Nuages de cendre volcanique, annulation de vols et assurances // Ash clouds, flight cancellations and insurance

drapeau francaisL’annulation d’un vol par un nuage de cendre volcanique soulève une question inévitable: Vais-je récupérer mon argent? Certains voyageurs victimes de la dernière éruption du Rinjani en Indonésie risquent de découvrir que leur assurance n’est plus valable à cause de l’éruption du Raung au mois de juillet. Une compagnie d’assurance qui a demandé à ne pas être nommée a déclaré que les assureurs veulent savoir si l’éruption du Raung le 2 Juillet a un lien avec l’éruption du Rinjani mardi. Si oui, la deuxième éruption pourrait être considérée comme un « événement prévisible », ce qui dispenserait l’assureur de rembourser.
Un groupe d’assurances a décidé de ne pas considérer les deux éruptions comme étant liées, ce qui signifie que les pertes causées par celle du Rinjani seront couvertes. Cependant, la plupart des assureurs ont averti les voyageurs qui achèteraient l’assurance après mardi (quand l’éruption du Rinjani a commencé) que les annulations et les changements de vol ne seront pas couverts car l’éruption sera considérée comme un «événement connu ».
Source: journaux australiens.

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drapeau-anglaisHaving one’s flight cancelled by a volcanic ash cloud raises an inevitable question : Will I get my money back ? Travellers caught out by the latest eruption of Mt Rinjani in Indonesia may find their insurance nullified by the eruption of Raung volcano five months ago. An insurance company who asked not to be named said the insurers wanted to know whether the eruption of Mt Raung on July 2nd was related to Tuesday’s eruption of Mt Rinjani. If so, the second eruption could be classified as a « foreseeable event », which in many cases exempts the insurer from paying out.
One insurance group has decided not to deem the two eruptions as related, meaning losses from Tuesday’s eruption will be covered. However, most insurers have warned that those who purchase cover after Tuesday (when the Rinjani eruption started) that cancellations and flight changes will not be covered. because it will be considered as a « known event ».
Source : Australian newspapers .

Les Açores vues depuis l’espace // The Azores seen from space

drapeau francaisLe 16 mars 2015, Sentinel-1A, un satellite de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) a enregistré une image montrant trois îles de l’archipel des Açores : Faial, Sao Jorge et Pico Island, avec le Mont Pico et ses 2 351 mètres.
L’image met en évidence les différences de relief de ces îles où les volcans et les montagnes font la loi.
Faial fait partie des Açores centrales. Avec une superficie de 173 kilomètres carrés, l’île compte quelque 15000 habitants. Au 18ème siècle, son économie était dominée par la chasse à la baleine. Au 19ème siècle, Horta est devenu un important port maritime et une escale pour un grand nombre de navires transatlantiques. Avec d’autres îles de l’archipel, Faial est d’origine volcanique. En 1957, une violente éruption à environ 1 km de la côte a produit de grandes quantités de lave et de cendre et formé un îlot – Capelhinos – qui fut plus tard relié à l’île de Faial par un isthme.
São Jorge est une île longue et mince dont les côtes sont soumises à l’érosion de l’océan. L’île mesure 55 km de long et une chaîne de montagnes forme son épine dorsale. Avec 1053 m, Pico da Esperança est son plus haut sommet. L’île a une superficie de 246 kilomètres carrés. La côte ouest est bordée de falaises, tandis que celle de l’est est moins tourmentée. De même, la côte nord a des falaises abruptes, tandis que le côté sud est présente une pente plus douce. 9500 personnes vivent sur cette île. Avec l’inauguration de ses ports et de l’aéroport en 1982, les activités commerciales se sont développées.
Tirant son nom de son imposante montagne, l’île de Pico possède une histoire basée sur la chasse à la baleine et les vins. La chasse à la baleine a donné naissance de nos jours à un centre d’étude et d’observation des baleines, des dauphins et autres mammifères marins. Depuis la fin des éruptions volcaniques il y a 300 ans, le Pico est considéré comme endormi et il attire de nombreux scientifiques.
Source: ESA: http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2015/10/Azore_islands

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drapeau-anglaisOn March 16th 2015, ESA’s Sentinel-1A satellite captured an image showing three of the Azore islands, including Faial, Sao Jorge and Pico Island, with Mount Pico reaching over 2351 metres in height.
The image highlights the differences in the relief of the islands, with volcanoes and mountains clearly standing out.
Faial is part of the central group of the Azores. The surface area covers 173 square kilometres. It has some 15,000 inhabitants. In the 18th century, its economy was dominated by whale hunting and by the 19th century, Horta became an important seaport and a layover for a large number of yachts crossing the Atlantic.
Along with other islands in the archipelago, Faial is of volcanic origin. In 1957, a big eruption about 1 km from the coast ejected large quantities of lava and ash, forming an islet – Capelhinos – that later became connected to Faial island by an isthmus.
São Jorge is a long and slender island whose coasts are open to ocean erosion. The island is 55 km long, with a mountain range forming its backbone. At 1053 m, Pico da Esperança is its highest peak. The island has an area of 246 square kilometres. The western coast is lined with cliffs, while the east is smoother. Similarly, the northern coast has sharp cliffs, while the southern side is less inclined. 9,500 persons live on this island. With the inauguration of its ports and the airport in 1982, commercial activities have developed.
Named after its imposing mountain, Pico Island’s history was based on whaling and wines. Whale hunting turned into a movement of study and observation of whales, dolphins and other sea mammals. Since volcanic eruptions ended 300 years ago, Pico is considered dormant and has become a magnet for scientists.
Source: ESA: http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2015/10/Azore_islands

Açores

Crédit photo: ESA.

