Nouvelle approche de Yellowstone // New approach to Yellowstone

D’après une nouvelle étude menée par des scientifiques de l’Académie chinoise des sciences et publiée le 9 avril 2026 dans la revue Science, le célèbre super-volcan de Yellowstone aurait un système d’alimentation totalement différent de celui proposé par beaucoup de scientifiques aujourd’hui. La nouvelle étude laisse entendre que l’activité volcanique de Yellowstone est en réalité due à des mouvements de la croûte terrestre, et non à une profonde réserve de magma souterraine comme on le pensait jusqu’à présent. Cette découverte pourrait aider les scientifiques à prédire l’activité volcanique future et à mieux comprendre le comportement du volcan.

Vue du système magmatique de Yellowstone admis jusqu’à présent (Source: USGS)

Les auteurs de la nouvelle étude insistent sur le fait que leurs travaux « modifient notre compréhension du fonctionnement du système magmatique de Yellowstone, et les futurs modèles d’éruption devront donc en tenir compte ».
La région de Yellowstone est le siège d’une activité volcanique intense. Au cours des 2,1 derniers millions d’années, elle a connu trois éruptions majeures, la plus récente remontant à 631 000 ans. La dernière super-éruption a créé la caldeira de Yellowstone, qui mesure plus de 50 kilomètres de diamètre.
L’origine de l’activité volcanique de Yellowstone fait l’objet d’un débat de longue date. Certains scientifiques pensent qu’un panache mantellique profond se situe sous sa surface. D’autres soutiennent que l’activité volcanique de Yellowstone est due aux pressions exercées au sein de la croûte et du manteau.
Dans la nouvelle étude, les chercheurs expliquent que la tectonique à elle seule peut chauffer les réservoirs magmatiques sous Yellowstone, sans qu’un panache mantellique profond soit nécessaire. Ils ont créé un modèle 3D intégrant les mouvements passés des plaques tectoniques autour de l’ouest de l’Amérique du Nord, la structure actuelle du manteau sous Yellowstone et des données sur la lithosphère. L’équipe scientifique a découvert que le système magmatique de Yellowstone est contrôlé par la tectonique, et non par un panache mantellique, et que deux forces opposées s’exercent sur ce système.

Vue du système d’alimentation de Yellowstone, selon la nouvelle étude

La lithosphère sous-jacente à Yellowstone présente des densités variables, certaines parties étant plus denses que d’autres. Ceci provoque un étirement de la croûte externe vers la côte ouest des États-Unis, un peu comme de la pâte qu’on étire. Parallèlement, une ancienne plaque tectonique, la plaque Farallon, s’enfonce sous le centre-est de l’Amérique du Nord, entraînant le bas de la croûte terrestre vers le bas et inclinant le système d’alimentation volcanique. À Yellowstone, ces deux forces s’opposent directement, ce qui provoque l’ouverture de la lithosphère sous-jacente. De plus, ce système relie la surface de Yellowstone aux couches situées sous la croûte terrestre et entraîne le magma vers le haut.
Une étude géophysique récente a montré que le magma de Yellowstone prend naissance au sud-ouest du complexe volcanique, dans le manteau supérieur, juste sous la lithosphère. De là, le magma migre vers le nord-est, sous la croûte, au-dessous de la caldeira de Yellowstone. La nouvelle étude montre comment le magma pourrait suivre ce trajet.
Comprendre le processus d’élévation de température du magma permettra aux scientifiques de prédire avec plus de précision l’activité future dans la région. Yellowstone n’est pas le seul système volcanique qui pourrait bénéficier de ce type de modélisation. Elle pourrait également servir à mieux comprendre le Toba en Asie du Sud-Est, le Taupo en Nouvelle-Zélande et les volcans actifs du nord-est de la Chine.
Source : Live Science via Yahoo News.

