continent blanc.
En étudiant l’interaction entre le volcanisme et la glaciation au cours des 150 000 dernières années, des scientifiques américains et allemands ont déterminé – dans une étude publiée début 2025 – que que le rebond isostatique pourrait augmenter la fréquence et l’intensité de l’activité volcanique dans le système de rift antarctique occidental (West Antarctic Rift System – WARS). Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Geochemistry, Geophysics, Geosystems.
Comme l’a précisé Jamy Gourmaud, l’une des zones volcaniques les plus actives au monde, la région de WARS abrite plus de 130 volcans, dont beaucoup sont situés le long de la côte ouest de l’Antarctique. Si certains de ces volcans, comme le mont Erebus, sont visibles, beaucoup d’autres se cachent sous une épaisse couche de glace, une couche qui s’amincit et recule lentement.

Sommet de l’Erebus (Crédit photo: Wikipedia)

Les auteurs de l’étude ont analysé la « dynamique interne » du système d’alimentation magmatique dans la région en concevant un modèle de chambre magmatique thermomécanique et en simulant diverses baisses de pression causées par la déglaciation. L’étude a également examiné comment ce changement de pression faisait augmenter la taille de la chambre magmatique tout en impactant l’émission des substances volatiles. Après avoir effectué plus de 4 000 simulations, ils ont découvert que plus la chambre magmatique était grande, plus elle était impactée par le retrait des glaciers qui la surmontent.
Pour tester leurs conclusions, les chercheurs ont également exploré l’impact de la déglaciation dans les Andes, qui s’est produite il y a environ 18 000 à 35 000 ans. Ils ont trouvé des preuves d’une augmentation du volcanisme pendant la déglaciation au cours du dernier maximum glaciaire. La réduction de poids due à la fonte de la glace au-dessus permet également à l’eau dissoute et au dioxyde de carbone de former des bulles de gaz, ce qui provoque une accumulation de pression dans la chambre magmatique et peut éventuellement déclencher une éruption. »
Source : Populatr Mechanics via Yahoo News.

Comme je l’explique au cours de ma conférence « Volcans et Risques volcaniques », cette approche du rebond isostatique en milieu glaciaire est intéressante, mais nous ne disposons pas de suffisamment de recul dans le temps pour la valider. Le réchauffement climatique a vraiment commencé à s’accélérer dans les années 1970 et depuis cette époque, aucune éruption n’a été provoquée par un rebond isostatique. Les prochaines générations continueront ces observations et pourront affirmer si oui ou non la fonte des glaciers en milieu volcanique peut contribuer au déclenchement des éruptions.

La prochaine éruption du Katla (Islande) sera-t-elle provoquée par le rebond isostatique (Photo: C. Grandpey)

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At the end of the documentary about « The Awakening of Europe’s Volcanoes, » Jamy Gourmaud tackles the topic of isostatic rebound in Antarctica.
Isostatic rebound is a phenomenon similar to the bradyseism that affects the Phlegraean Fields in Italy. In Pouzolles, the ground undergoes fluctuations according to the swelling and deflation of the magma chamber beneath the region. As glaciers melt, their mass decreases, which could promote the upwelling of magma lying dormant beneath the Earth’s surface; this would be a kind of glacial bradyseism.
Several scientists have mentioned isostatic rebound in connection with Iceland. The documentary released on April 7 explains that the uplift of the bedrock could also occur in Antarctica and trigger eruptions on the White Continent.

Studying the interplay between volcanism and glaciation over the past 150 thousand years, scientists from the U.S. and Germany determined that the isostatic rebound could increase the frequency and intensity of volcanoes in the West Antarctic Rift System (WARS). The results of the study were published in the journal Geochemistry, Geophysics, Geosystems.

One of the most volcanically active areas of the world, WARS is home to more than an estimated 130 volcanoes, many of which are located along Antarctica’s western coast. While some of these volcanoes, such as Mount Erebus, are visible, many more are hidden away beneath a deep sheet of ice, a sheet that is slowly thinning and retreating.

The authors of the study analyzed the“internal dynamics” of the magma plumbing system in the region by designing a thermomechanical magma chamber model and simulated various pressure decreases caused by deglaciation. The study also investigated how this change in pressure increased the size of the magma chamber while also impacting the expulsion of volatiles. After running more than 4,000 simulations, they found that the larger the magma chamber, the more impacted it was by retreating glaciers overhead.

To test their findings, the researchers also explored the impact of deglaciation in the Andes Mountains, which occurred around 18,000 to 35,000 years ago. They found evidence of increased volcanism during deglaciation during the Last Glacial Maximum. The reduced weight from the melting ice above also allows dissolved water and carbon dioxide to form gas bubbles, which causes pressure to build up in the magma chamber and may eventually trigger an eruption.”

Source : Populatr Mechanics via Yahoo News.

As I explain in my lecture « Volcanoes and Volcanic Risks, » this approach to isostatic rebound in a glacial environment is interesting, but we don’t have enough time to validate it. Global warming really started to accelerate in the 1970s, and since then, no eruption has been triggered by isostatic rebound. Future generations will continue these observations and will be able to determine whether or not the melting of glaciers in a volcanic environment can contribute to triggering eruptions.

