Du volcan Kilauea à la Planète Rouge // From Kilauea Volcano to the Red Planet

drapeau-francaisEn septembre 2016, la simulation d’une mission d’atterrissage sur la planète Mars a eu pour cadre le volcan Kilauea. L’expérience faisait partie du programme Biologic Analog Science Associated with Lava Terrains (BASALT).de la NASA.  Le programme BASALT se compose d’un groupe international de 65 scientifiques, ingénieurs, informaticiens et astronautes dont la mission est l’exploration humaine de Mars à l’aide de robots. L’un des principaux objectifs de BASALT est d’examiner comment les humains peuvent effectivement explorer la surface de Mars pour y détecter des signes de vie, et de comprendre l’histoire géologique de la Planète Rouge.
Le Kilauea offre des paysages qui ne sont pas vraiment ceux de la planète Mars, mais ils s’en rapprochent. La région du Mauna Ulu sur l’East Rift Zone a été choisie comme zone d’atterrissage et d’exploration de Mars.
L’équipe scientifique du programme BASALT a installé un poste de contrôle de la mission à l’intérieur du camp militaire du Kilauea. La transmission bidirectionnelle de la voix, des vidéos et des données a été établie entre ce centre de commandement et l’équipe sur le terrain composée de deux membres qui ont effectué des échantillonnages en simulant, dans le secteur du Mauna Ulu, les conditions d’une mission sur Mars. Par exemple, les communications ont été établies avec une latence de 15 minutes pour imiter les délais de transmission imposés par la grande distance entre la Terre et Mars.
Outre la simulation des conditions de mission sur Mars, le programme BASALT a également testé diverses plates-formes scientifiques mobiles, des dispositifs portatifs pour déterminer la température et la composition des roches, ainsi que des technologies de pointe pour la transmission et l’affichage des vidéos et des données.
Le HVO a cautionné le projet BASALT en acceptant d’installer des antennes relais sur le toit de sa tour d’observation du cratère de l’Halema’uma’u.
Les volcans hawaïens ont toujours occupé une place prépondérante dans la formation des astronautes américains. Dans les années 1960 et 1970, la NASA a utilisé divers sites du Kilauea et les hautes pentes du Mauna Kea pour enseigner la volcanologie aux astronautes des missions Apollo et pour les préparer aux missions lunaires.

Plus récemment, la NASA, en collaboration avec l’Université d’Hawaï, a conduit des expériences pour étudier la faisabilité de longs séjours sur Mars.
De 2008 à 2012, des missions ont testé sur le Mauna Kea les méthodes d’extraction de l’oxygène et de l’eau de la cendre volcanique. Depuis 2012, le programme Hawaiii Space Exploration Analog and Simulation (HI-SEAS) a organisé des missions d’isolement de longue durée dans lesquelles des équipes scientifiques ont passé jusqu’à un an à l’intérieur d’un dôme géodésique situé sur le Mauna Loa.
Avant le programme BASALT sur le Kilauea, l’équipe scientifique de la NASA a effectué une autre simulation d’atterrissage sur Mars en 2015 sur le site des Cratères de la Lune dans l’Idaho.
L’équipe scientifique du programme BASALT espère retourner à Hawaï en 2017 pour répéter la mission dans un autre secteur du Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisA simulated Mars landing mission unfolded on Kilauea Volcano for two weeks in September 2016. The work was part of NASA’s Biologic Analog Science Associated with Lava Terrains (BASALT) program. BASALT consists of an international group of 65 scientists, engineers, computer scientists and astronauts dedicated to furthering the human-robotic exploration of Mars. One of the main objectives of the BASALT research program is to examine how humans can effectively explore the surface of Mars for life and to understand the geologic history of the Red Planet.

Kilauea Volcano offers landscapes that are not perfect analogs for Mars, but come quite close. The Mauna Ulu region on the east Rift Zone has been targeted as the Mars landing and exploration area.

The BASALT team also set up a Science Mission Control at Kilauea Military Camp. Two-way voice, video and data streaming was established between this command center and the field team, which consisted of two crew members who conducted field sampling under simulated Mars mission conditions around Mauna Ulu. These communications were delayed by up to 15 minutes to mimic transmission latencies due to the great distance between Earth and Mars.

In addition to simulating Mars mission conditions, the project also evaluated the use of various mobile science platforms, hand-held devices to determine temperature and composition of rocks, and cutting-edge video and data display technologies.

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) supported the BASALT project by hosting communication relay antennae in its observation tower.

