Ouverture de nouvelles maisons à Pompéi (Italie) // Opening of new houses at Pompeii (Italy)

Quarante ans après avoir été fortement endommagé par un violent séisme, un joyau du site de Pompéi est à nouveau accessible au public.
Il s’agit de la Domus degli Amanti, la Maison des Chastes Amants, un bordel à l’époque romaine. La maison a été baptisée ainsi car on peut y lire cette inscription: «Les amants comme les abeilles vivent une vie douce comme le miel. J’espère que c’est vrai.» C’est la seule maison à double péristyle à avoir été préservée à Pompéi.
Les archéologues ont découvert le bâtiment pour la première fois en 1933. Il était resté enfoui dans des cendres volcaniques, comme le reste de Pompéi, pendant près de deux millénaires à la suite de l’éruption du Vésuve en 79 après JC.
La maison a été fermée pour réparation en novembre 1980, après avoir subi de graves dommages lors du séisme Irpinia, de magnitude M 6.5, qui a frappé la région de Naples et tué quelque 2 735 personnes.
La Domus del Frutteto, la Maison du Verger et la Domus della Nave Europa, la Maison du Bateau Europe, ont également été rouvertes. Dans  la Maison du Bateau Europe, les fresques ont été restaurées et il y a maintenant un nouveau système d’éclairage qui respecte les peintures. Un système de passerelle pour entrer dans les endroits les plus délicats a également été créé.
Les travaux de restauration font partie du Grand projet de Pompéi, une initiative de 113 millions de dollars sur six ans dont le but est de réparer et restaurer d’autres sections du site. Il ne faudrait pas oublier que Pompéi était en très mauvais état à cette époque, au point qu’il risquait d’être placé sur la liste des sites en péril de l’UNESCO.
Voici une belle galerie de photos montrant la maison des Amants et sa restauration:
https://www.yahoo.com/huffpost/pompeii-reopens-house-of-lovers-144039902.html

Source: Presse italienne.

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Forty years after being hit by a devastating earthquake, a building dubbed a jewel of the ancient Roman ruins of Pompeii has finally reopened to the public.

The structure is the Casa degli Amanti, the House of Lovers – a brothel during the Roman times – was so called because of a Latin inscription that reads “Lovers like bees live a sweet life like honey. I wish it were so.”  It is the only house of Pompeii with a double peristyle to have been preserved

Archaeologists first discovered the building in 1933. It had been buried in volcanic ash, along with the rest of Pompeii, for almost two millennia following the eruption of nearby Mount Vesuvius in A.D. 79.

The House was closed for repair in November 1980, however, after suffering severe damage during the M 6.5 Irpinia earthquake that struck the Naples area, killing some 2,735 people.

The Domus del Frutteto, the House of the Orchard and the Domus della Nave Europa, the European Ship House, have also been reopened. In the European Ship House, the frescoes have been restored and there is now a new lighting system that respects the paintings. A gateway system for entering the most delicate places has also been created.

The restoration work is part of the Great Pompeii Project, a six-year, $113 million initiative to repair and restore other sections of the site. One should remember that Pompeii was in poor condition by that time. The site was at risk of being placed on UNESCO’s list of heritage sites in jeopardy.

Here is a great gallery of photos of the House of Lovers and its restoration:

https://www.yahoo.com/huffpost/pompeii-reopens-house-of-lovers-144039902.html

Source : Presse italienne.

Maison des Amants (Source: Site Archéologique de Pompéi)

Émissions de CO2 vs. Concentrations de CO2

Les médias nous racontent ces jours-ci avec tambours et trompettes que, grâce au Coronavirus en Chine, les émissions de CO2 ont baissé car les industries chinoises tournent au ralenti. Selon le site Carbon Brief le 19 février, ces émissions se sont réduites d’au moins 100 millions de tonnes par rapport à l’an dernier, soit une réduction d’un quart.