Champs Phlégréens (Italie) : nouvelle méthode de surveillance thermique depuis l’espace // Campi Flegrei (Italy) : new method of thermal monitoring from space

Une étude menée par des chercheurs de l’INGV propose l’utilisation des  données thermiques fournies par la Station spatiale internationale (ISS) pour alerter sur la sismicité dans les Champs Phlégréens.
Les Champs Phlégréens sont l’une des zones volcaniques les plus actives au monde et, ces dernières années, leur sismicité a considérablement augmenté. L’étude de l’INGV a été publiée dans la revue Remote Sensing Letters. Elle est intitulée « Un nouvel algorithme de surveillance thermique utilisant les séries temporelles ECOSTRESS : le cas des Champs Phlégréens, à Naples, en Italie ». L’étude décrit une méthode d’analyse des images thermiques prises par l’ISS capable de détecter les variations de température significatives précédant les séismes les plus intenses dans cette région.
La méthode utilise les données collectées par ECOSTRESS, un capteur du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA installé à bord de l’ISS. Cet outil estime la température de surface avec une haute résolution spatiale d’environ 70 m au cours de passages fréquents au-dessus de la même zone pendant environ trois jours.
Les scientifiques ont généré deux séries historiques de températures extraites d’images thermiques de deux zones de la Solfatare entre 2021 et 2024. La différence de température entre les deux zones a été analysée avec deux méthodes statistiques distinctes, permettant de comparer les anomalies détectées aux principaux événements sismiques enregistrés dans la zone.

Vues de la Solfatara (Photos: C. Grandpey)

Un chercheur de l’INGV et co-auteur de l’étude a déclaré : « Nous avons détecté des variations de température anormales dans la Solfatare ayant précédé certains séismes de plus grande intensité, avec une anticipation allant de quelques jours à quelques semaines.» Par exemple, le 17 mai 2024, une augmentation de température de 5°C a précédé de trois jours un séisme de magnitude M4,4. S’agissant de l’événement de magnitude M4,2 du 27 septembre 2023, l’augmentation de température observée le 21 septembre a dépassé 7°C. La deuxième méthode statistique a également mis en évidence des anomalies de température pour ces deux événements apparus respectivement le 12 avril 2024 et le 6 septembre 2023. De plus, la valeur moyenne de l’écart de température a augmenté ces dernières années, en parallèle avec la hausse d’autres signaux déjà observés dans la région, tels que l’élévation du sol provoquée par le bradyséisme et les émissions de dioxyde de carbone.
Les anomalies de température mises en évidence par deux analyses statistiques différentes conforte les chercheurs dans l’idée qu’il existe un lien possible entre la fluctuation de la température de surface et l’activité sismique de la région.
L’étude complète peut être consultée en cliquant sur ce lien :
https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/2150704X.2025.2459213

À mon avis, cette étude est intéressante dans la mesure où la technique utilisée permettrait d’anticiper les séismesdans les Champs Phlégréens. Cependant, elle ne donne aucune indication sur la magnitude des séismes prévus et n’indique donc pas aux autorités compétentes si des mesures doivent être prises pour assurer la sécurité de la population.

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A study conducted by researchers at INGV suggests the use of thermal data from the International Space Station in seismic alerting of the Phlegraean area

The Campi Flegrei are one of the most active volcanic areas in the world and, in recent years, their seismicity has increased significantly. The INGV study was published in the magazine Remote Sensing Letters. It is entitled “A novel algorithm for thermal monitoring using ECOSTRESS time series : the case of Campi Flegrei, Naples, Italy”. It describes a method of analysis of thermal images taken by the International Space Station (ISS) capable of detecting significant temperature variations that precede the most intense earthquakes in the Phlegraean area.

The method uses the data collected by the tool ECOSTRESS, a NASA-Jet Propulsion Laboratory (JPL) sensor installed on the ISS, which estimates surface temperature with a high spatial resolution of about 70 m and frequent passes over the same area around three days.

Scientists have generated two historical temperature series extracted from thermal images of two areas of the Solfatara between 2021 and 2024. The temperature difference between the two areas was analyzed with two distinct statistical methods, allowing the detected anomalies to be compared with the main seismic events recorded in the area.

An INGV researcher and first author of the article said : « We have detected anomalous temperature variations in the Solfatara emission zone that preceded some earthquakes of greater intensity, with an advance ranging from a few days to a few weeks. » For example, on May 17, 2024, a temperature increase of 5°C anticipated an M4.4 earthquake by three days. For the M4.2 event on September 27, 2023, the temperature increase observed on September 21 exceeded 7°C. The second statistical method also highlighted temperature anomalies for these two events that appeared on April 12, 2024 and September 6, 2023, respectively. Furthermore, the average value of the temperature difference has increased in recent years, consistently with the increase in other signals already observed in the area, such as ground rise with bradyseism and carbon dioxide emissions.

The temperature anomalies highlighted through two different statistical analyses make researchers more confident about the possible link between the surface temperature fluctuation and the seismic activity of the area.

The whole study can be found by clicking on this link :

https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/2150704X.2025.2459213