Hawaiian volcanoes have featured prominently in the training of American astronauts for decades. In the 1960s and 1970s, NASA used various locations on Kilauea and the high slopes of Mauna Kea to teach Apollo astronauts volcanology and prepare them for what they might encounter on the surface of the Moon.

More recently, NASA, along with the University of Hawaii, has conducted experiments to advance the feasibility of long-term human habitation on Mars.

From 2008 to 2012, international campaigns carried out on Mauna Kea tested methods of extracting oxygen and water from volcanic cinder. Since 2012, the Hawai‘i Space Exploration Analog and Simulation, or HI-SEAS, program has conducted long-duration isolation missions in which crews spend up to a year inside a geodesic dome located on the slope of Mauna Loa.

Prior to the BASALT program at Kilauea Volcano, the NASA team conducted another simulated Mars landing in 2015 at the Craters of the Moon National Monument in Idaho.

The BASALT team hopes to return to Hawaii in 2017 to repeat the mission in another area of Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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Vue du Mauna Ulu (Photo: C. Grandpey)

 

Kilauea (Hawaii) : Nouvelle carte du champ de lave // New map of the lava field

drapeau-francaisEn fonction des variations du débit de la lave à sa source sur le Pu’uO’o, les coulées changent leurs points de sortie sur l’East Rift Zone du Kilauea. Une nouvelle carte a été mise en ligne par le HVO ; elle montre l’emplacement des nouvelles sorties de lave le 16 février 2017.

L’emplacement du champ de lave actif en date du 12 janvier est représenté en rose, alors que son élargissement avec l’apparition de nouvelles coulées en date du 16 février est montré en rouge.

Les coulées de lave plus anciennes (1983-2016) sont représentées en gris.

La ligne jaune marque la trajectoire probable des tunnels de lave actifs (en pointillé quand le tracé est incertain).

Les lignes bleues sur le champ de lave du Pu’uO’o marquent les lignes de pente les plus abruptes. Elles ont été calculées à partir d’un modèle numérique (MN) datant de 2013, alors que les lignes bleues sur le reste de la carte sont les lignes de pente les plus abruptes calculées à partir d’un MN de 1983. Cette analyse des lignes de pente se base sur l’hypothèse que les modèles numériques représentent parfaitement la surface de la terre. Toutefois, ces modèles ne sont pas parfaits. Les lignes bleues donnent donc seulement une idée de la trajectoire possible qu’emprunteraient des coulées de lave.
Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisAccording to the lava output from Pu’uO’o, the lava flows are changing on the slopes of Kilauea Volcano’s East Rift Zone. A new map has been released by HVO, showing where the news breakouts were located on February 16th 2017. .

The area of the active flow field as of January 12th is shown in pink, while widening and advancement of the active flow as of February 16 is shown in red.

Older Pu’uO’o lava flows (1983–2016) are shown in gray.

The yellow line marks the trace of the active lava tube (dashed where uncertain).

The blue lines over the Pu’uO’o flow field are steepest-descent paths calculated from a 2013 digital elevation model (DEM), while the blue lines on the rest of the map are steepest-descent paths calculated from a 1983 DEM. Steepest-descent path analysis is based on the assumption that the DEM perfectly represents the earth’s surface. DEMs, however, are not perfect, so the blue lines on this map can be used to infer only approximate flow paths.

Source: USGS / HVO.

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Source: USGS / HVO.

Carte plus grande avec ce lien: https://hvo.wr.usgs.gov/maps/uploads/image-367.jpg

Mesure de la composition chimique des gaz du Kilauea (Hawaii) // Measurement of the chemical composition of Kilauea gases (Hawaii)

drapeau-francaisLe HVO a publié des photos très intéressantes du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u et de l’intérêt scientifique qu’il représente. L’une des images montre un scientifique du HVO en train d’effectuer des mesures à l’aide d’un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier (FTIR) qui a été installé sur la lèvre du cratère pour mesurer les gaz émis par le lac de lave.

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Crédit photo (HVO)

Le spectromètre FTIR mesure en continu les gaz contenus dans le panache volcanique (H2O, CO2, SO2, HCl, HF, CO, COS, etc.) à partir des spectres d’absorption par les gaz de la radiation infrarouge émise par la lave. Les mesures avec le spectromètre FTIR permettent de détecter les modifications intervenues dans la composition des gaz, ce qui donne un aperçu du fonctionnement interne du Kilauea. Chez les volcans hawaïens, le magma provient du manteau qui se trouve à une soixantaine de kilomètres sous la surface et il atteint un réservoir qui se trouve à moins de 2 km de profondeur. Lorsque la pression diminue, les gaz dissous dans le magma s’échappent sous forme de bulles. Le magma continue son ascension vers la surface le long d’un conduit peu profond qui alimente le lac de lave de l’Halema’uma’u où le magma continue à dégazer. Sur la photo, on peut voir une brume bleutée typique des gaz soufrés qui s’échappent du lac de lave. Ces gaz sont agressifs. C’est la raison pour laquelle le scientifique porte un masque à gaz pendant son travail. .

