On vous aura prévenus… // You have been warned…

On vous aura prévenus. A très court terme, une grande partie des glaciers de la planète auront disparu, ce qui engendrera de sérieux problèmes au niveau des populations qui dépendent de l’eau qu’il rejettent, sans oublier les conséquences sociales, économiques et migratoires majeures à l’échelle de la planète. Une étude publiée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) fin avril 2019 indique que si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au rythme actuel, les glaciers pourraient disparaître complètement d’ici 2100 de près de la moitié des sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Selon les auteurs de l’étude, 19 000 glaciers, soit 9 % des glaciers de la planète, se trouvent sur des sites du patrimoine mondial. Certains de ces glaciers figurent parmi les plus emblématiques du monde, comme le glacier d’Aletsch dans les Alpes suisses, celui du Khumbu dans l’Himalaya ou le Jakobshavn au Groenland.

L’étude précise que 33 % à 60 % du volume total de glace présent en 2017 dans les sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco aura disparu d’ici 2100. Le pourcentage dépendra de l’évolution des émissions de gaz à effet de serre.

Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter comme au cours des dernières décennies, les scientifiques prévoient la disparition des glaciers d’ici à la fin du 21ème siècle dans 21 des 46 sites naturels du patrimoine mondial. L’IUCN précise que même dans un scénario basé sur des émissions faibles respectant les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, 8 des 46 sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco verront leurs glaciers disparaître d’ici 2100. Pour aller dans le sens de ces alertes lancées par les glaciologues et l’IUCN, les émissions de CO2 dans l’atmosphère atteignent actuellement plus de 414 ppm au sommet du Mauna Loa à Hawaii.

Selon l’étude, plusieurs sites du patrimoine mondial de l’Unesco seront fortement touchés par la hausse des températures ces prochaines années. Le parc national de Los Glaciares (Argentine) où se situent certains des plus grands glaciers de la planète, devrait enregistrer une très importante perte de glace correspondant à environ 60 % du volume actuel. En Amérique du Nord, le Parc International de la Paix Waterton-Glacier (à cheval sur la frontière entre les Etats-Unis et la Canada), le Parc National des Montagnes Rocheuses (Canada) et le Parc National Olympique (Etat de Washington / Etats-Unis) devraient perdre plus de 70 % de leur glace d’ici 2100. En Europe, la disparition de petits glaciers est prévue dans les Pyrénées sur le Mont Perdu, entre la France et l’Espagne, d’ici 2040.

Source : IUCN.

Je rappelle que mon rôle est de lancer des alertes et pas de proposer des solutions. Il revient à nos gouvernants d’avancer des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique. Les Conferences Of  Parties (COP) sont également faites pour cela. Malheureusement la présence des chefs d’états se fait de plus en plus rare….

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Hier 14 mai 2019, on m’a demandé d’intervenir dans une classe de Première du lycée de Bellac (Haute Vienne) pour expliquer la situation glaciaire dans l’Arctique, thème d’une semaine éducative dans cet établissement.

Après avoir montré la fonte des glaciers dans les Alpes, j’ai fait un tour d’horizon des terres nordiques, entre l’Alaska et la Sibérie, en passant par l’Islande et la Scandinavie. J’ai ensuite élargi la présentation à l’Antarctique, puis à la fonte du permafrost et ses conséquences pour l’environnement.

J’ai vraiment l’impression que les jeunes sont conscients des menaces climatiques et environnementales qui pèsent sur leur génération. Je suis persuadé que c’est par le biais d’images spectaculaires et sans équivoque, présentées par des gens qui sont allés sur le terrain, que l’on arrivera à convaincre la population de ne pas rester passive et de ne pas se laisser abuser par des dirigeants qui font fi de l’environnement et qui n’ont en tête que des intérêts économiques.

