La fonte inquiétante de la glace de mer // The worrying melting of the sea ice

drapeau-francaisJe n’insisterai jamais assez sur ce qui se passe dans les régions arctiques, où la fonte de la glace de mer et des glaciers est en train de devenir une catastrophe pour la planète. J’ai pu observer à plusieurs reprises la situation de mes propres yeux et les articles qui paraissent régulièrement dans les journaux de l’Alaska ne font que confirmer que l’avenir est très sombre. J’aurai l’occasion de donner plus de preuves de la fonte des glaciers cet été quand je reviendrai d’Alaska.
S’agissant de la glace de mer* arctique, l’eau de l’océan continue normalement à geler pendant tout l’hiver, avec une couche de glace qui atteint son maximum juste avant la fonte qui commence au printemps, mais pas cette année ! Nous sommes dans la quatrième semaine de février et cela fait deux semaines que la glace de mer a cessé de progresser. Selon le National Snow and Ice Data Center dans le Colorado, la surface couverte par la glace de mer – autrement dit, les zones où la couverture de glace représente au moins 15 pour cent – a atteint un maximum hivernal de 14,2 millions de kilomètres carrés le 9 février, et n’a pas progressé depuis cette date. Si la situation n’évolue pas, les relevés du 9 février établiront un double record. Ce serait à la fois la fonte de glace la plus précoce et la plus faible quantité jamais observée.
Jusqu’à présent, le minimum hivernal de glace de mer depuis le début des observations satellitaires en 1979 a été atteint le 25 février 2015, avec une étendue de glace de 14,54 millions de kilomètres carrés. Le premier maximum hivernal avait été atteint le 24 février 1996. Normalement, la glace de mer atteint son étendue maximale au début ou au milieu du mois de mars; entre 1981 et 2010, le maximum était atteint en moyenne le 12 mars.
Il est encore trop tôt pour affirmer que de nouveaux records ont été établis. L’hiver n’est pas terminé et la glace pourrait se reformer si les conditions météorologiques changent et que cesse la douceur hivernale actuelle dans l’Arctique. Cependant, même si la glace recommence à se former cet hiver, ce sera seulement une couche mince qui disparaîtra rapidement dès que la saison de fonte aura commencé.
L’absence la plus flagrante de glace de mer cet hiver se trouve dans la partie atlantique, près de l’île norvégienne du Svalbard. La glace s’est faite également discrète dans la mer de Béring et dans certaines zones du Pacifique.

* L’expression « glace de mer » fait référence à la glace qui se forme au cours de chaque hiver à la surface de l’océan. Contrairement à la banquise qui est permanente, la glace de mer disparaît au début du printemps.

Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisI will never insist enough about what is happening in Arctic regions where the melting of the sea ice and the glaciers is turning into a disaster for the planet. I could see the situation with my own eyes and the articles that regularly appear in the Alaskan newspapers do confirm that the future will be quite dark. I will have the opportunity to give more evidence of the melting of Alaskan glaciers in the summer.
As far as the Arctic sea ice* is concerned, the ocean water normally keeps freezing through the entire winter, creating ice that reaches its maximum extent just before the melt starts in the spring. Not this year ! We are in the fourth week of February and the sea ice has stopped growing for two weeks. Sea ice extent – the areas with at least 15 percent ice coverage – hit a winter maximum of 14.2 million square kilometres on February 9th, and has stalled since, according to daily reports from the National Snow and Ice Data Center in Colorado. If there is no more growth, the February 9th total extent would be a double record. It would be both the earliest melt and the lowest maximum ever observed.
Up to now, the lowest winter ice-extent maximum in the satellite record dating back to 1979 was hit last year, when ice extent reached 14.54 million square kilometres on February 25th. The earliest seasonal winter maximum was reached in 1996, on February 24th. Normally, ice extent reaches its maximum in early or mid-March; between 1981 and 2010, the average maximum date was March 12th.
It might be too early to affirm that new records have been established. Winter is not over yet and the ice might come back if weather conditions change from what has been a pattern of unusual Arctic warmth. However, even if ice starts growing again this winter, that will be only thin ice that disappears quickly once the melt season starts.
The most notable lack of winter ice has been on the Atlantic side, near Norway’s island of Svalbard. Ice is also low for this time of year in the Bering Sea and Pacific regions.

