Popocatepetl (Mexique / Mexico): Impressionnante séquence éruptive // Impressive eruptive episode

Alors que l’on attend toujours une éruption de l’Agung en Indonésie, une éruption impressionnante a eu lieu sur le Popocatépetl au Mexique le 5 octobre 2017 à 0h26 (heure locale). Le volcan a éjecté des matériaux incandescents jusqu’à 600 mètres au-dessus du cratère et généré une colonne de cendre qui est montée jusqu’à environ 2 km au-dessus du cratère. Selon le VAAC de Washington, l’éruption a produit un panache qui s’est étiré jusqu’à 28 km à l’ouest du sommet, avec une altitude maximale de 6,4 km.
Voici une vidéo de l’événement:
https://youtu.be/0hx0f1ZLCnQ

Source: CENAPRED.

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While we are still waiting for an eruption of Mt Agung in Indonesia, an impressive eruption took place at Mexico’s Popocatépetl on October 5th 2017 at 0:26 (local time). The volcano ejected incandescent material up to 600 metres above the crater an generated an ash column up to about 2 km above the crater. According to the Washington VAAC, the eruption produced a plume extending 28 km west of the summit, with a maximum altitude of  6.4 km.

Here is a video of the event:

https://youtu.be/0hx0f1ZLCnQ

Source : CENAPRED.

Vers une éruption des Champs Phlégréens? Personne ne le sait vraiment!// Toward an eruption of the Phlegrean Fields ? Nobody really knows !

I Campi Flegrei – Les Champs Phlégréens – la zone volcanique active près de Naples, est comme Yellowstone ou le monstre de Loch Ness: elle refait surface de temps en temps dans la presse. Habituellement, ce sont les journaux britanniques à sensations qui annoncent une possible éruption dans un proche avenir. Cette fois, c’est le très sérieux magazine américain Newsweek qui aborde le sujet. On peut lire que « [le volcan] semble de plus en plus se rapprocher d’une éruption et les scientifiques préviennent qu’il ressemble à une « soupière bouillante » qui mijote sous la surface. Il ne fait guère de doute que le volcan devient de plus en plus dangereux. »
C’est bien connu : Les Champs Phlégréens sont une vaste caldeira à l’ouest de Naples. Près d’un million de personnes vivent dans les limites administratives de la ville, ce qui en fait l’une des régions avec les plus fortes densités de population en Europe. La dernière éruption remonte à 1538, mais c’était un événement relativement mineur. Il y a environ 40 000 ans, le volcan a connu une éruption majeure et éjecté quelque 200 kilomètres cubes de matériaux. Cet événement a été mis en relation avec l’extinction des Néanderthaliens.
Dans les années 1980, le volcan a commencé à reprendre goût à la vie. À cette époque, on a enregistré une série de séismes dans la ville de Pouzzoles et le sol s’est soulevé de 1,80 mètre, ce qui a fait naître les craintes d’une éruption. Dans une étude récente, des chercheurs ont montré que la pression magmatique s’est accumulée pendant près de sept décennies et que cette accumulation de pression sur le long terme est une preuve que les Champs Phlégréens se dirigent «vers des conditions favorables à une éruption».
Pour mieux comprendre ce qui se passe sous le volcan, une équipe de chercheurs conduite par un scientifique de l’Université d’Aberdeen (Royaume Uni) a étudié la caldeira en analysant les essaims sismiques pendant l’activité entre 1983 et 1984. Le résultat de leur travail a été publié dans la revue Scientific Reports. L’équipe scientifique a pu identifier une zone à très haute température qui alimente le volcan. Elle se trouve sous la ville de Pouzzoles et s’étend sous la mer à une profondeur de 4 kilomètres. Le magma n’est pas remonté jusqu’à la surface en 1983-1984 en raison d’une formation rocheuse qui s’étend à 1,5 km de profondeur et qui a entravé son ascension. Les contraintes produites par ce phénomène ont migré vers une région moins profonde.
On peut lire dans le rapport scientifique : «Ce que tout cela signifie n’est pas très clair, et les recherches futures devront se concentrer sur les nouveaux paramètres ; nous nous trouvons dans une situation où les« signaux géophysiques et géochimiques indiquent que le volcan est en train de se réactiver ».

