Bonne vidéo de l’éruption du Kilauea (Hawaii) // Good video of the Kilauea eruption (Hawaii)

drapeau-francaisL’USGS a réalisé une vidéo haute définition du Kilauea, filmée à l’aide d’une caméra 4K.
D’une durée de 11 minutes, elle offre des images de l’éruption sommitale qui a commencé en mars 2008. Elle se concentre essentiellement sur le lac de lave actif dans le cratère de l’Halema’uma’u, une zone qui est fermée au public pour des raisons évidentes de sécurité.
Le film présente des vues grand angle et des plans rapprochés du lac de lave et de son activité, avec des éclatements de bulles de gaz et des projections. On y voit aussi les scientifiques du HVO effectuer leur travail sur le terrain et à l’intérieur de l’Observatoire.
La vidéo peut être consultée à l’adresse ci-dessous. Sans être exceptionnelle, elle offre de bonnes vues de l’éruption sommitale en cours:
Https://youtu.be/w_XX4r6jzUo

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drapeau-anglaisUSGS has produced high-definition video of Kilauea Volcano, filmed using a 4K camera.

The 11-minute video offers images of the summit eruption, which began in March 2008. It focuses on the active lava lake within Halema’uma’u Crater, an area that is closed to the public due to ongoing volcanic hazards.

Highlights include close ups of the active lava lake; close up and wide angle views of lava lake activity, such as gas bubble bursts and spattering; USGS scientists working in the field and inside the Observatory.

The video can be seen at the following address. Without being exceptional, it offers great views of the current summit eruption:

https://youtu.be/w_XX4r6jzUo

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Le lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u (Crédit photo: USGS /HVO)

Des Cratères de la Lune à la planète Mars // From Craters of the Moon to Mars

drapeau-francaisDes chercheurs de la NASA se sont donné rendez-vous en août 2016 au Monument national des Cratères de la Lune dans l’Idaho où ils ont réalisé le premier scan tridimensionnel d’Indian Tunnel, l’un des tunnels de lave les plus longs et les plus accessibles du site.
Leur travail permettra non seulement de mieux comprendre le passé géologique de notre planète, mais il permettra également aux scientifiques d’en savoir plus sur la vie souterraine susceptible d’exister sur d’autres planètes.
L’équipe a créé le nouveau scan à l’aide d’un LIDAR (acronyme de LIght Detection And Ranging), une technique de mesure à distance fondée sur l’analyse des propriétés d’un faisceau de lumière renvoyé vers son émetteur. Elle utilise des impulsions laser pour numériser un environnement et créer une image tridimensionnelle du terrain. Le puissant scanner laser utilisé par l’équipe scientifique peut détecter au millimètre près les détails et la texture d’une surface. Un tel scan nécessite plusieurs dizaines de gigaoctets de stockage et la cartographie d’un seul site peut prendre plusieurs jours. Si les scientifiques sont en mesure de découvrir les caractéristiques et les dangers à l’intérieur des tunnels de lave, les planificateurs de mission pourront à leur tour décider comment les explorer et les exploiter sur la Lune, sur Mars ou sur d’autres planètes.
Un chercheur de la NASA a expliqué que «le but ultime est de réaliser la cartographie d’un grand nombre de tunnels de lave.» Il espère pouvoir un jour installer un tel équipement de scannage sur un petit robot et à le piloter distance pour cartographier des tunnels de lave sur d’autres planètes.
Les scientifiques ont détecté les preuves d’un vaste réseau de tunnels sous la surface martienne. Certains planificateurs de missions pensent que ces tunnels pourront servir de refuges aux premiers explorateurs de la Planète Rouge. En effet, ils auront besoin de se protéger contre les rayonnements intenses, les tempêtes de poussière et les températures extrêmes. De plus, les anciennes grottes martiennes peuvent apporter leur lot de nouvelles révélations, comme des réservoirs d’eau et des traces de vie microbienne.
L’envoi d’astronautes dans des tunnels de lave non cartographiés sur la Lune ou sur Mars serait dangereux. Il sera donc préférable d’envoyer d’abord des robots, éventuellement  rattachés à la surface par un câble, en guise d’éclaireurs. Il se peut qu’un jour sur Mars l’accès rapide à ces abris sauve la vie des hommes venus explorer la planète. C’est là que les cartes LIDAR pourront s’avérer très utiles. Les scans obtenus peuvent dès maintenant être communiqués aux ingénieurs qui planifient les futures missions martiennes afin qu’ils puissent étudier en détail les meilleurs chemins à emprunter.
Source: National Geographic.

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drapeau-anglaisA team of NASA researchers gathered in August at Craters of the Moon National Monument in Idaho where they created the first complete three-dimensional scan of Indian Tunnel, one of the largest and most accessible lava tubes at the site.

Their work not only helps us better understand our planet’s geologic past, but it will also allow scientists to learn more about potential subterranean living on other worlds.

The team created the new scan using LIDAR (for LIght Detection And Ranging), which uses laser pulses to scan an environment and create a three-dimensional view of the terrain. The team’s powerful laser scanner can detect the detail and texture of a surface down to millimetres. Such scanning is data-intensive, requiring several tens of gigabytes of storage, and mapping a single location can take several days. But the more scientists can discover about the features and hazards that are common among lava tubes, the better mission planners can decide how to explore and exploit them on the moon, Mars, or elsewhere.