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According to a new study by scientists at the Chinese Academy of Sciences, published on April 9 2026 in the journal Science, Yellowstone’s famous supervolcano is likely being fueled in a completely different way from what many scientists assumed. The new research suggests that Yellowstone’s volcanic activity is actually driven by shifts in Earth’s crust, rather than a deep well of magma underground as previously thought. (see image above)

This finding could help scientists predict future volcanic activity and better understand how the volcano will behave.

The authors of the new study insist that their work « changes the understanding of how the magma plumbing system works, so future eruption models have to take this into account. »

The Yellowstone area is a hotbed of volcanic activity. In the last 2.1 million years, it has seen three major eruptions, with the most recent taking place 631,000 years ago. The last supereruption created the Yellowstone caldera, which is more than 50 kilometers wide.

There is a long-standing debate about the origin of Yellowstone’s volcanic activity. Some scientists think there is a deep mantle plume beneath its surface. But others argue that Yellowstone’s volcanic activity is due to pressures within the crust and mantle.

In the new study, the researchers argued that tectonics alone can heat the magma reservoirs underneath Yellowstone without the need for a deep mantle plume. They created a 3D model, which incorporated past tectonic plate movements around western North America, the present-day mantle structure under Yellowstone, and data about the lithosphere. The team found that Yellowstone’s magma plumbing was controlled by tectonics, rather than a mantle plume, and that two opposing forces are pulling at the system. (see image above)

The lithosphere underneath Yellowstone has different densities, making some parts of it heavier than others. This causes the outer crust to stretch towards the west coast of the U.S. It is a bit like dough being stretched. At the same time, an old tectonic plate , the Farallon slab, is sinking below central-eastern North America, dragging the bottom of the crust downward and tilting the volcanic plumbing system. At Yellowstone, these two forces compete directly with each other, which pulls open the lithosphere below Yellowstone. Moreover, the plumbing system connects the surface of Yellowstone with layers below Earth’s crust and draws the magma upwards.

A recent geophysical study showed that Yellowstone’s magma originates in the southwest of the complex in the upper mantle, just below the lithosphere. From there, the magma migrates to the northeast, underneath the crust below the Yellowstone caldera. The new study shows how the magma could follow this route.

Understanding how the magma gets heated will help scientists to more accurately predict future activity in the area. Yellowstone is not the only volcanic system that could benefit from this type of modeling. It could also be used to better understand Toba in southeast Asia, Taupo in New Zealand and the active volcanoes in northeastern China.

Source : Live Science via Yahoo News.

L’intelligence artificielle (IA) entre à Pompéi (Italie) // AI enters Pompeii (Italy)

Des archéologues et des chercheurs qui travaillent sur le site de Pompéi (Italie) ont utilisé pour la première fois l’intelligence artificielle (IA) pour reconstituer numériquement le visage d’un homme tué lors de l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C. Cette reconstitution offre une nouvelle perspective sur l’une des catastrophes naturelles les plus célèbres de l’histoire.
Le portrait réalisé à l’aide de l’IA représente un homme dont les restes ont été découverts alors qu’il tentait de fuir la ville et courait vers vers la côte pendant l’éruption. Les chercheurs pensent que l’homme est mort au début de la catastrophe, enfoui sous une épaisse couche de débris volcaniques.
La reconstitution a été réalisée dans le cadre du Parc archéologique de Pompéi qui précise sur son site web qu’elle a été effectuée en collaboration avec l’Université de Padoue et à partir des données de prospections archéologiques récoltées près de la nécropole de Porta Stabia, juste à l’extérieur des remparts de la ville antique.
La page web du Parc archéologique présente l’illustration générée par l’IA. Avec le Vésuve à l’arrière-plan, on voit l’homme courir le long d’une route en mauvais état et jonchée de débris, tenant un grand récipient au-dessus de sa tête ; il s’en sert comme bouclier pour essayer de se protéger contre la pluie de matériaux volcaniques.