Au cours des trois dernières décennies, le comportement du volcan a changé à cause de l’entrée de fluides dans la caldeira. Ce qui a généré l’activité sous Pouzzoles dans les années 1980 a migré ailleurs, de sorte que le danger ne se situe plus dans un seul endroit. Il se pourrait qu’il soit maintenant beaucoup plus proche de Naples qui est une zone plus densément peuplée. Aujourd’hui, le risque ne se situe plus uniquement au centre de la caldeira.
Selon l’étude, « il est impossible de dire quelle sera l’ampleur de la prochaine éruption, mais il ne fait aucun doute que le volcan est en train de devenir plus dangereux. La question à laquelle nous devons répondre maintenant est de savoir si une grande quantité de magma est en train de monter vers la surface, ou s’il s’agit de quelque chose de moins inquiétant qui pourrait trouver son chemin vers la surface dans la mer ».
Source: Newsweek.

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I Campi Flegrei – The Phlegrean Fields – the active volcanic zone close to Naples, is like Yellowstone or the Loch Ness monster: it comes from time to time to the surface. Usually, it is the British yellow press which announces a possible eruption in the near future. This time, it is the American magazine Newsweek which tackles the topic. We can read that ‘[the volcano) appears to be edging ever closer to an eruption, with scientists warning it is like a “like a boiling pot of soup” simmering beneath the surface and that there is “no doubt that the volcano is becoming more dangerous.”

It is well known that Campi Flegrei is a huge caldera that sits to the west of Naples. Close to a million people live within the city’s administrative limits, making it one of the most densely populated areas in Europe. The last time Campi Flegrei erupted was in 1538, but this was a relatively minor event. Around 40,000 years ago, it produced a major eruption, ejecting an estimated 200 cubic kilometres of magma. This event has previously been linked with the extinction of the Neanderthals.

In the 1980s, the volcano started rumbling back to life. At this time, it produced a series of earthquakes under the city of Pozzuoli and the ground rose by 1.8 metres, raising fears of an eruption. In a recent study, researchers showed how it had been building pressure for almost seven decades, and that this long-term accumulation of stress was evidence that Campi Flegrei is moving “towards conditions more favourable to eruption.”

To better understand what is going on beneath the volcano, a team of researchers led a scientist from the University of Aberdeen, U.K. probed the caldera by analyzing the seismic swarms during the 1983–1984 unrest. The result of their work was published in the journal Scientific Reports. The team was able to identify a hot zone that is feeding the volcano. It lies under the city of Pozzuoli and extends into the sea at a depth of 4 kilometres. The magma did not rise all the way up to the surface during this period because of a rock formation that extends 1.5 km deep beneath the ground blocking its path. Instead, the stress that was built up migrated toward a shallower region.

One can read in the scientific report that “what this all means is not entirely clear, and future research must focus on characterizing the features as we are at a point where the “geophysical and geochemical signals indicate that the volcano is reactivating.”

Over the last three decades, the behaviour of the volcano has changed because of fluids entering the caldera. Whatever produced the activity under Pozzuoli in the 1980s has migrated somewhere else, so the danger doesn’t just lie in the same spot. It could now be much nearer to Naples which is more densely populated. This means that the risk from the caldera is no longer just in the centre.

“What this means in terms of the scale of any future eruption we cannot say, but there is no doubt that the volcano is becoming more dangerous. The big question we have to answer now is if it is a big layer of magma that is rising to the surface, or something less worrying which could find its way to the surface out at sea.”

Source : Newsweek.

Vue aérienne de la région de Pouzzoles et des Champs Phlégréens

(Source: Wikipedia)

Vue de l’intérieur de la Solfatara dans les années 1990

(Photo: C. Grandpey)

 

Quelques nouvelles de Bali (Indonésie) // Some news of Bali (Indonesia)

L’île de Bali est actuellement en état d’urgence en raison du risque d’une éruption imminente de l’Agung. La décision permet aux autorités locales de Bali de prendre des mesures pour venir en aide aux personnes évacuées ces dernières semaines. L’état d’urgence, qui a débuté officiellement le 29 septembre, se terminera le 12 octobre, mais il peut être prolongé ou réduit en fonction de la situation. Une disposition clé de l’état d’urgence est que les autorités locales sont autorisées à débloquer des fonds pour financer l’aide dont ont besoin les personnes évacuées.
L’Agung est en alerte depuis le 22 septembre, après une augmentation de l’activité sismique.
Le PVMBG indique que l’activité sismique a diminué au cours des deux derniers jours. Des panaches de vapeur et de gaz s’élèvent à une cinquantaine de mètres au-dessus du cratère, mais il n’y a toujours pas de signe d’éruption. Cependant, le volcan reste à AWAS, le niveau d’alerte maximum.
54 panneaux ont été installés autour du périmètre de sécurité de l’Agung pour interdire à la population de s’approcher du volcan. Six sirènes mobiles pour alerter rapidement la population en cas d’éruption sont également disposées près du volcan depuis la semaine dernière. Des plans visant à détourner les avions de Bali ont été élaborés dans le cas où les nuages ​​de cendre du volcan affecteraient les vols .
Source: The Straits Times.