* Sea ice refers to the ice that forms during every winter at the surface of the ocean. Contrary to the icefield which is permanent, sea ice disappears at the beginning of spring.

Source: Alaska Dispatch News.

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Photo: C. Grandpey

Réchauffement climatique, encore et toujours! // Global warming, again and again!

drapeau-francaisA propos du changement et du réchauffement climatiques, les températures moyennes du mois de janvier à Anchorage (Alaska) étaient de 5 degrés Celsius au-dessus de la normale et celles de la première moitié de février étaient d’environ quatre degrés Celsius supérieures à la normale. En janvier, selon les statistiques du Service National de Météorologie, l’épaisseur de neige atteignait seulement 10 pour cent de la normale.
Selon ce même National Weather Service, El Nino qui a été très puissant, même s’il a perdu de sa force à son point d’origine dans les régions tropicales du Pacifique occidental, envoie encore la chaleur vers l’Amérique du Nord et du Sud.
Source : Alaska Dispatch News.
Il convient de noter que, comme d’habitude, les services météorologiques des Etats-Unis ne mentionnent pas le rôle joué par l’effet de serre provoqué par les activités industrielles et humaines. La plupart des Américains ont été conditionnés par leur gouvernement à l’idée que le changement climatique est provoqué par des cycles climatiques naturels, mais surtout pas par les activités humaines !

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drapeau anglaisStill about climate change and global warming, average temperatures for January in Anchorage (Alaska) were 5 degrees Celsius above normal and those for the first half of February were about four degrees Celsius above normal. January snow depth was only 10 percent of normal, according to National Weather Service statistics.
According to the national Weather Service, the powerful El Nino pattern, though losing its strength at its point of origin in the tropics of the western Pacific, is still funnelling heat to North and South America.
Source: Alaska Dispatch News.
It should be noted that, as usual, the U.S. Weather Service does not mention the role played by industrial or human-related greenhouse gases. Most Americans have been conditioned by their government that climate change is caused by natural climate cycles, NOT by human activities!

Glissements de terrain et le séisme de 1964 en Alaska // Landslides and the 1964 earthquake in Alaska

