Etude de l’impact des éruptions du Taupo (Nouvelle Zélande) // Impact study of the Taupo eruptions (New Zealand)

drapeau-francaisA l’heure actuelle, nous ne sommes pas en mesure de prévoir les éruptions volcaniques, mais l’analyse des événements passés nous permet de connaître leur impact et de nous préparer pour essayer de faire face à de futures éruptions. Cette remarque est particulièrement importante pour des «super volcans» comme le Yellowstone aux Etats-Unis, ou le Taupo en Nouvelle Zélande.
Ainsi, de nouvelles recherches sur l’impact des nuages de cendre produits par une éruption majeure du Taupo sur la Nouvelle Zélande pourrait aider à gérer ce type de catastrophe. Le lac Taupo est apparu suite à une super éruption il y a 25 400 ans, avec 28 nouvelles éruptions par la suite autour de la zone du lac. La plus récente, vers l’an 232 de notre ère, fut suffisamment puissante pour affecter profondément la partie centrale de l’Ile du Nord. Les effets de la cendre ont été observés dans le monde entier. Aujourd’hui, un lac de 616 kilomètres carrés occupe la caldeira du Taupo.
Un chercheur de l’Université d’Auckland utilise actuellement une subvention de 60 000 dollars pour cartographier les scénarios d’éruptions du Taupo. Le système de modélisation informatique utilisé par le scientifique a été mis au point par l’USGS ; il incorpore des données météorologiques modernes ainsi que des données géologiques provenant des éruptions passées.
La modélisation permettra de voir en 3D la trajectoire des nuages de cendre en fonction de facteurs climatiques comme les saisons et la direction du vent. Cela permettra de prévoir l’épaisseur des dépôts de cendre dans l’Ile du Nord et de modéliser les retombées de cendre pour différents types d’éruptions qui se produiraient à l’intérieur de la caldeira du Taupo.
On ne sait pas quand aura lieu la prochaine éruption du Taupo, mais en utilisant ce programme en 3D, les données pourraient être rapidement utilisées pour modéliser les scénarios probables concernant les nuages de cendre. Cela serait précieux pour les services d’urgence et la planification des mesures à mettre en place.
Ce travail de recherche est l’un des 15 projets qui ont reçu un million de dollars dans le cadre du programme de financement de la Earthquake Commission néo-zélandaise. Le projet recevra une partie des 16 millions de dollars accordés par la Commission chaque année à des recherches de haut niveau sur les catastrophes naturelles en Nouvelle-Zélande.
Source: New Zealand Herald: http://www.nzherald.co.nz/

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drapeau-anglaisToday, we are not able to predict volcanic eruptions but the analysis of past events allows us to know their impact and to prepare for future eruptions. This is particularly important with “super volcanoes” like Yellowstone in the U.S. or Taupo in New Zealand.

Thus, new research into how ash clouds from a large volcanic eruption under Lake Taupo would affect the country could help with managing the disaster if it occurs. Lake Taupo was formed after a super-eruption 25,400 years ago with 28 eruptions occurring since then around the lake area. The most recent, in approximately 232 AD, was large enough to decimate the central North Island and the effects of its ash were noticed around the world. Today, a 616-square-kilometre lake occupies the Taupo caldeira.

A researcher at Auckland University is using a 60,000-dollar grant to map out eruption scenarios from Lake Taupo. A computer modelling system developed by the United States Geological Survey will be used incorporating modern-day meteorological data with geological data from previous eruptions.
The modelling will enable to see in 3D where the ash clouds would travel depending on climatic factors including seasons and wind directions. This will allow to forecast how thick the resulting ash deposits would be around the North Island, and model ashfall for different sized eruptions from the Taupo caldera.

There is no predictable pattern of when the next one will occur but using this 3D programme, the data could quickly be brought up to model the likely ash cloud scenarios which would be invaluable for emergency services.
This research is one of 15 projects which have received one million dollars in funding from the Earthquake Commission’s Biennial Grants Programme. The programme is part of the 16 million dollars granted by the Commission each year to high quality research about New Zealand’s natural disasters.

Source: New Zealand Herald: http://www.nzherald.co.nz/

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Un superbe lac occupe aujourd’hui la caldeira du Taupo.

