COP 26 : la Sibérie au bord du gouffre (2ème partie) // COP 26 : Siberia on the brink of the abyss (part 2)

5. Nouveaux virus.
On découvre chaque année en Sibérie des restes de mammouths ou de rhinocéros laineux, ainsi que d’ours des cavernes et de chevaux préhistoriques disparus depuis longtemps. Le dégel du pergélisol a donné aux scientifiques l’accès à un trésor inestimable d’ossements, mais aussi de chair, de fourrure, de cellules et même de sang.
Les scientifiques s’efforcent de redonner vie à certaines de ces espèces, mais la réapparition de ces animaux d’autrefois a une autre facette. Au cours des cinq dernières années, l’anthrax a fait sa réapparition dans la péninsule de Yamal où il a tué des êtres humains et des rennes. Des centaines de militaires ruses, spécialistes de guerre chimique et biologique ont été déployées sur la péninsule de Yamal pour détruire les restes des carcasses de rennes infectés.
La réapparition de la variole, aujourd’hui éradiquée, reste une menace. Un cimetière sur la rivière Kolyma a été créé dans les années 1890 pour enterrer les morts suite à une importante épidémie de variole. La combinaison du dégel du pergélisol et des inondations – une autre conséquence du réchauffement climatique – risque de rouvrir les tombes et de faire ressortir le virus.
Des scientifiques russes ont mis en garde contre de nouveaux « virus géants » susceptibles de se trouver dans les mammouths laineux dont les carcasses apparaissent désormais régulièrement.

Photo: C. Grandpey

6. Feux de forêt et feux de tourbe.
2021 a vu en Sibérie les pires incendies de forêt de l’histoire. Cette année, ils étaient plus au sud alors que l’année dernière ils sévissaient plus intensément dans l’extrême nord, au-dessus du cercle polaire arctique.
Le phénomène de «neige fumante» en Yakoutie met en évidence un nouveau phénomène. Le feu brûle sous terre, dans le pergélisol dégelé, pendant toute l’année, même lorsque la température descend en dessous de moins 50°C. Une vidéo a montré des panaches de fumée s’élevant de « feux zombies » à quelque 400 km au nord-est de Yakoutsk la capitale de la Yakoutie qui est aussi la ville la plus froide du monde. Le feu se propage dans la même zone qui a été touchée par les incendies de forêt en été. Cette zone a connu un temps extrêmement chaud et sec. ILe feu est probablement alimenté par de la tourbe ou, comme le suggèrent certains chasseurs, par de la lignite, un jeune charbon.

En 2021, les pires incendies de forêt jamais enregistrés ont été signalés au début du mois de mai à proximité d’Oymyakon, connu comme le village habité le plus froid du monde, alors que la neige et la glace recouvraient toujours le sol. Iakoutsk et d’autres villes sibériennes ont été envahies par les fumées toxiques des incendies, avec jusqu’à 95 fois les niveaux admissibles, et la fumée s’est également propagée à travers le Pacifique jusqu’en Amérique du Nord.
Les incendies de Sibérie en 2021 ont dépassé ceux de l’ensemble du reste du monde, au cours d’une année qui a vu également d’énormes incendies aux États-Unis, en Espagne et en Turquie. Les incendies en Sibérie en 2021 ont rejeté 800 millions de tonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère à partir de début juin. C’est plus que les émissions annuelles de l’Allemagne, le plus gros pollueur d’Europe.

