Séisme sur le Mauna Loa (Hawaii) // Earthquake on Mauna Loa (Hawaii)

L’Observatoire des volcans d’Hawaii (HVO) a enregistré un séisme de M 4.1 sous le flanc nord-ouest du Mauna Loa le 4 décembre 2020 à 7h44 (heure locale). L’épicentre a été localisé à environ 22 km à l’est-nord-est de Honaunau-Napo’opo’o, à une profondeur d’environ 5 km.

De légères secousses ont été ressenties sur la Grande Ile, sans qu’aucun dégât n’ait été signalé aux bâtiments ou aux structures.

Cependant, des répliques sont possibles.

Selon le HVO, le séisme n’a eu aucun effet apparent sur le comportement du Kilauea ou du Mauna Loa.

Le niveau d’alerte volcanique du Mauna Loa reste à Advisory (surveillance conseillée). Le dernier séisme survient alors que les scientifiques continuent de suivre les petits essaims qui se produisent de temps à autre sous le sommet du Kilauea. Le HVO explique que plus de 80 séismes ont été détectés entre le 29 et le 30 décembre 2020. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M3,0, mais la plupart avaient une magnitude inférieure à M 1,0. Les scientifiques expliquent que ces essaims à faible profondeur ne signifient pas pour autant qu’une éruption est imminente.

——————————————

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) recorded an M 4.1 earthquake located beneath Mauna Loa’s northwest flank on December 4th, at 7:44 a.m. (local time).

The epicentre was located about 22 km east-northeast of Hōnaunau-Nāpō’opo’o, at a depth of about 5 km depth.

Light shaking has been reported across the Island of Hawai’I, with no damage reported to buildings or structures. However, aftershocks are possible.

According to HVO, the earthquake had no apparent effect on the behaviour of Kilauea or Mauna Loa volcanoes. The Volcano Alert Level for Mauna Loa will remain at Advisory.

This event comes as scientists continue to track clusters of quakes below Kilauea’s summit.

HVO said more than 80 quakes were detected between December 29th and 30th, 2020. The most significant event had a magnitude M3.0, but most were less than M 1.0. Scientists explain that the clusters of shallow quakes do not mean an eruption is imminent.

Source : HVO

Au fond de la Fosse des Mariannes…

La Chine a diffusé en direct le 20 novembre 2020 des images de son nouveau submersible habité au fond de la Fosse des Mariannes dans le cadre d’une mission dans les eaux les plus profondes de la planète.

La Fosse des Mariannes est actuellement l’endroit le plus profond de la croûte terrestre. Elle se trouve dans la partie nord-ouest de l’Océan Pacifique, à l’est des Îles Mariannes et à proximité de l’île de Guam. Le point le plus bas connu de la fosse se situerait selon les relevés à 10 984 ± 25 m. Des organismes piézophiles vivent à cette profondeur, malgré des pressions atteignant l’équivalent de 1 100 atmosphères.

D’un point de vue géologique – le plus important à mes yeux – la Fosse des Mariannes se situe sur une zone de subduction où la plaque Pacifique s’enfonce sous la plaque Philippine.

Le submersible chinois qui répond au nom de « Fendouzhe » – le « lutteur » – est descendu à plus de 10.000 mètres dans la fosse avec trois chercheurs à son bord.

Très peu de personnes ont déjà visité la Fosse des Mariannes. Les premiers explorateurs ont atteint la fosse en 1960 lors d’une brève expédition. Il a ensuite fallu attendre 2012 et la descente effectuée par le cinéaste américain James Cameron, réalisateur de « Titanic », qui a parlé d’un environnement « désolé » et « extraterrestre ».

Les vidéos tournées cette semaine par une caméra sous-marine montrent le submersible chinois vert et blanc se déplaçant dans les eaux obscures, entouré de nuages de sédiments alors qu’il se pose lentement sur le fond marin.

Le but des missions du Fendouzhe est d’observer « les nombreuses espèces et la répartition des êtres vivants dans les fonds marins » et les chercheurs chinois vont collecter des spécimens pour leurs recherches. Des études antérieures ont permis de trouver des communautés florissantes d’organismes unicellulaires survivant sur des déchets organiques qui s’étaient installés sur le fond de l’océan, mais très peu de gros animaux.