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The island of Bali is currently in a state of emergency because of the risk of an impending eruption of Mount Agung. The decision was taken to ensure that the provincial, district, and municipal governments in Bali take steps to provide assistance to people evacuated from their homes in recent weeks. The state of emergency, which officially started on September 29th, will end on October 12th, but it can be extended or cut short based on the situation. A key provision for areas in a state of emergency is that local governments can disburse funds to pay for aid that evacuees need.

Mount Agung has been high alert since September 22nd, after an increase in seismic activity.

PVMBG indicates that seismic activity has decreased in the past two days. Plumes of white smoke are rising 50 metres above the crater but there are no signs of an eruption yet. However, the volcano remains in AWAS, the highest alert level.

54 warning signs have been put up around the perimeter of Mount Agung to warn people to stay away. Six mobile emergency sirens to provide early warning to people in the event of an eruption have also been standing by around the volcano since last week, while plans to divert aircraft away from Bali have been drawn up in the event ash clouds from the volcano affects flights.

Source : The Straits Times.

Sismicité en ce moment sur l’Agung.  (Source: PVMBG)

 

Sismicité à Yellowstone: Retour à la normale // Back to normal

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, l’essaim sismique qui a affecté le Parc National de Yellowstone au cours de l’été dernier n’avait rien d’inquiétant. Il n’y avait aucun risque d’éruption, comme cela a été envisagé par certains journaux à sensations. Une éruption ne se produit pas seulement parce que l’on enregistre une hausse de la sismicité. D’autres paramètres doivent être pris en compte, tels que la déformation du sol, l’augmentation des températures ou des modifications chimiques des gaz. Selon l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone, l’activité sismique a retrouvé un niveau normal dans le Parc.
Au cours du mois de septembre 2017, 115 secousses ont été localisées dans la région du Parc National de Yellowstone. L’événement le plus significatif a été un séisme mineur de M 3.2 le 17 septembre, à environ 17,7 km du Vieux Fidèle.
L’essaim mentionné ci-dessus a diminué en septembre avec 78 séismes, contre 894 en août, 475 en juillet et 1 028 en juin. L’événement le plus significatif de cet essaim en septembre a été de M 2.3 le 5 septembre, à 16 km au nord de West Yellowstone.
Plusieurs autres secousses étaient visibles sur les enregistreurs, mais elles n’ont pas pu être localisées car elles étaient trop faibles ou se chevauchaient avec d’autres événements et ne sont donc pas incluses dans ces chiffres.
L’Observatoire Volcanologique de Yellowstone indique que ces événements sont fréquents et représentent environ 50% de la sismicité totale dans la région.
En ce qui concerne la déformation au sol, elle n’a guère évolué au cours des derniers mois. Le soulèvement au nord de la caldeira, près du Norris Geyser Basin, que l’on observe depuis la fin de l’année 2015, se poursuit à raison de quelques millimètres par mois. Le soulèvement à l’intérieur même de la caldeira se produit à un rythme semblable depuis la fin de 2016. Globalement, la déformation actuelle à Yellowstone reste dans les normes historiques.

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As I put it several times, there was no need to worry about the seismic swarm that affected Yellowstone National park during the past summer. Above all, there was no risk of the eruption predicted by some tabloids. An eruption does not occur only because seismicity is increasing. Other parameters must be taken into account, such as ground deformation, increasing temperatures or chemical modifications of the gases. According to the Yellowstone Volcano Observatory, seismic activity has returned to normal levels in the Park.

During September 2017,115 earthquakes were located in the Yellowstone National Park region. The largest event was a minor earthquake of M 3.2 on September 17th, located about 17.7 km of Old Faithful.

Activity in the above-mentioned swarm waned in September, with 78 earthquakes compared to the 894 in August, 475 in July, and 1 028 in June. The largest event of the swarm in September was M 2.3 on September 5th, 16 km north of West Yellowstone.

There are several additional earthquakes visible on the webicorders that cannot be located because they are too small or overlap another event and are not included in these numbers.

The Yellowstone Volcano Observatory indicates that such events are common and account for roughly 50% of the total seismicity in the Yellowstone region.

As far as ground deformation is concerned, trends in ground displacement have remained consistent over the past several months. Uplift north of the caldera, centered near the Norris Geyser Basin and persistent since late 2015, continues at a rate of a few millimetres per month. Subsidence within the caldera is occurring at a similar rate and has been ongoing since late 2016. Current deformation patterns at Yellowstone remain within historical norms.

Photo: C. Grandpey