Volcans du monde // Volcanoes of the world

Petite pause dans l’agonie des glaciers alpins. Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Au Chili, la lave continue de descendre sur le flanc NNE du Nevados de Chillán. On observe toujours des émissions de gaz et des explosions se font entendre de temps en temps. Le niveau d’alerte reste au Jaune, le deuxième sur une échelle de quatre couleurs, et il est rappelé à la population de ne pas s’approcher du cratère à moins de 3 km.
Source: SERNAGEOMIN.

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L’activité effusive a diminué sur le Fuego (Guatemala) au cours des derniers jours. La coulée de lave qui descendait dans la ravine Ceniza (SSO) n’est plus active. Entre 6 et 16 explosions sont enregistrées chaque heure, avec des panaches de cendres jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Les ondes de choc secouent encore les bâtiments dans un rayon de 20 km. Des retombées de cendres sont signalées quotidiennement dans plusieurs zones sous le vent. Des coulées de lave parcourent encore les ravines Seca et Ceniza sur 200-350 m.
Source: INSIVUMEH.

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En Éthiopie, les données satellitaires ont montré des anomalies thermiques dans les cratères S et N de l’Erta Ale à la mi-août 2020. Toutefois, le 5 septembre, seul le pit crater N présentait une anomalie thermique. Il est donc difficile de savoir si un lac de lave est toujours présent sur le volcan.
Source: Sentinel Hub.

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Comme je l’ai écrit dans une note publiée le 20 septembre 2020, un épisode éruptif majeur s’est produit sur le  Sangay (Équateur) le même jour. Le panache de cendres s’est élevé à 12,2 km d’altitude. D’importantes retombées de cendres ont été signalées dans les provinces à l’ouest du volcan. L’activité éruptive la plus intense a duré environ six heures et les nuages de cendres se sont ensuite dissipés. C’est l’épisode éruptif le plus significatif des derniers mois. Les autorités ont inspecté le confluent de la rivière Volcán (flanc SE) et de la rivière Upano, et ont observé d’importants dépôts de téphra, dont certains avaient formé un barrage. Normalement, le lit de l’Upano mesure environ 25 m de large dans cette zone, mais à cause des dépôts, il atteignait plus de 250 m et ne contenait presque pas d’eau.
Après l’explosion, l’activité est revenue à son niveau des mois précédents, avec des panaches de cendres s’élevant à 1 à 2 km au-dessus du volcan.
Source: Instituto Geofisico.

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 L’Alaska Volcano Observatory (AVO) indique que l’activité sismique a marqué une hausse sur le Pavlof (Aléoutiennes / Alaska) ces derniers jours, avec la présente d’un tremor continu. Aucune activité éruptive ou émission sommitale n’a été observée sur les images satellitaires et celles de la webcam. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique sont passés respectivement au Jaune et à Advisory (surveillance recommandée). Cela ne signifie pas pour autant qu’une éruption est probable ou imminente. Cependant, les dernières éruptions du Pavlof se sont produites sans prévenir ou presque.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange pour le Sheveluch et l’Ebeko, et au Jaune pour le Bezymianny car ces volcans peuvent se manifester sans prévenir. Les autres volcans de la région sont à la couleur Verte.

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Le lundi 21 septembre 2020 à 21h00 (heure locale) un séisme a été enregistré à la Réunion. IL a été localisé à 27 km sous le niveau de la mer, à 22 km au nord-ouest de Saint Denis. Sa magnitude a été mesurée à 4.4 sur l’échelle de Richter. L’OVPF indiquait que cet événement était isolé et d’origine tectonique.

Dans un nouveau bulletin publié le 23 septembre, l’OVPF indique que depuis le 20 septembre une reprise de la sismicité est observée sous le Piton de la Fournaise. Entre le 20 et le 22 septembre, 21 séismes de magnitude inférieure ou égale à M 1.0 ont été enregistrés et localisés sous le cratère Dolomieu entre 1,7 et 2,2 km de profondeur.

Cette sismicité s’accompagne d’une reprise de l’inflation – très faible pour le moment – de la base et du sommet de l’édifice volcanique.

Les émissions de CO2 dans le sol montrent également une inversion de tendance et une augmentation depuis la mi-août. En revanche, les émissions de SO2 restent en dessous du seuil de détection.