Pompéi fut ensevelie sous les cendres et la pierre ponce lors de l’éruption du Vésuve il y a près de 2 000 ans. L’accumulation de matériaux a protégé la ville et les restes de milliers de ses habitants et fournit aujourd’hui un témoignage remarquable de la vie romaine à cette époque.
Les archéologues ont découvert l’homme tenant un récipient en terre cuite dont il se servait probablement pour se protéger la tête des lapilli qui s’abattaient sur lui pendant l’éruption. D’anciens récits, notamment ceux de Pline le Jeune, confirment cette hypothèse et expliquent que les habitants de Pompéi utilisaient divers objets pour se protéger.

L’homme portait également une lampe à huile, un petit anneau de fer et dix pièces de bronze et des objets personnels. Ils nous éclairent sur ses derniers instants ainsi que sur la vie quotidienne à Pompéi avant la catastrophe. On peut lire sur le site web du Parc archéologique que « la reconstitution numérique a été créé grâce à l’intelligence artificielle et à des techniques de retouche photo conçues pour transformer les données squelettiques et archéologiques en une représentation humaine réaliste. » Selon son directeur, la quantité de données obtenues par les chercheurs est telle que seule l’intelligence artificielle est en mesure de les protéger et de les valoriser correctement. « Bien utilisée, l’IA peut contribuer au renouveau des études classiques. »
Source : Associated Press via Yahoo News, Parc archéologique de Pompéi.

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Archaeologists and researchers at the ancient Roman site of Pompeii have used artificial intelligence (AI) for the first time to digitally reconstruct the face of a man killed in the AD 79 eruption of Mount Vesuvius that smothered the city, offering a new way to understand one of history’s most famous natural disasters.

The digital portrait represents a man whose remains were discovered as he attempted to flee the city toward the coast during the volcanic eruption. Researchers believe the man died early in the disaster, during a heavy fall of volcanic debris.

The reconstruction was developed by the Pompeii Archaeological Park, which announced on its website that it was done in collaboration with the University of Padua and based on archaeological survey data from excavations near the Porta Stabia necropolis, just outside the walls of the ancient city.

The announcement shows the AI-generated illustration of what the man could have looked like. He is shown running along a rough, debris-covered road, holding a large, shallow bowl over his head and using it as a shield while Mount Vesuvius is seen erupting in the background. (see image above)

Pompeii was buried under ash and pumice when the Vesuvius erupted nearly 2,000 years ago, preserving the city and the remains of thousands of its inhabitants in remarkable detail.

Archaeologists found the man holding a terracotta mortar, which they interpreted as an improvised attempt to shield his head from falling small volcanic stones that rained down during the eruption.

Ancient accounts, including those of Pliny the Younger, describe Pompeii’s residents using objects to protect themselves as ash and debris blanketed the city.

The man was also carrying an oil lamp, a small iron ring and 10 bronze coins, personal objects that offer insight into his final moments as well as into daily life in Pompeii before the catastrophe. (see photo above)

The digital portrait was created using AI and photo-editing techniques designed to translate skeletal and archaeological data into a realistic human likeness.According to the Pompeii park director, the vastness of archaeological data is now such that only with the help of artificial intelligence will we be able to adequately protect and enhance them. « If used well, AI can contribute to a renewal of classical studies. »

Source : Associated Press via Yahoo News, Pompeii Archaeological Park.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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La Martinique (France) ne peut oublier l’éruption catastrophique de la Montagne Pelée en 1902.et tout le monde sait que le volcan peut se réveiller à tout moment. C’est pourquoi les 29 et 30 avril 2026 la Préfecture de Martinique a testé la gestion d’une crise majeure.

Premier acte : Le 29 avril 2026, une simulation a eu lieu au centre opérationnel départemental : deux millions de mètres cubes menaçaient de s’effondrer sous la falaise Sampère, tandis que des fumerolles apparaissent sur la Montagne Pelée. Face à ces signaux, le poste de commandement de crise a été activé. L’objectif était de coordonner les secours, organiser la sécurité et anticiper d’éventuelles évacuations. Le préfet insiste sur la nécessité d’anticiper sans céder à l’alarmisme :

Des échanges ont eu lieu avec les volcanologues pour affiner l’évolution de la situation. Des postes de commandement opérationnels ont été déployés dans les sous-préfectures et les communes pour assurer la coordination.