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You have been warned. In the very short term, a large part of the world’s glaciers will have disappeared, which will cause serious problems for the populations who depend on the water they reject, not to mention the major social, economic and migratory consequences at the scale of the planet. A study published by the International Union for the Conservation of Nature (IUCN) in late April 2019 indicates that if greenhouse gas emissions continue at the current rate, glaciers could disappear completely by 2100 from nearly the half of UNESCO World Heritage sites.
According to the authors of the study, 19,000 glaciers, or 9% of the world’s glaciers, are on World Heritage sites. Some of these glaciers are among the most iconic in the world, such as the Aletsch Glacier in the Swiss Alps, the Khumbu Glacier in the Himalayas or the Jakobshavn in Greenland.
The study states that 33% to 60% of the total ice volume in 2017 in UNESCO World Heritage Sites will be gone by 2100. The percentage will depend on the evolution of greenhouse gas emissions.
If greenhouse gas emissions continue to increase as in recent decades, scientists predict the disappearance of glaciers by the end of the 21st century in 21 of the 46 natural World Heritage sites. IUCN says that even in a low emission scenario meeting the objectives of the Paris Climate Agreement, 8 of the 46 UNESCO World Heritage Sites will see their glaciers disappear by 2100. Related to these warnings issued by glaciologists and IUCN, CO2 emissions in the atmosphere are currently more than 414 ppm at the summit of Mauna Loa in Hawaii.
According to the study, several UNESCO World Heritage sites will be strongly affected by rising temperatures in the coming years. The Los Glaciares National Park (Argentina), home to some of the world’s largest glaciers, is expected to record a significant ice loss of about 60% of current levels. In North America, the Waterton-Glacier International Peace Park (straddling the United States-Canada border), Rocky Mountain National Park (Canada) and the Olympic National Park (Washington State / United States) are likely to lose more than 70% of their ice by 2100. In Europe, the disappearance of small glaciers is expected in the Pyrenees on Mount Perdu, between France and Spain, by 2040.
Source: IUCN.

I need to remind you that my role is to launch alerts and not to suggest solutions. It is up to our leaders to put forward solutions to fight against global warming.  It is also the purpose of the Conferences Of Parties (COP). Unfortunately the presence of heads of state is becoming increasingly rare ….

Tous les grands glaciers (Aletsch en Suisse, Athabasca au Canada, Columbia en Alaska) sont menacés de disparition. (Photos: C. Grandpey)

Prochaine éruption du volcan de boue de Piparo (Trinité) ? // Will Piparo’s mud volcano soon erupt (Trinidad) ?

Piparo est un petit village de l’île de la Trinité (voir la carte ci-dessous), situé au sud de la chaîne de montagnes qui traverse l’île. On y observe un volcan de boue qui est entré en éruption le 22 février 1997 en causant de gros dégâts. Les vibrations du sol et des grondements ont alerté la population qui a pu fuir à temps, mais rien ne laissait prévoir l’éruption très spectaculaire. Des voitures et des maisons ont été ensevelies sous plus d’un kilomètre carré de boue qui s’est rapidement durcie pour devenir une surface dure comme du béton. Bien que personne n’ait été tué, 31 familles ont dû être relogées.
Le volcan de boue est inactif depuis l’éruption de 1997. On peut encore voir les vestiges de maisons et de routes détruites pendant cet événement.
Le volcan de boue de Piparo n’est pas un cas isolé à la Trinité. Bien que beaucoup plus rares sur terre, les volcans de boue ont également formé des îles temporaires au large de la Trinité en 1964 et 2001. En outre, il existe une quinzaine d’autres volcans de boue dans la région.
Le Trinidad and Tobago Guardian nous informe ces jours-ci que l’on observe une hausse de la pression sous le volcan de boue de Piparo, avec la crainte d’une nouvelle éruption à court terme. Les géologues ont déclaré que des modifications avaient également été observées à la surface et sous la surface des bouches éruptives qui se sont manifestées il y a 22 ans.
Les statistiques montrent que le volcan entre en éruption tous les 25 à 30 ans, ce qui laisse craindre une éruption imminente. Les géologues expliquent que « bien que les données laissent supposer actuellement que le volcan de boue est  » en train de gonfler « sous l’effet de l’augmentation de la pression en profondeur, nos résultats sont encore préliminaires car des tendances à plus long terme sont nécessaires pour définir de manière concluante le statut du volcan de boue. Il faut toutefois demander à la population et à tous ceux qui côtoient quotidiennement le volcan de boue d’être vigilants. »

Voici une vidéo montrant l’éruption spectaculaire du volcan de boue en février 1997:
https://youtu.be/mCYTPWIIsdo

Source: The Watchers, Trinidad and Tobago Guardian.