A NASA researcher explained that « part of the ultimate goal is to get a collection of lava tubes mapped.” He eventually hopes to mount similar scanning equipment on a small rover and remotely map alien lava tubes.

Scientists have found signs of an extensive network of lava tubes underneath the Martian surface, too. Some mission planners think these tubes will allow to keep early settlers safe.

Indeed, the visitors will need protection from intense radiation, dust storms, and temperature extremes. The ancient Martian caves may come with additional revelations, such as reservoirs of water and traces of microbial life.

Sending astronauts into unmapped lava tubes on the moon or Mars would be unsafe, so rovers, perhaps connected to the surface by a tether, will likely be sent ahead of them. Someday on the Martian surface, finding those easily accessible shelters may be lifesaving. And that’s where the LIDAR maps can become very useful. The resulting scans can now be shared with engineers and designers planning future Mars missions, so they can study the best possible paths in detail.

Source : National Geographic.

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Craters of the Moon National Monument (Photos: C. Grandpey)

 

Deux nouvelles explosions du Bogoslof (Alaska) // Two new explosions of Bogoslof (Alaska)

drapeau-francaisSelon l’AVO, le Bogoslof a connu deux nouvelles éruptions de courte durée le 12 janvier 2017 à 11h23 et à 12h30 (heure locale). La durée de chacun de ces événements a été estimée à 5 à 6 minutes, en se référant à la sismicité. Les deux événements ont été observés par les pilotes. Le panache de cendre de la première éruption s’est élevé à 5 500 mètres. Celui de la deuxième explosion est monté à 4 300 mètres. Le premier événement n’a pas été observé dans les données satellitaires mais un petit nuage a été observé après le deuxième événement, ce qui a confirmé son altitude. En raison de la courte durée de ces éruptions et de l’altitude relativement basse des nuages éruptifs, la couleur de l’alerte aérienne est restée à ORANGE et l’alerte volcanique a été maintenue à Vigilance.

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drapeau-anglaisAVO detected two short-lived eruptions from Bogoslof volcano on January 12th 2017 at 11:23 and at 12:30 (local time). The estimated duration for each of the these events was 5 to 6 minutes, based on seismicity. Both events were observed by pilots. The estimated height of the cloud from the first eruption was 5,500 metres. The estimated height of the cloud from the second eruption was 4,300 metres. The first event was not seen in satellite data but a small cloud was observed following the second event which confirmed its altitude. Due to the short duration of these eruptions and the relatively low altitude of the resultant eruption clouds, the Aviation Colour Code remained at ORANGE and the Alert Level at WATCH

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Voici deux images montrant les changements subis par l’île Bogoslof suite aux dernières éruptions du volcan.

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La neige sur le Mauna Loa et le Mauna Kea (Hawaii) // Snow on Mauna Loa and Mauna Kea (Hawaii)

drapeau-francaisLa neige a blanchi les sommets du Mauna Loa et du Mauna Kea à Hawaï au mois de décembre 2016. Les trois premières photos ont été prises le jour de Noël par le système d’imagerie – Operational Land Imager – à bord du satellite Landsat 8. La neige est tombée en abondance le 18 décembre avec une couche de plus de 60 centimètres, avec en prime des coups de tonnerre et des éclairs. Alors que la neige n’est pas exceptionnelle à Hawaii, il est plus rare qu’elle s’accompagne d’orages.
Les vues rapprochées permettent de mieux observer les sommets. Le Mauna Kea s’élève à 4205 mètres (35 mètres de plus que le Mauna Loa). C’est l’un des plus anciens volcans d’Hawaï ; il a, semble-t-il, cessé d’être actif et on peut voir de nombreux cônes adventifs sur ses flancs. Le Mauna Loa, en revanche, est actif (dernière éruption en 1984) et son sommet présente trois dépressions circulaires qui composent la caldeira Moku’aweoweo.
La quatrième photo a été prise quelques jours plus tard par l’astronaute français Thomas Pesquet à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). On peut voir que la neige a déjà en partie fondu sur le sommet.
J’ai eu l’occasion de grimper sur les sommets de ces deux volcans en février, avec le froid et la neige. Le temps là-haut est bien différent de celui du bord de mer où la température moyenne atteint 26°C!

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drapeau-anglaisSnow whitened the summits of Mauna Loa and Mauna Kea in December 2016 in Hawaii. The first three images were captured on Christmas Day 2016 by.the Operational Land Imager on the Landsat 8 satellite. A storm on December 18th brought not only more than 60 centimetres of snow, but bouts of thunder and lightning. While snow in Hawaii is not unusual, thundersnow is less common.

The detailed views give a closer look at the summits. Mauna Kea rises to 4,205 metres (35 metres higher than Mauna Loa). It is one of Hawaii’s older, dormant volcanoes, with numerous cones on its flanks. Mauna Loa, in contrast, is relatively active (last eruption in 1984) and topped with three circular depressions that compose the Moku‘aweoweo caldera.

The fourth photo was taken a few days later by French astronaut Thomas Pesquet on board the International Space Station (ISS). One can see that the snow has already partly melted on the summit.

I happened to visit the summits of both volcanoes in February, with cold weather and snow. The weather up there is quite different from the seaside where the temperature averages 26°C!

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Crédit photo: NASA

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Crédit photo: ESA.

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Photos: C. Grandpey