On assiste donc très probablement à un processus de recharge du réservoir superficiel qui, selon l’OVPF, peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que se déclenche une éruption. Le processus peut également s’arrêter sans donner lieu à brève échéance à une éruption, comme on a pu s’en rendre compte au début du mois de juillet 2020. .

Source : OVPF.

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Boris Behncke (INGV Catane) indique sur sa page Facebook qu’une activité strombolienne permanente et régulière est observée sur l’Etna (Sicile) depuis le 10 juillet 2020 au niveau d’une bouche qui s’est ouverte dans la dépression (la « selle ») entre le Nouveau Cratère SE et l’ancien. Cette activité d’intensité moyenne ne montre actuellement aucune tendance de hausse ou de diminution.

Dans le même temps, on observe une petite activité strombolienne dans le Cratère NE et des émissions de cendre dans la Voragine.

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Short break in the slow death of Alpine glaciers. Here is some news of volcanic activity around the world.

 In Chile, lava continues to advance down Nevados de Chillán’s NNE flank. Gas emissions and occasional explosions are also recorded. The alert level remains at Yellow, the second level on a four-color scale, and residents are reminded not to approach the crater within 3 km.

Source: SERNAGEOMIN.

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Effusive activity decreased at Fuego (Guatemala) during the past days. The lava flow that descended the Ceniza drainage (SSW) is no longer active. Between 6 and 16 explosions are recorded each hour, generating ash plumes as high as 1.1 km above the crater. Shock waves are still rattling buildings within a 20-km radius. Ashfall is reported daily in several areas downwind. Lava flows are still travelling 200-350 m down the Seca and Ceniza drainages.

Source: INSIVUMEH.

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In Ethiopia, satellite data showed thermal anomalies in both of Erta Ale’s S and N pit craters in mid-August 2020, though by 5 September only the N pit had anomalous temperatures. Thus, it is difficult to know whether a lava lake is still present on the volcano.

Source: Sentinel Hub.

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As I put it in a post released on September 20th, 2020, a major eruptive episode occurred at Ecuador’s Sangay volcano on that same day. The ash plume rose to 12.2 km. Heavy ashfall was reported in provinces west of the volcano The major ash emissions ended lasted about six hours and the clouds later dissipated. It was the most powerful eruptive episode of the past months. Authorities inspected the confluence of the Volcán River (SE flank) and Upano River, and observed significant deposits of tephra, some of which had damned the river. Normally the Upano was about 25 m wide in that area but because of the deposits it was more than 250 m across and had almost no water in it. After the explosion, activity returned to levels similar to previous months with ash plumes rising 1-2 km above the volcano.

Source: Instituto Geofisico.

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) indicates that seismic activity has increased at Pavlof (Aleutians Alaska) over the past days, with an ongoing tremor. No eruptive activity or emissions from the summit have been observed in satellite and web camera views. The aviation colour code and the alert level have been raised to Yellow and Advisory, respectively. This does not mean that an eruption is likely or imminent. However, past eruptions of Pavlof occurred with little or no warning.

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In Kamchatka, the aviation colour code is Orange for Sheveluch and Ebeko, and Yellow for Bezymianny as these volcanoes may erupt without warning. The code is Green for the other volcanoes of the region.

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An earthquake was recorded at Reunion Island on Monday September 21st, 2020 at 9:00 p.m. (local time)  It was located 27 km below sea level, 22 km northwest of Saint Denis. Its magnitude was measured at 4.4 on the Richter scale. OVPF indicated that this event was isolated and of tectonic origin.

In a new bulletin released on September 23rd, OVPF indicates that since September 20th a resumption of seismicity has been observed under Piton de la Fournaise. Between September 20th and 22nd, 21 earthquakes with magnitudes less than or equal to M 1.0 were recorded and located under the Dolomieu Crater at depths between 1.7 and 2.2 km.
This seismicity is accompanied by a resumption of inflation – very low for the moment – of the base and the summit of the volcanic edifice.
CO2 emissions in the soil also show a trend reversal and have increased since mid-August. On the other hand, SO2 emissions remain below the detection threshold.
We are therefore very likely witnessing a process of recharging the shallow reservoir which, according to OVPF, can take several days to several weeks before an eruption occurs. The process can also stop without an eruption, as happened in early July 2020..
Source: OVPF.