 

Source »: Siberian Times

7; Inondations et sécheresses.
La Sibérie peut connaître au même moment des inondations et des sécheresses, des épisodes de fortes pluies, mais aussi de longues périodes de sécheresse sans précipitations. Le même jour à travers les huit fuseaux horaires de l’Oural au Pacifique, les bulletins météorologiques peuvent faire état de vagues de chaleur record, de crues de rivières, de périodes de sécheresse, de neige hors saison et de tornades.
L’année 2019 a vu les pires inondations de l’histoire dans la région d’Irkoutsk. La localité la plus impactée a été Tulun où les habitants ont vu de l’eau monter soudainement jusqu’à la hauteur de leur cou. Des dizaines de personnes sont mortes ou ont été portées disparues, avec des rivières dont l’eau est montée jusqu’à 14 mètres.
A côté de cela, de longues périodes de sécheresse – cette année dans le nord – ont permis aux incendies de forêt de ravager la Sibérie.

8. Route maritime du Nord.
Il y a eu un grand moment en 2020 lorsque l’on a vu le grand voilier STS Sedov naviguer dans l’océan Arctique entre l’Asie et l’Europe. L’équipage n’a pratiquement jamais rencontré la banquise sur des milliers de milles marins.Le brise-glace russe qui accompagnait le voilier n’a servi à rien au moment où le Sedov s’aventurait dans les mers de Béring, des Tchouktches , de Sibérie orientale, de Laptev et de Kara.
Le voyage du quatre-mâts en acier, de fabrication allemande, montre que la route maritime du Nord relie désormais sans encombre le Pacifique et l’Atlantique. Le navire a navigué au large de Chukotka où, en 1878, la célèbre expédition Vega s’est retrouvée coincée dans la banquise pendant 11 mois alors qu’elle effectuait le tout premier voyage entre l’Europe et l’Asie via la route maritime arctique.

Il est indéniable que le réchauffement climatique rend les routes maritimes dans les eaux polaires plus accessibles pour tous types de navires. Il s’agit d’une aubaine économique pour la Russie, et les années à venir devraient voir une augmentation importante du commerce empruntant la route du nord. On comprend pourquoi Vladimir Poutine n’est pas allé à Glasgow. Le réchauffement climatique offre à la Russie des opportunités commerciales en or.

Source: Wikipedia

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5. New viruses.

Annual discoveries are now made of the remains of extinct woolly mammoths or rhinos as well as long-gone cave bears and pre-historic horses. The thawing of permafrost has given scientists access to an untold treasure trove of  not merely bones but the flesh and fur, the cells and even blood, of the past.

Scientists are working to bring some of these species back to life, yet there is another side to the reappearance of these lost animals. In the last five years, born-again anthrax in the Yamal peninsula has been released and killed both humans and reindeer. Hundreds of Russian chemical and bio-warfare troops were deployed to destroy the infected reindeer remains on Yamal.

The release of eradicated smallpox remains a threat. A graveyard on the Kolyma River was created in the 1890s to bury the dead from a major smallpox outbreak. The combination of permafrost thawing and flooding – another consequence of climate change – risks reopening such graves.

Russian scientists have warned of new « giant viruses » in, for example, woolly mammoths, the carcasses of which are now appearing with regularity.

6. Wildfires and peat fires.

2021 has seen the worst wildfires in recorded history. This year, they were further south while last year they raged more intensively in the far north, above the Arctic Circle.

The phenomenon of ‘smoking snow’ in Yakutia highlights the new normal. The fire burns underground in the thawed permafrost, all year, even when the temperature plunges below minus 50°C. A video has shown the wafts of smoke rising from the zombie fire some 400 km north-east of Yakutia’s capital Yakutsk, the world’s coldest city. It is burning in the same area that was hit by summer wildfires.This area suffered extremely hot and dry weather. It must be either peat on fire here, or, as some hunters who noticed these fires suggest, possibly young coal (lignite).

In 2021, the worst-ever wildfires were signalled in the first days of May – with snow and ice still on the ground – in the vicinity of Oymyakon, known as the world’s coldest permanently inhabited village. Yakutsk and other Siberian cities were blotted out by toxic fumes from the fires, as much as 95 times allowable levels, and the smoke also wafted across the Pacific to North America.