La mission actuelle du Fendouzhe permettra également d’effectuer des recherches sur les « matériaux des eaux profondes », alors que la Chine progresse dans l’exploitation minière à grande profondeur. Pékin a mis en place en novembre un centre de formation et de recherche qui initiera les professionnels à la technologie des grands fonds marins et mènera des recherches sur l’exploitation de minéraux précieux au fond de l’océan.

Sources : Médias internationaux.

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, l’Homme n’a jamais été vraiment attiré par les grandes profondeurs océaniques, endroits obscurs où il n’y a guère de vie. Il est davantage fasciné par les autres planètes du système solaire comme le montre l’attrait exercé par les images envoyées par les robots martiens où les sondes qui voyagent à proximité d’autres planètes.

Pourtant, les abysses de nos océans présentent un intérêt certain. Les Chinois espèrent y découvrir – et un jour y extraire – des minéraux précieux. A côté de cela, il ne faudrait pas oublier que les fosses océaniques comme celle des Mariannes sont des zones de subduction où se déclenchent les séismes les plus puissants et les plus destructeurs sur Terre. Des missions à l’aide de submersibles comme le Fendouzhe permettraient d’y installer des capteurs et autres instruments afin d’étudier le comportement de la croûte terrestre à grande profondeur. Mais bien sûr, les images rapportées par de telles missions ne nous feraient pas rêver….

Source : Wikipedia

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

 Comme cela se produit de temps en temps, le Stromboli (Sicile) a connu un puissant épisode éruptif le 10 novembre 2020 à 20h04 (UTC) dans la zone centre sud de la terrasse cratèrique. L’événement a duré environ 6 minutes et a produit une colonne éruptive verticale qui dépassait la hauteur de Pizzo.. L’événement s’est terminé à 20h10 avec au moins trois explosions d’une intensité moindre. L’épisode éruptif est apparu sur toutes les stations sismiques du Stromboli. Aucune variation significative du tremor éruptif n’a été signalée. La situation est redevenue normale par la suite.

Source : INGV.

++++++++++

On observe toujours sur l’Etna (Sicile) une activité strombolienne de fréquence et d’intensité variables avec des émissions de cendres discontinues au niveau du Nouveau Cratère Sud-Est.  L’activité strombolienne se concentre aussi à l’intérieur du Cratère Nord-Est et de la Bocca Nuova, tandis que la Voragine se contente de dégazer.

Source : INGV.

++++++++++

On a beaucoup parlé du volcan de Mayotte ces derniers temps (il n’a toujours pas été baptisé) avec les explications des scientifiques et des échantillons de lave fournis à la population. On connaît la cause des séismes qui ont angoissé pendant plusieurs mois les Mahorais, mais cette sismicité se poursuit. Ainsi, le 10 novembre 2020 à 12h19 (heure locale) un nouvel événement de magnitude M 5,3 sur l’échelle de Richter a été ressenti par la population. Son épicentre a été localisé à 22 km à l’est de Dzaoudzi en Petite Terre, et à 44 km de profondeur.
La crise sismique a débuté le 10 mai 2018. La plus forte secousse remonte au 15 mai de cette même année, avec une magnitude de M 5,9. Il est probable que le volcan sous-marin situé à quelques dizaines de kilomètres à de l’île est encore à l’origine de l’activité sismique ressentie le 10 novembre.

Source : Mayotte la 1ère.

++++++++++

Les webcams et les sismographes montrent que l’activité s’est stabilisée sur le Merapi (Indonésie) ces derniers jours. Cependant, l’activité volcanique a augmenté au cours de la semaine dernière. Une éruption, avec un panache de cendres atteignant 3000 mètres, a été observée le 8 novembre 2020 entre 12h et 18h. Les volcanologues indiquent que de telles éruptions sont des événements habituels, en particulier pendant les périodes de hausse d’activité du Merapi. Ils pensent que « d’autres éruptions avec coulées de lave et coulées pyroclastiques sont susceptibles de se produire dans les prochains jours. » L’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB) est prête à mettre en place des procédures d’évacuation en cas d’éruption majeure.