Un Panthéon des Esprits des Volcans (Hawaii) // A Pantheon of Volcano Spirits (Hawai’i)

drapeau francaisUne très belle fresque, très colorée, représentant des divinités hawaïennes, réalisée par Herb Kawainui Kane, a été restaurée dans l’enceinte du Jaggar Museum, dans le Parc National des Volcans d’Hawaï. Grâce à plusieurs dons d’un montant total de 9 600 dollars et 32 heures de travail par l’association caritative Friends of Hawai‘i Volcanoes National Park, l’œuvre d’art intitulée A Pantheon of Volcano Spirits (Un panthéon des esprits des volcans), a retrouvé sa beauté d’origine. La fresque représente Pelehonuamea – la déesse des volcans – en compagnie de son frère Kamohoali’i – le dieu des requins – et du demi-dieu rival Kamapua’a, ainsi que d’autres divinités associées au monde des volcans hawaïens.
Artiste de renommée mondiale, Herb Kawainui Kane, mort en 2011, était très populaire à Hawaii. Plusieurs de ses œuvres sont exposées dans les structures du Parc National.
Source: Parc National des Volcans d’Hawaï.
Si vous aimez la déesse Pélé et le monde des divinités hawaiiennes, je ne peux que vous recommander la lecture de « Fires of Eden » par Dan Simmons (1994). La traduction en français est sortie en 1996 aux éditions Albin Michel sous le titre « Les Feux de l’Eden ».

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drapeau anglaisA very beautiful and colourful wall mural of Hawaiian deities painted by Herb Kawainui Kane has been restored at Jaggar Museum in Hawai‘i Volcanoes National Park. Thanks to several donations amounting to 9,600 dollars and 32 hours of service by the non-profit Friends of Hawai‘i Volcanoes National Park, the artwork titled A Pantheon of Volcano Spirits, has regained its original beauty. The mural depicts goddess Pelehonuamea, her brother and shark god Kamohoali‘i, rival demigod Kamapua‘a, and other Hawaiian deities affiliated with volcanoes.
World-renowned artist Herb Kawainui Kane, one of the most beloved artists in Hawai‘i, died in 2011. Several pieces of Kane’s art are displayed in the National Park structures.
Source: Hawai‘i Volcanoes National Park.

If you like goddess Pele, her brother Kamohoali‘i and the world of Hawaiian deities affiliated with volcanoes, I recommend « Fires of Eden », a book by Dan Simmons (1994).

Pele mural

Crédit photo: Hawai‘i Volcanoes National Park

Dan

Un droit d’entrée en Islande ? // An entrance fee to Iceland ?

drapeau francaisAprès avoir observé plusieurs cas de comportement douteux de la part de touristes étrangers – parmi lesquels des Français (voir ma note du 2 août) – un groupe d’habitants des Fjords de l’Ouest propose de mettre en place un «droit d’entrée» pour les touristes qui visitent l’Islande, ainsi qu’un cours obligatoire sur la façon de se comporter dans ce pays où la Nature est si fragile.
Le groupe – composé principalement des «hommes et des femmes sages» du Hot Tub Club de Þingeyri – est en train de rédiger des propositions de mesures visant à atténuer « les effets du tourisme « débridé » » en Islande.
Le groupe estime que les touristes devraient payer 10 000 couronnes islandaises (soit 70 €) lors de leur entrée en Islande et assister à un cours obligatoire de 2 ou 3 heures sur l’histoire islandaise et les choses à faire et ne pas faire dans le pays.
Le groupe pense que les voyageurs qui viennent voir la nature islandaise comprendraient la nécessité d’une telle mesure et accepteraient volontiers de payer le droit d’entrée …. Cela reste bien sûr à prouver ! A noter que ce n’est pas la première fois que cette idée circule en Islande.
Source: Iceland Review.

Une bonne adresse pour visiter l’Islande:  http://www.comptoir-islande.com/

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drapeau anglaisAfter observing several cases of tourist misbehaviour – French people among them (see my note of August 2nd) – a group of West Fjord locals are proposing an ‘entrance fee’ for tourists to Iceland and a compulsory course on how to behave in this country where Nature is so fragile.
The group – made up chiefly of the ‘wise men and women’ of the Þingeyri Hot Tub Club – is putting together proposals for measures to alleviate the “effects of unfettered tourism” in Iceland.
The group considers that tourists should pay ISK 10,000 (70€) for access to Iceland and attend a compulsory 2/3-hour course on Icelandic history and the dos and don’ts in Iceland.
The group believes that travellers coming to see Icelandic nature would understand the necessity of such a measure and gladly pay the fee…. Not so sure! However, this is not the first time this idea has been debated in Iceland.
Source: Iceland Review.

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Photo:  C. Grandpey