Deuxième acte : Le 30 avril 2026, l’exercice s’est déployé sur le terrain. Douze communes ont participé à une simulation d’évacuation des populations les plus exposées au risque volcanique.

Pour les autorités, ces exercices sont essentiels. Au-delà de l’entraînement, il s’agissait de tester la réactivité des services et d’identifier les failles d’un dispositif qui s’avère crucial face à un risque bien réel.

Source : Martinique la 1ère.

Photo: C. Grandpey

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L’Épisode 45 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est déroulé le 23 avril 2026 (voir la description dans ma note du 24 avril 2026). L’éruption est actuellement en mode pause. Selon le HVO, les fontaines de lave de l’Épisode 46 devraient jaillir entre le 5 et le 9 mai 2026.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 45

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Les rapports du Met Office concernant l’activité volcanique en Islande se ressemblent tous. La dernière mise à jour (28 avril 2026) indique que plus de 25 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous Svartsengi depuis la dernière éruption de juillet 2025. Il s’agit du plus grand volume mesuré depuis le début des éruptions sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur. La vitesse d’accumulation du magma sous Svartsengi n’a jamais été aussi lente, mais cela ne signifie pas forcément qu’il n’y aura pas d’éruption. On l’a vu avec l’éruption du Krafla (1975-1984) qui a débuté après une période d’accumulation lente du magma. .
Le soulèvement du sol se poursuit à Svartsengi à un rythme pouvant atteindre 2 cm par mois.

Image InSAR montrant le soulèvement du sol à Svartsengi (Source : Met Office)

Selon les volcanologues islandais, la propagation d’un dyke magmatique vers la chaîne de cratères de Sundhnúkur demeure le scénario le plus probable et pourrait mener à une éruption. Bien sûr, personne ne sait quand, et le Met Office a cessé de faire des pronostics. Cependant, le préavis devrait être court, entre 20 minutes et un peu plus de 4 heures. Heureusement, si une éruption se produit dans cette zone, aucune évacuation de population ne sera à prévoir.
Source : Met Office.

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Au Costa Rica, l’activité éruptive se poursuit sur le Poás, avec des émissions de gaz au-dessus du lac et en provenance du nouveau champ fumerollien situé le long de la paroi ouest interne. Une éruption phréatique/surtseyenne dans la Boca A, le 27 avril 2026, a projeté des jets de matière sombre au-dessus de la surface du lac et généré un panache de vapeur s’élevant à environ 100 m de hauteur. Une seconde éruption, le 28 avril, a duré environ une minute et a consisté en trois explosions. Le panache éruptif s’est élevé à 400 m.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 sur une échelle de quatre niveaux.

Image webcam de l’éruption du 27 avril 2026

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Toujours au Costa Rica, des éruptions mineures sont observées sur le Rincón de la Vieja. Une éruption phréatique, le 23 avril 2026, a produit un panache de vapeur et de gaz s’élevant à 100 m au-dessus du cratère. Des panaches de gaz et de vapeur s’élevaient à 500 m au-dessus du cratère le 24 avril. Une éruption modérée, accompagnée de panaches de cendres le 27 avril, a été l’événement le plus important enregistré jusqu’à présent en 2026.
Le niveau d’alerte reste à 2 (Jaune) sur une échelle de quatre niveaux.

Source : OVSICORI.