Le niveau d’alerte du volcan est passé à Siaga (niveau 3 sur 4) le 5 novembre 2020. Les autorités ont appelé à l’arrêt des activités minières dans les rivières situées dans les zones les plus exposées aux éruptions, ou dans des zones situées dans un rayon de 3 km du sommet du volcan. Elles ont aussi appelé à la suspension des activités touristiques autour du volcan. Au cas où une éruption se produirait, les stupas les plus exposés du site de Borobodur ont été recouverts d’une bâche.

Source: VSI et journaux indonésiens.

++++++++++

Des avalanches de blocs et des coulées pyroclastiques descendent encore les flancs est et sud-est du Sinabung (Indonésie), généralement jusqu’à 1 km et 1,5 à 2,5 km, respectivement. Un événement éruptif le 4 novembre a généré un nouveau panache de cendres. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km, avec des extensions à 5 km dans le secteur SE et à 4 km dans le secteur NE.

Source: CVGHM.

++++++++++

Vous pourrez compléter vos connaissances sur les volcans en consultant sur Facebook les pages consacrées à la revue LAVE et ses archives. Elles sont proposées par Alain Catté, ancien rédacteur de la revue :

https://www.facebook.com/groups/334486811148137

https://www.facebook.com/groups/439147130403857

—————————————-

Here is some news of volcanic activity around the world :

As happens from time to time, Stromboli (Sicily) went through a powerful eruptive episode on November 10th, 2020 at 20:04:20 (UTC) in the south central area of the crater terrace. The event lasted about 6 minutes and produced a vertical eruptive column that rose higher than the Pizzo. The event ended at 20:10 pm with at least three explosions of lesser intensity. The eruptive episode appeared on all the seismic stations of Stromboli. No significant variation in the eruptive tremor has been reported. The situation returned to normal thereafter.

Source: INGV.

++++++++++

Strombolian activity of varying frequency and intensity is still observed on Mt Etna (Sicily) with discontinuous ash emissions at the New Southeast Crater. Strombolian activity is also observed inside the Northeast Crater and Bocca Nuova, while Voragine is only degassing. Source: INGV.

++++++++++

There has been much talk about the Mayotte volcano lately (it has still not been named) with explanations from scientists and lava samples offered to the population. We know the cause of the earthquakes that worried the Mahorais for several months, but this seismicity continues. Thus, on November 10th, 2020 at 12:19 (local time) a new M 5.3 event on the Richter scale was felt by the population. Its epicentre was located 22 km east of Dzaoudzi in Petite Terre, and 44 km deep. The seismic crisis began on May 10th, 2018. The strongest earthquake dates back to May 15thof that same year, with a magnitude of M 5.9. It is likely that the submarine volcano located a few dozen kilometres west of the island is still the source of the seismic activity felt on November 10th.

Source: Mayotte la 1ère.

++++++++++

The webcams and seismographs show that activity has stabilised on Mt Merapi (Indonesia) during the past days. However, volcanic activity increased during the past week. An eruption, with an ash plume reaching 3,000 metres was observed on November 8th, 2020 between 12 and 6 p.m. Volcanologists indicate that such eruptions are usual occurrences, especially amid increased activities at Mt. Merapi. They think that “more eruptions of lava and hot clouds are likely to occur in the coming days.” The National Disaster Mitigation Agency (BNPB) said it was ready to set up evacuation procedures in the event of a major eruption.

The volcano’s alert level was increased to Siaga on November 5th, 2020. Authorities have urged for a halt to mining activities in rivers located within disaster-prone area, or areas within a 3 km radius of the volcano’s summit and called for tourism activities in the area to be suspended. In case of an eruption, the most exposed stupas of Borobodur have been protected with tarpaulins.

Source: VSI and Indonesian newspapers.

++++++++++

Block avalanches and pyroclastic flows are still travelling down the E and SE flanks of Mt Sinabung (Indonesia), generally as far as 1 km and 1.5-2.5 km, respectively. An eruptive event on 4 November generated another ash plume. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km in the SE sector and 4 km in the NE sector.

Source: CVGHM.