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Piparo is a small village in Trinidad (see map below), on the southern edge of Trinidad’s Central Range. The village is the site of a mud volcano xhose dramatic eruption caused huge damage on February 22nd, 1997. Thanks to tremors and rumbling that gave precious little warning of the devastating eruption to come, villagers were able to flee at the last minute. Cars and homes were buried under more than a square kilometre of mud that quickly hardened into a concrete-like marerial. Though no one was killed, 31 families were permanently displaced from their homes.

The mud volcano has been inactive at the site of the 1997 eruption. The remnants of destroyed houses and roads have been still visible to this day.

Piparo’s mud volcano eruption is no isolated case in Trinidad. Though much more rare than their appearance on land, mud volcanoes also formed temporary islands off Trinidad in 1964 and 2001. Moreover, approximately 15 other mud volcanoes also exist in the area.

The Trinidad and Tobago Guardian informs us these days that pressure is building up again under the Piparo mud volcano, with fears another eruption is imminent. Geologists said active changes have also been observed on the surface and subsurface of volcanic vents which erupted 22 years ago.

Statistics show that the volcano erupts every 25 to 30 years, which raises the fears that an erup­tion can be im­mi­nent. Geologists say that « while the da­ta cur­rent­ly sug­gests that the mud vol­cano is ‘swelling’ as pres­sure builds at depth, our find­ings are still pre­lim­i­nary as trends over a longer term are need­ed to con­clu­sive­ly state the sta­tus of the mud vol­cano. Nev­er­the­less, we need to pre­pare the com­mu­ni­ty and all those that tra­verse the mud vol­cano dai­ly to be vig­i­lant. »

Here is a video showing the dramatic eruption of the mud volcano in February 1997:

https://youtu.be/mCYTPWIIsdo

Source : The Watchers, Trinidad and Tobago Guardian.

Situation de la République de Trinité et Tobago et du village de Piparo (Source: Google Maps)

Nouvelles de la sismicité à Mayotte // News of seismicity at Mayotte

A plusieurs reprises sur ce blog, je me suis attardé sur la sismicité enregistrée à Mayotte depuis un an (tout a commencé le 10 mai 2018). Un blogonaute dont la fille est médecin à l’hôpital m’avait expliqué que la jeune femme recevait des patients en proie à des crises d’angoisse et qu’elle même n’était pas rassurée, même si les secousses ne causent pas de dégâts majeurs. Un Mahorais rencontré au Salon du Livre de Paris m’avait confirmé l’état d’esprit dans lequel vit la population.

Dans son édition du 8 mai 2019, l’excellent Journal de l’Ile de la Réunion donne des nouvelles de Mayotte. Les scientifiques ont indiqué que cette sismicité est d’origine volcanique, avec une composante tectonique.

Les secousses se produisent à un rythme quotidien, de nuit comme de jour. Depuis le 10 mai 2018, Mayotte a subi plus de 1.800 secousses de magnitude supérieure ou égale à M3,5. La plus forte atteignait M 5,8. Pendant le seul mois d’avril 2018, l’île a été secouée par plus de 130 séismes, soit environ quatre par jour, avec des épicentres localisés entre 30 et 50 km à l’est de Mamoudzou, le chef-lieu.

Avec le temps, la population s’est habituée, mais dire cela n’est pas une solution. Il faut aller plus loin et trouver la ou les véritables causes de la sismicité. Ce n’est pas parce que le 101ème département français se trouve à 8000 kilomètres de la métropole qu’il faut laisser aller !

 Par bonheur, les séismes n’ont pour l’instant fait aucune victime. L’essentiel des dégâts matériels porte sur des bâtiments fragiles. A ce jour, quatre dossiers de demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ont été déposés par des communes auprès de la commission dédiée. Elles sont toujours en cours d’instruction.