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Aux Philippines, l’éruption du Mayon se poursuit avec des coulées de lave, des coulées pyroclastiques, des chutes de blocs incandescents, des panaches de cendres et de gaz, et parfois une activité strombolienne mineure. Chaque jour, le réseau sismique enregistre des chutes de blocs, des coulées pyroclastiques et des séismes volcaniques, y compris des périodes de trémor. Les émissions de SO₂ varient en moyenne de 815 à 3 434 tonnes par jour. La coulée de lave dans la ravine de Mi-isi continue de progresser et couvre une longueur totale de 1,6 km. Une activité strombolienne mineure et de courtes périodes de fontaines de lave sont enregistrées quotidiennement.
Le niveau d’alerte reste à 3.

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon avec des séismes volcaniques quotidiens, y compris des périodes de trémor. Les émissions de SO₂ varient de 1 162 à 2 098 tonnes par jour. Les émissions de cendres s’élèvent généralement de 800 à 1 200 m au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte est resté à 2 sur une échelle de 0 à 5.

Source : PHIVOLCS.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Stromboli (Sicile). Une activité strombolienne est observée à partir de cinq bouches dans la zone Nord, située dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, et d’au moins deux bouches dans la zone C-S (cratère centre-sud), sur la terrasse cratèrique. Les bouches éruptives de la zone N produisent des explosions de faible à moyenne intensité, à un rythme de 3 à 14 par heure, en projetant des lapilli et des bombes à moins de 150 m de hauteur. Des explosions de faible à moyenne intensité projettent des téphras à partir de deux bouches de la zone C-S, à un rythme de 4 à 9 fois par heure.

Lors d’une campagne de terrain menée le 21 avril 2026, les scientifiques de l’INGV ont constaté qu’une bouche éruptive du secteur N1, après avoir produit une intense émission de cendres ainsi que des fragments de lave, a progressivement montré une activité effusive au cours de la période d’observation. Une coulée de lave est apparue d’une fissure située à la base du cône et a rapidement progressé vers la partie moyenne et supérieure de la Sciara del Fuoco. Deux jours plus tard, un nouveau débordement de lave s’est produit au même endroit. De gros blocs incandescents provenant de la bouche sud de N2 ont commencé à dévaler la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, suivis par une coulée de lave qui s’est refroidie aux premières heures du 24 avril.
Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune (deuxième niveau sur une échelle de quatre).

Source : INGV.

Image thermique de la coulée de lave le 24 avril au matin

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Le niveau d’alerte pour tous les volcans mentionnés dans les bulletins hebdomadaires précédents reste inchangé.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Martinique (France) cannot forget the catastrophic eruption of Mount Pelée in 1902, and everyone knows that the volcano can awaken at any moment. That is why, on April 29 and 30, 2026, the Prefecture of Martinique tested the management of a major crisis.
Part 1 : On April 29, 2026, a simulation took place at the departmental operations center: two million cubic meters of rock threatened to collapse beneath the Sampère cliff, while fumaroles appeared on Mount Pelée. Faced with these signs, the crisis command post was activated. The objective was to coordinate rescue efforts, organize security, and anticipate potential evacuations. The Prefect emphasized the need to anticipate without giving in to alarmism:
Discussions were held with volcanologists to refine the assessment of the evolving situation. Operational command posts were deployed in sub-prefectures and municipalities to ensure coordination.
Part 2 : On April 30, 2026, the exercise was carried out in the field. Twelve municipalities participated in a simulated evacuation of the populations most exposed to volcanic risk.
For the authorities, these exercises are essential. Beyond the training, the aim was to test the responsiveness of the services and identify weaknesses in a system that proves crucial in the face of a very real risk.
Source: Martinique la 1ère.

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Episode 45 of the Kilauea eruption (Hawaii) occurred on April 23, 2026 (see the description in my post of 24 April 2026). The eruption is currently paused. The forecast window for Episode 46 suggests that lava fountaining will occur between May 5 and May 9, 2026.

Source : HVO.