Tout le monde se réjouit, mais il ne faudrait pas s’emballer trop vite ! C’est encourageant, mais cette situation appelle deux remarques :

1) Il s’agit des émissions de CO2, à ne pas confondre avec les concentrations de ce même gaz dans l’atmosphère qui, elles, n’ont guère varié depuis le début de l’épidémie. Ainsi, selon la Scripps Institution, elles atteignaient 414,36 ppm le 1er février, 415,67 ppm le 10 et 413,62 ppm le 18 de ce même mois, ce qui reste une concentration extrêmement élevée.

Il faudrait une réduction des émissions de CO2 sur une très longue période – et pas seulement en Chine – pour que l’on observe une réduction significative des concentrations de ce gaz dans l’atmosphère. Comme me le faisait remarque le Dr Jean-Louis Etienne il y a quelque temps, à supposer que l’on puisse arrêter les émissions de CO2 dans le monde d’un coup de baguette magique, il faudrait au moins un siècle pour que notre planète retrouve un semblant d’équilibre.

2) On peut s’attendre à un plan chinois de relance économique lorsque la crise sanitaire sera terminée, avec forcément davantage de charbon consumé…et de CO2 émis !

Les gaz à effet de serre ont de beaux jours devant eux !

Concentrations de CO2 au sommet du Mauna Loa (Hawaii) le 18 février 2020 (Source: Scripps Institution)

Antarctique: L’eau chaude fait fondre le glacier Thwaites // Antarctica: Warm water causes the melting of Thwaites Glacier

Cela fait pas mal de temps que les glaciologues étaient persuadés que le glacier Thwaites, le plus important de l’Antarctique Occidental fondait par en dessous, à cause d’un apport d’eau chaude en provenance de l’Océan Austral. Ils viennent d’en avoir la preuve au cours d’une mission organisée dans la cadre de l’ITGC (International Thwaites Glacier Collaboration), un projet conjoint Royaume-Uni / Etats-Unis sur le continent antarctique.

Les scientifiques ont découvert cette température anormale dans la zone d’ancrage du Thwaites, là où il repose sur le substrat rocheux. D’une manière générale, il s’agit d’une zone cruciale pour la stabilité des glaciers de l’Antarctique. Les chercheurs y ont observé des eaux chaudes atteignant plus de deux degrés au-dessus du point de congélation.

Cette découverte explique pourquoi au cours des 40 dernières années, les glaciers qui s’écoulent dans le secteur de la mer d’Amundsen ont fondu à un rythme accéléré. Plusieurs modèles numériques laissent entendre qu’un retrait inexorable de la ligne d’échouage des glaciers de la région est en cours. Des eaux océaniques plus chaudes érodent particulièrement les glaciers de l’Antarctique Occidental et la situation du Thwaites est l’une des plus préoccupantes.

La disparition du glacier Thwaites à elle seule pourrait avoir un impact significatif à l’échelle mondiale. Il couvre 192 000 kilomètres carrés, une superficie de la taille de la Grande-Bretagne. Au cours des 30 dernières années, la quantité de glace s’écoulant du Thwaites et des glaciers voisins a presque doublé. Le Thwaites représente déjà 4% de l’élévation du niveau de la mer au niveau global. Son effondrement augmenterait à lui seul le niveau de la mer de 65 centimètres. Comme je l’ai expliqué précédemment, la situation est d’autant plus inquiétante que ces glaciers sont interconnectés. Si l’un d’entre eux s’enfuit dans l’océan, les autres feront de même.

Bien que le recul du glacier ait été observé au cours de la dernière décennie, les causes du changement n’avaient pas été prouvées auparavant. C’est maintenant chose faite avec la mesure directe de la température de l’eau. Le relevé de deux degrés au-dessus du point de congélation est considérable, mais il se pourrait que d’autres régions soient affectées par une eau encore plus chaude. Les scientifiques estiment que le phénomène est récent, sinon le glacier n’aurait pas pu rester en place.