Cumulées, on estime que les énergies libérées par l’ensemble des séismes depuis le début de la crise correspondent à un seul tremblement de terre de magnitude M 6,3 ou 6,4. Sur place, les scientifiques tentent toujours de comprendre les mécanismes qui sont à l’origine de l’essaim sismique. Une équipe française est actuellement au large de l’île pour récupérer six sismomètres déployés en mer en février entre 1600 et 3600 mètres de profondeur, sous l’égide du CNRS.

Ces chercheurs essaient également d’acquérir des images des fonds océaniques dans la zone où se produisent les séismes. Ils tentent aussi de détecter d’éventuelles sorties de fluides ou de gaz. En janvier, des poissons de grande profondeur ont été retrouvés morts à la surface de l’eau au large de Mayotte ; cela pourrait signifier qu’il existe un lien avec la faille sismique à l’origine de l’essaim.

Source : Clicanoo.

Depuis le début de l’essaim de séismes à Mayotte, le BRGM assure un suivi sismologique que l’on peut découvrir en cliquant sur ce lien :

https://www.brgm.fr/content/essaim-seismes-mayotte-points-situation

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Several times on this blog, I wrote about the seismicity recorded for a year (it all started on May 10th, 2018) at Mayotte. A blogonaut whose daughter is a doctor at the hospital had explained to me that the young woman was receiving patients suffering from bouts of anxiety and that she was not reassured, even if the shaking did not cause any major damage. A Mahorais I met at the Salon du Livre of Paris confirmed the inhabitants’state of mind.
In its issue of May 8th, 2019, the excellent Journal de l’Ile de la Réunion gives some news of Mayotte. Scientists have indicated that this seismicity is of volcanic origin, with a tectonic component.
The tremors occur at a daily pace, night and day. Since May 10th, 2018, Mayotte has suffered more than 1,800 tremors with magnitudes greater than or equal to M 3,5. The strongest quake reached M 5.8. During the month of April 2018, the island was shaken by more than 130 earthquakes, or about four per day, with epicentres located between 30 and 50 km east of Mamoudzou, the capital.
Over time, people have become used to it, but saying that is not a solution. We must go further and find the true cause or causes of the seismicity. Just because the 101st French department lies 8000 kilometres from Paris does not mean that the authorities should let go!
Fortunately, the earthquakes have no killed anybody yet. Most of the material damage is observed on fragile buildings. To date, four applications for recognition of the state of natural disaster have been submitted by municipalities to the dedicated commission. They are still being instructed.
It is estimated that the energies released by all earthquakes taken together since the beginning of the crisis correspond to a single earthquake with a magnitude M 6.3 or 6.4. On site, scientists are still trying to understand the mechanisms behind the seismic swarm. A French team is currently off the island to recover six seismometers deployed at sea between 1,600 and 3,600 meters deep, under the auspices of CNRS.
These researchers are also trying to acquire images of the ocean floor in the area where earthquakes occur. They also try to detect any outflow of fluids or gases. In January, deep-sea fish were found dead on the surface of the water off Mayotte; this could mean that there is a link with the seismic fault at the origin of the swarm.
Source: Clicanoo.

Since the beginning of the seismic swarm in Mayotte, BRGM has provided seismological monitoring that can be discovered by clicking on this link:
https://www.brgm.fr/content/essaim-seismes-mayotte-points-situation

La sismicité au large de l’île de Mayotte en septembre 2018 (Source : BRGM)

Météo et climat, ne pas confondre ! // Weather and climate should not be confused

On l’entend tous les jours : Il suffit de la moindre vague de froid ou que la température chute de quelques degrés pour que se manifestent des climatosceptiques qui viennent nier la réalité du réchauffement climatique. Ils le font, même lorsque la planète dans sa globalité est en plein coup de chaud comme c’est le cas en ce moment.

Souvenez-vous : Donald Trump – qui n’est pas forcément le meilleur exemple d’intelligence – avait pris l’exemple d’une météo frileuse pour remettre en cause la réalité du réchauffement climatique. Un tel comportement revient très exactement à nier que la Terre est ronde avec pour seul argument qu’elle ne donne pas l’impression d’être ronde en regardant autour de soi !

Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de faire la différence entre le climat – qui est global – et la météo – qui est locale. Nous en avons aujourd’hui un exemple criant: alors que l’Europe et l’Amérique du Nord font face à une vague de froid inhabituelle pour la saison, le reste de la planète est bel et bien en surchauffe, comme le prouve l’image ci-dessous qui n’a pas été trafiquée par quelque logiciel, comme c’est la mode aujourd’hui. Elle présente les anomalies de température constatées (en °C) le 10 mai 2019 par rapport à une moyenne calculée sur la période 1979 – 2000 pour la même journée. On aboutit à une constatation identique si on regarde des cartes présentant les anomalies de température pour la semaine passée ou le mois dernier, par rapport à une moyenne établie entre 1981 et 2010.

Cette image suffit à démontrer de manière très claire que la sensation de froid que l’on éprouve à un moment donné, à un endroit donné, n’est pas forcément révélatrice d’une tendance générale ou globale. C’est  la différence entre la météo (locale) et le climat (global). S’il fait plus frais que d’ordinaire en France, aux États-Unis et en Australie, c’est loin d’être le cas partout. Ainsi, le Canada, le Groenland, l’ouest de la Russie, l’Afrique et l’Amérique latine ont plus chaud que d’ordinaire pour la même époque. Globalement, la température moyenne à la surface du globe est de 0,6°C supérieure à la moyenne en ce moment même.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le mois d’avril 2019 a été le 2ème plus chaud jamais enregistré sur Terre.

Force est de constater – les climatosceptiques ne pourront pas aller contre les statistiques – que chaque année la tendance au réchauffement de la planète se renforce. L’année 2018 a ainsi été la plus chaude jamais enregistrée en France et les quatre dernières années ont été les quatre plus chaudes jamais enregistrées à la surface du globe Il est fort à parier que l’année 2019 suivra cette tendance globale. Au moment où j’écris ces lignes, 2019 est la deuxième année la plus chaude des archives. Rien n’incite à penser aujourd’hui que le réchauffement en cours est en passe de s’arrêter, bien au contraire. Les modèles climatiques les plus récents montrent que le réchauffement pourrait être plus important que prévu…

Source ; Le Figaro, Météo France, NASA, NOAA.

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We can hear it every day: The slightest cold wave or the slightest drop of temperature pushes climateosceptics to deny the reality of global warming. They do it, even when the planet as a whole is getting warmer, as it is right now.
Remember: Donald Trump – who is not necessarily the best example of intelligence – had taken the example of a chilly weather to question the reality of global warming. Such behaviour amounts exactly to denying that the Earth is round with the only argument that it does not kook round while looking around!
I can not stress enough the importance of differentiating between the climate – which is global – and the weather – which is local. Today we have a shining example: while Europe and North America are facing an unusually cold snap for the season, the rest of the world is overheating, as proves the image below that has not been tampered with by any software, as is the fashion today. It shows the observed temperature anomalies (in degrees Celsius) on May 10th, 2019 compared to an average calculated over the period 1979 – 2000 for the same day. The same conclusion can be observed if we look at maps showing temperature anomalies for the past week or last month, compared to an average between 1981 and 2010.
The image below is enough to show very clearly that the feeling of cold that one experiences at a given moment, at a given place, is not necessarily indicative of a general or global tendency. This is the difference between (local) weather and (global) climate. If it is cooler than usual in France, the United States and Australia, this is far from the case everywhere. For example, Canada, Greenland, West Russia, Africa and Latin America are warmer than usual for the same period. Overall, the average global surface temperature is 0.6°C above average at this very moment.
As I put it earlier, the month of April 2019 was the 2nd hottest ever recorded on Earth.
It is clear –  climateosceptics can not go against statistics – that every year the global warming trend gets stronger. The year 2018 was the hottest ever recorded in France and the last four years were the four hottest ever recorded on the surface of the globe It is highly likely that the year 2019 will follow this global trend. At the time of writing, 2019 is the second hottest year of the archive. There is no reason to think today that the current warming is about to stop, on the contrary. The most recent climate models show that the warming could be more significant than imagined already …
Source; Le Figaro, Météo France, NASA, NOAA.

Les anomalies de température enregistrées le 10 mai 2019 montrent que le froid ressenti localement dans certaines régions n’est pas un phénomène global (Source : NOAA)