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The Met Office’s reports about volcanic activity in Iceland look like one another. The latest update (April 28, 2026 informs us that more than 25 million cubic meters of magma have accumulated beneath Svartsengi since the last eruption in July 2025. This is the largest volume measured since the eruptions began on the Sundhnúkur crater row. However, the rate of magma accumulation beneath Svartsengi has never been slower. Slow magma accumulation is not a clear indication that an eruption will not occur. The most immediate example of this is the Krafla eruption from 1975 to 1984. It began adter a period of slow magma accumulation.

Ground uplift continues at up to 2 cm per month.

According to Icelandic volcanologists, magmatic dike propagation toward the Sundhnúkur crater row remains the most likely scenario and could lead to an eruption. Of course nobody knows when and the Mat Office has stopped making such predictions. However, the Met Office specifies that warning times before a new eruption is expected to remain short, ranging from 20 minutes to just over 4 hours. Fortunately, should an eruption occur in this area, no population evacuation would be necessary.

Source : Met Office.

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In Costa Rica, eruptive activity continues at Poás, with gas emissions across the lake and from the new fumarolic field along the inner western wall. A phreatic/Surtseyan eruption at Boca A on 27 April 2026 ejected jets of dark material above the lake’s surface and produced a steam plume that rose around 100 m. A second eruptive event on 28 April lasted around one minute and consisted of three explosive events. The eruption plume rose 400 m.

The Volcanic Alert Level remains at 2 on a four-level scale.

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Still in Costa Rica, minor eruptive events are observed at Rincón de la Vieja. A phreatic eruption on 23 April 2026 produced a steam-and-gas plume that rose 100 m above the crater. Gas-and-steam plumes rose 500 m above the crater on 24 April. A moderate ash eruption on 27 April was the most energetic event so far in 2026.

The Alert Level remains at 2, Yellow, on a four-level scale.

Source : OVSICORI.

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In the Philippines, the eruption at Mayon continues with lava effusion, pyroclastic flows, incandescent rockfalls, ash-and-gas plumes, and occasional minor Strombolian activity. Each day the seismic network records rockfalls, pyroclastic flows and volcanic earthquakes, including periods of volcanic tremor. SO2 emissions average 815-3,434 tonnes per day. The lava flow in the Mi-isi drainage is still advancing and covers a total length of 1.6 km. Minor Strombolian activity and short periods of lava fountaining are recorded daily.

The Alert Level remained at 3.

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Still in the Philippines, eruptive activity continues at Kanlaon with daily volcanic earthquakes including periods of tremor. SO2 emissions range from 1,162 to 2,098 tonnes per day. Ash emissions usually riseose 800 – 1,200 m above the summit.

The Alert Level remained at 2 on a scale of 0-5.

Source : PHIVOLCS.

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Eruptive activity continues at Stromboli (Sicily). Strombolian activity is occurring from five vents in Area N within the upper part of the Sciara del Fuoco, and from at least two vents in Area C-S (South-Central Crater) on the crater terrace. The vents in Area N produce low- to medium-intensity explosions at a rate of 3-14 per hour, ejecting lapilli and bombs less than 150 m above the vents. Low- to medium-intensity explosions eject tephra from two vents in Area C-S at a rate of 4-9 times per hour.

During a field survey on 21 April 2026, INGV scientists could see that a vent in sector N1 that initially produced an intense ash emission associated with jets of magma fragments progressively produced effusive activity over the observation period. A lava flow emerged from a fissure located at the base of the cone and rapidly advanced to the mid-to-upper section of the Sciara del Fuoco,. Two days later a lava overflow occurred at the same area; large incandescent blocks from the S vent of N2 began to roll down the upper part of the Sciara del Fuoco and were followed by advancing lava. The flow was cooling by the early hours of 24 April.

The Alert Level remains at Yellow (the second level on a four-level scale).
Source : INGV.

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The alert levels for all the volcanoes mentioned in the previous weekly updates remain unchanged.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Mont Rainier (État de Washington / États Unis) : la peur des lahars // The fear of lahars

  J’ai attiré l’attention à plusieurs reprises sur ce blog sur le risque de lahars sur le mont Rainier (4892 m), situé à proximité de Seattle et de sa zone industrielle, avec des sociétés comme Boeing et Microsoft.