(Photo: C. Grandpey)

Un lien entre le cancer et les zones géothermales ? // A link between cancer and geothermal areas ?

drapeau-francaisPlusieurs études publiées dans les années 1980 et 2000 avaient révélé la présence accrue du cancer de la thyroïde dans les régions volcaniques de notre planète. En particulier, Hawaï et les Philippines, avec leur grand nombre de volcans, étaient particulièrement concernées par ce type de cancer. A l’époque, les études avaient également indiqué que l’Islande était le pays où l’on trouvait  la plus forte concentration de cancers de la thyroïde en Europe. Le dénominateur commun de ces différentes régions était la présence de nombreux volcans et le fait que plusieurs éléments chimiques à l’intérieur de la lave semblaient impliqués dans la pathogenèse du cancer de la thyroïde. .
Un récent article publié sur le site Iceland Review nous apprend que les scientifiques de l’Université d’Islande ont découvert à leur tour un lien entre les cancers et la durée de temps passée dans les zones d’Islande qui utilisent l’eau des sources chaudes ainsi que dans les zones volcaniques où sont libérées toutes sortes de substances chimiques. Il ressort de l’étude qu’il existe un nombre plus élevé de cancers chez les personnes vivant dans des zones géothermales chaudes que dans les zones plus froides du pays. Toutes sortes de cancers sont concernés, comme les ceux du pancréas, du sein, de la prostate, du rein, des ganglions lymphatiques et la maladie de Hodgkin.
En conséquence, il serait utile d’examiner la composition chimique de l’eau en provenance du sous-sol volcanique ainsi que l’air de ces zones pour voir s’ils contiennent des cancérogènes connus ou nouveaux. Une fois les résultats révélés, on pourra s’atteler à la prévention.
L’étude n’inclut pas Reykjavik et sa périphérie, pas plus que la péninsule de Reykjanes où les archives médicales montrent pourtant qu’il existe une présence de cancers plus importante que dans les zones rurales en général.
Source: Iceland Review.

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drapeau-anglaisSeveral studies published in the 1980s and 2000s had revealed an increased incidence of thyroid cancer in volcanic areas around the world. Hawaii and the Philippines, where a great number of volcanoes are located, were among the regions with the highest incidence of thyroid carcinoma worldwide. The studies also indicated that Iceland was another region in which the highest incidence of thyroid cancer in Europe is found. The common denominator of these regions is their numerous volcanoes and the fact that several constituents of volcanic lava have been postulated as being involved in the pathogenesis of thyroid cancer.  .

A recent article released on the Iceland Review website informs us that scientists from the University of Iceland have discovered a link between rates of cancer and the amount of time spent living in areas of Iceland which use geothermal water and volcanic areas where all manner of chemical substances are released. It emerges that there is a higher rate of cancer among those living in hot geothermal areas than in comparable cooler areas. This covers a range of cancers, such as pancreatic, breast, prostate, kidney, lymph nodes and Hodgkin’s disease.

As a consequence, it would be useful to look at the chemical composition of geothermal water and air in such areas to see whether they contain any known or new carcinogens. Once this is known, prevention can be looked into.

The study does not include Greater Reykjavik and the peninsula of Reykjanes, where records show they have higher rates of cancer than in rural areas in general.

Source : Iceland Review.

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Les sources géothermales islandaises sont-elle cancérigènes?

(Photo: C. Grandpey)

Histoires de polices d’assurances volcaniques // About volcanic insurance policies

drapeau-francaisDans une note parue le 16 août 2009, j’écrivais que vivre sur les pentes du Kilauea peut devenir très coûteux quand il s’agit de payer l’assurance habitation. En effet, certains assureurs n’acceptent plus de couvrir les biens les plus exposés aux coulées de lave de l’East Rift Zone. Une solution pour les propriétaires serait de changer de compagnie d’assurance mais cela leur coûterait encore plus cher et beaucoup d’assureurs n’assurent pas contre l’incendie, risque principal avec les coulées! Le coût des polices étant particulièrement élevé à Hawaii, beaucoup de maisons sur Big Island ne sont pas assurées. Leurs propriétaires préfèrent prendre le risque de perdre leur habitation plutôt que de dépenser beaucoup d’argent. Si leur maison se fait détruire par une coulée de lave ou un séisme, ils la reconstruiront.

Au Japon, une compagnie d’assurance, Sompo Japan Nipponkoa Insurance, va commencer à vendre au mois de juin des contrats qui aideront les entreprises à couvrir les pertes provoquées par l’activité volcanique, y compris la baisse de fréquentation de la clientèle pour les entreprises touristiques.
Les premières polices d’assurance de ce genre proposeront une cotisation annuelle de 300 000 yens (2735 dollars) et garantiront un paiement de 10 millions de yens si l’Agence météorologique du Japon (JMA) a décrété un niveau d’alerte de 3 ou plus pour un volcan situé à proximité des structures assurées.