drapeau-francais52 ans après le très violent séisme de M 9,2 qui a frappé l’Alaska le 27 mars 1964, les scientifiques ont mis en évidence le glissement de terrain sous-marin qui a déclenché certaines des vagues les plus meurtrières. Grâce à des techniques modernes permettant de cartographier le plancher marin dans le Prince William Sound, les scientifiques de l’USGS ont découvert pourquoi un glissement de terrain avait provoqué les vagues de tsunami. Des localités comme Valdez ou Chenega ont été les plus durement touchées. Elles ont été pratiquement rayées de la carte et reconstruites plus tard sur des sites différents.
Peu de temps après le séisme, les scientifiques ont évoqué la possibilité de glissements sous-marins pour expliquer le tsunami qui a suivi les secousses. Un rapport technique de l’USGS publié en 1969 fait état de «vagues localisées d’origine inconnue» pour expliquer la plupart des destructions. Cependant, la technologie bathymétrique de l’époque ne permettait d’atteindre qu’une profondeur d’environ 180 mètres. Les études modernes conduites avec la technologie sonar multifaisceaux ont révélé un vaste complexe de glissements de terrain sous-marins qui ont eu lieu à des profondeurs beaucoup plus grandes. Les conclusions des travaux de l’USGS ont été publiées dans la revue Earth and Planetary Science Letters.
Selon le rapport, le caractère exceptionnel du glissement de terrain est dû à sa grande profondeur, entre 250 à 350 mètres. Les fonds marins dans cette partie du Prince William Sound sont complexes, avec la présence d’une imposante moraine laissée par un glacier qui se trouvait autrefois dans ce secteur. L’analyse des dernières données a révélé que le séisme a déstabilisé des sédiments glaciaires qui se sont déversés sur cette moraine en recouvrant une zone située à environ 465 mètres de profondeur avec une couche de matériaux d’une épaisseur de 11 mètres. Ce volume de matériaux, violemment projeté à une telle profondeur, ne pouvait que générer l’énorme vague qui a atteint le rivage quatre minutes après le déclenchement du séisme.
Les résultats de l’étude de l’USGS confirment les théories avancées dans les années 1960 sur la cause du tsunami. Ils fournissent également des indications utiles sur de futurs glissements sous-marins provoqués par des séismes. Au vu de la topographie de certains fonds marins, on se rend compte qu’un séisme n’a pas forcément besoin d’être très violent pour provoquer un tsunami dévastateur en certains points de la côte.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglais52 years after the M 9.2 earthquake hit Alaska on March 27th 1964, scientists have pinpointed the underwater slide that triggered some of the deadliest tsunami waves. Using modern technology to map the floor of Prince William Sound, USGS scientists have found the landslide behind the tsunamis. Communities like Valdez or Chenega were the hardest hit by the event. They were nearly leveled and later rebuilt at a different site.
In the days that followed the earthquake, scientists speculated that underwater landslides produced the tsunami. A USGS technical report published in 1969 cited “localized waves of unknown origin” as the source of the most destruction. However, the bathymetric technology of the time allowed for study of the seafloor only to the depth of about 180 metres. Modern surveys conducted with multibeam sonar technology revealed a big complex of underwater slides that had occurred at much lower depths. The findings of the USGS-led project were published online in the journal Earth and Planetary Science Letters.
What made this slide unusual was that much of the material that slid was at a water depth of 250 to 350 metres. The seafloor in that part of Prince William Sound was complex, with a big underwater moraine left as the remnant of a past glacier. Analysis of the new data showed the earthquake triggered glacial sediment to pour over that underwater moraine and blanket an area about 465 metres deep with a layer of debris that was, on average, 11 metres thick. That volume of debris dumped on such a deep area was able to send a huge wave to the shore four minutes after the shaking began.
The findings confirm scientists’ theories from the 1960s about the cause of the tsunamis. They also provide warnings about future quake-triggered underwater landslides. Given certain seafloor conditions and contours, an earthquake need not be high in magnitude to cause a devastating localized tsunami.
Source : Alaska Dispatch News.

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drapeau-francaisVoici des photos montrant l’ancien emplacement de Valdez. Le village portuaire a été reconstruit à quelques kilomètres di site de la catastrophe. De nombreux panneaux indiquent la voie à suivre en cas d’évacuation mais, comme en 1964, il faudra faire vite, très vite pour échapper à un nouveau tsunami !

drapeau anglaisHere are some photos showing the site of Old Valdez. The port was rebuilt a few miles away. Today, numerous panels show people the way to follow in case of an evacuation. However, like in 1964, they will have to run fast, very fast, to escape another tsunami!

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Emplacement de Valdez au moment de la catastrophe de 1964

(Photos: C. Grandpey)