Pour mesurer la température de l’eau, cinq équipes scientifiques ont travaillé sur le glacier Thwaites dans des conditions particulièrement difficiles. Deux de ces équipes ont utilisé de l’eau chaude pour forer entre 300 et 700 mètres à travers la glace jusqu’à l’océan. Un appareil de détection a permis de mesurer les eaux se déplaçant sous la surface du glacier. À la mi-janvier, le robot Icefin est parti à près de deux kilomètres du site de forage, jusqu’à la zone d’échouage du Thwaites pour mesurer, imager et cartographier la fonte et la dynamique de cette partie critique du glacier. L’appareil a mesuré la turbulence de l’eau, donc son efficacité à faire fondre la glace, ainsi que d’autres propriétés telles que la température. C’est la première fois que l’activité océanique sous le glacier Thwaites est accessible par un trou de sonde et qu’un instrument scientifique est déployé. Le trou a été ouvert les 8 et 9 janvier 2020 et les eaux sous le glacier ont été mesurées les 10 et 11 janvier.

Source : global-climat.

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Glaciologists have believed for quite a long time that Thwaites Glacier, the largest in Western Antarctica, is melting from below, due to the warm water coming from the Southern Ocean. They have just had proof of this during a mission organized within ITGC (International Thwaites Glacier Collaboration), a joint United Kingdom / United States project on the Antarctic continent.
Scientists have discovered this abnormal temperature in the stranding area of ​​the Thwaites Glacier, where it rests on the bedrock. More globally, it is a crucial area for the stability of Antarctic glaciers. The researchers have observed warm water reaching more than two degrees above the freezing point.
This discovery explains why over the past 40 years the glaciers flowing in the Amundsen Sea area have melted at an accelerated rate. Several digital models suggest that an inexorable withdrawal from the area’s glacier grounding line is underway. Warmer ocean waters are particularly eroding the glaciers of Western Antarctica, and the situation of Thwaites is one of the most worrying.
The disappearance of the Thwaites Glacier alone could have a significant impact on a global scale. It covers 192,000 square kilometres, an area the size of Great Britain. Over the past 30 years, the amount of ice flowing from Thwaites and nearby glaciers has almost doubled. Thwaites already accounts for 4% of the rise in sea level around the world. Its collapse alone would raise sea level by 65 centimetres. As I explained earlier, the situation is all the more worrying as these glaciers are interconnected. If one of them flows into the ocean, the others will follow.
Although the retreat of the glacier has been observed over the past decade, the causes of the change had not been proven before. This is now done with direct measurement of the water temperature. The two degree rise above freezing is considerable, but other regions may be affected by even warmer water. Scientists believe the phenomenon is recent, otherwise the glacier could not have remained in place.
To measure the water temperature, five scientific teams worked on the Thwaites glacier under particularly difficult conditions. Two of these teams used hot water to drill 300 to 700 metres through the ice to the ocean. A detection device made it possible to measure the water moving under the surface of the glacier. In mid-January, the Icefin robot was sent almost two kilometres from the drilling site, up to the Thwaites’ stranding area to measure, image and map the melt and dynamics of this critical part of the glacier. The device measured the turbulence of the water, thus its effectiveness in melting ice, as well as other properties such as temperature. This is the first time that ocean activity under the Thwaites Glacier has been accessible through a borehole and a scientific instrument has been deployed. The hole was opened on January 8th and 9th, 2020 and the waters under the glacier were measured on January 10th and 11th.
Source: global-climat.

Vue des glaciers de l’Antarctique Occidental (Source : Jet Propulsion Laboratory de la NASA)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Dans un bulletin publié le 14 février 2020, le PHIVOLCS indique qu’il a abaissé le niveau d’alerte du Taal (Philippines) de 3 à 2. Après l’adoption du niveau d’alerte 3 le 26 janvier 2020, l’activité volcanique au cours des trois semaines suivantes a été marquée par une diminution de la sismicité, une stabilisation des déformations du sol dans la caldeira du Taal et sur Volcano Island. De faibles émissions de vapeur et de gaz ont été observées dans le Main Crater. De plus, comme je l’ai indiqué précédemment, les émissions de SO2 sont redescendues à des niveaux faibles.
Le niveau d’alerte 2 signifie que l’activité volcanique est en baisse, en sachant qu’elle n’a pas cessé. La menace d’une éruption n’a pas disparu.
Source: PHIVOLCS.

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Dans un bulletin émis le 15 février 2020, l’AVO indique qu’une série de petites explosions ont été détectées dans les données sismiques du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska), ce qui représente une augmentation significative de l’activité volcanique. Aucun panache de cendre n’a été observé, mais des émissions de cendres de faible intensité peuvent accompagner ces petites explosions. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été élevé à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange.

