Des lahars sur l’Ubinas (Pérou) // Lahars on Ubinas Volcano (Peru)

Dans une note rédigée le 25 janviers 2019, j’indiquais que l’Institut de Géophysique du Pérou (IGP) avait émis la veille un bulletin spécial dans lequel il recommandait le passage à la couleur Jaune du niveau d’alerte du volcan Ubinas car il existait un réel risque de lahars suite à l’accumulation de neige et aux pluies abondantes qui s’abattaient sur la région. Toute cette eau était susceptible de remobiliser les dépôts de cendre sur les pentes du volcan et de déclencher de dangereuses coulées de boue. Le 23 janvier, le réseau de stations sismiques avait déjà enregistré un tel événement d’une durée de 53 minutes. .

Ce bulletin d’alerte était justifié car un puissant lahar a dévalé les pentes de l’Ubinas dans l’après-midi du 6 février dans la région de Monquegua. C’est la troisième coulée de boue de ce type en 2019 et la plus importante depuis 2014. L’événement a duré plus d’une heure. Il n’y a pas eu de blessés, mais les dégâts matériels sont importants, en particulier sur les terres agricoles. En bloquant des routes, le lahar a isolé des villages et entraîné des coupures d’électricité.

Source : IGP, INGEMMET.

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In a post written on 25 January 2019, I indicated that the Institute of Geophysics of Peru (IGP) had issued the day before a special bulletin in which it recommended to raise the alert level to Yellow l the alert level for Ubinas volcano because there was a real risk of lahars after the accumulation of snow and heavy rains in the area. All this water was likely to remobilize ash deposits on the slopes of the volcano and trigger dangerous mudslides. On January 23rd, the network of seismic stations had already recorded a 53-minute event. .
IGP’s bulletin was justified because a powerful lahar travelled down the slopes of Ubinas in the afternoon of February 6th, in the region of Monquegua. This was the third mudslide of this type in 2019 and the largest since 2014. The event lasted more than an hour. There were no casualties, but the material damage is significant, especially on farmland. By blocking roads, the lahar isolated villages and caused power cuts.
Source: IGP, INGEMMET

Voici une photo du dernier lahar mise en ligne par l’INGEMMET.

Remerciements

De retour sur le continent, je tiens à remercier chaleureusement les organismes et personnes qui, par leur accueil, m’ont permis d’effectuer un séjour très agréable en Martinique :

  • La Collectivité Territoriale de Martinique (CTM)
  • Madame le Maire de Morne-Rouge
  • Le Centre de Découverte des Sciences de la Terre (CDST) de Saint Pierre
  • Les techniciens qui ont assuré la mise en place de la structure de projection à Morne-Rouge
  • Maurice Henry, correspondant L.A.V.E . aux Antilles

J’ai personnellement eu grand plaisir à partager ma passion des volcans auprès de la population de cette île des Petites Antilles dominée par la Montagne Pelée. Le lahar qui avait angoissé les habitants du Prêcheur au mois de février a été le point de départ de ma première conférence à Morne-Rouge et m’a permis de confirmer que son origine n’était pas volcanique.

La deuxième conférence au CDST  s’appuyait sur l’actualité récente avec les éruptions du Fuego (Guatemala) et du Kilauea (Hawaii), exemples parfaits des volcans gris et des volcans rouges dont les manifestations présentent des conséquences très différentes sur le plan humain.

Pour terminer, je remercie mes amis du Lamentin de m’avoir convié à une soirée familiale ô combien sympathique.

 

Morne-Rouge, le CDST, sans oublier la Montagne Pelée et la ville de Saint-Pierre

(Photos: C. Grandpey)

Fuego (Guatemala): Le bilan s’alourdit // The death toll is mounting

Au moins 192 personnes sont portées disparues et 75 sont mortes à la suite de l’éruption du Fuego le 3 juin 2018. Plusieurs villages sur les pentes du volcan ont été ensevelis sous la cendre et la boue. Les opérations de secours du 5 juin ont été perturbées par l’arrivée d’une nouvelle coulée pyroclastique sur le versant sud du volcan. Plus de 1,7 million de personnes ont été touchées par l’éruption et plus de 3 000 ont été évacuées.
La dernière éruption du 5 juin a surpris beaucoup de gens car les volcanologues avaient déclaré que l’éruption était terminée et ne se reproduirait pas dans un proche avenir. Selon l’INSIVUMEH, il n’y aurait « pas d’éruption imminente au cours des prochains jours ».
Remarque personnelle: Une telle déclaration de la part des volcanologues guatémaltèques est très surprenante car nous savons que les coulées pyroclastiques peuvent se déclencher sans prévenir. Lors de la visite d’un observatoire sur les flancs du Merapi en Indonésie, j’ai été très surpris par le laps de temps très bref entre l’apparition du signal sur les sismographes et le déclenchement de la coulée pyroclastque au sommet du volcan. Le délai aurait été beaucoup trop bref pour avertir du danger. Aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure de prévoir ce genre d’événements. Nous connaissons les volcans où ils sont le plus susceptibles de se produire, mais la prévision s’arrête là.
Source: BBC News.

