Mon cher Etna!

Comme je l’ai indiqué précédemment, les modalités d’accès à l’Etna varient en fonction de l’activité éruptive. Ces derniers jours, deux ordonnances ont été publiées à quelques jours d’intervalle par le maire de Nicolosi. La première faisait état de restrictions d’accès sévères car le Nouveau Cratère Sud-Est était en éruption. La suivante était plus tolérante car l’activité volcanique avait cessé.
Au moment où j’écris ces lignes (14 juin 2019 au matin), l’accès au volcan est parfaitement libre jusqu’à 2750 mètres d’altitude. Entre 2750 m et 2920 mètres, l’accès ne peut se faire qu’avec « l’accompagnement de guides alpins ou volcanologiques ». Au-dessus de 2920 mètres, l’accès à la zone des cratères ne peut se faire qu’avec les guides, en petits groupes de 20 personnes maximum, équipées en conséquence du point de vue de la sécurité. L’approche du Cratère Sud-Est reste toutefois interdite et une distance de sécurité d’au moins 300 mètres doit être respectée.
Pour pouvoir observer la zone sommitale de l’Etna, il faut sérieusement mettre la main au portefeuille! Voici ce que vous devrez débourser:
– Aller-retour jusqu’à 2500 mètres d’altitude avec le téléphérique: 30 euros par adulte (23 euros pour les enfants de 5 à 10 ans)
– Vous devrez payer 35 euros de plus (25 euros pour les enfants de 5 à 10 ans) si vous désirez vous faire véhiculer jusqu’à l’altitude 2900 mètres en bus 4X4 avec l’accompagnement d’un guide.
– Pour accéder aux cratères (avec guide obligatoire), il faudra de nouveau mettre la main au portefeuille. A ce sujet, il serait souhaitable que les différentes compagnies de guides affichent d’emblée leurs tarifs sur leur site internet et ne se contentent pas de descriptions séduisantes pour appâter le client…
– Des visites guidées du volcan sont également proposées. Vous en trouverez le descriptif en cliquant sur ce lien:

https://www.excursionsetna.it/package/etna-crateri-sommitali-escursione/

Là encore, les Siciliens n’y vont pas avec le dos de la cuillère, car les prix proposés ne comprennent pas l’accès par téléphérique et bus 4X4. Par exemple, une personne seule devra débourser en plus 130 euros, un couple 65 euros par personne. Le tarif devient dégressif (49 euros) pour 3 à 5 personnes et ainsi de suite.

Il y a quelques jours, un Sicilien de ma connaissance m’a accusé d’entraver le tourisme sur l’Etna parce que j’avais annoncé sur ce blog avec quelques jours de retard que l’accès au sommet du volcan était désormais autorisé avec l’accompagnement de guides. Je pense que les tarifs proposés pour le téléphérique, les bus 4X4 et les excursions organisées sur le volcan sont autrement dissuasifs. Beaucoup de commentaires sur les forums parlent de tarifs scandaleux. A chacun de juger… et de décider!

Photo: C. Grandpey

Sibérie : Accélération de la fonte du permafrost // Siberia : Permafrost melting is accelerating

Pendant les cours de géographie de mon adolescence, les professeurs m’ont toujours appris que la Sibérie est la région du monde où le sol est gelé en permanence. Aujourd’hui, les informations en provenance de Russie nous indiquent que ce permafrost – ou pergélisol – est en train de fondre à une vitesse incroyable, avec des conséquences désastreuses pour l’environnement.

En République de Sakha, également appelée Yakoutie, dans le nord-est de la Sibérie, le réchauffement climatique provoque la fonte de sols jusqu’ici gelés toute l’année. La totalité de cette république grande comme 72 fois la Suisse, repose sur un permafrost d’une épaisseur dépassant parfois 1000 mètres. Où que l’on creuse le sol, même pendant le bref été sibérien, on atteint – ou plutôt on atteignait – une terre dure comme du béton. Aujourd’hui, la couche active, autrement dit celle qui est dégelée, descend jusqu’à 3 mètres de profondeur.

Les conséquences de ce dégel accéléré sont très spectaculaires: déformation du sol, érosion ultra rapide des berges de l’Océan Arctique, inondations, apparition de marais et de lacs engloutissant les pâturages, «forêts ivres» où les arbres s’inclinent de manière chaotique, réveil de microbes et bactéries centenaires capables de déclencher des épidémies .