The Siberian fires in 2021 exceeded those in the rest of the world combined, in a year that saw the huge infernos in the US, Spain and Turkey. The fires in Siberia in 2021 have pumped 800 million tonnes of carbon dioxide into the atmosphere since the start of June, more than the annual emissions of Germany, Europe’s biggest polluter.

7; Floods and droughts.

Siberia can experience floods and droughts at the same time, a weather rollercoaster of lashing rains but also lengthy parched periods without precipitation. On the same day across the eight time zones from the Urals to the Pacific, weather and news reports may be drawing attention to record heat waves, burst rivers, dry spells, unseasonal snow and tornadoes.

The year 2019 saw the worst flooding in recorded history in Irkutsk region. An epicentre was Tulun whereresidents saw sudden surging water that rose up to their necks. Dozens died ans went missing as rivers rose by up to 14 metres.

Yet it was also long periods of drought – this year in the north – that has enabled the wildfires to rampage across Siberia.

8. Northern Sea Route.

There was an epic sight in 2020 when the giant sailing ship STS Sedov was seen sailing across the Arctic Ocean from Asia to Europe. The crew encountered almost no significant ice floes across thousands of nautical miles. An accompanying Russian icebreaker vessel was virtually redundant as the Sedov ventured across the Bering, Chukchi, East Siberian, Laptev and Kara seas.

The four-masted German-made steel barque’s journey shows that the Northern Sea Route now viably connects the Pacific and Atlantic. The vessel sailed past the location off Chukotka where in 1878 the famous Vega Expedition became stuck in pack ice for 11 months as it made the first-ever successful voyage from Europe to Asia via the Arctic sea route.

It is undeniable that global climate changes now make sea routes in polar waters more accessible for all types of ships. This is an economic boon to Russia, and the coming years are expected to see a major rise in trade taking advantage of  the northern route. One can undrestand why Vladimir Putin did not go to Glasgow. Global warming offers Russian golden commercial opportunities.

La pierre ponce menace le bon fonctionnement des centrales nucléaires au Japon // Pumice threatens the good operation of nuclear plants in Japan

Dans une note publiée sur ce blog le 13 août 2021, j’expliquais qu’une éruption avait début le 12 de ce mois sur le Fukutoku-Oka-no-ba, un édifice sous-marin situé à 5 km au NE de l’île de Minami-Ioto. Selon le VAAC de Tokyo, le panache de cendre montait jusqu’à 16,4 km au-dessus du niveau de la mer et se dirigeait vers le SSO en direction des Philippines. Les autorités japonaises affirment que c’est l’une des plus importanres éruptions depuis 1945. Le volcan a émis un volume de ponce et de cendre estimé à 100 millions de mètres cubes.

Les autorités japonaises s’inquiètent aujourd’hui des conséquences de cette éruption. Des bancs de pierre ponce produits par l’éruption du mois d’août se sont échoués sur le rivage de l’île principale de la préfecture d’Okinawa et dans d’autres secteurs, affectant la pêche et les opérations maritimes. Les bancs de ponce sont également signalés dans la préfecture de Kagoshima. Le 27 octobre, un membre de l’Autorité de régulation nucléaire a expliqué que la pierre ponce pourrait affecter la prise d’eau utilisée dans les centrales nucléaires pour le refroidissement des réacteurs.
Des bancs de pierre ponce auraient commencé à s’échouer sur l’île de Kita-Daitojhima début octobre et auraient également été confirmées dans tout l’archipel d’Okinawa.
Le gouvernement japonais a déclaré qu’environ 10 tonnes de pierre ponce étaient évacuées chaque jour dans le port de pêche de Hentona, dans le village de Kunigami, mais les pierres continuent à s’échouer sans arrêt sur le rivage. Environ 750 bateaux de pêche n’ont pas pu quitter le port en raison des risques pour les moteurs des embarcations.
Les bancs de pierre ponce dérivent au gré des courants. Certains d’entre eux se sont échoués sur les rivages de la préfecture d’Okinawa. D’autres pourraient être transportés vers le nord par le courant Kuroshivo et affecter davantage de zones.
Les responsables de l’Autorité de régulation nucléaire ont déclaré que l’un des moyens les plus efficaces pour se débarrasser de la pierre ponce est celui utilisé pour éliminer les méduses quand elles deviennent envahissantes. L’installation de clôtures devant les prises d’eau est également efficace. .
Source : The Japan Times, The Watchers.