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Boris Behncke (INGV Catania) indicates on his Facebook page that a permanent and regular strombolian activity has been observed since July 10th, 2020 on Mt Etna (Sicily) at a vent which opened in the « saddle » between the New SE Crater and the ancient crater. This medium-sized activity does not currently show any increasing or decreasing trend.

At the same time, there is also a minor strombolian activity within the Northeast Crater, and there are sporadic ash emissions from the Voragine

L’Etna vu par la webcam L.A.V.E. le 22 septembre 2020

Nouvel essaim sismique à Yellowstone mais pas de quoi s’inquiéter // New seismic swarm at Yellowstone but nothing to worry about.

Un essaim sismique comprenant 91 événements a été enregistré dans la région du Parc National de Yellowstone en seulement 24 heures le 10 septembre 2020. Les Les secousses ont été localisées au sud-ouest du Lac de Yellowstone entre Heart Lake et West Thumb. Bien qu’il s’agisse de l’une des régions les plus sismiquement actives des États-Unis, l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone (YVO) explique que ce dernier essaim « est assez important en nombre et magnitude, mais il est loin d’être le plus important observé dans la région. »
Dans le passé, Yellowstone a été secoué par des essaims incluant plusieurs centaines de secousses en une journée. Par exemple, on a enregistré un essaim de 3 mois entre juin et septembre 2017 avec 2400 événements qui ont atteint une magnitude de M 4,4.
Le dernier essaim sismique n’a pas dépassé M 3,0. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 2,8, tandis que le plus faible a été mesuré à M 0,1. De plus, les 91 secousses ont cohabité avec de «faux» séismes déclenchés par un camion «vibroseis» qui s’est déplacé dans les secteurs du Vieux Fidèle, West Thumb, Canyon Village et Lake Butte dans le cadre d’une étude conduite par l’Université de l’Utah et l’Université du Nouveau-Mexique. Ces camions sont de gros véhicules pouvant peser jusqu’à 32 tonnes. Ils font vibrer des plaques d’acier, ce qui envoie de l’énergie basse fréquence à travers le sol; ils permettent de créer des images de la partie sommitale de la chambre magmatique de Yellowstone grâce à des centaines de sismomètres temporaires disséminés à travers le Parc.
Comme d’habitude, l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone a dû rassurer les gens qui qui se sont inquiétés quans ils ont ressenti l’essaim sismique. Le YVo rappelle une fois de plus qu’il n’y a actuellement AUCUN SIGNE INDIQUANT UNE ERUPTION IMMINENTE. Le programme Volcano Hazards de l’USGS a déclaré que le niveau d’alerte était «NORMAL» le 1er septembre 2020.
Source: Miami Herald, YVO.

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 A seismic swarm including 91 events was recorded in the Yellowstone National Park region in just 24 hours on September 10th, 2020. The quakes were located southwest of Yellowstone Lake between Heart Lake and West Thumb. Although the area is one of the most seismically active regions in the U.S., the Yellowstone Volcano Observatory (YVO) explains that the cluster of quakes “is on the large side in terms of number and magnitude, but nowhere near the largest.”

In the past, Yellowstone had swarms that included many hundreds of earthquakes in a day. For example, there was a 3-month-long swarm in June-September 2017 with 2,400 events reaching a maximum magnitude of M 4.4.

The recent cluster of quakes did not exceed M 3.0. The biggest temblor was recorded at M 2.8, while the weakest was measured at M 0.1. What’s more, the 91 quakes rattled alongside “fake” tremors set off by a “vibroseis” truck driven through Old Faithful, West Thumb, Canyon Village and Lake Butte as part of an experiment conducted by the University of Utah and University of New Mexico. These trucks are giant vehicles that can weigh up to 32 tonnes that vibrate steel plates on the ground, sending low frequency energy through it; they help to create images of the top of Yellowstone’s magma chamber with the help of hundreds of temporary seismometers located across the park.

As usual, YVO had to reassure people who got worried when they felt the swarm. There are currently NO SIGNS OF AN IMMINENT ERUPTION. The USGS Volcano Hazards Program declared a “NORMAL” alert level on September 1st, 2020.

Source: Miami Herald, YVO.