Source: Alaska Volcano Observatory.

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Comme cela se produit de temps à autre, le Merapi (Indonésie) a connu le 13 février 2020 au matin un bref épisode éruptif de moins de 2 minutes. L’explosion a généré un panache de cendre qui est monté jusqu’à 2 km de hauteur. Il est demandé à la population et aux touristes de respecter la zone de sécurité de 3 km de rayon autour du volcan.

Les images de l’éruption ont été relayées par de nombreux médias à travers le monde :

https://news.sky.com/story/indonesia-merapi-volcanos-spectacular-eruption-caught-on-camera-11933831

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De la même façon, plusieurs chaînes de télévision dont BFMTV en France ont relayé les images d’un épisode explosif observé le 4 février 2020 sur le Popocatepetl (Mexique). De tels événements se produisent de temps à autre. Ils sont généralement dus à la destruction du dôme de lave dans le cratère sous la pression des gaz.

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/les-images-impressionnantes-de-la-nouvelle-eruption-nocturne-du-volcan-popocatepetl-au-mexique-1223063.html

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Dans ses bulletins émis le 16 février 2020, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)  indiquait que les dernières observations aériennes révélaient qu’aucune activité de surface n’était visible sur le site éruptif. Toutefois, un tremor résiduel était toujours enregistré par les instruments les plus proches du site éruptif où on observait un dégazage qui montrait que le magma est toujours proche de la surface.

Le bulletin du 17 février 2020 au matin indique qu’aucune reprise d’activité n’a été constatée. L’éruption s’est donc arrêtée le 16 février 2020 à 14h12.

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Here is some news about volcanic activity around the world:

In a bulletin released on February 14th, 2020, PHIVOLCS indicates that it is lowering the alert level for Taal (Philippines from 3 to 2. After stepdown to alert level 3 on January 26th, 2020, the volcanic activity in the succeeding three weeks has been characterized by a decrease in seismic activity, stabilized ground deformation of the Taal Caldera and Taal Volcano Island edifices and weak steam and gas emissions at the Main Crater. Moreover, as I indicated previously, SO2 emissions are at low levels.

Alert level 2 means that there is decreased unrest but should not be interpreted that unrest has ceased or that the threat of an eruption has disappeared.

Source: PHIVOLCS.

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In a bulletin released on February 15th, 2020, AVO indicates that a series of small explosions have been detected in seismic data at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska), representing a significant increase in activity. No ash plumes have been observed, however low-level ash emissions may accompany these minor explosions. As a consequence, the volcanic alert level has been raised to Watch and the aviation colour code to Orange.

Source: Alaska Volcano Observatory.

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As happens from time to time, Merapi (Indonesia) went through a brief eruptive episode of less than 2 minutes in the morning of February 13th, 2020. The explosion generated an ash plume that rose up to 2 km high. The population and tourists are warned to respect the 3-km radius safety zone around the volcano.
The images of the eruption have been relayed by many media around the world:
https://news.sky.com/story/indonesia-merapi-volcanos-spectacular-eruption-caught-on-camera-11933831

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Likewise, several television channels, including BFMTV in France, relayed images of an explosive episode observed on February 4th, 2020 on Popocatepetl (Mexico). Such events happen from time to time. They are generally due to the destruction of the lava dome within the crater under the pressure of the gases.
https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/les-images-impressionnantes-de-la-nouvelle-eruption-nocturne-du-volcan-popocatepetl-au-mexique-1223063.html

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In its updates of February 16th, 2020, the Volcanological Observatory of Piton de la Fournaise (Reunion Island) – OVPF – indicated that the latest overflights revealed that no surface activity was visible on the eruptive site. However, a residual tremor was still recorded by the instruments near the eruptive site where some degassing was observed, which showed that magma was still close to the surface.

In its update of February 17th, 2020 in the morning, OVPF explains that no new activity has been observed. The  eruption definitely stopped on February 16th at 14:12 (local time).

Souvenir de la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Photo: C. Holveck)