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In a post published on this blog on August 13th, 2021, I explained that an eruption had started on August 12th at Fukutoku-Oka-no-ba, an underwater volcano located 5 km NE of Minami-Ioto Island. According to the Tokyo VAAC, the ash plume rose to 16.4 km above sea level and was heading SSW toward the Philippines. Japanese authorities said it was one of the largest among all land and sea eruption in Japan since 1945. The estimated volume of ejected pumice and ash was at least 100 million cubic meters.

Japanese authorities today worry about the consequences of this eruption. A large number of pumice stones produced by the August eruption have washed ashore on the main island of Okinawa Prefecture and other places, affecting fisheries and ship operations. The pumice is also being reported in the Kagoshima Prefecture. On October 27th, a member of the Nuclear Regulation Authority warned that the pumice might affect the intake of water used for cooling nuclear reactors.

Pumice stones are said to have begun washing ashore on Kita-Daitojhima island in early October and have been confirmed throughout Okinawa Island as well.

The government said about 10 tons of pumice have been removed every day at the fishing port of Hentona in the village of Kunigami, but the stones are said to have continued washing ashore at the port seemingly endlessly. About 750 fishing boats have been unable to leave the port due to concerns about engine trouble.

The pumice stones are swept away mainly by the currents. Some of them have washed ashore in Okinawa Prefecture. Others may be carried northward by the Kuroshivo current and affect more areas.

Officials of the Nuclear Regulation Authority said one of the effective ways to get rid of pumice is the measure being taken at each plant to remove jellyfish in the event of a plague. They also say installing fences in front of the water intake equipment can work.

Source: The Japan Times, The Watchers.

Image satellitaire du panache éruptif (Source: NASA/NOAA)

Source: Japan Coast Guard

Climat : multiplication des événements extrêmes // Climate : multiplication of extreme events

Si vous lisez la seule presse française, vous ne vous en rendrez pas compte. Nos journalistes sont trop occupés à s’attarder sur des sujets futiles en oubliant le reste de l’actualité. En revanche, si vous lisez la presse internationale, vous vous rendrez vite compte à quel point la situation climatique est alarmante et à quelle vitesse les événements extrêmes se multiplient. Quand l’un d’entre eux survient en France, c’est toujours le même refrain : « On n’avait jamais vu ça ! ». Malheureusement le « jamais vu ça » aura tendance à se répéter dans les prochaines années si rien n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Pourtant, la planète nous aura prévenus. Cela fait plusieurs années que des régions du monde souffrent car elles connaissent des événements extrêmes. Ainsi, entre décembre 2019 et janvier 2020, l’Australie était dévastée par les flammes. On parlait alors d’un événement exceptionnel, mais l’exceptionnel a tendance à se répéter ! La vague de chaleur qui a frappé les Etats Unis et le Canada au cours des dernières semaines est, selon les experts, « la plus extrême que la Terre ait connue depuis longtemps ». Elle a fait tomber un record de température de près de 5°C !