Source chaude à West Thumb (Photo : C. Grandpey)

Séismes volcaniques longue période et dégazage du magma // Long period volcanic earthquakes and magma degassing

En vue d’améliorer la compréhension des processus physiques conduisant à l’apparition de séismes longue période (LP) profonds parfois considérés comme des signes précurseurs d’éruptions, une équipe internationale impliquant des chercheurs de l’Institut des Sciences de la Terre (ISTerre/OSUG – CNRS / IRD / UGA / USMB / UGE) s’est penchée sur les séismes LP profonds sous le Klyuchevskoy (Kamtchatka).

Le nouveau modèle mis au point au cours de cette étude, publiée le 6 août 2020 dans la revue Nature Communications, devrait permettre d’améliorer la surveillance volcanique mais également de surveiller les effets de ce type de phénomène sur le changement climatique.

Sous certains volcans, des séismes LP sont observés à des profondeurs de plusieurs dizaines de kilomètres, ce qui correspond plus ou moins à la limite entre la croûte terrestre et le manteau. Cette sismicité profonde est particulièrement intéressante car elle peut avoir un lien avec l’activation des racines profondes des systèmes volcaniques. En conséquence, elle peut aussi servir à identifier d’éventuels signes précurseurs à moyen et long terme. Cependant, une compréhension des processus physiques conduisant à l’apparition de tels séismes profonds est nécessaire pour pouvoir les intégrer aux schémas de surveillance.

C’est pourquoi un groupe de chercheurs a décidé de mener une étude sur les séismes longue période profonds sous le Klyuchevskoy (Kamchatka). Pour cela, ils ont utilisé une modélisation mathématique contrainte par des données sur la composition géochimique des laves, et ont comparé leurs résultats avec des observations sismologiques. Cela leur a permis de proposer un nouveau modèle physique de l’origine des séismes profonds, générés par un dégazage rapide d’eau et de CO2. La modélisation a montré que dans les magmas ayant une concentration relativement élevée de ces composants volatiles, un dégazage suffisamment intense peut commencer à une profondeur d’environ 30 km et que la croissance de bulles de gaz peut être suffisamment rapide pour que les variations de pression associées puissent générer des ondes sismiques avec des amplitudes et fréquences comparables à celles observées.

Ce nouveau modèle devrait permettre d’améliorer la surveillance volcanique, mais il devrait également permettre de surveiller les effets de ce type de phénomène sur le changement climatique. En effet, l’activité sismique profonde intense sous des volcans comme le Klyuchevskoy  peut indiquer que les magmas qui les alimentent contiennent une concentration accrue de CO2 et, par conséquent, qu’un dégazage peut contribuer de façon importante aux émissions de gaz à effet de serre.

Source : Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG).

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In order to improve the understanding of the physical processes leading to the appearance of deep long-period (LP) earthquakes sometimes considered as precursor signs of eruptions, an international team involving researchers from the Institute of Earth Sciences (ISTerre / OSUG – CNRS / IRD / UGA / USMB / UGE) studied the deep LP earthquakes under Klyuchevskoy Volcano (Kamtchatka).
The new model developed during this study, published on August 6th, 2020 in the journal Nature Communications, should make it possible to improve volcanic monitoring but also to monitor the effects of this type of phenomenon on climate change.

Under some volcanoes, LP earthquakes are observed at depths of several tens of kilometres, which corresponds more or less to the limit between the Earth’s crust and the mantle. This deep seismicity is particularly interesting because it may have a link with the activation of the deep roots of volcanic systems. Consequently, it can also be used to identify possible warning signs in the medium and long term. However, an understanding of the physical processes leading to the emergence of these deep earthquakes is necessary in order to be able to integrate them into surveillance schemes.

This is why a group of researchers decided to conduct a study on long-period deep earthquakes under Klyuchevskoy (Kamchatka). For this, they used a mathematical modelling constrained by data on the geochemical composition of the lava, and compared their results with seismological observations. This enabled them to come up with a new physical model of the origin of deep earthquakes, generated by rapid degassing of water and CO2. Modelling has shown that in magmas with a relatively high concentration of these volatile components, sufficiently intense degassing can begin at a depth of about 30 km, and that the growth of gas bubbles can be rapid enough for the associated pressure changes to generate seismic waves with amplitudes and frequencies comparable to those observed.

This new model should make it possible to improve volcanic monitoring, but it should also make it possible to monitor the effects of this type of phenomenon on climate change. Indeed, the intense deep seismic activity beneath volcanoes like Klyuchevskoy may indicate that the magmas that feed them contain an increased concentration of CO2 and, therefore, that degassing may contribute significantly to greenhouse gas emissions.
Source: Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG).