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drapeau-anglaisHVO has released very interesting photos of the lava lake within Halema’uma’u Crater and the scientific interest it represents. One of the images shows an HVO scientist using a Fourier transform infrared (FTIR) spectrometer (see photo above) which has been set up on the crater rim to measure volcanic gases emitted by the lava lake.

The FTIR spectrometer continuously measures the gases in the volcanic plume. Most of the gases emitted during a volcanic eruption include water vapour (H2O), carbon dioxide (CO2), and sulphur dioxide (SO2). The measurements with the FTIR instrument help detect changes in gas composition, which can provide insight into the inner workings of Kilauea Volcano. At Hawaiian volcanoes, magma ascends from the mantle more than 60 km below the surface, to a reservoir less than 2 km deep. As the pressure decreases, the gases dissolved in the magma bubble out and escape. Magma continues to rise through a shallow conduit to the Halema’uma’u lava lake, where it continues to degas. For instance, the blue haze is indicative of sulphur gases which are aggressive. This is the reason why the scientist is wearing a gas mask while working.

Kilauea (Hawaii): La lave continue à entrer abondamment dans l’océan // Lava keeps flowing profusely into the ocean

drapeau-francaisUn survol du Kilauea effectué le 9 février par la compagnie Paradise Helicopters a permis de constater que la «lance d’incendie» sur le site de Kamokuna continuait à déverser des millions de mètres cube de lave dans l’Océan Pacifique.
Le lac de lave à l’intérieur du Pu’uO’o reste bien actif.
Plusieurs lucarnes se sont ouvertes dans les tunnels de lave de la coulée 61g dans la partie haute du champ de lave.
Les deux sorties de lave qui étaient apparues des derniers temps dans la partie nord-est de la coulée 61g semblent s’être taries car aucune coulée de surface n’a été observée pendant le vol.

Pour atteindre par la côté est (Kalapana) le nouveau point d’observation de l’entrée de la lave en mer, les visiteurs doivent parcourir environ 6,7 km le long de la route en terre battue. Le point d’observation est ouvert tous les jours de 15 heures à 21 heures. Depuis le côté ouest, les visiteurs devront marcher environ 8 km à partir du poste de rangers situé à l’extrémité de la  Chain of Craters Road.
Il est fortement recommandé aux visiteurs de porter des chaussures robustes, des gants pour se protéger les mains, ainsi qu’un pantalon long pour se protéger contre l’abrasion de la lave. Ils ne doivent pas oublier d’emporter beaucoup d’eau (trois à quatre litres par personne). Les personnes qui prévoient de rester après la tombée de la nuit auront besoin d’une lampe de poche et / ou d’une frontale avec des piles de rechange.
Vous trouverez la vidéo à cette adresse:
https://youtu.be/hmLo5bB_Itg

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drapeau-anglaisA Paradise Helicopters overflight of Kilauea Volcano on February 9th allowed to see that the “firehose”at the ocean entry is still very active and keeps dumping millions of cubic metres of lava into the Pacific Ocean.

The lava lake inside Pu’uO’o remains active.

Several skylights have opened up above the 61g lava tube system on the upper flow field.

The two recent flows on top of the tube system and just to the northeast of 61g appear to have dried up. No active surface flows could be located during the flight.

To reach the new lava viewing area from the east (Kalapana side), visitors must hike about 6.7 km one way along the gravel emergency access road. This entrance is open daily from 3 p.m. to 9 p.m. From the park, or west side, visitors can hike out from the Coastal Ranger Station at the end of Chain of Craters Road, about 8 km one way.

Hikers should wear sturdy shoes, gloves to protect the hands, and long pants to protect against lava rock abrasions. They should not forget to carry plenty of water (three to four litres per person). Visitors who plan to stay after dark need a flashlight and/or headlight with extra batteries.

The video can be found at this address:

https://youtu.be/hmLo5bB_Itg

hawaii-kamokuna-janvier-2017

Crédit photo: HVO.