En France, ce sont les pluies qui ont plongé dans l’angoisse la population de certaines régions, mais c’est peu de chose à côté des crues dévastatrices qui viennent d’affecter la Belgique et surtout l’Allemagne où Angela Merkel a parlé d’« inondations qui dépassent l’imagination. »

En Chine, sur la ville de Zhengzhou, il est tombé, en 72 heures 787,9 millimètres de pluie. C’est l’équivalent de ce qui tombe habituellement dans la région en .un mois ! Le phénomène a entraîné des inondations monstres…

Des vagues et des records de chaleur sont enregistrés dans de nombreux pays. La Finlande vient ainsi de connaître 31 jours consécutifs à plus de 25°C. Comme je l’ai écrit dans une note précédente, la chaleur a déclenché de gigantesques incendies en Sibérie où les scientifiques ont enregistré en juillet 2021 des niveaux de particules fines dans l’atmosphère supérieurs à 1.000 microgrammes par mètre cube. C’est plus de 40 fois le niveau de sécurité recommandé par l’OMS.

Aucun continent n’est épargné. En Afrique, le Botswana a enregistré le 22 juillet 2021 une température de -9,7 °C et le Groenland pourrait voir ses températures monter à quelque 20°C au-dessus des normales dans les prochains jours.

Aujourd’hui, contrairement au passé, tous les scientifiques sont d’accord pour dire que le responsable de ces événements extrêmes est le changement (ou réchauffement) climatique . Certes, il y a toujours eu des inondations en Chine et des feux de forêts en Australie, mais leur fréquence et leur ampleur sont devenues exceptionnelles. Le réchauffement climatique a clairement un effet amplificateur sur tous ces événements météorologiques extrêmes.

Des études ont montré que le réchauffement climatique allait rendre les vagues de chaleur plus fréquentes, plus longues et plus intenses. De la même façon, on va assister à une multiplication des épisodes de pluies extrêmement abondantes, ou encore des sécheresses prononcées, avec toutes les conséquences que cela suppose.

Il est facile de comprendre ce qui provoque les précipitations extrêmes et leur cortège d’inondations. Lorsque l’air se réchauffe, il retient plus d’humidité. Un excès d’humidité de 7 % entraîne une hausse de 1°C des températures. De plus, lorsque l’air se réchauffe, l’évaporation devient plus rapide, que ce soit au-dessus de l’eau ou au-dessus des terres. On débouche donc sur des précipitations particulièrement intenses.

Des chercheurs anglais de l’université de Newcastle attirent l’attention sur un différentiel de température qui diminue entre les pôles et les tropiques en raison du réchauffement climatique. Cela a pour conséquence de ralentir le déplacement des tempêtes et entraîner de fortes précipitations sur une région donnée, avec le risque de crues soudaines. A cela, il faut ajouter la destruction de plus en plus de barrières végétales et un développement urbain qui empêche les précipitations de se dissiper.

On a parfois – voire souvent – reproché aux climatologues d’être trop pessimistes dans leurs prévisions, mais la situation actuelle démontre qu’ils ont probablement été trop optimistes. Aujourd’hui, quelques-uns expliquent qu’ils pourraient avoir sous-estimé les conséquences du réchauffement climatique. Un scientifique du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA a même déclaré : «  C’est déjà pire que ce que j’imaginais.»,

Adapté d’un article paru dans Futura Sciences.

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If you only read the French press, you won’t realize it. Our journalists are too busy dwelling on trivial matters while forgetting the rest of the news. On the other hand, if you read the international press, you will quickly realize how alarming the climate situation is and how quickly extreme events are multiplying. When one of them occurs in France, it’s always the same refrain: “We had never seen that before! Unfortunately, the “never seen before” will tend to repeat itself in the coming years if nothing is done to reduce greenhouse gas emissions.
However, the planet will have warned us. Regions of the world have been suffering for several years because they are experiencing extreme events. Thus, between December 2019 and January 2020, Australia was devastated by the flames. Expetrts said it was an exceptional event, but the exceptional tends to be repeated! The heat wave that has hit the United States and Canada in recent weeks is, according to experts, « the most extreme that the Earth has known in a long time ». It brought down a temperature record by nearly 5°C!
In France, the rain plunged the population of certain regions into anxiety, but this is little compared to the devastating floods which have just affected Belgium and above all Germany where Angela Merkel spoke of  » Floods that are beyond imagination.  »
In China, in the city of Zhengzhou, 787.9 millimeters of rain fell in 72 hours. This is the equivalent of what usually falls in one month in the region! The phenomenon led to monster floods …