Vue du Klyuchevskoy (Source : KVERT)

Odeurs et séismes // Odours and earthquakes

Le 21 août 2020, les pompiers de la préfecture japonaise de Kanagawa ont reçu de nombreux appels signalant une odeur inhabituelle qui avait envahi la ville pendant une heure. Les sismologues pensent que ce phénomène étrange pourrait être le signe précurseur d’un puissant séisme. Ils expliquent que les roches produisent une odeur particulière avant de se rompre sous les contraintes auxquelles elles sont soumises.
L’odeur désagréable avait déjà été signalée à deux reprises à Kanagawa au cours des mois précédents. La police a reçu environ 260 appels le 4 juin 2020 faisant état d’une « odeur de gaz. » Une équipe a été dépêchée sur place la suite de ces appels, mais aucune conduite de gaz endommagée n’a été découverte et la cause de la puanteur est restée inconnue.
Un sismologue de l’Université de Ritsumeikan, qui étudie la relation entre les séismes et les odeurs, a adressé une mise en garde juste après le premier incident. Les études montrent que les roches produisent une certaine odeur juste avant de se rompre sous les contraintes auxquelles elles sont soumises. Il a ajouté que les séismes majeurs ne se produisent pas brusquement ; les tensions s’accumulent lentement au fil des mois ; les plaques tectoniques se déplacent progressivement l’une contre l’autre avant que se déclenche le séisme principal. C’est ce processus qui est probablement la cause des mauvaises odeurs dans la région de Yokosuka.
Dans le passé, plusieurs séismes majeurs ont déjà été précédés par des odeurs désagréables. Par exemple, avant le tremblement de terre de Christchurch (Nouvelle-Zélande) en 2010 et celui de Kobe (Japon) en 1995, des témoins avaient fait état d’odeurs mystérieuses. Le séisme de magnitude M7.1 à Christchurch a causé des dégâts considérables et est aujourd’hui considéré comme celui qui a causé le plus de dégâts à une grande zone urbaine depuis l’événement de Hawke’s Bay en 1931.
Le séisme de Kobe a été l’un des pires de l’histoire du Japon. D’une magnitude de M7.3, il a tué environ 6 500 personnes et causé plus de 100 milliards de dollars de dégâts. Selon une étude, une odeur de soufre a été signalée avant la catastrophe.
L’avenir nous dira si les mises en garde des sismologues japonais sont justifiées et si un séisme majeur secouera la région de Kanagawa.
Source: The Watchers,

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On August 21st, 2020, the fire department in the Japanese Kanagawa Prefecture received numerous calls from residents reporting an unusual smell in the area over the course of an hour. Seismologists suggest that the strange phenomenon may be a precursor of a large earthquake. They explain rocks generate a distinct smell before breaking under stress.

 The unpleasant smell was reported twice in the prefecture during the previous months. About 260 calls were made to police hotlines on June 4th, all noting that the odour « smelled like gas ». An extensive investigation was conducted following the reports but no damaged gas lines were discovered, and the cause remained unknown.

A seismologist at Ritsumeikan University, who studies the relationship between earthquakes and odours, issued a warning right after the first incident. He explained that based on research, rocks create a certain smell just before they break under stress. He added that large earthquakes do not happen abruptly; they slowly build up over months, with the grinding tectonic plates gradually peeling away at each other before the main quake occurs. This process may be generating the stench in the Yokosuka area.

In the past, several major earthquakes were predeced by similar unpleasant odours. For instance, before the 2010 Christchurch Earthquake in New Zealand and the 1995 Kobe Earthquake in Japan, there had been reports of mysterious odours from witnesses. The M7.1 Christchurch quake left a considerable amount of damage and was considered the largest earthquake to impact a major urban area since the 1931 Hawke’s Bay earthquake.

The Kobe earthquake was one of the worst in Japan’s history. The M7.3 event resulted in around 6 500 fatalities and more than 100 billion dollars’ worth of damage. According to a study, a sulfur-like smell was reported prior to the disasters.

Let’s see if the seismologists warnings are justified and idf a major earthquake will shake the Kanagawa area.

Source: The Watchers.

Dégâts occasionnés par le séisme de Kobe (Crédit photo: Wikipedia)