Image thermique de l’éruption du Stromboli le 10 novembre 2020 (Source : INGV)

Nouvelle lumière sur la collision tectonique au Tibet // New light on tectonic collision in Tibet

De nouvelles données sismiques recueillies par des scientifiques de l’Université de Stanford et de l’Académie Chinoise des Sciences Géologiques montrent que deux processus entrent en action simultanément sous la zone de collision tibétaine. C’est la première fois que des scientifiques disposent d’images fiables des variations longitudinales dans la zone de collision de l’Himalaya. L’étude a été publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences en septembre 2020.

En plus d’être un lieu idéal pour les aventuriers et les personnes à la recherche d’une retraite spirituelle, la région de l’Himalaya est un endroit extraordinaire pour comprendre les processus géologiques. Elle abrite des gisements de cuivre, de plomb, de zinc, d’or et d’argent, ainsi que des éléments plus rares comme le lithium, l’antimoine et le chrome. Le soulèvement du plateau tibétain affecte même le climat car il influence la circulation atmosphérique et le développement des moussons.
Cependant, les scientifiques ne maîtrisent pas totalement les processus géologiques qui contribuent à la formation de la région. L’étude de l’Himalaya est rendue difficile par les problèmes d’accès physique et politique au Tibet. En conséquence, la plupart des missions sur le terrain ont été trop limitées dans l’espace pour comprendre la situation dans son ensemble, ou bien elles n’ont pas eu suffisamment de résolution en profondeur pour bien comprendre les processus en jeu.
Aujourd’hui, les nouvelles données sismiques collectées par des géophysiciens de la School of Earth, Energy & Environmental Sciences de Stanford offrent la première vue ouest-est du sous-sol de la région où s’affrontent l’Inde et l’Asie. L’étude participe au débat en cours sur la structure de la zone de collision himalayenne, source de catastrophes comme le séisme de Gorkha en 2015 qui a tué environ 9 000 personnes et en a blessé des milliers d’autres.
Les nouvelles données sismiques montrent que deux processus concurrents entrent probablement en action simultanément sous la zone de collision: 1) le mouvement d’une plaque tectonique sous une autre, ainsi que 2) l’amincissement et l’effondrement de la croûte.
C’est la première fois que des scientifiques recueillent des images vraiment fiables de la variation longitudinale de la zone de collision de l’Himalaya. Lorsque la plaque indienne entre en collision avec l’Asie, elle forme le Tibet, le plus haut et le plus vaste plateau de haute montagne de la planète. Ce processus a commencé très récemment dans l’histoire géologique, il y a environ 57 millions d’années. Les chercheurs ont proposé diverses explications pour sa formation, comme un épaississement de la croûte terrestre qui serait causé par la plaque indienne en se frayant un chemin sous le plateau tibétain.
Pour vérifier ces hypothèses, les chercheurs ont installé de nouveaux sismomètres en 2011 afin de rechercher des détails qui auraient pu passer inaperçus auparavant. Surtout, les nouveaux sismos ont été installés d’est en ouest à travers le Tibet. Auparavant, ils n’avaient été déployés que du nord au sud parce que c’est dans cette direction que les vallées du pays sont orientées et c’est aussi la direction dans laquelle les routes ont été historiquement construites.
Au final, les images reconstituées à partir d’enregistrements par 159 nouveaux sismomètres étroitement espacés le long de deux profils d’un millier de kilomètres de long, révèlent les endroits où la croûte indienne présente des déchirures profondes provoquées par la courbure de l’arc himalayen.
Tandis que la plaque tectonique indienne se déplace à partir du sud, le manteau, qui constitue la partie la plus épaisse et la plus solide de la plaque, plonge sous le plateau tibétain. Les dernières analyses révèlent que ce processus provoque la rupture de petites parties de la plaque indienne sous deux des rifts de surface, ce qui crée probablement des déchirures dans la plaque, de la même manière qu’un camion traversant un espace étroit entre deux arbres arrache des morceaux d’écorce. L’emplacement de ces déchirures semble essentiel pour comprendre jusqu’à quelle distance un séisme majeur comme celui Gorkha va se propager.
La survenue de séismes très profonds, à plus de 60 kilomètres sous la surface, est un aspect surprenant du Tibet. En utilisant leurs données sismiques, les chercheurs ont détecté des relations entre les déchirures de la plaque et la survenue de ces séismes profonds.
La dernière étude explique également pourquoi la force de la gravité varie dans différentes parties de la zone de collision. Les co-auteurs ont émis l’hypothèse qu’après que les petits morceaux se soient détachés de la plaque indienne, un matériau plus tendre car plus chaud est remonté des profondeurs, créant des déséquilibres de masse dans la zone de collision Inde-Tibet.
Source: Université de Stanford.
Référence: « Localized foundering of Indian lower crust in the India–Tibet collision zone » – Shi, D. et al. – Proceedings of the National Academy of Sciences – https://doi.org/10.1073/pnas.2000015117