Heat waves and heat records are being recorded in many countries. Finland has just experienced 31 consecutive days at over 25°C. As I put it in a previous post, the heat started gigantic fires in Siberia where scientists in July 2021 recorded levels of fine particles in the atmosphere above 1,000 micrograms per cubic meter. This is more than 40 times the level of safety recommended by the WHO.

No continent is spared. In Africa, Botswana recorded on July 22nd, 2021 a temperature of -9.7°C and Greenland could see its temperatures rise to some 20°C above normal in the coming days.

Today, unlike in the past, all scientists agree that the culprit behind these extreme events is climate change (or global warming). Of course, there have always been floods in China and forest fires in Australia, but their frequency and magnitude have become exceptional. Global warming clearly has an amplifying effect on all of these extreme weather events.
Studies have shown that global warming will make heat waves more frequent, longer and more intense. Likewise, we will witness an increase in episodes of extremely abundant rains, or even severe droughts, with all the consequences that this implies.
It’s easy to understand what causes extreme precipitation and its attendant flooding. As the air heats up, it retains more moisture. An excess of humidity of 7% causes a rise of 1°C in temperatures. In addition, as the air warms up, evaporation becomes faster, whether over water or over land. The situation therefore ends up with particularly intense precipitation.

English researchers at Newcastle University draw attention to a temperature differential that is shrinking between the poles and the tropics due to global warming. This has the effect of slowing the movement of storms and causing heavy rainfall over a given region, with the risk of flash floods. To this must be added the destruction of more and more plant barriers and urban development that prevents precipitation from dissipating.
Climate scientists have sometimes – indeed often – been criticized for being too pessimistic in their forecasts, but the current situation shows that they have probably been too optimistic. Today, some explain that they could have underestimated the consequences of global warming. A scientist from NASA’s Jet Propulsion Laboratory (JPL) even said: « It’s already worse than I imagined. »,
Adapted from an article in Futura Sciences.

Inondations en Allemagne (Source: Chaîne Météo)

Incendies et manque d’eau en Californie // Wildfires and lack of water in California

Toute l’actualité environnementale en France en ce moment se focalise sur les incendies de forêt qui font rage en Grèce et en Turquie, mais il ne faudrait pas oublier que la situation reste également préoccupante aux États-Unis. Un énorme incendie de végétation – le Dixie Fire – dans le nord de la Californie est entré dans la petite ville historique (elle date de la Ruée vers l’Or) de Greenville le 4 août 2021, réduisant en cendres les maisons et les autres structures. L’incendie a brûlé une grande partie du centre-ville et certaines maisons des alentours. Une station-service, un hôtel et un bar ont été totalement détruits.
Certains habitants n’ont pas tenu compte de l’ordre d’évacuation. En conséquence, les pompiers ont dû venir à leur secours au lieu de se concentrer sur la protection des structures. Heureusement, il n’y a pas eu de morts ou de blessés.
Le Dixie Fire brûle dans les comtés de Plumas et de Butte depuis le 14 juillet. Il s’agit du plus important incendie de forêt en Californie. Il a jusqu’à présent détruit au moins 67 structures et n’est contenu qu’à 35 %. Il s’agit également du huitième plus grand incendie de l’histoire de la Californie.

La sécheresse actuelle en Californie a entraîné la fermeture de la centrale hydroélectrique Edward Hyatt. Le niveau d’eau du lac Oroville a atteint un niveau historiquement bas C’est la première fois que la centrale électrique cesse ses activités depuis sa construction en 1967, au moment où la Californie met en garde sur de possibles coupures d’électricité. La centrale a la capacité d’alimenter près d’un demi-million de foyers.
Les autorités affirment que ce n’est que l’une des conséquences de la sécheresse provoquée par le réchauffement climatique. Elles appellent l’ensemble de la population à prendre des mesures dès maintenant pour réduire la consommation d’eau de 15 %, afin de préserver les réserves.