 Photos : C. Grandpey

Le volcan n’a pas connu d’éruption majeure depuis 1 000 ans. Pourtant, il inquiète de nombreux volcanologues américains. Son potentiel de destruction ne réside pas seulement dans les coulées de lave qui, en cas d’éruption, ne s’étendraient probablement pas à plus de quelques kilomètres au-delà des limites du Parc national. De nombreux scientifiques redoutent la survenue d’un lahar, une coulée de boue rapide composée d’eau et de roches, provenant de la fonte rapide de la glace ou de la neige lors d’une éruption, et qui emporte des débris en dévalant les vallées et les ravines sur les flancs d’un volcan. Dans le monde, des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes vivent dans des zones sous la menace de lahars.
Personne n’a oublié celui de novembre 1985 lorsque le Nevado del Ruiz est entré en éruption en Colombie. Quelques heures seulement après le début de l’événement, un torrent de boue a déferlé sur la ville d’Armero, tuant plus de 23 000 personnes en quelques minutes.

Crédit photo : Wikipedia

Les scientifiques américains font remarquer que le mont Rainier possède environ huit fois plus de glaciers et de neige que le Nevado del Ruiz au moment de son éruption, de sorte qu’il existe un risque de lahar beaucoup plus important.

Cependant, après plusieurs visites au mont Rainier, j’ai constaté que les glaciers ont considérablement fondu en raison du réchauffement climatique. De ce fait, la masse de glace sur la montagne est moins impressionnante qu’il y a quelques décennies. Cela signifierait moins d’eau et de matériaux entraînés vers le bas de la montagne par les coulées de boue.

Le glacier Nisqually a beaucoup fondu ces dernières années, ici en 2002 et 2015 (Photos: C. Grandpey)

Les lahars se produisent généralement lors d’éruptions volcaniques, mais peuvent aussi être provoqués par des glissements de terrain et des séismes. Les géologues ont trouvé des preuves qu’au moins 11 lahars importants provenant du mont Rainier ont atteint la zone environnante – la plaine de Puget (Puget Lowlands), par exemple – au cours des 6 000 dernières années. Les scientifiques n’ont pas établi de lien entre les lahars, survenus il y a environ 500 ans, et une quelconque activité volcanique. Ils ont pu avoir été causés par d’importants glissements de terrain sur la montagne. C’est la menace d’un tel lahar, déclenché par un soudain glissement de terrain, qui inquiète particulièrement les volcanologues. Il faudrait à un tel lahar seulement 10 minutes pour atteindre des zones habitées, et 60 minutes pour atteindre les grandes agglomérations les plus proches, ce qui est très bref.

Photo : C. Grandpey

Une étude de 2022 a modélisé les deux pires scénarios. Dans la première simulation, un lahar de 260 millions de mètres cubes et de 4 mètres de hauteur prend sa source sur le flanc ouest du Mont Rainier. La coulée de débris atteint la région densément peuplée d’Orting environ une heure après son déclenchement, et elle se déplace à une vitesse d’environ 4 mètres par seconde.

Photo : C. Grandpey

Une deuxième zone à « risque élevé » mentionnée dans l’étude de 2022 est la vallée de la rivière Nisqually, où un puisant lahar pourrait déplacer suffisamment d’eau du lac Alder pour provoquer le débordement du barrage.
Suite à l’éruption du mont Saint Helens en 1980, l’USGS a mis en place un système de détection des coulées de boue sur le mont Rainier en 1998. Ce système a été modernisé et étendu depuis 2017. Une vingtaine de sites sur les flancs du volcan et les deux zones identifiées comme les plus exposées aux coulées de boue sont désormais équipés de sismomètres qui transmettent des données en temps réel, ainsi que d’autres capteurs, notamment des capteurs à infrasons, des webcams et des récepteurs GPS.