Le Mont Fuji sera le premier volcan pour lequel ces contrats seront proposés ; d’autres volcans seront ajoutés ultérieurement. La compagnie d’assurance Sompo Japan s’est associée à des instituts volcanologiques pour obtenir la probabilité d’une éruption à partir d’archives couvrant les 1200 dernières années. Le Mont Fuji est en sommeil depuis sa dernière éruption en 1707, mais l’activité continue sous le volcan. Une éruption infligerait probablement de lourdes pertes sur une vaste zone.
La fréquentation des sites autour de Mont Ontake a baissé de moitié pendant l’année qui a suivi l’éruption d’octobre 2014.
Une petite éruption en 2015 au Mont Hakone (préfecture de Kanagawa), où se trouve un centre touristique en plein essor grâce aux sources hydrothermales, a entraîné là aussi une chute de fréquentation.

La récente flambée du tourisme au japon, avec l’arrivée de nombreux étrangers, a rendu les économies régionales japonaises davantage dépendantes de la qualité des structures d’accueil. Le développement des nouvelles polices d’assurance de Sompo Japon pourrait encourager les investissements dans les hôtels et donner aux patrons d’entreprises un plus grand choix de lieux pour pouvoir s’installer.
Source: Nikkei Asian Review: http://asia.nikkei.com/

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drapeau-anglaisIn a note released on August 16th 2009, I wrote that living on the slopes of Kilauea volcano can be expensive when it comes to the homeowners’ insurance. Indeed, some insurers no longer cover property with the highest risk of lava inundation in the East Rift Zone. A solution for these homeowners could be to turn to other insurance companies but it would cost them a lot of money and such insurers don’t insure against fire, the biggest threat posed by lava! Because of the high insurance costs, many houses on the Big Island are not insured. Their owners had rather take the risks of losing their homes than pay a lot of money. If their house happens to be destroyed by lava or an earthquake, they will rebuild it.

In Japan, an insurance company, Sompo Japan Nipponkoa Insurance, will begin selling insurance-like policies in June that can help companies cover losses from volcanic activity, including declines in customer traffic for tourism enterprises.

The first policies of this kind will carry an annual option fee of 300,000 yen ($ 2,735) and guarantee a 10 million yen payout if the Japan Meteorological Agency sets an alert level of 3 or higher for a particular volcano located close to rhe insured structure.

Mount Fuji will be the first volcano for which the policies are offered, with other mountains added later. Sompo Japan has teamed with research institutes to derive the probability of an eruption from records covering the past 1,200 years. The mountain has been dormant since its last eruption in 1707, but activity continues beneath the surface. An eruption likely would deal damage to a wide area.

Visitor traffic at sites surrounding Mount Ontake lingered at half its normal level a year after the 2014 eruption.

A small eruption in 2015 at Kanagawa Prefecture’s Mount Hakone, home to a thriving hot spring industry, clouded tourism there as well.

The recent surge in tourism from abroad makes many of Japan’s regional economies more dependent on the hospitality industry. Wider use and availability of Sompo Japan’s new insurance policies could reduce the risk of investing in hotels and other operations and give companies greater choice in where they locate facilities.

Source: Nikkei Asian Review: http://asia.nikkei.com/

Fuji-blog

Le Mont Fuji, volcan potentiellement actif (Crédit photo: Wikipedia)

Eruption à Bristol Island (Iles Sandwich du Sud) [suite]

drapeau-francaisL’éruption sur Bristol Island annoncée avec des réserves dans une note sur ce blog le 5 mai 2016 continue. Elle a lieu sur le Mont Sourbaya. C’est la première fois que le volcan se manifeste en 60 ans. Les images fournies par la NASA et acquises par le satellite Terra le 28 mai 2016 montrent le panache de cendre qui s’étire au-dessus de la banquise.

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drapeau-anglaisThe eruption at Bristol Island that was mentioned on May 5th 2016 in a note of this weblog continues. It is taking place on Mount Sourbaya. It is the first time the volcano has been erupting in 60 years. The images released by NASA and acquired by the Terra satellite clearly show the ash plume stretching above the icecap.

Bristol

Source: NASA.