Tectonique et sismicité en Alaska // Tectonics and seismicity in Alaska

drapeau-francaisLe dernier séisme de M 7.1 qui a frappé la partie sud-ouest de l’Alaska le 24 janvier 2016 n’est pas vraiment une surprise. Comme je l’ai écrit auparavant, la région subit les effets de la subduction de la plaque Pacifique qui glisse sous la plaque nord-américaine.
L’arc des Aléoutiennes est le résultat parfait de ce phénomène. Il étend sur environ 3000 kilomètres depuis le Golfe d’Alaska à l’est jusqu’à la péninsule du Kamtchatka à l’ouest. La subduction est responsable de la naissance des îles Aléoutiennes et, au large, de la Fosse des Aléoutiennes qui plonge parfois à plus de 7800 mètres de profondeur.
L’arc des Aléoutiennes est généralement divisée en trois régions: les îles Aléoutiennes occidentales, centrales, et orientales. La plaque Pacifique se déplace vers le nord-ouest à une vitesse qui va d’environ 60 mm par an sur la bordure est de l’arc à 76 mm par an près de son extrémité ouest.
La partie orientale de l’arc des Aléoutiennes s’étend depuis la péninsule d’Alaska à l’est jusqu’aux Iles Fox à l’ouest. Le mouvement le long de cette partie de l’arc se caractérise par une convergence de perpendicularité à l’arc et la subduction de la plaque Pacifique sous l’épaisse lithosphère continentale. Cette région connaît une activité volcanique intense et présente une histoire de violents séismes.
La partie centrale des Aléoutiennes s’étend des îles Andreanof à l’est jusqu’aux Iles Rat à l’ouest. Ici, le mouvement se caractérise par une convergence de plus en plus oblique vers l’ouest et la subduction de la plaque Pacifique sous la mince lithosphère océanique. Le long de cette partie de l’arc, la zone Wadati-Benioff apparaît nettement à une profondeur d’environ 200 km. Un volcanisme actif et de puissants séismes sont présents le long de cette marge.
Les îles Aléoutiennes occidentales, entre l’extrémité occidentale des Iles Rat à l’est et les Iles du Commandeur (Russie) à l’ouest, offre une tectonique différente des parties centrale et orientale de l’arc. Le résultat est un volcanisme moins actif. En outre, cette partie de la zone de subduction n’a pas enregistré de violents séismes historiques.
L’arc des Aléoutiennes est donc une région sismique très active, comme le prouvent les nombreux séismes de forte magnitude qui se produisent chaque année.
Le premier événement très puissant pendant le 20ème siècle a été le séisme de M 8,6 qui a frappé les Iles Shumagin le 10 novembre 1938. Cet événement a été provoqué par une rupture de l’arc sur environ 300 km, avec un petit tsunami qui s’est propagé vers le sud, jusqu’à Hawaï.
Le séisme du 1er avril 1946, d’une magnitude de M8.6, sur l’Ile Unimak Island, dans la partie centrale de l’arc des Aléoutiennes, s’est caractérisé par une rupture lente suivie d’un tsunami dévastateur à grande échelle dans le Pacifique, jusqu’en Antarctique. Bien que les dégâts n’aient pas été particulièrement importants localement, la vague du tsunami est montée jusqu’à 42 mètres sur l’Ile Unimak et des vagues ont fait des victimes à Hilo (Hawaii). [Voir ma note du 1er avril 2015 à propos de cet événement]
Le puissant séisme suivant a eu lieu dans la partie centrale de l’arc des Aléoutiennes, près des Iles Andreanof le 9 mars 1957, avec une magnitude de M 8.6. La longueur de la rupture a été d’environ 1200 km, ce qui en fait la plus longue zone de répliques jamais observée le long de l’arc. D’importants dégâts ainsi que des tsunamis ont été observées sur les îles Adak et Unimak, avec des vagues d’environ 13 mètres de hauteur.
Le séisme le plus puissant de la partie orientale a été enregistré le 27 mars 1964 dans le Prince William Sound avec une magnitude de M 9.2. C’est actuellement le deuxième plus puissant séisme enregistré dans le monde après celui de M 9,5 enregistré au Chili en mai 1960. Il a été généré par une rupture d’environ 700 km entre le Prince William Sound au nord-est et l’extrémité sud de l’île Kodiak au sud-ouest. La secousse principale a été ressentie dans une grande partie de l’Alaska, ainsi que dans certaines parties du Territoire du Yukon et de la Colombie Britannique au Canada. Des dégâts très importants ont été observés à Anchorage avec les glissements de terrain qui ont suivi. Le séisme a également déclenché un tsunami dévastateur qui a causé des dégâts le long du Golfe d’Alaska, de la côte Ouest des États-Unis, et à Hawaii.
Le puissant séisme le plus occidental des îles Aléoutiennes s’est produit un an plus tard, le 4 février 1965. D’une magnitude de M 8.7, il a frappé les Îles Rat et a été marqué par une rupture d’environ 600 km. Un tsunami relativement faible a été enregistré tout au long de l’Océan Pacifique avec tout de même des hauteurs de vagues jusqu’à 10,7 mètres sur l’île Shemya et des inondations sur l’île Amchitka.
Source: USGS.