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At least 192 people are missing and 75 are dead as a result of the explosion of Fuego volcano on June 3rd, 2018. Villages on the slopes were buried in volcanic ash and mud. Rescue work on June 5th was disrupted when a new eruption sent another pyroclastic flow down the volcano’s south side. More than 1.7 million people have been affected by the eruption, with more than 3,000 evacuated.

The last eruption of June 5th took many by surprise after volcanologists said the eruption was over for the near future. Indeed, INSIVUMEH had predicted « no imminent eruption over the next few days ».

Personal remark: Such a statement from volcanologists is very surprising as we know that pyroclastic flows can be triggered without warning. While visiting an observatory on Mt Merapi, I was very surprised when I saw on the seismographs the very short time between the signal end the event. Today, we are not able to predict this kind of events. We know the volcanoes where they are the most likely to occur, but prediction stops here.

Source: BBC News.

Vue de l’Acatenango et du Fuego depuis Antigua (Photo: C. Grandpey)

Des lahars sur la Montagne Pelée (Martinique) // Lahars on Montagne Pelée (Martinique)

C’est bien connu, les volcans peuvent être dangereux même quand ils ne sont plus en éruption et leurs colères du passé peuvent avoir des effets sur le long terme. La Martinique vient d’en être un parfait exemple. La Montagne Pelée n’est pas en éruption en ce moment, mais un phénomène géologique inquiète les scientifiques et la population du Prêcheur, petite localité située au nord de Saint Pierre sur la côte caraïbe, au pied de la Montagne Pelée. Des lahars – coulées de boue d’origine volcanique – dévalent régulièrement les flancs de la montagne. Les dépôts laissés par ces lahars sont impressionnants, comme on peut le constater depuis le Pont du Prêcheur et en amont sur la rivière (voir photos ci-dessous). On s’aperçoit que la coulée de boue, alimentée par des effondrements au niveau de la falaise Samperre, a charrié des blocs de plusieurs tonnes. Les pelleteuses procèdent inlassablement au curage de la rivière, mais les moyens déployés semblent limités.

Depuis près de deux mois, ces coulées de boue à répétition (l’Observatoire en a recensé plus de 200), provoquées par des pluies très abondantes, angoissent de plus en plus les habitants du Prêcheur. La sirène les réveille en pleine nuit, à trois reprises le 22 février 2018. Les habitants des cités Pohie et Coquette, ont dû être évacués à plusieurs reprises. En application du plan de prévention des risques, la municipalité a fait évacuer les 130 élèves de l’école municipale pour les mettre en sécurité au niveau du Presbytère. Il n’est guère surprenant qu’un certain mal-être gagne peu à peu les Prêchotains. La mise en place d’un accompagnement psychologique est devenue une nécessité impérieuse. La Protection Civile assure déjà une permanence. La municipalité veut aussi interpeller l’État et créer un groupe de parole.

S’agissant de la surveillance et l’alerte à la population, il a été constaté que le réseau de capteurs était endommagé. Les dispositions ont rapidement été prises pour engager sans délai le rétablissement de ce réseau automatique. En parallèle, le réseau de sismomètres et de géophones – enregistrement en temps réel des bruits induits par le déplacement des blocs de pierre – a été renforcé..

Comme toujours lorsque de tels événements se produisent, les rumeurs vont bon train. Certains n’ont pas hésité à évoquer une possible éruption ou un réveil de la Montagne Pelée. Dans une mise au point, L’Observatoire volcanologique et sismologique de la Martinique a rappelé que « le phénomène de lahar n’est pas lié à une activité éruptive de la Montagne Pelée mais à l’érosion de terrains volcaniques anciens à l’intérieur desquels circulent des eaux souterraines. » Il faut noter que le Prêcheur n’était pas sur la trajectoire des coulées pyroclastiques de l’éruption du 8 mai 1902. Malgré cela, la localité a été victime d’un lahar qui a tué quelque 400 personnes pendant la nuit du 7 au 8 mai 1902

La situation actuelle requiert la plus grande surveillance. Il faudra surveiller la falaise et la rivière lorsque arrivera la saison des pluies.