La fonte du permafrost est visible jusqu’en milieu urbain. A Yakoutsk, la capitale de la région, le pergélisol offrait une fondation parfaite aux bâtiments. Toutes les constructions sont édifiées sur des pilotis plantés dans le pergélisol. Un espace de 1 à 2 mètres est laissé vide entre le rez-de-chaussée et le sol pour que la chaleur des habitations ne fasse pas fondre le sol qui les supporte, et afin que l’air glacial refroidisse la couche active. Jusqu’en 2000, la norme obligeait les constructeurs à planter des pilotis de 8 mètres pour les immeubles. Cela signifie qu’aujourd’hui, pendant plusieurs mois, ces constructions ne sont plus maintenues que sur les 5 derniers mètres. Les conséquences sont faciles à imaginer: des fissures lézardent des dizaines de bâtiments construits à l’époque soviétique et certains bâtiments se sont déjà effondrés. Officiellement, 331 constructions ont été déclarées «inutilisables» par les autorités. Seules 165 seront effectivement détruites, faute de financement. La presse locale a également signalé des affaissements de terrain durant l’été dernier.

Pour pallier le plus urgent, un système de thermosiphons en forme de Y a été installé le long des immeubles les plus menacés. Un thermosiphon est un dispositif de refroidissement qui abaisse la température du sol en faisant circuler un fluide caloporteur contenu dans une canalisation insérée dans le sol. Les thermosiphons ressemblent à des radiateurs inversés dont le pied est planté dans le sol.

Les maisons et les immeubles ne sont pas les seuls à souffrir de la fonte du permafrost. En devenant instable et mouvante, la couche active fait aussi se gondoler les voies de chemin de fer et les routes, phénomène que j’ai signalé à propos de la ville de Bethel, dans le nord de l’Alaska. Plus grave, les déformations subies par les gazoducs et les oléoducs occasionnent des fuites et donc une pollution  Cette situation a été observée dans la Péninsule de Yamal où des techniques innovantes sont constamment mises en oeuvre pour faire face à ce problème.

Le réchauffement climatique est très marqué dans le Grand Nord où la température actuelle dépasse de 3°C celle d’il y a trente ans. Cette hausse du mercure engendre des cercles vicieux dans un milieu très fragile. Le climat n’est plus aussi sec qu’autrefois. Au lieu de 40 mm de précipitations par an, on enregistre de nos jours une pluviométrie pouvant atteindre 80 mm en une seule journée. En conséquence, l’intensité des inondations est décuplée. Celles qui accompagnent habituellement la fonte des neiges à la fin du mois de mai, accélèrent l’érosion des bords de rivière. Une seconde vague d’inondations survient fin juillet à cause des pluies anormales. Le troisième épisode à la fin août est le plus sévère. Il est provoqué par les lacs qui débordent, avec des eaux noires résultant de la fonte du pergélisol, juste avant le retour de l’hiver. Les habitations n’ont pas le temps de sécher que le gel survient et tout doit être abandonné. Il n’y a pas de budget pour aider la population et le gouvernement de la République de Sakha n’est pas préparé pour ce genre de catastrophe.

Comme je l’ai indiqué à propos de l’Alaska, la fonte du permafrost affecte particulièrement la toundra qui couvre le nord de la Yakoutie. Dans le sud, la taïga résiste mieux au changement climatique mais, comme dans le Yukon canadien, on rencontre des « forêts ivres », avec des arbres qui s’inclinent dans tous les sens car leurs racines ne sont plus maintenues en place par le sol gelé. La taïga est également menacée par les incendies et par les coupes de bois excessives à des fins commerciales.

Avec la fonte du permafrost, on redoute le retour de microbes et de bactéries centenaires, voire millénaires. Toutefois, à part une épidémie d’anthrax signalée dans le nord de la Sibérie, le phénomène ne s’est pas vérifié.

Source : The Siberian Times.