————————————————

New seismic data collected by scientists at Stanford University and the Chinese Academy of Geological Sciences suggests that two competing processes are simultaneously operating beneath a collision zone in Tibet. The research marks the first time scientists have gathered credible images of along-strike or longitudinal variation in the Himalaya collision zone. Itwas published in the Proceedings of the National Academy of Sciences in September 2020..

In addition to being the place to be for adventurers and spiritual seekers, the Himalaya region is a wonderful place for understanding geological processes. It hosts mineral deposits of copper, lead, zinc, gold and silver, as well as rarer elements like lithium, antimony and chrome. The uplift of the Tibetan plateau even affects global climate by influencing atmospheric circulation and the development of seasonal monsoons.

However, scientists still don’t fully understand the geological processes contributing to the region’s formation. The study of the Himalayas is made difficult by the physical and political inaccessibility of Tibet. As a consequence, most field experiments have either been too localized to understand the big picture or they have lacked sufficient resolution at depths to properly understand the processes.

Now, new seismic data gathered by geophysicists at Stanford’s School of Earth, Energy & Environmental Sciences provides the first west-to-east view of the subsurface where India and Asia collide. The research contributes to an ongoing debate over the structure of the Himalaya collision zone, the source of catastrophes like the 2015 Gorkha earthquake that killed about 9,000 people and injured thousands more.

The new seismic images suggest that two competing processes are simultaneously operating beneath the collision zone: 1) movement of one tectonic plate under another, as well as 2) thinning and collapse of the crust.

The study marks the first time that scientists have collected truly credible images of an along-strike, or longitudinal, variation in the Himalaya collision zone. As the Indian plate collides with Asia it forms Tibet, the highest and largest mountain plateau on the planet. This process started very recently in geological history, about 57 million years ago. Researchers have proposed various explanations for its formation, such as a thickening of the Earth’s crust caused by the Indian plate forcing its way beneath the Tibetan Plateau.

To test these hypotheses, researchers installed new seismic recorders in 2011 in order to resolve details that might have been previously overlooked. Importantly, the new recorders were installed from east to west across Tibet; traditionally, they had only been deployed from north to south because that is the direction the country’s valleys are oriented and thus the direction that roads have historically been built.

The final images, pieced together from recordings by 159 new seismometers closely spaced along two 1,000-kilometre long profiles, reveal where the Indian crust has deep tears associated with the curvature of the Himalayan arc.

As the Indian tectonic plate moves from the south, the mantle, the thickest and strongest part of the plate, is dipping beneath the Tibetan plateau. The new analyses reveal that this process is causing small parts of the Indian plate to break off beneath two of the surface rifts, likely creating tears in the plate, similar to how a truck barreling through a narrow gap between two trees might chip off pieces of tree trunk. The location of such tears can be critical for understanding how far a major earthquake like Gorkha will spread.

The occurrence of very deep earthquakes, more than 60 kilometres below the surface, is an unusual aspect of Tibet. Using their seismic data, the researchers found associations between the plate tears and the occurrence of those deep quakes.

The research also explains why the strength of gravity varies in different parts of the collision zone. The co-authors hypothesized that after the small pieces dropped off from the Indian plate, softer material from underneath bubbled up, creating mass imbalances in the India-Tibet collision zone.

Source: Stanford University.

Reference: « Localized foundering of Indian lower crust in the India–Tibet collision zone » – Shi, D. et al. – Proceedings of the National Academy of Sciences – https://doi.org/10.1073/pnas.2000015117

Environnement tectonique du Népal avec le séisme de Gorkha (Source : IPG, USGS)