Sources: France-Antilles; Radio France Martinique.

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Le dernier bulletin trimestriel (octobre à décembre 2017) d’activité volcanique de la Montagne Pelée diffusé par l’Observatoire indique que « l’activité fumerollienne est nulle ; l’activité hydrothermale poursuit un régime globalement en lente diminution. L’activité sismique est faible et traduit l’activité du système hydrothermal (circulations et interactions de gaz, vapeur et eau sous pression dans la roche poreuse et fracturée). On ne constate pas d’anomalie des autres paramètres de surveillance liée à une éventuelle remontée de magma.

Sur la base des observations de l’Observatoire, aucune activité éruptive n’est à prévoir prochainement, et le niveau d’alerte actuel reste VERT.

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It is well known that volcanoes can be dangerous even when they are no longer erupting and their past eruptions can have long-term effects. Martinique has just been a perfect example. The Montagne Pelée is not erupting at this time, but a geological phenomenon worries the scientists and the population of Prêcheur, a small town located north of Saint Pierre on the Caribbean coast, at the foot of Montagne Pelée. Lahars – mudslides of volcanic origin – regularly descend the sides of the mountain. The deposits left by these lahars are impressive, as can be seen from the Pont du Prêcheur (see photos below). One can see that the mudslide has carried blocks of several tons. The excavators tirelessly proceed to the cleaning of the river, but the means deployed seem limited.

For nearly two months, these repeated mudslides caused by heavy rains have become increasingly stressful to the inhabitants of the Prêcheur. The siren wakes them up in the middle of the night, three times on February 22nd, 2018. The inhabitants of the districts of Pohie and Coquette, had to be evacuated several times. In application of the risk prevention plan, the municipality evacuated 130 students from the municipal school to make them safe at the Presbytery. It is hardly surprising that a certain ill-being is gradually gaining the Prêchotains. The setting up of a psychological support has become an imperative necessity. The Civil Protection already manages an office in the town. The municipality will also ask for the help of the State and create a group of communication among the inhabitants.

With regard to surveillance and warning to the population, it was found that the sensor network was damaged. Repairs were quickly made to ensure the restoration of this automatic network. In parallel, the network of seismometers and geophones – real-time recording of noise induced by the movement of stone blocks – has been reinforced.

As always when such events occur, rumours are rife. Some did not hesitate to tell about a possible eruption or an awakening of Montagne Pelée. In an update, the Volcanological and Seismological Observatory of Martinique recalled that « lahars are not related to an eruptive activity of Montagne Pelée but to the erosion of ancient volcanic terrains within which groundwater is circulating. »

The current situation demands a constant monitoring. It will be necessary to keep a close watch of the Samperre cliff and the river when the rain season will arrive.

Sources: France-Antilles; Radio France Martinique.

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The last quarterly bulletin (October to December 2017) of Mount Pelee’s volcanic activity released by the Observatory indicates that « there is no fumarolic activity; hydrothermal activity keeps slowly decreasing. Seismic activity is low and corresponds with the activity of the hydrothermal system (circulation and interaction of gas, steam and water under pressure in the porous and fractured rock). There is no anomaly among other monitoring parameters related to a possible magma ascent.
Based on these observations, no eruptive activity is expected in the short term and the Observatory keeps the alert level at GREEN.

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Dépôts de lahars en amont et en aval du pont sur la rivière du Prêcheur:

Vue du lahar, des dépôts et des blocs en amont du Prêcheur:

Vue aérienne de la falaise Samperre où se produisent les glissements de terrain qui génèrent les lahars:

Photos: C. Grandpey

 

 

Lahar sur le Sabancaya (Pérou) // Mudflow on Sabancaya Volcano (Peru)

L’Institut de Géophysique du Pérou (IGP) indique qu’un lahar a été observé sur le Sabancaya. L’événement a été enregistré par l’une des stations sismiques du réseau de surveillance du volcan.
Le lahar s’est déclenché à 10h28 le 13 mars 2018 sur le flanc sud-est du Sabancaya, en direction de la rivière Sallalli. L’IGP avait mis en garde depuis plusieurs jours sur le risque de lahars à cause des pluies intenses qui se sont abattues dans la région, ainsi que l’accumulation de grandes quantités de neige. Ces précipitations remobilisent les dépôts de cendre produits par l’éruption actuelle.
Il est recommandé à la population située au sud-est du Sabancaya de s’éloigner des cours d’eau qui peuvent servir de couloirs d’évacuation à ces lahars.