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drapeau anglaisThe last M 7.1 earthquake that struck Southcentral Alaska on January 24th did not come as a real surprise. As I put it before, the region undergoes the subduction of the Pacific late beneath the North American plate.
The Aleutian arc is the perfect evidence of this phenomenon. It extends approximately 3,000 km from the Gulf of Alaska in the east to the Kamchatka Peninsula in the west. The subduction is responsible for the generation of the Aleutian Islands and the offshore Aleutian Trench which can be more than 7800 metres deep.
The Aleutian arc is generally divided into three regions: the western, central, and eastern Aleutians. The Pacific plate is moving northwest at a rate that increases from roughly 60 mm/year at the arc’s eastern edge to 76 mm/year near its western terminus.
The eastern Aleutian arc extends from the Alaskan Peninsula in the east to the Fox Islands in the west. Motion along this section of the arc is characterized by arc-perpendicular convergence and Pacific plate subduction beneath thick continental lithosphere. This region exhibits intense volcanic activity and has a history of powerful earthquakes.
The central Aleutian arc extends from the Andreanof Islands in the east to the Rat Islands in the west. Here, motion is characterized by westward-increasing oblique convergence and Pacific plate subduction beneath thin oceanic lithosphere. Along this portion of the arc, the Wadati-Benioff zone is well defined to depths of approximately 200 km. Active volcanism and powerful earthquakes are also present along this margin.
The western Aleutians, stretching from the western end of the Rat Islands in the east to the Commander Islands, Russia, in the west, is tectonically different from the central and eastern portions of the arc. The result is less active volcanism. Additionally, this portion of the subduction zone has not hosted large earthquakes in recorded history.
The Aleutian arc is a seismically active region, evidenced by the many moderate to large earthquakes occurring each year.
The first very powerful event along the arc during the 20th century was the November 10th 1938 M8.6 Shumagin Island earthquake. This event ruptured an approximately 300 km long stretch of the arc and generated a small tsunami that was recorded as far south as Hawaii.
The April 1st, 1946 M8.6 Unimak Island earthquake, located in the central Aleutian arc, was characterized by slow rupture followed by a devastating Pacific-wide tsunami that was observed as far south as the shores of Antarctica. Although damage from earthquake shaking was not severe locally, tsunami run-up heights were recorded as high as 42 metres on Unimak Island and tsunami waves in Hilo (Hawaii) also resulted in casualties. [See my note of April 1st 2015 about this event]
The next powerful earthquake occurred along the central portion of the Aleutian arc near the Andreanof Islands on March 9th 1957, with a magnitude of M8.6. The rupture length of this event was approximately 1200 km, making it the longest observed aftershock zone of all the historic Aleutian arc events. Significant damage and tsunamis were observed on the islands of Adak and Unimak with tsunami heights of approximately 13 metres.
The eastern most powerful earthquake was the March 27th 1964 M9.2 Prince William Sound earthquake, currently the second largest recorded earthquake in the world. The event had a rupture length of roughly 700 km extending from Prince William Sound in the northeast to the southern end of Kodiak Island in the southwest. Significant shaking was felt over a large region of Alaska, as well as in parts of western Yukon Territory, and British Columbia in Canada. Property damage was the largest in Anchorage with the ensuing landslides. The earthquake also triggered a devastating tsunami that caused damage along the Gulf of Alaska, the West Coast of the United States, and in Hawaii.
The westernmost Aleutians powerful earthquake followed a year later on February 4th 1965. This M8.7 Rat Islands earthquake was characterized by roughly 600 km of rupture. A relatively small tsunami was recorded throughout the Pacific Ocean with run-up heights up to 10.7 metres on Shemya Island and flooding on Amchitka Island.
Source : USGS.

Aleoutiennes Kamchatka

Vue de l’ensemble des volcans le long de la zone de subduction entre l’Alaska et le Kamchatka

(Source : Alaska Volcano Observatory)

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Aujourd’hui, personne n’a oublié la catastrophe du Vendredi Saint 1964, que ce soit à Anchorage…. :

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où à Valdez où 33 personnes ont perdu la vie sur les 115 victimes recensées en Alaska :

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Le risque d’un séisme majeur existe toujours en Alaska et il faudra faire vite, très vite,  pour se mettre à l’abri d’un tsunami!

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Photos: Claude Grandpey