Photo : C. Grandpey

En mars 2024, quelque 45 000 élèves de Puyallup, Sumner-Bonney Lake, Orting, White River et Carbonado ont participé à un exercice d’évacuation en cas de lahar. C’était la première fois que plusieurs districts scolaires y participaient le même jour. Selon les autorités américaines, ce fut le plus grand exercice de prévention de lahar au monde.

Un exercice d’évacuation similaire a été organisé le 23 avril 2026. Environ 45 000 élèves de localités situées au sud de Seattle et à l’ouest du mont Rainier ont participé au plus grand exercice mondial d’évacuation en cas de lahar, organisé désormais tous les deux ans.

Photo : C. Grandpey

Source : Observatoire Volcanologique des Cascades.

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I have drawn attention several times on this blog to the lahar hazard on Mount Rainier which lies close to Seattle and its industrial environment. The volcano has not produced a significant volcanic eruption in the past 1,000 years. Yet, it has many US volcanologists worried. The mountain’s destructive potential does not really lie with lava flows, which, in the event of an eruption, would probably not extend more than a few kilometers beyond the boundary of Mount Rainier National Park. Many scientists fear the prospect of a lahar, a fast moving slurry of water and rock originating from ice or snow rapidly melted by an eruption that picks up debris as it rushes through valleys and drainage channels. One should not forget that there are tens, if not hundreds of thousands of people who live in areas that potentially could be impacted by a large lahar.

The deadliest lahar in recent memory was in November 1985 when Colombia’s Nevado del Ruiz volcano erupted. A river of mud swept over the town of Armero, killing over 23,000 people in a matter of minutes. U.S. Scientists warn that Mount Rainier has about eight times the amount of glaciers and snow as Nevado del Ruiz had when it erupted, so that there is the potential to have a much more catastrophic mudflow. However, in the wake of several visits to Mount Rainier, I noticed that glaciers have melted quite a lot because of global warming. As a result, the mass of ice on the mountain is less impressive than it was a few decades ago. This would mean less water and material being carried down the mountain by mudflows. .

Lahars typically occur during volcanic eruptions but also can be caused by landslides and earthquakes. Geologists have found evidence that at least 11 large lahars from Mount Rainier have reached into the surrounding area – the Puget Lowlands – in the past 6,000 years. Scientists have not connected the most recent of these lahars, which occurred about 500 years ago, with any kind of volcanic activity. They may have been caused by large landslides on the mountain. It is the threat of a similar, spontaneous landslide-triggered lahar that particularly worries volcanologists. It would take such an event 10 minutes to reach the nearest places where people are living, and 60 minutes to the nearest large communities. Those are really short time frames

A 2022 study modeled two worst-case scenarios. In the first simulation, a 260 million-cubic-meter, 4-meter deep lahar would originate on the west side of Mount Rainier. The debris flow could reach the densely populated lowlands of Orting about one hour after an eruption, where it would travel at the speed of about 4 meters per second.

A second area of “pronounced hazard” mentioned in the 2022 stury is the Nisqually River Valley, where a massive lahar could displace enough water from Alder Lake to cause the 100-meter-tall Alder Dam to spill over.

In the wake of the 1980 Mount St. Helens eruption, the USGS set up a lahar detection system at Mount Rainier in 1998, which since 2017 has been upgraded and expanded. About 20 sites on the volcano’s slopes and the two paths identified as most at risk of a lahar now feature seismometers that transmit real-time data and other sensors including infrasound sensors, web cameras and GPS receivers.

In March 2024, some 45,000 students from Puyallup, Sumner-Bonney Lake, Orting, White River and Carbonado participated in a lahar evacuation drill. It was the first time that multiple school districts practiced on the same day, making it the world’s largest lahar drill.

A similar evacuation drill was organized on 23April 2026. About 45,000 students in communities south of Seattle and west of Mount Rainier participated in the world’s largest lahar evacuation drill which is organised once every two years.

Source : Cascades Volcano Observatory.