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The Institute of Geophysics of Peru (IGP) indicates that a lahar has been observed on Sabancaya. The event was recorded by one of the seismic stations of the volcano surveillance network.
The lahar fired at 10:28 on March 13, 2018 on the southeast flank of Sabancaya, towards the Sallalli River. The IGP had warned for several days about the presence of lahars because of the intense rains that occur in the region, as well as the accumulation of large amounts of snow.
It is recommended that the population south-east of Sabancaya move away from streams that may serve as evacuation corridors for these lahars.

Signal sismique généré par le lahar (Source: IGP)

Le Sinabung (Indonésie) et le risque de lahar // Mt Sinabung (Indonesia) and the lahar hazard

Le Sinabung, sur l’île de Sumatra, est de nouveau entré en éruption le 12 octobre 2017 en envoyant une coulée pyroclastique et des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à près de 2 km dans le ciel.
L’éruption, qui a duré six minutes, n’a blessé personne car des milliers de personnes vivant dans un rayon de 7 kilomètres du cratère ont été évacuées de la zone en 2015, année où le niveau d’alerte a été élevé à son maximum.
Les autorités rappellent sans cesse aux habitants et aux touristes qu’il est interdit d’entrer dans la zone dangereuse autour du Sinabung dans la mesure où l’activité va continuer. Les personnes vivant à proximité de rivières en provenance de la montagne, par exemple la rivière Laborus, doivent être vigilantes car il existe un fort risque de lahar, autrement dit de coulée de boue, d’autant que l’on annonce de fortes précipitations. L’année dernière, une fillette de six ans a été tuée par un lahar qui a frappé un village dans le district de Karo. En 2010, quand le Sinabung a commencé à entrer en éruption, un fermier de ce même district est mort après avoir été emporté lui aussi par un lahar.
Source: The Jakarta Post.

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Mount Sinabung in Sumatra erupted once again on October 12th, spewing a pyroclastic flow and volcanic ash up to nearly 2 km into the sky.

The eruption, which lasted six minutes, did not harm any residents, as thousands of people living within a 7-kilometre radius from the crater had been evacuated from the area in 2015 when the alert status was raised to the highest level.

Again and again, locals and tourists are reminded not to enter Sinabung’s danger zone, since volcanic activity is expected to continue. People living near rivers fed by water flowing from the mountain, for instance the Laborus River, must be aware of the possibility of a lahar or cold lava flood, particularly since rainfall is forecast to increase. Last year, a six-year old girl was killed in a lahar that hit a village in Karo. In 2010, when Sinabung erupted for the first time, a farmer from this regency died after being swept away by another lahar.

Source: The Jakarta Post.

Crédit photo: J.P. Vauzelle

 

White Island (Nouvelle Zélande), un jour de septembre 1914… // White Island (New Zealand), one day of September 1914…

Un récent article paru dans le New Zealand Herald nous rappelle qu’en septembre 1914, 11 mineurs de soufre ont péri sur White Island suite à un glissement de terrain et un lahar déclenchés par l’effondrement de la paroi sud-ouest du cratère, d’une hauteur de 300 mètres. Personne ne s’est rendu compte de la catastrophe pendant plus d’une semaine car le volcan se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la côte.
Le jour de la catastrophe était probablement le 10 septembre 1914, mais ce n’est pas certain car aucun témoin n’a survécu. Le seul survivant est un chat, plus tard rebaptisé Pierre le Grand. Il y a aussi une incertitude sur le nombre de morts, 10 ou 11.
Les premiers articles de journaux n’apparurent que 11 jours plus tard en faisant état de «la plus grande éruption depuis celle du Tarawera en 1886» et en proposant la date du 10 ou 11 septembre, en se référant aux nuages ​​de fumée noire, aux «fortes détonations» et à un tremblement de terre qui avaient été vus, entendues et ressenti depuis la côte.
On pensait à l’origine que l’activité volcanique ou un séisme avaient provoqué l’effondrement de la paroi du cratère dans le lac, ce qui aurait obstrué la bouche principale et provoqué une éruption ailleurs dans le cratère. Cependant, la théorie de l’éruption a été abandonnée et on pense aujourd’hui que l’effondrement de la paroi du cratère sud-ouest a provoqué un lahar qui s’est précipité sur le plancher du cratère, a écrasé les huttes des mineurs, la maison du responsable de chantier et d’autres bâtiments qui ont été projetés dans la mer.
Albert Mokomoko, le propriétaire du bateau qui transportait régulièrement des vivres et fournitures aux mineurs, a été le premier à être témoin de la destruction. Il a navigué vers White island le 15 septembre. Rien ne semblait anormal et il a supposé que les hommes étaient partis travailler sur une autre partie de l’île.
Le 19 septembre, neuf jours après celui de la catastrophe, Mokomoko est revenu et a accosté sur l’île. Il a été confronté à « une scène de désolation ». Le camp avait disparu, les bâtiments étaient recouverts d’environ 20 pieds de boue de soufre ». Une tranchée a été creusée dans l’amoncellement de 6 mètres de débris où les huttes des hommes étaient censées se trouver, mais aucune trace de vie n’a été décelée. Il n’y avait aucun espoir de trouver des survivants.
Plus de quinze jours après la catastrophe, des épaves ont commencé à apparaître sur les plages de la Bay of Plenty, comme des traverses de voie ferrée, des barriques, des fragments de bateaux, mais aucun objet qui aurait pu se trouver dans les huttes.
Il convient de noter que les familles des mineurs n’ont reçu aucune compensation. La veuve d’une des victimes a vu sa requête contre l’assureur de son employeur rejetée. Il lui fallait prouver que la mort était due à un accident qui s’était produit pendant qu’il travaillait. Bien que l’homme ait probablement péri sur l’île ou dans la mer, le tribunal a statué qu’il ne pouvait être déterminé si l’accident s’était produit alors qu’il travaillait, pendant qu’il allait au travail ou en dehors des heures de travail.
Seuls trois mineurs avaient des enfants. La plupart d’entre eux étaient célibataires. Deux autres hommes sont morts sur l’île à l’époque de la catastrophe: un plus tôt en 1914, après avoir été gravement brûlé dans un accident avec des machines, et un autre qui, selon un journal de 1913, serait tombé dans la mer. Il y a un autre récit entouré de mystère autour de la disparition de ce dernier mineur puisque ses bottes ont été retrouvées près du cratère.