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During the geography classes of my adolescence, teachers always taught me that Siberia was the region of the world where the ground was frozen permanently. Today, news reports from Russia tell us that the is melting at an incredible rate, with disastrous consequences for the environment.
In the Sakha Republic, also known as Yakutia, in north-eastern Siberia, global warming is causing the melting of soils that used to be frozen all year round. The totality of this republic, which is 72 times as large as Switzerland, rests on a permafrost of a thickness sometimes exceeding 1000 metres. Wherever one digs the ground, even during the brief Siberian summer, one reaches – or rather used to reach – a ground as hard as concrete. Today, the active layer, the one that is thawed, goes down to 3 metres deep.
The consequences of this accelerated thaw are very dramatic: deformation of the soil, ultra rapid erosion of the shores of the Arctic Ocean, floods, appearance of marshes and lakes engulfing pastures, « drunken forests » where the trees are bowing in a chaotic manner, awakening of century-old microbes and bacteria capable of triggering epidemics.
The melting of permafrost can be seen in urban areas. In Yakutsk, the capital of the region, the permafrost provided a perfect foundation for the buildings. All constructions are built on stilts planted in permafrost. A space of 1 to 2 metres is left empty between the groundfloor and the ground so that the heat of the houses does not melt the soil which supports them, and so that the icy air may cool the active layer. Until 2000, builders were required to plant 8-metre piles for the buildings. This means that today, for several months, these constructions are only maintained on the last 5 metres. The consequences are easy to imagine: fissures crack dozens of buildings built during the Soviet era and some buildings have already collapsed. Officially, 331 buildings were declared « unusable » by the authorities. Only 165 will actually be destroyed, for lack of funding. The local press also reported land subsidence last summer.
To overcome the most urgent situations, a Y-shaped thermosyphon system has been installed along the most endangered buildings. A thermosyphon is a cooling device that lowers the temperature of the soil by circulating a heat transfer fluid contained in a pipeline inserted in the ground. Thermosyphons look like inverted radiators whose feet are planted in the ground.
Houses and buildings are not the only ones to suffer from the melting of permafrost. As it is becoming unstable, the active layer is also distorting railroads and roads, a phenomenon I reported about the city of Bethel in northern Alaska. More serious, the deformations suffered by pipelines cause leaks and therefore pollution This situation was observed in the Yamal Peninsula where innovative techniques are constantly implemented to deal with this problem.
Global warming is very pronounced in the Far North, where the current temperature is 3 ° C higher than thirty years ago. This rise in temperatures creates vicious circles in a very fragile environment. The climate is not as dry as before. Instead of 40 mm of rainfall per year, rainfall today can reach up to 80 mm in one day. As a result, flood intensity is increased tenfold. The floods that usually accompany the melting of snow at the end of May, accelerate the erosion of river banks. A second wave of flooding occurs at the end of July due to abnormal rains. The third episode in late August is the most severe. It is caused by lakes that overflow, with black water resulting from melting permafrost, just before the return of winter. Houses did not have time to dry when the frost occurs and everything has to be abandoned. There is no budget to help the people and the government of the Republic of Sakha is not prepared for this kind of disaster.

As I put it about Alaska, permafrost melting affects the tundra that covers northern Yakutia. In the south, the taiga is more resilient to climate change but, as in the Canadian Yukon, there are « drunken forests », with trees bowing in all directions because their roots are no longer held in place by the frozen soil. The taiga is also threatened by fires and excessive logging for commercial purposes.
With the melting of permafrost, scientists fear the return of century-, or even millennium-old microbes and bacteria. However, apart from an outbreak of anthrax reported in northern Siberia, the phenomenon has not been confirmed.
Source: The Siberian Times.

Exemple d’immeuble construit sur pilotis à cause du permafrost (Crédit photo: Wikipedia)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité éruptive dans le monde:

Suite à la dernière activité éruptive qui a cessé le 5 juin 2019 sur le Nouveau Cratère Sud-Est de l’Etna (Sicile / Italie), le maire de Nicolosi a promulgué une nouvelle ordonnance. Elle stipule que l’accès est libre sur le volcan jusqu’à l’altitude 2750 mètres. La montée jusqu’à 2920 mètres au-dessus du niveau de la mer est possible avec l’accompagnement obligatoire de guides. L’accès à l’Etna est interdit au public au-dessus de 2920 mètres.
Source: Mairie de Nicolosi.

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Une nouvelle crise éruptive a été observée sur le Sinabung (Indonésie) vers 09h30 (TU) le 9 juin 2019. Selon le VAAC de Darwin, le panache de cendre est monté jusqu’à plus de 16 km au-dessus du niveau de la mer. Des coulées pyroclastiques ont dévalé le versabt SE sur 3,5 km et le flanc S sur 3 km. La couleur de l’alerte aérienne est Rouge.
Source: PVMBG.

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L’AVO indique qu’une éruption phréatique mineure a été observée sur le Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) le 7 juin 2019. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Jaune.

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L’INGV indique que début juin l’activité du Stromboli (Sicile) était strombolienne, avec des explosions et des épisodes de dégazage au niveau des différentes bouches qui percent la terrasse cratérique. Deux bouches de la zone nord explosaient à raison de 1 à 4 fois chaque heure, avec des panaches de cendre d’environ 80 mètres de hauteur. Deux bouches de la terrasse centrale se manifestaient entre 3 et 8 fois chaque heure, avec des projections qui montaient jusqu’à 80-150 mètres de hauteur.
Source: INGV.

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7h30 (heure locale) L’éruption se poursuit sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Le tremor est stable. Le problème, c’est qu’une bande de nuages recouvre le site et il est impossible de l’approcher par les airs. Le brouillard fait obstacle aux webcams. Dans le même temps, il faut très beau au Pas de Bellecombe. Il faut vraiment connaître parfaitement le terrain pour approcher les coulées de lave. Comme on peut le lire dans le Journal de l’Ile, il s’agit d’une éruption à huis clos. L’Enclos reste fermé au public.