Un problème similaire affecte le lac Powell en Arizona. Le niveau de l’eau est historiquement bas sur le lac très prisé des passionnés de navigation. Une rampe de mise à l’eau des bateaux est tellement au-dessus de l’eau que les gens doivent emprunter une pente raide pour transporter les kayaks et atteindre la berge. Les agences de location de bateaux ont dû annuler leurs réservations jusqu’en août.
Le lac Powell est le deuxième plus grand réservoir des États-Unis, juste derrière le lac Mead au Nevada, qui stocke également l’eau du fleuve Colorado. Le niveau des deux lacs diminue plus rapidement que prévu. C’est un sérieux problème pour une région englobant sept États qui dépend du fleuve pour fournir de l’eau à 40 millions de personnes et à une industrie agricole très active.
Plusieurs grandes étendues d’eau dans l’ouest des États-Unis ont atteint des niveaux bas record cet été, y compris le Grand Lac Salé dans l’Utah.

Le manque d’eau dans les lacs est dû au manque de neige et donc moins d’eau de fonte dans le fleuve Colorado et ses affluents. De plus, les températures très chaudes dessèchent le sol et provoquent l’évaporation d’une grande quantité d’eau du fleuve. Des études ont établi un lien entre la sécheresse de plus de 20 ans dans la région et le changement climatique d’origine anthropique.

Source: Médias d’information américains.

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All environmental news in France at the moment is centered on the wildfires that are raging in Greece and Turkey, but the situation remains preoccupying in the U.S. as well. A huge wildfire – the Dixie Fire – in northern California entered the small Gold Rush town of Greenville on August 4th, 2021, levelling down homes and businesses. The fire has burnt much of the downtown and some surrounding homes, A gas station, hotel and bar were burnt to the ground.

Some residents did not heed the evacuation order, and firefighters had to get them out of harm’s way instead of being able to focus on defending structures. Fortunately, there were no reports of injuries or casualties.

The Dixie Fire has been burning in Plumas and Butte counties since July 14th..It is currently the largest wildfire in California. It has so far destroyed at least 67 structures and is only 35% contained. It is also the eighth-largest wildfire in California’s recorded history.

The current drought in California has forced the shutdown of the Edward Hyatt hydroelectric power plant. The water levels in Lake Oroville have reached historic lows. It is the first time the power plant has ceased operations since it was constructed in 1967, at a time when California is warning about the potential for rolling blackouts The plant has the capacity to power almost half a million households.

Authorities say this is just one of many unprecedented impacts in California as a result of the climate-induced drought. They are calling on everyone to take action now to reduce water use by 15 percent, to preserve as much water supply in storage as possible.

A similar problem affects Arizona ‘s Lake Powell. The water level at the popular destination for houseboat vacations is at a historic low. One boat ramp is so far above the water, people have to carry kayaks down a steep cliff face to reach the surface. Houseboat-rental companies have had to cancel their bookings through August.

Lake Powell is the second-largest reservoir in the United States, right behind Nevada’s Lake Mead, which also stores water from the Colorado River. Both are shrinking faster than expected, a dire concern for a seven-state region that relies on the river to supply water to 40 million people and to a very active agricultural industry.

There are currently several large bodies of water in the U.S. West that have hit record lows this summer, including the Great Salt Lake in Utah. The causes of the lower water are less snowpack flowing into the Colorado River and its tributaries, and hot temperatures parching soil and causing more river water to evaporate. Studies have linked the region’s more than 20-year megadrought to human-caused climate change.

Source: U.S. news media.

Vue du lac Powell (Photo: C. Grandpey)