L’histoire de l’accident à White Island peut être lue dans mon livre Killer Volcanoes qui est malheureusement épuisé aujourd’hui.

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A recent article in The New Zealand Herald reminds us that in September 1914, 11 sulphur miners on White Island were killed by a massive landslide and lahar triggered by the collapse of part of the 300-metre southwest wall of the crater. But no one knew about the disaster for more than a week as the volcano lies about 48km from the coast.

The day of the 1914 disaster was probably September 10th, but this is not certain because no witnesses survived. The only survivor was a cat, later renamed Peter the Great. There was also initial uncertainty about the death toll, thought to be either 10 or 11.

The first newspaper reports didn’t appear until 11 days later, telling of « the greatest eruption since Tarawera in 1886 », and guessing at a date of September 10th or 11th, based on the timing of clouds of black smoke, « loud detonations » and an earth tremor that were seen, heard and felt from the mainland.

It was originally thought that volcanic activity or an earthquake toppled the wall of the crater into the lake, blocking the main vent and leading to an eruption elsewhere. However, the eruption theory was abandoned and it is now thought the collapse of the south-western crater rim caused a lahar to rush through the crater floor, smashing the workers’ huts, the manager’s house and other mine buildings and shunting them into the sea.

Albert Mokomoko, a boat owner who ferried supplies to the miners, was the first outsider to witness the destruction. He sailed to the island on September 15th, but nothing seemed amiss and he assumed the men were on another part of the island.

On September 19th, nine days after the likely day of the disaster, Mokomoko returned and landed. He was confronted by « a scene of desolation. The camp was obliterated, the buildings being buried in about 20 feet of sulphurous mud. » A search party dug a trench into the 6-metre hill of debris where the men’s huts had stood, but found no trace of them. There was no possible hope of anyone having survived.

More than a fortnight after the disaster, wreckage from the island began washing up on Bay of Plenty beaches, including tram sleepers, pieces of barrels, fragments of boats, but nothing from within the huts.

It should be noted that the miners’ families received no compensation. The widow of one of the victims had her claim against his employer’s insurer thrown out. She was faced with proving his death was due to an accident that happened while he was working. But the Arbitration Court ruled too little was known about the disaster to draw the legal inferences needed to establish her case. Although the man was probably killed on the island or in the sea, the court ruled, it couldn’t be determined if this happened while he was at work, going to or from work or outside working hours.

Only three of the miners had children. Most of them were single. Two other men died on the island around the time of the disaster: One earlier in 1914, after he was badly burned in an accident with machinery, and another who, according to a 1913 newspaper report, was thought to have fallen into the sea. But there is another tale around the miner’s disappearance, one cloaked with mystery since only his boots were found near the crater.

The story of the accident at White Island can be read in my book Killer Volcanoes that is sold out today.

Photos: C. Grandpey