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13 heures (heure locale): L’OVPF vient d’indiquer que l’éruption vient de se terminer aujourd’hui vers 12 heures. Les instruments n’indiquent rien d’autre que le mauvais temps qui persiste sur le site éruptif. Reste à savoir maintenant s’il s’agit d’un arrêt définitif ou d’une simple pause. L’édifice volcanique n’a pas vraiment dégonflé. Il ne serait guère surpenant d’assister à une reprise d’activité à brève échéance. Le Piton nous a déjà habitués à un tel scénario!

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Here is some news of eruptive activity in the world:

Following the latest eruptive activity which stopped on June 5th, 2019 on the New Southeast Crater of Mt Etna (Sicily / Italy), the Mayor of Nicolosi has issued a new ordinance stating that access is free on the volcano up to 2750 metres above sea level. Climbing up to 2920 meters above sea level is possible with the mandatory accompaniment of guides. Access to Mt Etna is forbidden to the public above 2920 meters.
Source: Nicolosi City Council.

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A new eruption was observed on theg Sinabung (Indonesia) around 09:30 (UTC) on June 9th, 2019. According to the Darwin VAAC, the ash plume rose to more than 16 km above sea level. Pyroclastic flows travelled 3.5 km SE and 3 km S. The aviation colour code is Red.

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AVO reports that a small steam explosion at Great Sitkin (Aleutians / Alaska) was detected in seismic data on June 7th, 2019. The Aviation Colour Code remains at Yellow.

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INGV indicates that in early June activity at Stromboli was characterized by ongoing Strombolian explosions and degassing from multiple vents within the crater terrace. Explosions from two vents (N1 and N2) in Area N occurred at a rate of 1-4 per hour, ejecting material 80 metres high and producing ash plumes. Explosions from two vents in the South Central crater area occurred at a rate of 3-8 per hour, ejecting material 80-150 metres high.
Source: INGV.

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7:30 (local time): The eruption continues on Piton de la Fournaise (Reunion Island). The tremor is stable. The problem is that a band of clouds covers the site which can’t be approached by air.There is only fog on the webcams. At the same time, the weather is very nice at Pas de Bellecombe. You really need to know the terrain perfectly to get close to the lava flows. As one can read in the Journal de l’Ile, it is an eruption behind closed doors. Access to the Enclos remains prohibited.

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13:00 (local time): OVPF has just indicated that the eruption came to an end today at 12:00 or so. The indtruments only reveal the poor weather conditions that persist on the eruptive site. The question is to know whether it is the definitive end of the eruption or just a pause. The volcanic edifice has not really deflated and an new outbreak of activity in the short term would not really come as a surprise. Piton de la Fournaise has already shown such a scenario!

L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) se poursuit avec un tremor qui s’est maintenant stabilisé. Au vu des images fournies par les webcams, le front de coulée de l’éruption se trouvait en début de matinée le 12 juin vers 1200-1300 mètres d’altitude. Les coulées se situaient donc à encore quelques centaines de mètres du cassé des Grandes Pentes, qui débutent vers 1100 mètres d’altitude dans cette zone. La météo n’est pas bonne sur le volcan et les survols de la zone étaient impossibles le 12 juin. Seuls quelques téméraires connaissant parfaitement le terrain se sont rendus sur le site. Vous pourrez admirer ci-dessous de superbes clichés de Christian Holveck. Ne connaissant pas suffisamment le terrain rendu plus difficile par les mauvaises conditions météo, j’ai opté aujourd’hui pour une visite d’un autre secteur de la Réunion. J’espère pouvoir survoler l’éruption en ULM dimanche prochain. Je croise les doigts pour que la lave continue de couler et que la météo soit favorable.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues with a tremor that has now stabilized. Judging from the images provided by the webcams, the front of the lava flows early in the morning on June 12th was located about 1200-1300 metres above sea level. The flows were therefore a few hundred metres from the start of the Grandes pentes (Great Slopes), which begin at 1100 metres a.s.l. in this area. The weather is not good on the volcano and the overflights of the zone were impossible on June 12th. Only a few audacious people who knew the terrain perfectly went to the site. You can admire here below superb shots of Christian Holveck. As I don’t know the terrain which made more difficult by the bad weather, I opted today for a visit to another area of Reunion Island. I expect to fly over the eruption on board an ULM next Sunday. I cross my fingers, hoping the lava will continue to flow and the weather will be favorable.

Photos: C. Holveck